Toihir DAOUD

Toihir DAOUD

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Toihir DAOUD né à Ouani, Comores. Diplômé Master Communication (la Réunion), Master Management

personnalité politique engagée pour la démocratie, le retour de l'ordre constitutionnel et la sauvegarde de l'unité nationale des Comores

22/08/2025

Tout doit être engagé pour mettre fin à la dictature aux Comores.

La priorité pour tout opposant au régime Azali Assoumani - Officiel devrait être le départ du Colonel. Il est illégal et illégitime. On n' a pas à lui accorder un délai.

Que dire des opposants politiques qui ont refusé le changement constitutionnel de 2018 et défendent aujourd'hui une Tournante d'Anjouan en 2029?

La cohérence serait-elle rompue en politique ? Car la position des opposants est passée d'une défense de principe (la présidence tournante) à une défense d'intérêt particulier (la tournante pour Anjouan). Ont-ils abandonné la position de principe pour une position de négociation?

En 2018, les opposants ont défendu le principe de la présidence tournante comme un pilier de l'unité nationale et de l'équilibre institutionnel. C'était une position de principe fondamental, visant à préserver un système qui garantissait à chaque île son tour à la tête de l'État.

Aujourd'hui, en se focalisant uniquement sur le prochain tour pour Anjouan, les mêmes opposants renoncent implicitement à leur opposition de principe et acceptent, de fait, la réforme constitutionnelle qui a aboli ce principe. Ils ne combattent plus l'abolition de la tournante, mais réclament la continuité du système pour leur propre île.

Cette position n'est pas une contradiction si l'on la voit sous l'angle de la tactique politique. L'objectif final des opposants est de revenir au pouvoir. La défense du principe de la tournante n'ayant pas abouti, ils changent de stratégie et se concentrent sur ce qui leur semble être la meilleure option pour la prochaine échéance électorale, à savoir mobiliser leur base électorale anjouanaise. C'est un mouvement qui privilégie le pragmatisme et l'opportunisme au détriment de la cohérence idéologique.

En d'autres termes, ils ont troqué la défense d'un principe pour la poursuite d'un objectif, ce qui rompt la cohérence de leur discours initial. Ce faisant, ils s'exposent à des accusations de cynisme et d'opportunisme politique. Ce que tout le monde sait et que tout le monde fait semblant d'ignorer c'est qu'il n'y aura pas d'élections transparentes, démocratiques et encore moins une Tournante à ANJOUAN ou MOHÉLI tant que Azali est au pouvoir.
Bon week-end à tous

30/07/2025

Tout peut arriver à tout moment.
Que se passera si on apprend que le Colonel Azali Assoumani - Officiel meurt?

A/ Situation Juridique

Selon la Constitution des Comores (notamment celle de 1996, mais les révisions de 2018 sont cruciales), en cas de vacance de la Présidence de la République ou d'incapacité définitive du Président, les fonctions du Président de la République sont provisoirement exercées. Historiquement, cela a pu être le rôle du Président de la Cour Suprême.

Points clés du cadre juridique (à confirmer par la version la plus récente et révisée) :

* Constatation de la vacance : La vacance ou l'incapacité définitive doit être constatée par une instance constitutionnelle (historiquement le Haut Conseil de la République, ou la Cour Suprême agissant en tant que Cour Constitutionnelle).
*Intérim : Un intérim est assuré par une figure désignée par la constitution (par exemple, le Président de la Cour Suprême, ou d'autres arrangements selon les révisions post-2001/2009/2018). Le président par intérim ne peut pas se présenter à l'élection présidentielle qui suivra.
*Élection anticipée : Des élections pour désigner un nouveau Président de la République doivent être organisées dans un délai précis après la constatation de la vacance (par exemple, entre 30 et 90 jours).

*Impact des révisions constitutionnelles de 2018 :
La dissolution de la Cour Constitutionnelle et son remplacement par une nouvelle institution (souvent perçue comme moins indépendante) pourrait compliquer la constatation de la vacance et la supervision du processus de transition, augmentant le risque d'interprétations partisanes de la loi.

B/ Situation Politique

La mort du Président dans un tel contexte de tensions engendrerait une lutte de pouvoir intense :

1. Lutte pour l'intérim : Qui prendrait l'intérim ? La désignation du président par intérim serait cruciale et pourrait être contestée, notamment si la légitimité de l'institution désignatrice est remise en question par l'opposition.
2. Affrontement entre factions : Les différentes factions au sein du parti au pouvoir, ainsi que l'opposition fragmentée, tenteraient de se positionner. La question de la succession dynastique pourrait resurgir.
3. Risque de vide de pouvoir : L'absence d'une figure de rassemblement consensuelle et les institutions affaiblies (notamment judiciaires) pourraient créer un vide de pouvoir propice à l'instabilité.
4. Pressions internationales : La communauté internationale (Union Africaine, France, Nations Unies) exercerait probablement des pressions pour un respect du processus constitutionnel et des élections libres et transparentes, mais leur influence pourrait être limitée par les dynamiques internes.
5. Risque de coup d'État/instabilité : L'histoire des Comores est jalonnée de coups d'État et de tentatives. Dans un climat de forte tension, l'armée pourrait être tentée d'intervenir pour "rétablir l'ordre" ou soutenir une faction. Des mouvements de contestation pourraient dégénérer.
6. Question de la "tournante" : Le décès du président pourrait relancer la revendication du retour à la "tournante", ajoutant une dimension insulaire aux tensions politiques.

C/ Situation Sociale

Les conséquences sociales seraient également significatives :

* Incertitude et peur : La population serait confrontée à une grande incertitude quant à l'avenir du pays, avec des craintes de troubles, de violences ou d'une dégradation de la situation économique.
* Mobilisation et manifestations : L'opposition pourrait tenter de mobiliser la population pour exiger des réformes et des élections véritablement libres. Cela pourrait entraîner des manifestations, potentiellement violentes si elles sont réprimées.
* Fractures communautaires : Les tensions politiques pourraient exacerber les divisions préexistantes (insulaires, religieuses, sociales), menaçant la cohésion nationale.
* Impact économique : L'instabilité politique aurait des répercussions négatives sur l'économie déjà fragile, affectant le quotidien des citoyens (par exemple, perturbation des marchés, impact sur le tourisme et les investissements).

D/ Hypothèses à Étudier

Face à une telle situation, plusieurs hypothèses mériteraient d'être étudiées en profondeur :

1. Hypothèse d'une transition constitutionnelle encadrée :
* Scénario : Les institutions en place, malgré leurs faiblesses, réussissent à appliquer les textes de loi de manière relativement fidèle. Un intérim est désigné et des élections sont organisées dans les délais prescrits.
* Facteurs clés : La capacité des acteurs étatiques (gouvernement, Cour Suprême/constitutionnelle, armée) à maintenir l'ordre et à s'entendre sur une feuille de route commune, ainsi que la pression internationale.
* Risques : Le processus pourrait être perçu comme non légitime par l'opposition et une partie de la population, entraînant des contestations et des violences.

2. Hypothèse d'une transition contestée et instable :
* Scénario : La désignation de l'intérim est vivement contestée, les factions politiques s'affrontent ouvertement. Les élections sont reportées ou leur légitimité est remise en question dès le départ, menant à des violences, des manifestations massives et une paralysie institutionnelle.
* Facteurs clés : Incapacité des forces de sécurité à maintenir l'ordre sans recours excessif à la force, division au sein de l'élite politique, forte mobilisation de l'opposition et des frustrations populaires.
* Risques : Crise humanitaire, éclatement social, intervention régionale ou internationale.

3. Hypothèse d'une intervention militaire ou coup d'État :
Scénario : L'armée, se présentant comme garante de l'ordre ou poussée par une faction, prend le contrôle du pays pour "stabiliser" la situation, suspendant temporairement ou durablement les institutions civiles.
Facteurs clés : Degré d'unité au sein de l'armée, perception de l'incapacité des civils à gérer la crise, soutien (ou absence de forte opposition) d'acteurs régionaux ou internationaux.
Risques : Isolement international, instabilité à long terme, répression accrue.

4. Hypothèse d'une médiation régionale/internationale :

Scénario : Face à l'impasse ou à l'escalade de la violence, l'Union Africaine ou d'autres organisations régionales/internationales s'engagent activement dans une médiation pour forcer un dialogue entre les acteurs et encadrer un processus de transition acceptable par tous.

Facteurs clés : Volonté des acteurs comoriens d'accepter une médiation, capacité des médiateurs à être impartiaux et à exercer une pression efficace.
Risques : Échec de la médiation si les parties sont trop intransigeantes.

Chacune de ces hypothèses dépendrait fortement des dynamiques internes des forces politiques, de la capacité de l'armée à rester neutre ou non, de la réaction de la population, et de l'influence des acteurs régionaux et internationaux. La fragilité institutionnelle et la centralisation du pouvoir actuelles rendent le scénario d'une transition parfaitement lisse et consensuelle peu probable.

27/07/2025

Ce qui s'est passé à ANJOUAN en 1997 et en 2008 en terme de règlement de comptes et vengeance politique peut arriver à tout moment!

La situation politique chez nous aux Comores reste complexe. Marquée par une histoire d'instabilité, de coups d'État et de contestations électorales, je me permets d'exprimer ici mon presenti.

Le Colonel Azali Assoumani qui exerce le pouvoir depuis 2016 au nom de l'ile de Ngazidja, prétend être réélu pour un deuxième mandat en janvier 2024.
Il a consolidé son pouvoir depuis un référendum constitutionnel controversé en 2018, qui a modifié le système de rotation de la présidence entre les îles et a renforcé les pouvoirs du président.

Des préoccupations subsistent concernant les restrictions à la liberté d'expression, de la presse et de réunion. Des figures de l'opposition et particulièrement de l'île d'Anjouan croupissent dans les geôles. Mes pensées à l'ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, au Gouverneur Salami Abou et aux citoyens Bobosha et Arifidine pour ne citer que ceux-là.

Mes conseils aux compatriotes Comoriens en général et Anjouanais en particulier:

1. Restez informés et développez votre esprit critique. Informez-vous auprès de sources d'information diverses et fiables, y compris les médias locaux et internationaux, pour avoir une vue d'ensemble de la situation. Développez votre esprit critique face aux informations, en particulier celles diffusées sur les réseaux sociaux, pour distinguer les faits des rumeurs. Regardez ce qui se passe autour de vous: l'état des infrastructures publiques (hôpitaux, écoles, régularité de l'eau, de la fourniture d'électricité...).

2. Participez activement à la vie citoyenne (dans le respect des lois). Si celles-ci ne sont pas respectées, interrogez- vous sur l'intérêt de participer à des élections ?
Engagez-vous dans des discussions constructives sur l'avenir de notre pays, que ce soit au sein de la famille, entre amis ou dans des cadres associatifs. Soutenez les initiatives de la société civile qui œuvrent pour le développement, la justice et la transparence.

3. Priorisez la paix et la cohésion sociale dans un contexte où les tensions politiques persistent. Pensez aux événements de l'ile d'Anjouan (en 1997, avec la destruction des biens et établissements Ahmed Abdallah et proches; en 2008 avec les familles Bacar et autres dignitaires.
Par ces événements, vous constatez vous- même que le pays ne dispose pas d'une force de sécurité pour protéger ni la population, ni les frontières. C'est 'une "armée" qui agit en " bande de garde présidentielle".

Organisez-vous pour votre propre sécurité.

Encouragez l'unité nationale et la tolérance entre les différentes îles et communautés, en mettant en avant ce qui unit les Comoriens plutôt que ce qui les divise.

La situation politique aux Comores demande une vigilance et un engagement citoyens. En étant informés, en participant de manière constructive et en privilégiant la paix, les Comoriens peuvent contribuer à un avenir plus stable et prospère pour leur pays.

Aidez-moi à faire avancer ce combat : Arrêt des travaux aux alentours du lac Dzialandzé 27/07/2025

Aidez-moi à faire avancer ce combat : Arrêt des travaux aux alentours du lac Dzialandzé Nature et environnement - Signez la pétition : Arrêt des travaux aux alentours du lac Dzialandzé

06/07/2025

En ce jour de célébration de notre fête de l'indépendance nationale, nous, l'ensemble de Comoriens, devrons être fiers de tous ceux qui se sont battus pour libérer notre pays des chaînes coloniales.

Le 6 juillet fut le résultat d'une longue résistance et de lutte multiforme du peuple Comorien durant la domination coloniale.

Oui, il faut un bilan. Mais, il faut surtout tirer les leçons de ces 50 ans.

Certes, ce ne sont pas les projets de développement qui ont fait défaut. C'est la gestion chaotique, clanique, familiale; le non-respect des textes et notamment le non fonctionnement des institutions en général et de la justice en particulier.

Comment comprendre qu'une génération comme celle de Azali Assoumani - Officiel qui a bénéficié de l'enseignement primaire, secondaire gratuits, d'une bourse d'études à l'étranger... prend le pouvoir pour faire ce qu'il fait aujourd'hui ? Aucune reconnaissance, aucun retour pour les aînés. Il n' offre aucune perspective pour les nouvelles générations. Et malgré cela, la population reste silencieuse, soumise, apeurée, intimidée....
Où se trouvent les anciens dignitaires des Comores ? Les anciens Présidents, 1er Ministres, Vice- Présidents, Présidents de l'Assemblée, Présidents de la Cour Suprême... La liste est longue.
Le Président AA Sambi est dans les geôles. Vous, autres, accepteriez-vous d'être enterrés vivants par Azali Assoumani ?
Le Président Ikililou Dhoinine, le Président Dhoifir Bounou, les 1er Ministre Halifa Houmadi, Ben Cheikh, Mohamed Abdou Madi, les VP Nourdine Bourhane, Fouad Mohadji, Mohamed Ali Soilihi, Idi Nadhoim Idi ..., ne serait-il pas temps de vous unir, vous concerter afin de stopper cette triste monarchisation en cours?
Hewe ! Ce pays vous a honoré. Vous avez eu des titres et des honneurs.
Qu'est ce que l'histoire retiendra de vous?

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