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L'Institut National des Arts Divinatoires (INAD) est un organisme de défense des consommateurs.

Information, prévention, défense des consommateurs des arts divinatoires et connexes,moralisation de la profession...

03/10/2026

LE MAUVAIS ŒIL : QUAND LA PEUR DEVIENT UN BUSINESS
Une main de Fatma accrochée au rétroviseur. Un œil bleu suspendu au-dessus d'un berceau. Un fil rouge noué au poignet d'un enfant.
Le mauvais œil est partout. Superstition pour les uns, réalité pour les autres, chacun y porte son propre regard. L'INAD n'a pas vocation à trancher ce débat, ni à balayer des croyances que l'humanité porte depuis des siècles. Mais il refuse de se taire face à ce qui prospère sur ce terrain : un véritable commerce de la peur.
Celui qui sait se tait
Toutes les traditions racontent la même histoire : celle d'un regard chargé d'envie, capable d'atteindre ce qui brille. Un mariage heureux, un enfant en pleine santé, une réussite soudaine.

Mais ces mêmes traditions enseignent aussi une sagesse ancienne : celui qui sait ne parle pas, celui qui peut ne s'en vante pas. Le vrai savoir a toujours été discret. Il ne se met pas en vitrine. Il ne réclame pas d'abonnés.

Or sur les réseaux sociaux, les « spécialistes » autoproclamés se multiplient. Une photo leur suffit, un prénom, cinq minutes au téléphone. Et le verdict tombe, toujours le même : vous êtes maudit.
Ceux qui crient le plus fort sont rarement ceux qui savent.
Tout commence par une période difficile. Une personne fragilisée consulte. On lui affirme qu'on lui a jeté le mauvais œil. Puis le ton se durcit.
« C'est quelqu'un de proche. »
« Vos enfants pourraient être touchés. »
« Si vous n'agissez pas maintenant, ce sera pire. »
Vient alors la solution. Elle a un prix. Puis un deuxième. Puis un troisième. À chaque rituel, une nouvelle complication. À chaque complication, un nouveau paiement.
La peur devient un outil. La détresse, une source de revenus.

L'INAD le rappelle avec force : aucun praticien digne de ce nom n'effraie, n'annonce de catastrophes, ni n'entretient l'angoisse pour rendre dépendant. Celui qui le fait ne vous aide pas. Il vous exploite.
La peur, elle, est bien réelle
Quand on se croit visé, plus rien n'est anodin. Une grippe devient un signe, une panne une confirmation. Plus on a peur, plus on cherche des signes. Plus on en cherche, plus on en trouve.

Aucune croyance ne devrait jamais vous conduire à abandonner un traitement, à renoncer à voir un médecin, à vous ruiner auprès d'un prétendu désenvoûteur, ni à accuser un proche sans preuve..
Entre le savoir qui se tait et la prétention qui s'affiche.
Le jour où quelqu'un prétend connaître la source de tous vos malheurs, vous désigne des ennemis invisibles et vous tend la main pour être payé, la question n'est plus de savoir si vous y croyez.

La question est de savoir qui profite de votre peur.

Note de la rédaction : la photo d'illustration est une création IA

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INAD L'Institut National des Arts Divinatoires (INAD) est un organisme de défense des consommateurs.

30/09/2026

Voyance et Arts divinatoires : « personne ne nous défend » ? C'est faux.

On l'entend depuis des années dans le milieu : les arts divinatoires n'auraient personne pour les représenter ni pour les défendre. L'argument a peut-être eu du sens autrefois, il n'en a plus aujourd'hui.

Le SPPAD, Syndicat Professionnel des Arts Divinatoires, a été créé en 2024 pour regrouper les praticiens qui veulent exercer dans un cadre sérieux. Il travaille avec l'INAD, l'Institut National des Arts Divinatoires, qui s'occupe depuis longtemps de la défense des consommateurs et de la lutte contre les abus.
Des structures, il y en a donc. Ce qui fait défaut, c'est la participation des professionnels.
Le syndicat n'a pas l'intention d'imposer une façon de travailler à qui que ce soit. Il demande simplement à ses membres de respecter leurs clients et d'être honnêtes avec eux.

Ce que révèlent les dossiers de l'INAD
L'INAD est régulièrement saisi par des consommateurs qui pensent avoir été abusés. Dans certaines affaires, on parle de plusieurs dizaines de milliers d'euros, et les cas les plus graves dépassent les centaines de milliers. Souvent, la personne était déjà fragile au départ et une dépendance s'est installée petit à petit, parfois au détriment de sa famille. L'institut essaie alors de trouver un règlement à l'amiable avant que la situation ne s'envenime davantage.

Les praticiens honnêtes auraient tort de croire que ces histoires ne les concernent pas. Quand une affaire sort dans la presse, c'est toute la profession qui en prend un coup, et les clients deviennent méfiants envers tout le monde. Pour des indépendants qui vivent de leur réputation et du bouche-à-oreille, la perte est bien réelle. Il faut d'ailleurs rappeler que l'INAD vient aussi en aide aux praticiens en difficulté, contrairement à l'image qu'on lui prête parfois.

Le dossier est sur la table du gouvernement

Le SPPAD et l'INAD ont écrit au Premier ministre et au ministre du Travail pour leur exposer la situation. Les deux cabinets ont réservé un accueil favorable à la démarche et le dossier est en cours d'examen. Il est trop tôt pour crier victoire, mais difficile désormais de prétendre que rien ne bouge.
Reste la question de fond : que veulent les professionnels ? Un syndicat sans adhérents ne pèse rien face aux pouvoirs publics. Et il est un peu facile de réclamer la reconnaissance du métier tout en refusant toute règle commune et en critiquant ceux qui essaient de faire avancer les choses.

Ceux qui se satisfont de la situation actuelle en assumeront les conséquences.

Pour ceux qui exercent sérieusement, rejoindre le SPPAD ne signifie pas perdre leur indépendance. Cela leur permet au contraire d'avoir enfin du poids quand il s'agit de défendre leur activité. La porte est ouverte, il ne tient qu'à eux d'entrer.

28/09/2026

... Magie noire : 88 200 € versés sous l'emprise de la peur

Le 21 avril 2025, alors que je traversais une période particulièrement douloureuse sur le plan personnel et familial, j’ai contacté Mme X pour une consultation de voyance.

Je faisais face à plusieurs épreuves importantes qui m’avaient profondément fragilisée émotionnellement.
C’est dans cet état de détresse et de vulnérabilité que j’ai sollicité son aide. Dès la consultation, Mme X m’a affirmé que j’étais victime de « magie noire », provoquée selon elle par la femme avec laquelle mon conjoint m’avait trompée. Mais elle ne s’est pas arrêtée là. Elle m’a annoncé que mes parents et mes enfants étaient eux aussi « touchés » et qu’il fallait agir rapidement, faute de quoi la situation pouvait s’aggraver et nous mettre en danger.

Quand vous êtes déjà désespérée et qu’on vous fait soudain craindre pour vos enfants et vos parents, vous ne raisonnez plus de la même manière.2 500 €… puis 2 500 € par personneMme X s’est présentée comme une grande experte des « travaux » occultes, sollicitée, selon elle, par de nombreuses personnalités.
Elle m’a demandé un premier paiement de 2 500 euros.Puis elle m’a rappelée : j’aurais mal compris.Ce n’était plus 2 500 euros au total, mais 2 500 euros par personne à « dégager » de la magie noire.
Lorsque j’ai manifesté ma surprise, elle m’a expliqué que le travail avait déjà commencé et qu’elle ne pouvait plus l’interrompre.
Une semaine plus t**d, nouveau problème : la personne prétendument à l’origine de la magie noire aurait « contre-attaqué ».Il fallait donc une protection supplémentaire.
Et payer de nouveau.Toujours un nouveau danger, toujours un nouveau paiement

Pendant des mois, le même mécanisme s’est répété. Lorsque je pensais que les « travaux » allaient enfin se terminer, une nouvelle difficulté apparaissait : magie noire toujours présente, protection supplémentaire, « contre-attaque »…Et chaque nouvelle difficulté entraînait de nouvelles dépenses.
Mme X me répétait également que mon conjoint ne pourrait jamais revenir sans son intervention.
Pour renforcer l’image qu’elle me donnait de son importance, elle m’a même affirmé qu’elle devait se rendre aux États-Unis pour travailler sur le dossier de P. Diddy.

« Au pire, vos parents peuvent vous aider »À partir du mois de juin, je lui ai dit que financièrement et psychologiquement, je n’en pouvais plus.Sa réponse m’a profondément marquée :« Je le vois, vous pouvez payer et, au pire, vos parents peuvent vous aider.»

Elle disposait également du numéro de téléphone de mon ex-conjoint, que je lui avais moi-même communiqué après qu’elle m’eut raconté avoir reçu l’appel mystérieux d’un homme qui pouvait, selon elle, être mon mari.
Lorsque je ne voulais plus payer, elle m’a indiqué qu’elle contacterait mon ex-conjoint et m’a renvoyé son numéro.Je l’ai vécu comme une trahison, une menace.
88 200 euros pour du vent . Entre avril et la fin du mois d’août, j’ai versé au total 88 200 euros pour ces différents « travaux ».88 200 euros.Tout cela alors qu’au départ, j’avais simplement sollicité une consultation de voyance dans l’une des périodes les plus douloureuses de ma vie.

À la fin du mois d’août, j’ai dit stop.J’ai annoncé à Mme X que j’allais signaler les faits à l’Institut National des Arts Divinatoires (INAD). Son attitude a alors changé et elle a accepté de ne plus m’importuner.

Aujourd’hui, je témoigne pour mettre en garde ceux qui traversent une détresse affective.Quand on est désespéré sentimentalement, on peut être prêt à tous les sacrifices , à demander de l’argent à ses parents, voire à s’endetter, simplement parce que quelqu’un vous promet ou garantit le retour de l’être aimé ou vous fait croire que votre famille est en danger.
Quant à moi, je refuse de banaliser ce que j’ai vécu.J’ai versé 88 200 euros.Je me suis sentie trompée, manipulée dans un moment où j’étais particulièrement vulnérable et poussée à continuer à payer par la peur de ce qui pourrait arriver à ma famille ou à mon couple si les prétendus « travaux » étaient interrompus.

Ce qui me révolte aujourd’hui, c’est de penser que la détresse d’une personne puisse devenir un moyen de lui faire verser toujours davantage d’argent.Quand on est affaibli par le chagrin, on s’accroche à l’espoir. On veut croire celui ou celle qui vous affirme pouvoir faire revenir l’être aimé ou protéger vos enfants. Et c’est précisément à ce moment-là que l’on est le plus vulnérable.
Je ne pensais pas qu’une simple consultation de voyance pourrait m’entraîner aussi loin.
À ceux qui vivent aujourd’hui ce que j’ai vécu, je veux dire une chose : dès qu’on vous annonce une magie noire, un envoûtement, une « contre-attaque » ou un danger pour vos proches et que la seule solution proposée consiste à payer, puis à payer encore, arrêtez-vous. Ne restez pas seul. Parlez-en immédiatement à quelqu’un de votre entourage avant de verser le moindre euro supplémentaire.Si mon témoignage peut empêcher ne serait-ce qu’une personne de perdre ses économies dans de prétendus « travaux occultes », alors ces mots auront servi à quelque chose.

Manuela* ( le nom a été modifié)

NB: voir dans les commentaires les précisions de l'INAD

21/09/2026

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Voyance et arts divinatoires: l'INAD demande à l'État de mesurer un secteur qui échappe aux statistiques

L'Institut National des Arts Divinatoires (INAD) a attiré ce jour l'attention du Premier Ministre sur la nécessité d'un état des lieux économique, fiscal et professionnel du marché de la voyance et de l'ésotérisme. Il ne réclame ni taxe supplémentaire ni chasse aux sorcières, mais une meilleure connaissance d'un secteur mal chiffré, pour mieux protéger les consommateurs et les professionnels sérieux.

Depuis des années, l'INAD plaide pour un meilleur encadrement et un meilleur contrôle du marché de la voyance, de l'ésotérisme et de certaines prestations dites occultes. Ses démarches ont souvent été bien accueillies, mais aucune réforme d'ampleur n'a suivi . La voyance ne se limite plus à quelques cabinets. Elle s'est installée sur internet : plateformes spécialisées,consultations par téléphone, sites web, réseaux sociaux, lives,messageries privées. Des milliers de professionnels et de micro-entrepreneurs y travaillent, directement ou par l'intermédiaire de plateformes qui leur amènent la clientèle, organisent les consultations et encaissent parfois les paiements avant de leur reverser un pourcentage. D'autres praticiens, très actifs sur les réseaux, proposent des désenvoûtements, des retours affectifs ou des'' protections'' .Personne ne sait pourtant chiffrer cette activité.Quelle est la valeur du marché, quels montants génère-t-il chaque année, comment circulent les flux financiers ? Quels contrôles existent quand les paiements transitent par des intermédiaires ou par des structures installées à l'étranger ? Ces questions restent sans réponse.
Sans créer aucune taxe nouvelle, un meilleur suivi permettrait de vérifier que les règles existantes s'appliquent,notamment lorsque les paiements transitent par des plateformes ou des structures étrangères. Ce manque de visibilité pèse d'abord sur les particuliers. Selon plusieurs dossiers de plaignants dont il a eu connaissance, l'INAD relève régulièrement des abus et des escroqueries dont certaines atteignent, individuellement, des dizaines de milliers d'euros, voire des centaines de milliers d'euros.

L'INAD précise que sa démarche ne cible ni les voyants ni les arts divinatoires. Elle profiterait d'abord aux consommateurs, en particulier aux personnes vulnérables, mieux protégés contre les abus. Elle permettrait aussi aux professionnels sérieux, qui déclarent leur activité et paient leurs charges, de se distinguer des pratiques opaques ou contestables. Les pouvoirs publics y gagneraient enfin une meilleure connaissance d'une activité mal cernée.
L'INAD souhaite un état des lieux mené avec les administrations compétentes et les représentants responsables de la profession. Il s'agirait de renforcer la protection des consommateurs, de repérer les pratiques qui justifient des contrôles particuliers, de mesurer le poids réel des plateformes et leurs liens avec les praticiens indépendants, et d'étudier les circuits de paiement.« Notre objectif n'est pas de sanctionner, mais de mieux connaître ce secteur pour mieux protéger ceux qui y recourent comme ceux qui l'exercent honnêtement », souligne l'INAD.

Après des années d'alertes, l'INAD demande combien de temps encore les pouvoirs publics attendront pour se pencher sérieusement sur le sujet. À propos de l'INAD

L'Institut National des Arts Divinatoires, association d'intérêt général, en lien avec le SPPAD -Syndicat Professionnel des Praticiens des Arts divinatoires- œuvre pour une meilleure connaissance, un meilleur encadrement et un meilleur contrôle du secteur de la voyance et des arts divinatoires,afin d'éviter les abus et les escroqueries

La Direction de l'INAD.

17/09/2026

L’Institut National des Arts Divinatoires (INAD) œuvre en faveur d’une pratique plus responsable et plus éthique des arts divinatoires. Il informe sur les dérives du secteur, tout en mettant aussi en lumière les praticiens sérieux, sincères et respectueux de leurs consultants.
Car derrière les excès, il existe aussi des professionnels discrets, parfois peu visibles, qui exercent leur métier avec humilité, conscience et mesure.
C’est cette autre réalité de la voyance que l’INAD souhaite également faire entendre.

Parole de Voyante
la voyance vue de l'intérieur par Marie Lenz Doceul

Je suis voyante professionnelle depuis de nombreuses années, adhérente à l'Institut National des Arts Divinatoires (INAD) depuis 2010. J'y ai adhéré par conviction : je crois à la nécessité de défendre une voyance digne, et d'avoir le courage de regarder notre profession telle qu'elle est, avec ce qu'elle a de beau et de... dérives.
Je ne cherche à convaincre personne. Chacun est libre de croire, de douter ou de ne pas croire. Mais une certitude demeure : la parole d'un voyant n'est jamais anodine.
Les personnes viennent rarement nous consulter par hasard. Derrière un « Va-t-il revenir ? », un « Vais-je rencontrer quelqu'un ? », il y a souvent une attente, une blessure, parfois une grande fragilité. Un mot peut rassurer. Un autre peut décourager, et rester longtemps dans un esprit, même le plus solide. C'est là que commence notre responsabilité.

Autrefois...
Il fut un temps où l'on connaissait « la voyante » du village ou du quartier. On venait à elle par le bouche-à-oreille, avec respect et un peu d'appréhension. Les jeunes filles y allaient entre copines, puis se retrouvaient pour tout se raconter : l'amour, le retour de l'être aimé, le fameux prince charmant. Les époques changent ; le cœur humain, beaucoup moins.

Aujourd'hui, la voyance s'est démocratisée. Elle est accessible partout, immédiatement, à toute heure, et elle est devenue un marché. Il faut le dire sans détour : quand il faut vendre et fidéliser, la tentation existe de donner au consultant ce qu'il veut entendre, ou pire, de l'inquiéter pour qu'il ressente le besoin de revenir. Une personne peut alors finir par ne plus savoir prendre une décision sans demander à son voyant. Pour moi, la limite est là : un consultant ne doit jamais devenir l'otage du besoin financier de celui qui le consulte.

Il existe des voyants sérieux et sincères. Il en existe aussi qui affabulent. Notre profession n'échappe pas aux dérives humaines. Mais nous rencontrons parfois des gens au moment même où ils doutent le plus. Cela ne nous donne pas davantage de pouvoir. Cela nous donne davantage de devoirs.

Je me méfie du mot « pouvoir ». Un voyant peut ressentir, percevoir, transmettre ce qu'il voit ou croit voir. Mais il doit garder l'humilité d'accepter qu'il puisse se tromper, et qu'un être humain puisse choisir un autre chemin. Le libre arbitre ne doit pas être une formule toute faite : on ne peut pas annoncer un avenir comme une sentence irrévocable, puis ajouter « mais vous avez votre libre arbitre ». Si le libre arbitre existe, alors demain n'est pas une prison.

Je n'ai pourtant pas perdu foi dans mon métier. J'en connais le plus beau visage : ces consultations dont une personne ressort apaisée, ces quelques mots qui l'aident à voir autrement une situation confuse, ces consultants qui, des années plus t**d, se souviennent encore d'une phrase que nous avons parfois nous-mêmes oubliée. Voilà pourquoi nos paroles comptent.
Je crois que les bons voyants seront toujours recherchés. Pas ceux qui promettent le plus, ni ceux qui prétendent ne jamais se tromper, mais ceux qui restent humains, qui savent qu'ils ont devant eux une personne et non un portefeuille, et qui comprennent que rassurer ne signifie pas mentir, ni être sincère être brutal.
J'aime mon métier. Et c'est précisément parce que je l'aime que je refuse de prétendre que tout y est irréprochable. La voyance n'a pas besoin de promesses extraordinaires pour être respectable. Elle a besoin d'éthique, d'humilité et de conscience.
Nous ne sommes que de passage dans l'histoire de ceux qui viennent nous consulter. Nous pouvons éclairer un instant de leur chemin, percevoir parfois ce qu'ils ne voient pas encore. Mais leur chemin leur appartient.
C'est peut-être là, finalement, la première règle de notre métier : savoir parler de demain sans jamais prendre possession de la vie de l'autre.

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12/09/2026

Le site de l’INAD fait peau neuve : plus moderne, plus vivant, plus proche de vous
Après une période consacrée à sa refonte et à sa modernisation, www.inad.info reprend pleinement ses publications et ses actions d’information.
Signalements, articles de prévention, sujets d’actualité, témoignages de consommateurs : le site retrouve sa vocation de lieu d’information, de vigilance et de dialogue autour des arts divinatoires.

L’INAD souhaite également donner davantage de visibilité aux professionnels rigoureux, responsables et respectueux de leurs consultants, dont le sérieux mérite d’être reconnu et de gagner la confiance du public.
Car protéger les consommateurs, c’est aussi savoir distinguer les pratiques abusives de celles exercées avec éthique et responsabilité.

Consommateurs exigeants, professionnels rigoureux : retrouvez désormais régulièrement les informations, témoignages et actions de l’INAD sur www.inad.info.

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10/09/2026

Le chantage à la vidéo intime
Depuis juin 2026, « Johana » affirme avoir subi des pressions psychologiques, des demandes répétées d’argent, des menaces et un chantage à la vidéo intime de la part d’un homme se présentant comme marabout et exerçant depuis le Bénin.Elle indique l’avoir découvert lors d’un live TikTok diffusé sous le nom de « Majesté ».

Sur le profil communiqué à l’INAD, l’intéressé se présente comme « maître des arts mystique et des esprits encien » et invite les personnes recherchant une « aide spirituelle » à le contacter directement sur WhatsApp. La publicité diffusée sur ce compte est particulièrement préoccupante. Plusieurs publications promettent notamment un « retour d’affection » ou un « rituel de réconciliation ». Sur l’une d’elles, on peut lire :« Ta séparation se termine aujourd’hui : il va s’excuser pour tout ce qu’il a fait et revenir vers toi. Si tu zappes, tu le perds pour toujours. »

Pour l’INAD, passer une telle publicité est scandaleux .Elle associe une promesse sentimentale présentée comme certaine à un message qui joue directement sur la peur : agir immédiatement ou risquer de perdre définitivement la personne aimée. Ce genre de message peut toucher de plein fouet des personnes fragilisées par une rupture, un abandon ou une détresse affective. C’est précisément dans cet état d’esprit que Johana dit avoir pris contact avec cet homme. Au départ, celui-ci se serait montré aimable, disponible et rassurant. Il aurait affirmé pouvoir intervenir grâce à des rituels et à des « génies », promettant à Johana un retour affectif, une amélioration de sa situation personnelle et professionnelle ainsi qu’une protection pour elle et sa famille.Puis seraient venues les demandes d’argent. Selon Johana, plusieurs sommes lui ont été réclamées pour financer des rituels, des sacrifices ou des interventions présentés comme indispensables. À chaque paiement ou presque aurait succédé une nouvelle demande, avec un nouveau motif d’inquiétude. Une vidéo intime demandée pour un prétendu rituel. Le témoignage prend une dimension particulièrement grave lorsque Johana raconte qu’au cours d’un rituel, l’homme lui aurait expressément demandé de se filmer nue, puis de lui transmettre la vidéo afin de vérifier qu’elle avait correctement suivi ses instructions.Convaincue, à ce moment-là, que cette demande faisait partie du rituel, elle affirme lui avoir envoyé la vidéo.Cette vidéo aurait ensuite été utilisée contre elle. Johana dit avoir été menacée de voir les images diffusées publiquement, notamment par l’intermédiaire d’un journaliste que l’homme prétendait connaître en France, mais aussi transmises à la personne pour laquelle elle l’avait initialement consulté... Selon les déclarations de Johana et les échanges qu’elle a transmis à l’INAD, l’homme aurait proféré des menaces concernant son intégrité physique et celle de ses enfants...Johana rapporte aussi des propos particulièrement terrifiants concernant ses enfants.Sous la pression, elle aurait versé 250 euros après avoir compris que ce paiement devait permettre qu’on la « laisse tranquille ».Quelques jours plus t**d, une nouvelle somme de 250 euros lui aurait pourtant été demandée, cette fois parce que les « génies étaient en colère ».Les exigences financières se seraient ensuite poursuivies jusqu’à une demande de 2 000 euros... l’homme lui aurait annoncé qu’un danger de mort pesait sur elle et ses enfants, en insistant notamment sur sa fille.Tout en sachant que Johana rencontrait des difficultés financières,...
Le chantage à la vidéo intime
destiné à empêcher le malheur annoncé. Johana affirme par ailleurs que l’homme lui aurait demandé son RIB afin qu’un autre « client » résidant en France puisse faire transiter de l’argent par son compte bancaire.Elle a refusé...Johana explique qu’une consultation sollicitée dans un moment de détresse sentimentale se serait ainsi transformée en une succession de pressions financières, de menaces et de chantage honteux. Elle a transmis à l’INAD de nombreux documents et échanges pour étayer son témoignage : conversations WhatsApp, messages écrits et vocaux, captures d’écran, profils utilisés, coordonnées de contact et justificatifs de transferts d’argent.
Pour l’INAD, de telles pratiques discréditent les marabouts, la voyance et les voyants.L’INAD l’a déjà dit, écrit et publié : utiliser la détresse d’une personne pour lui promettre un retour affectif, lui inculquer la peur de perdre définitivement un être aimé, multiplier les demandes d’argent ou annoncer des catastrophes si elle refuse de payer constitue une dérive scandaleuse....Les croyances et les pratiques spirituelles ne peuvent servir de prétexte à la terreur psychologique, aux menaces, au chantage ou à l’exploitation financière de personnes vulnérables.
Le témoignage de Johana doit également servir d’avertissement : ne jamais transmettre de photographie ou de vidéo intime à une personne prétendant qu’elle serait nécessaire à l’accomplissement d’un rituel.
Propos recueilli par l'INAD
À SUIVRE
* Johana » Le nom a été modifié

09/09/2026

Marchands de miracles sur les réseaux sociaux : assez de prendre les gens pour des imbéciles !
Le miracle est arrivé sur les réseaux sociaux. Et, comme par hasard, il accepte la carte bancaire.

Talismans « surpuissants », prières facturées à l'acte, désenvoûtements express, retours affectifs garantis en 48h, protections miraculeuses toutes options… Une poignée de charlatans a transformé la voyance en foire aux illusions, avec la détresse humaine comme fonds de commerce et l'algorithme comme rabatteur.

La recette est vieille comme le monde, mais elle n'a jamais aussi bien tourné : faire peur d'abord, faire payer ensuite.
On vous découvre un blocage. Une malédiction. Un ennemi invisible, forcément jaloux, forcément acharné. Quelle coïncidence : celui qui vient de vous annoncer la catastrophe détient justement le remède ! Moyennant quelques centaines, voire quelques milliers d'euros, le mauvais sort, si compréhensif, devrait soudain se montrer plus conciliant.

Et ces gadgets qu'on baptise « talismans », brandis devant une caméra comme des reliques aux pouvoirs extraordinaires ?
Un bout de métal sorti d'une chaîne de production ne devient pas sacré parce qu'un marchand de chimères lui invente un pouvoir en story Instagram. Dans les traditions qui reconnaissent réellement le talisman, celui-ci répond à une symbolique précise et à des règles de consécration. Chacun est ensuite libre d'y croire. Mais la croyance ne donne à personne un permis d'exploiter la crédulité.
Même logique pour les prières marchandes : depuis quand Dieu, les esprits ou l'univers exigent-ils un paiement par carte avant d'intervenir ? Le sacré ne délivre pas de reçu fiscal.
Ces faux prophètes ne défendent pas les arts divinatoires. Ils les parasitent, les caricaturent, et les traînent dans la boue à chaque vidéo sponsorisée.
Pendant ce temps, des victimes témoignent, souvent seules, souvent honteuses d'avoir cru, d'avoir payé, d'avoir espéré. Des initiatives comme le Collectif CALM recueillent leurs doléances sur des pratiques contestées. Tant mieux : le silence a toujours été le meilleur associé des charlatans.
Et que les praticiens sérieux cessent d'avoir peur de le dire tout haut : dénoncer les marchands de vent, ce n'est pas trahir la profession, c'est la défendre. Se taire, en revanche, c'est laisser une minorité de vendeurs de peur salir un art tout entier.
L'INAD, à l'origine de la Charte morale et professionnelle des arts divinatoires, ne confondra jamais liberté de croyance et permis de tromper.

La voyance n'est pas un supermarché de la peur, la spiritualité n'est pas une caisse enregistreuse, et la détresse humaine n'est pas un fonds de commerce.
Quant aux vendeurs de miracles, rappelons-leur une évidence qu'ils feignent d'ignorer : quand on prétend vendre l'impossible, il ne faut pas s'étonner qu'un jour les clients demandent des comptes.

04/09/2026

SPIRITISME : VOUS PLEUREZ, ILS ENCAISSENT
Haro sur les arnaques qui font commerce du deuil
Il existe des souffrances devant lesquelles toute personne digne de ce nom devrait savoir s'arrêter. La mort d'un enfant, d'un conjoint, d'un parent, d'un frère, d'une sœur en fait partie.
Quand on vient de perdre un proche, on ne cherche pas un spectacle. On cherche un signe, une présence, une parole qui apaise, ne serait-ce qu'un instant, le vide laissé par l'absence.
Précisons-le d'emblée : un spirite n'est pas par nature un profiteur.

Un vrai spirite est un être attentif, sensible et humain, à l'écoute d'une personne en souffrance qui cherche un éclairage pour apaiser son angoisse, sa douleur, et faire enfin son deuil. Sa présence peut être précieuse, sa parole peut soulager. C'est justement parce que cette relation d'écoute et de confiance existe, et qu'elle est légitime, que ceux qui la détournent à des fins purement commerciales sont d'autant plus condamnables. Ce texte ne vise pas la sincérité de ceux qui écoutent avec humanité, mais ceux qui transforment cette confiance en fonds de commerce.
Car c'est exactement là que certains ont choisi d'installer leur commerce. Ils se disent médiums, spirites, intermédiaires avec l'au-delà. Ils prétendent parler aux morts, les appeler, recevoir leurs messages, parfois même les faire se manifester sur commande. Et cela, bien sûr, à un prix.

UN AGENDA PLEIN NE PROUVE RIEN
« Complet pour les trois prochains mois. » Ou quatre. Ou six.
Un professionnel peut avoir un agenda réellement chargé, l'INAD ne le conteste pas. Mais quand ce délai est brandi comme la preuve d'un don exceptionnel, la question se pose : depuis quand attendre plusieurs mois démontre-t-il qu'on communique avec les morts ? La rareté impressionne. Ce qui est difficile à obtenir paraît précieux, et le consultant se dit volontiers : « S'il est aussi demandé, c'est qu'il doit être fort. » Non. Un agenda rempli prouve, au mieux, qu'un agenda est rempli. Il ne prouve aucun don.
Autre piège, plus discret : ce que vous avez communiqué avant même la séance. Nom, téléphone, ville, motif de consultation, parfois le prénom du défunt. Ces quelques informations suffisent souvent à retrouver, publiquement, des pans entiers d'une vie : réseaux sociaux, avis de décès, liens familiaux, professions, photos. Ne donnez jamais à quelqu'un les moyens de vous impressionner demain avec ce que vous lui avez vous-même permis de découvrir hier.

LE PIÈGE DU « IL SAVAIT »
Le praticien lance une information vague : « Je ressens un homme… » Le consultant réagit, précise, raconte un souvenir, corrige un détail. La machine est lancée. Ces éléments, réorganisés et chargés d'émotion, reviennent quelques minutes plus t**d comme une révélation.
Le consultant bouleversé ne retient qu'une chose : « Il savait. » Mais qui a réellement fourni l'information ? Une seule coïncidence frappante suffit à faire oublier dix affirmations erronées, et une personne en plein deuil n'analyse pas une séance avec le détachement d'un enquêteur.
Cette même logique peut prendre une tournure autrement plus grave lorsque des personnes se présentant comme médiums interviennent dans des affaires criminelles, prétendant savoir qui est coupable ou ce qui est arrivé à une victime. Des familles attendent une réponse depuis des années, des parents ignorent ce qui est arrivé à leur enfant. Leur douleur n'est pas une scène où venir démontrer ses pouvoirs. Quiconque détient une information sérieuse sur une affaire criminelle doit la transmettre aux autorités, pas la monnayer en spectacle.

Il y a enfin une promesse qui devrait, à elle seule, éveiller la méfiance : celle d'un rendez-vous garanti avec un défunt. Même chez ceux qui croient sincèrement au spiritisme, le contact avec l'au-delà est généralement présenté comme spontané, incertain, jamais assuré. Comment, alors, certains peuvent-ils promettre qu'à 15 heures, le mardi prévu depuis quatre mois, le défunt attendu sera au rendez-vous ? Payer une consultation ne garantit aucune manifestation. Un praticien sérieux dit : « Je ne peux rien vous promettre. »

Si vous consultez malgré tout, parlez le moins possible. Ne racontez pas votre vie avant la séance, ne donnez pas le nom du défunt, n'envoyez pas de photo si elle n'est pas indispensable. Et quand le praticien avance une information, laissez-le aller jusqu'au bout avant de répondre. C'est à lui de parler, pas à vous de construire sa révélation.
LE DEUIL N'EST PAS UN FOND DE COMMERCE
L'INAD respecte les convictions de chacun, croyant ou non à la médiumnité : cette question relève de la conscience de chacun. Mais profiter de la vulnérabilité d'une personne pour la faire payer encore et encore est moralement inacceptable. Faire naître une dépendance, faire peur, prétendre qu'un défunt réclame une nouvelle séance pour pousser un proche à revenir : ce n'est pas de la spiritualité, c'est l'exploitation de la détresse humaine.
À ceux qui font commerce du malheur des autres : vous avez devant vous des êtres humains, pas des numéros de carte bancaire, pas des clients captifs. Une personne qui pleure un être disparu peut s'accrocher à chacune de vos paroles ; une phrase dite avec légèreté peut l'accompagner pendant des années. Si votre première préoccupation est de savoir combien de séances vous pourrez encore vendre à quelqu'un qui souffre, alors ne parlez pas de spiritualité.

La souffrance d'un être humain mérite le respect. Le malheur des uns ne doit pas devenir la fortune des autres. les morts ne doivent jamais servir de prétexte pour dépouiller les vivants.

NAD - Institut National des Arts Divinatoires

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