Bon Sens

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Bon Sens est une page dédiée à encourager la réflexion critique et la prise de décision basée sur la logique et les faits.

Elle vise à promouvoir le discernement face aux informations et à offrir des perspectives équilibrées sur des sujets d’actualité.

08/14/2025

Le changement à géométrie variable, Un Premier Ministre de mauvaise foi incomparable

Ah, le changement ! Il nous avait été vendu comme le Graal, la promesse d’une ère nouvelle où transparence et méritocratie remplaceraient les vieilles habitudes. Aujourd’hui, Maurice observe le Premier ministre se tenir au pouvoir, sourire aux lèvres, et déclarer des phrases dignes d’un mauvais sketch : « Al tiek enn kou bann nominasion MSM ti fer, lerla ou revinn get mwa… ».

On applaudit sa cohérence ? Ah non, pardon… il n’y en a pas. Sa justification pitoyable est un concentré de mauvaise foi : ignorer ses promesses et les remplacer par un mantra du type “si eux l’ont fait, pourquoi pas moi ?” Comme si le simple fait d’être au pouvoir lui donnait le droit d’appliquer les mêmes pratiques qu’il dénonçait hier.

Mauriciens, ouvrez les yeux : le renouveau promis s’est transformé en comédie. Les grands discours sur la rupture avec le passé, la transparence et la méritocratie ? Avalés comme un vieux billet de banque froissé. Et nous, spectateurs obligés, sommes priés de sourire et d’accepter ce revirement avec élégance.

Alors, oui, le changement est là… mais il a pris la forme la plus pratique pour celui qui promettait de tout révolutionner : une version à géométrie variable, calibrée selon ses intérêts, sa mauvaise foi et son sens du spectacle. Si vous deviez encore croire aux promesses, ouvrez les yeux et riez : au moins, ça soulage un peu.

08/13/2025

Maurice : le remake familial du changement

Maurice, terre de promesses électorales et de slogans flamboyants, nous avait été vendu comme le royaume de la méritocratie et du renouveau. On nous avait promis de couper net avec les anciennes pratiques . Résultat ? Surprise ! Ou plutôt… subtil mélange de compétences et de liens familiaux.

Les récentes nominations sont révélatrices : oui, ces gens sont diplômés et compétents. Mais le timing et les relations laissent un drôle de goût : gendre, fille ou cousin d’un politicien influent… et hop, le poste est presque garanti. On admire le CV, on hausse un sourcil, et on se demande si le mérite n’a pas pris un selfie avec la famille avant de rentrer en poste.

Chaque communiqué officiel ressemble à un remake des vieilles habitudes : même scénario, même casting, juste quelques hashtags et slogans modernes pour faire illusion. Transparence et renouveau ? On en entend encore parler… mais ils jouent à cache-cache derrière les titres ronflants et les photos bien cadrées.

Et pourtant, le spectacle continue. On nous vend du changement, et le pays observe, mi-amusé, mi-exaspéré. Mais ouvrez les yeux et surtout, souriez : si nous devons encore avaler la même salade avec quelques feuilles nouvelles, autant le faire en riant !

06/06/2025

“L’Alliance du Changement : de la promesse à la pirouette”

Ah, le doux parfum des promesses électorales. Ça sentait la révolution sociale, le soulagement des ménages, la fin des galères. Mais voilà, les mois ont passé, les fauteuils ont été bien réchauffés à l’Assemblée, et le budget 2025 est tombé comme un soufflé mal cuit. Retour (acide) sur ce qui devait changer… et ce qui a changé. Spoiler : pas dans le bon sens.

1. Le Wi-Fi pour tous… mais pas pour toi

Promesse : “Internet gratuit pour chaque famille.”

Réalité : C’est gratuit, oui. Mais uniquement si tu es sur une liste spécifique de la sécurité sociale, probablement gardée secrète dans un coffre-fort avec le Graal. Si tu n’y es pas, tu peux continuer à payer ton abonnement comme un bon citoyen moderne… ou te connecter au Wi-Fi du voisin s’il est sympa.

2. La pension qui augmente… mais s’éloigne

Promesse : “Pension de vieillesse augmentée, minimum Rs 21,500 !”

Réalité : Rs 1 000 de plus. Champagne ! Mais ne t’emballe pas trop si tu viens d’avoir 60 ans : la pension ne commence plus à 60 mais à 65 ans désormais.
Donc, si tu comptais sur une retraite bien méritée cette année, tu vas pouvoir continuer à pointer. Travailler plus pour… attendre plus.

C’est un peu comme te promettre une pizza gratuite… mais dans 5 ans. Et uniquement si tu as encore toutes tes dents.

3. “La caisse est vide”… mais la dette, elle, est bien pleine

Pendant que les citoyens serrent la ceinture (et le ventre avec), on découvre dans les annexes du budget que la dette publique va continuer d’exploser pendant les 5 prochaines années. Une courbe ascendante digne d’un rollercoaster — sauf que là, pas de ceinture de sécurité.

Et pendant qu’ils coupent dans les aides, qu’ils ferment les robinets, et qu’ils répètent à qui veut l’entendre que “la caisse est vide”, ils font tranquillement tourner la machine à dettes. Pas d’argent pour toi, mais beaucoup d’argent… à rembourser. Par toi.

C’est un peu comme si on te disait : “On n’a pas de quoi réparer ta maison, mais on va continuer à construire une piscine… sur un terrain en feu.”

Le vrai changement ? Le niveau de culot.

Ils avaient promis le changement. Et oui, il y en a eu :
• Le changement d’âge pour la retraite ✔️
• Le changement de définition du mot “gratuit” ✔️
• Le changement d’orientation économique, vers le précipice ✔️
• Et surtout, le changement de discours ✔️

Avant : “On va soulager la population”
Maintenant : “On va devoir faire des sacrifices”
Traduction : c’est pas eux qui trinquent, c’est vous.

Conclusion : Promesse électorale ou sketch d’humoriste ?

L’Alliance du Changement avait promis de soulager la population. Finalement, c’est la population qui va devoir les soulager… de leurs responsabilités.

Mais bon, patience ! Peut-être qu’en 2029, ils tiendront une promesse.

… celle de redemander votre vote.

01/08/2025

Maurice : Des visites surprises… attendues avec impatience par la presse

La nouvelle stratégie du gouvernement mauricien semble être une course effrénée à l’imprévisible… bien orchestré. Depuis quelques semaines, plusieurs ministres s’illustrent par des visites dites « surprises » dans divers lieux publics et institutions, avec pour but affiché de démontrer une gouvernance dynamique. Toutefois, leur caractère soudain semble parfaitement synchronisé avec les caméras des médias, présentes comme par magie.

Ainsi, des journalistes, équipés de leurs appareils dernier cri, parviennent à immortaliser ces moments « impromptus » où le ministre inspecte, discute et promet des changements. Faut-il en déduire que la presse mauricienne a développé un sixième sens infaillible pour deviner les déplacements ministériels ou que les informateurs au sein du gouvernement travaillent à temps plein ? Mystère !

Au-delà de cette coïncidence, on ne peut que saluer l’engagement des membres du cabinet, qui ont découvert récemment le plaisir de se mêler aux citoyens ordinaires. Les marchés, les écoles et même les bureaux administratifs ont été transformés en scènes de théâtre improvisé. Les citoyens, ébahis de voir autant d’intérêt soudain, n’hésitent pas à poser pour la postérité, espérant que leurs doléances ne resteront pas sur la table des oubliés une fois les caméras éteintes.

Alors que l’on félicite l’effort de transparence, une question demeure : qui, au sein du gouvernement, se spécialise dans l’art de transformer l’ordinaire en sensationnel ? Quoi qu’il en soit, l’initiative offre un spectacle réjouissant, mêlant le sérieux des affaires publiques à une touche de mise en scène digne de Bollywood. Reste à espérer que cette énergie contagieuse se traduira par des résultats concrets pour les Mauriciens.

11/12/2024

Élections 2024 à Maurice : une sanction collective, entre rejet et dommages collatéraux

Les élections générales de novembre 2024 ont représenté un revers historique pour le gouvernement de Pravind Jugnauth. Ce rejet ne se limite pas au gouvernement ; il s’étend au Mouvement Socialiste Mauricien (MSM) et au couple formé par Pravind et Kobita Jugnauth, cristallisant la colère populaire. Ce rejet massif est lié aux scandales, à la gestion de l’économie, et à une perte de confiance générale.

Cependant, cette défaite électorale ne reflète pas l’engagement sincère de tous les élus du parti au pouvoir. De nombreux parlementaires, ayant travaillé avec intégrité et sérieux, se retrouvent parmi les “dommages collatéraux” de cette défaite. Leur dévouement et leur honnêteté n’ont pas suffi face au sentiment de méfiance alimenté par les frasques du couple dirigeant et de certains hauts fonctionnaires s’étant placés au-dessus des lois.

Les frustrations des citoyens ont trouvé un exutoire dans les promesses de l’opposition, notamment de Navin Ramgoolam et de l’Alliance du Changement, qui ont promis des réformes en matière de transparence, de justice économique et de gouvernance. Alors que les problèmes comme le coût de la vie et la corruption continuent de préoccuper les Mauriciens, la victoire de l’opposition est vue comme un appel clair à une gouvernance plus intègre et équitable.

Malheureusement, dans cet élan de rejet, plusieurs élus méritants et honnêtes du MSM, tels que Soodesh Calichurn, Joanne Tour, Sandra Mayotte, Kavi Ramano, et bien d’autres, qui ont travaillé sans relâche au service de la population, ont été emportés par la vague de mécontentement populaire. Ils se retrouvent injustement sanctionnés pour des erreurs et scandales auxquels ils n’étaient pas personnellement associés, illustrant la dure réalité des effets collatéraux dans une démocratie en quête de renouveau.

11/11/2024

Un Tsunami Électoral : Le Peuple Triomphe, mais la Démocratie titube.

Les Mauriciens ont frappé fort lors des récentes élections, attribuant tous les sièges à l’Alliance du Changement, exprimant ainsi un rejet radical du gouvernement sortant, accusé de corruption et de dérives autoritaires. Ce message patriotique témoigne de la volonté du peuple de se faire entendre, mais il soulève aussi une question cruciale : peut-on garantir une démocratie sans opposition ?

Un Parlement sans voix discordante met en danger l’équilibre essentiel de la démocratie. Dans tout système politique sain, l’opposition joue un rôle fondamental de contrepoids et de contrôle, empêchant les dérives potentielles du pouvoir en place. Sans cette fonction critique, la transparence et la responsabilité du gouvernement peuvent en pâtir.

Ce résultat met en évidence le besoin urgent d’une réforme électorale à Maurice, pour éviter que le Parlement ne se retrouve encore sans opposition. Cette réforme devrait garantir un équilibre des pouvoirs, permettant à des voix minoritaires de participer au débat public et de représenter diverses perspectives. Le message populaire est clair, mais il rappelle également l’importance de préserver la diversité des opinions au sein des institutions pour une démocratie stable et juste.

En combinant l’expression du peuple et l’indispensable équilibre démocratique, une réforme électorale s’impose comme un pilier pour l’avenir politique de Maurice, afin d’éviter que le pays ne retombe dans une impasse parlementaire similaire.

11/11/2024

Ramgoolam de Retour : Un Passé Chargé d’Ombres et de Controverses

Le retour de Navin Ramgoolam au poste de Premier ministre suscite des interrogations profondes. Ce choix politique semble traduire une mémoire collective étonnamment courte, comme si les Mauriciens avaient oublié les années marquées par des polémiques et des décisions contestées. Entre gestion calamiteuse, déclarations choquantes, et épisodes marquants de violences et de répressions, l’ère Ramgoolam est loin d’avoir été sereine. En revenant au pouvoir, l’ancien Premier ministre rouvre les plaies de son passé, et nombreux sont ceux qui redoutent un retour aux mêmes travers.

1. Le Cas Kaya : Mort et Répression

En février 1999, Maurice a été secouée par la mort tragique de Kaya, célèbre chanteur de seggae, retrouvé mort en cellule de détention après son arrestation pour consommation de cannabis. La nouvelle de son décès avait provoqué une vague de colère dans l’île, déclenchant des émeutes sans précédent. La population, majoritairement issue des communautés créoles, était descendue dans les rues pour dénoncer ce qu’elle percevait comme un acte d’injustice et de répression raciale.

La réaction du gouvernement de l’époque, dirigé par Ramgoolam, avait été perçue comme brutale et inappropriée. La police, dépêchée pour rétablir l’ordre, avait réprimé violemment les manifestants, laissant derrière elle des blessures profondes et des tensions communautaires exacerbées. Cet épisode tragique a marqué l’histoire de Maurice et demeure un rappel amer du rapport tendu entre le gouvernement et les communautés créoles de l’île.

2. L’Affaire Berger Agathe : Un Homicide Jamais Éclairci

Peu après les émeutes de 1999, un autre incident tragique a encore assombri l’ère Ramgoolam : l’affaire Berger Agathe, militant créole, tué par la police dans des circonstances troubles. Officiellement abattu pour “légitime défense” lors d’un raid, cet incident a suscité de vives critiques et renforcé les accusations de brutalité policière et de partialité raciale.

L’opacité de l’enquête et l’absence de poursuites concrètes avaient laissé un sentiment d’injustice profonde chez une grande partie de la population. Ce meurtre, jugé comme une démonstration de force par les autorités, est resté une cicatrice pour la communauté créole et a accentué le sentiment d’abandon et de marginalisation. Les critiques envers le gouvernement de Ramgoolam et son incapacité à faire toute la lumière sur cette affaire demeurent vivaces, même des décennies plus t**d.

3. “Fam Kreol Pitin” : Un Mépris Oublié ?

Ramgoolam n’a pas seulement marqué les esprits par des actions violentes et répressives, mais aussi par des mots choquants. Sa déclaration insultante qualifiant les femmes créoles de “fam kreol pitin” a provoqué une indignation nationale. Ce commentaire, interprété comme un mépris envers toute une communauté, a laissé des cicatrices profondes et terni son image auprès de nombreux Mauriciens.

Malgré les protestations, il n’a jamais présenté d’excuses publiques, amplifiant le sentiment de mépris ressenti par la communauté créole. Ces mots, loin d’être oubliés, continuent de rappeler une époque où l’arrogance et l’irrespect semblaient faire partie de sa manière de gouverner.

4. Corruption et Favoritisme : Le Spectre du Scandale MedPoint

Les mandats de Ramgoolam ont été émaillés de scandales financiers et d’accusations de favoritisme. Parmi les affaires emblématiques, l’achat de la clinique MedPoint pour 144 millions de roupies, un prix jugé démesuré et très au-dessus de sa valeur réelle. Ce projet avait révélé un système de favoritisme dans les décisions du gouvernement, détournant des fonds publics au détriment de l’intérêt général.

Ce gaspillage de ressources avait accentué la défiance de la population envers l’intégrité de son gouvernement, laissant une impression de corruption systématique et d’une gouvernance au service des intérêts privés. Pour les Mauriciens, cette affaire est restée le symbole d’un détournement des deniers publics.

5. Dépenses Somptuaires : Un Train de Vie Démesuré

Ramgoolam avait suscité l’indignation pour son train de vie fastueux, financé par l’argent public. Ses voyages, accompagnés de dépenses somptuaires dans des hôtels de luxe et des restaurants de haute gamme, avaient coûté des millions aux contribuables. Dans une île où les besoins de la population en infrastructures et services publics sont criants, cette gestion imprudente des fonds publics avait renforcé l’impression d’une déconnexion totale avec les réalités de son peuple.

Ces excès ont laissé un goût amer dans l’esprit de nombreux Mauriciens, qui voyaient leurs impôts financés des extravagances, alors même que des secteurs cruciaux demeuraient négligés.

6. Le Projet Tikenzo : La Colère des Petits Agriculteurs

Sous son gouvernement, Ramgoolam avait également soutenu le projet Tikenzo, une initiative de replantation de canne à sucre destinée à relancer l’industrie sucrière en déclin. Cependant, ce projet avait suscité des controverses, car il avait favorisé principalement les grands propriétaires terriens et marginalisé les petits agriculteurs. Ces derniers se retrouvaient confrontés à des politiques qui privilégiaient les riches, les laissant dans une situation économique précaire.

L’inégalité et l’injustice ressenties face à ce projet ont renforcé le sentiment que le gouvernement ne s’intéressait qu’aux intérêts des plus puissants, au détriment des petits exploitants. Cet épisode de favoritisme agricole reste une blessure ouverte dans les zones rurales, où les petits agriculteurs avaient espéré un soutien et une meilleure répartition des ressources.

7. Passeports Biométriques : Intrusion et Surveillance

Sous Ramgoolam, le projet controversé des passeports biométriques avait imposé à la population la collecte de leurs données sensibles, sans consultation préalable ni garanties de sécurité. Cette mesure, perçue comme une intrusion dans la vie privée, avait généré une méfiance grandissante. En l’absence de garanties sur l’usage de ces données, les Mauriciens avaient ressenti une forme de surveillance croissante de l’État, laissant planer un doute sur le respect de leurs droits individuels.

Conclusion : Un Retour sous le Signe de l’Amnésie ?

Avec son retour au pouvoir, Navin Ramgoolam semble bénéficier d’une surprenante amnésie de la part des Mauriciens. Les émeutes, les scandales de corruption, le favoritisme envers les élites, les dépenses somptuaires, et l’atteinte aux droits individuels composent un tableau sombre de son passé. En acceptant de lui donner une nouvelle chance, la population semble ignorer les conséquences d’un tel choix.

Alors que certains espèrent un changement, d’autres redoutent que ce retour au pouvoir ne marque un retour aux mêmes dérives, laissant craindre que les erreurs et injustices du passé ne soient finalement jamais réparées.

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