The PAL Show
I am an attorney and an analyst and senior consultant on Haitian and U.S. politics as well as international relations. I served in the U.S.
Pierre Antoine LOUIS presents Haiti, Ayiti, a complex society with its glorious, epic historical prowess, its culture, geography, triumphs, tragedies and the resilience of its indomitable people, a far cry from the vulgar predominant narrative. Marine Corps and as a State department Foreign Service officer at the U.S. Embassy after the 2010 earthquake in Haiti. Also, I managed two United Nations Development Programme (UNDP) Democratic Governance Support Projects in Chad and Burundi, respectively, as well as a Transitional Justice project in Burundi. I was Human Rights Officer at United Nations High Commissioner for Human Rights field presences in Rwanda (1998) and Sierra Leone, where rebels kidnapped me on 4 August 1999, and I was Civil Affairs Officer in Kosovo. In addition, I was Special Assistant to the Deputy Special Representative for humanitarian Affairs at the U.N. Operation in Ivory Coast. Most recently, I was Senior Regional Security Adviser at the U.S. Embassy in Bamako, Mali. Moreover, I was Special Adviser to the last two elected presidents of Haiti. And I am an entrepreneur.
09/23/2026
Le prix de la trahison : comment les kleptocrates haïtiens sacrifient la souveraineté pour la survie du régime
Haïti est parvenu à un tournant critique. Son peuple indomptable a enduré, sans répit depuis 80 ans, coups d'État, troubles civils, violence des gangs, captation de l'État, effondrement économique, tutelle internationale et substitution des institutions publiques et privées par des entités étrangères. Toutefois, même les peuples les plus courageux et les plus résilients ont une limite. Alors que l'on pourrait espérer qu'Haïti atteigne un stade prometteur, ouvrant la voie à des jours meilleurs, tout indique qu'aucun changement significatif — et encore moins une véritable transformation — ne s'amorce sous l'égide de l'élite politique et économique actuelle.
La preuve la plus récente de cette réalité réside dans un contrat signé par la ministre des Affaires étrangères, Raina Forbin — agissant officiellement au nom du gouvernement haïtien — et Roger Stone, dirigeant de Drake Ventures, LLC. Prenant effet le 2 septembre 2026, ce contrat engage Drake à mener des activités de lobbying auprès de la future administration Trump pour le compte du gouvernement haïtien. Dans le contexte actuel d'Haïti, la transparence est perçue comme une contrainte gênante tant par les autorités politiques que par l'élite économique. Seule l'obligation légale pour Drake de se déclarer auprès du ministère de la Justice des États-Unis, en vertu du *Foreign Agents Registration Act* (FARA), a permis de révéler cet accord au grand jour.
Le contrat engage le gouvernement haïtien à verser à Drake la somme de 65 000 dollars par mois — sous forme de paiements trimestriels de 195 000 dollars — pendant une année, jusqu'au 2 septembre 2027, par virement électronique ou transaction ACH. Aux termes de cet accord, le cabinet de lobbying de Stone s'engage à défendre les intérêts du client auprès du gouvernement américain sur des questions jugées nécessaires et appropriées, tout en tenant le client informé de l'évolution des politiques fédérales susceptibles d'affecter ses intérêts.
Ce contrat implique directement l'État haïtien, car il n'existe aucune justification légitime relevant de l'intérêt public pour que la ministre des Affaires étrangères engage Roger Stone moyennant 65 000 dollars par mois, soit $ 780 000 pour une année. En réalité, l'objectif caché de ce lobbying est simple : le maintien du régime et la préservation des intérêts de ses dirigeants. Cette démarche n'a aucun lien avec la résolution des crises fondamentales auxquelles Haïti est confronté, qu'il s'agisse de leadership, de gouvernance, d'économie, d'aide humanitaire, de sécurité ou d'infrastructures.
Plutôt que de payer de leur poche pour faire pression sur l'administration Trump afin d'obtenir une couverture politique, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et le ministre des Affaires étrangères Forbin ont agi comme le font habituellement les autorités haïtiennes : ils ont fait supporter au Trésor public la facture du maintien au pouvoir de kleptocrates improductifs.
Le Prix de la Haute Trahison Comment des Kleptocrates haïtiens troquent la Souveraineté contre la survie de leur régime politique
09/23/2026
The Cost of Betrayal: How Haiti’s Kleptocrats Trade Sovereignty for Regime Survival
Haiti has reached a critical crossroads. Its indomitable people have endured coups, civic unrest, gang violence, state capture, economic collapse, international supervision, and foreign substitution of public and private institutions without respite for the past 80 years. However, even the most courageous and resilient people have a breaking point. Just when one might hope that Haiti has reached a promising juncture with the possibility of better days ahead, all signs indicate that no meaningful change, let alone transformation, is afoot under the current political and economic elite.
The latest evidence of this reality is a contract signed by Foreign Minister Raina Forbin, ostensibly on behalf of the Government of Haiti, and Roger Stone, who heads Drake Ventures, LLC. Effective 2 September 2026, the contract hires , Drake to lobby the incoming Trump administration on behalf of the Haitian government. As matters stand in Haiti, transparency is viewed as an inconvenient burden by political authorities and the economic elite alike. Only the legal requirement for Drake to file under the U.S. Foreign Agents Registration Act (FARA) with the United States Department of Justice brought this arrangement into the light of day.
The contract commits the Haitian government to pay Drake $65,000 monthly—structured in quarterly installments of $195,000—for one year, running through September 2, 2027 via electronic transfer or ACH transaction. Under the agreement, Stone’s lobbying firm commits to advocate on behalf of the client before the U.S. government on issues deemed necessary and appropriate, while keeping the client informed of federal policy developments relevant to its interests.
This contract implicates the Haitian state because there is no legitimate public policy justification for Haiti’s foreign minister to retain Roger Stone at $65,000 a month. In truth, the hidden objective of Drake’s lobbying is simple: regime maintenance and self-preservation. It has nothing to do with resolving Haiti’s core leadership, governance, economic, humanitarian, security, or infrastructure crises.
Rather than paying out of pocket to lobby the Trump administration for political cover, Prime Minister Alix Didier Fils-Aimé and Foreign Minister Forbin have done what Haitian authorities routinely do: saddled the national treasury with the bill to keep do-nothing kleptocrats in power.
The Cost of Betraying Haiti’s People’s Trust How Haiti’s Kleptocrats Trade Sovereignty for Regime Survival through a kleptocratic $65,000 sweetheart deal with Trump sycophant Roger Stone
09/20/2026
L’illusion de la gouvernance et les coûts du tourisme diplomatique
Alors que la semaine du 13 au 19 septembre touchait à sa fin, la Première ministre par intérim Alix Didier Fils-Aimé s'est rendue à New York. Son objectif : intervenir lors du débat général de haut niveau de la 81e session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies. Prévu pour prononcer son discours le vendredi 25 septembre, le Premier ministre Fils-Aimé montera à la tribune bien après le départ des plus grands chefs d’État de la planète. À ce stade, la salle sera pratiquement vide, peuplée uniquement d’un petit groupe de jeunes diplomates et de représentants de l’État de niveau inférieur.
Dans son discours, Fils-Aimé devrait présenter un récit organisé des progrès réalisés dans la résolution de la crise structurelle persistante en Haïti. Il affirmera que son administration a pris des mesures audacieuses et décisives pour restaurer l’autorité de l’État et combattre les bandes armées qui paralysent la nation. Il affirmera que son gouvernement a jeté les bases des élections générales prévues le 13 décembre, se présentant comme l'intendant du retour de la légitimité démocratique à Haïti dix ans après son dernier exercice électoral. À son tour, la communauté internationale accomplira son rite familier, en faisant des signes de reconnaissance polis et scénarisés à ces efforts déclarés de « bonne foi ». Pourtant, chez nous, la réalité raconte une tout autre histoire. Depuis le 7 février, Fils-Aimé a concentré entre ses mains les pouvoirs présidentiels et de premier ministre, consolidant ainsi l'autorité alors que le pays sombre encore davantage dans l'apatridie.
La Semaine du 13 au 19 septembre en Haïti 81e session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies : l'illusion de la Gouvernance et les coûts du Tourisme diplomatique
09/20/2026
The Illusion of Governance and the Costs of Diplomatic Tourism
As the week of 13 to 19 September drew to a close, Interim Prime Minister Alix Didier Fils-Aimé travelled to New York. His objective: address the High-Level General Debate of the United Nations General Assembly's 81st ordinary session. Scheduled to deliver his address on Friday, 25 September, Prime Minister Fils-Aimé will step onto the rostrum long after the world’s most prominent heads of state have departed. By that point, the hall will be virtually empty, populated only by a sparse gathering of junior diplomats and lower-level state representatives.
In his address, Fils-Aimé is expected to present a curated narrative of progress in solving Haiti's persistent structural crisis. He will claim that his administration has taken bold, decisive steps to restore state authority and combat the armed gangs that are paralysing the nation. He will assert that his government has laid the groundwork for general elections slated for 13 December, framing himself as the steward returning democratic legitimacy to Haiti ten years after its last electoral exercise. In turn, the international community will perform its familiar rite—offering polite, scripted nods of acknowledgement to these professed "good faith" efforts.
Yet, back home, reality tells an entirely different story. Since 7 February, Fils-Aimé has concentrated both presidential and prime ministerial powers in his hands, consolidating authority whilst the country slips further into statelessness.
The Week of 13 to 19 September in Haiti 81st ordinary session of the UN General Assembly: the Illusion of Governance and the Costs of Diplomatic Tourism
09/16/2026
Entre Leadership défaillant et Sécurité
En dernière analyse, traiter l’effondrement de l’État haïtien comme un simple problème technique ou tactique de sécurité constitue une erreur de diagnostic fondamentale qui garantit un échec perpétuel. L’assistance au secteur de la sécurité, les interventions militaires étrangères et les programmes de formation policière ne peuvent offrir au mieux qu'un répit temporaire ; ils ne sauraient bâtir une société fonctionnelle ni générer une cohésion nationale là où les dirigeants ont abdiqué leurs devoirs les plus élémentaires. Comme le démontre l’histoire, l’insécurité d’Haïti est le symptôme, et non la cause, d’une culture d’élite définie par la compétition à somme nulle, le pillage institutionnel et la dépendance envers la tutelle étrangère.
Tant que les élites politiques, économiques et intellectuelles d’Haïti ne scelleront pas un véritable consensus national — un consensus qui traite l’État comme une responsabilité souveraine partagée plutôt que comme un butin à capturer —, aucune aide sécuritaire extérieure ne tirera la nation de l’abîme. La solution à la tragédie haïtienne ne réside pas dans une accumulation d'armes, mais dans un sursaut radical de responsabilité politique nationale.
Le Problème d’Haïti n’est PAS une Question de Sécurité Les élites haïtiennes ne fournissent un leadership adéquat dans aucune sphère sociale, ce qui provoque l’instabilité politique, l’effondrement économique, la violence et la souffrance humanitaire
09/16/2026
Haiti has a Leadership Failure, not a Security Problem
Ultimately, treating Haiti’s state collapse as merely a technical or tactical security issue is an error of fundamental diagnosis that guarantees perpetual failure. Security sector assistance, foreign military interventions, and police training exercises can only ever buy temporary respite; they cannot build a functional society or generate national cohesion where leadership has abdicated its most basic duties. As history demonstrates, Haiti’s insecurity is a symptom, not the cause, of an elite culture defined by zero-sum competition, institutional plunder, and reliance on foreign tutelage.
Until Haiti’s political, economic, and intellectual elites forge a genuine national consensus, one that treats the state as a shared, sovereign responsibility, rather than a prize to be captured, no amount of external security aid will pull the nation back from the abyss. The solution to Haiti’s tragedy lies not in more guns, but in a radical awakening of domestic political responsibility.
Haiti Does NOT Have a Security Problem Haiti’s elites do not provide adequate leadership in any social sphere, which causes political instability, economic collapse, violence and humanitarian suffering
09/15/2026
Addressing Haiti’s Core Challenges
A Haitian conceived National Economic Growth and Development Strategy (NEGDS) and National Action Plan (NAP) inspired by the Dessalinian Doctrine to transform Haiti
Readers of The Haiti Files and More, and Haitians who know my views on Haiti’s dystopia through local media and social networks, are well versed in my analysis of Haiti’s structural collapse. Even though I always offer some suggestions on leadership and a remedial strategy (an action plan of public policies designed to reverse Haiti’s decline), I have tended to be more specific about the sources of Haiti’s dystopia than about the roadmap for Haiti’s transformation. Today, I focus on possible solutions to transforming Haiti.
Addressing Haiti’s Core Challenges A Haitian conceived National Economic Growth and Development Strategy (NEGDS) and National Action Plan (NAP) inspired by the Dessalinian Doctrine to transform Haiti
09/14/2026
Les Haïtiens savent ce dont ils ont besoin
Je m’aligne sur ceux qui, au sein de l’élite intellectuelle, insistent sur la pleine appropriation haïtienne du processus de renouveau, de sa vision et sa conception à son exécution et aux partenariats public-privé. À nos partenaires internationaux, nous demandons seulement de :
- Se mettre en retrait et laisser les Haïtiens déterminer comment ils transformeront leur pays ;
- Laisser les Haïtiens choisir la forme de gouvernement qui convient à leur culture politique ;
- Se retirer pour que les Haïtiens décident du modèle économique, du capitalisme d’État à une économie mixte , qui répond à leurs besoins commerciaux et industriels ;
- Respecter les décisions haïtiennes concernant les forces de sécurité requises pour sauvegarder leur territoire ;
- Laisser les Haïtiens définir leurs intérêts nationaux sur la scène mondiale comme un droit fondamental de souveraineté.
Si nous, en tant que membres de l’élite haïtienne, ne pouvons pas nous entendre sur cette approche fondamentale d’autodétermination, alors nous méritons de perdre notre souveraineté en tant que menace pour la paix et la sécurité internationales.
Excelsior !
Les Haïtiens savent ce dont ils ont besoin Haïti a affronté des défis plus redoutables que ceux d'aujourd'hui, avec moins de ressources. Ce dont le pays a besoin à présent c'est d'une convergence de ses élites, plutôt que d'une tutelle
09/13/2026
Ces sept derniers jours ont apporté de nouvelles preuves d'une direction défaillante et d'une gouvernance encore pire en Haïti
Les observateurs, tant nationaux qu'internationaux, réduisent souvent à tort l'effondrement de la société haïtienne à une simple crise sécuritaire. En réalité, il s'agit d'une défaillance structurelle du leadership engendrant une mauvaise gouvernance, laquelle produit à son tour une situation dystopique sur les plans sécuritaire, économique et social.
Cette absence de leadership efficace et cette mauvaise gouvernance constituent des problèmes critiques, en particulier compte tenu des échéances électorales imminentes et de la grave crise humanitaire provoquée par le contrôle exercé par les gangs sur les axes de transport stratégiques reliant Port-au-Prince au reste du pays. À l'heure actuelle, rien n'indique une issue prochaine à l'impasse politique ou à la crise sécuritaire.
La semaine du 6 au 12 septembre en Haïti Les 22 mois de Fils-Aimé ; nouvelle ingérence de la CARICOM ; troisième changement de direction au Conseil électoral ; une nouvelle vague d'enlèvements ; la FRG est-ce la MMAS sous une autre forme ?
09/13/2026
The past seven days have brought yet more evidence of poor leadership and even worse governance in Haiti
Both domestic and international observers frequently mischaracterise Haiti’s societal collapse as merely a security crisis. In reality, it is a structural failure of leadership that generates poor governance, which in turn produces a security and economic as well as social dystopia.
Failed leadership and bad governance are critical issues, especially given impending electoral deadlines and the severe humanitarian crisis caused by gang control over vital strategic transport routes connecting Port-au-Prince to the rest of the country. There is currently no indication of a resolution to either the political deadlock or the security crisis.
The Week of 6 to 12 September in Haiti 22 months of Fils-Aimé government; more CARICOM meddling; Electoral Commission gets third leadership; and more kidnappings for ransom engenders more panic; and is FRG MMS redux?
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