Alcomorya.net
Site d’information indépendant traitant de manière objective l'actualité des 4 îles de l'archipel des Comores et de la diaspora comorienne.
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24/05/2026
Marseille: Fakri Farid , un jeune comorien perd la vie dans une histoire de couple qui vire au drame.
Nouvelle tragédie au sein de la communauté comorienne.
L’actualité est particulièrement lourde ces derniers jours, aussi bien aux Comores qu’au sein de la diaspora.
Après le drame de Toulon, où une mère comorienne s’est jetée du 13e étage avec ses enfants. Après le meurtre de la jeune Naicha Mmadi. Voilà qu’un nouveau décès vient bouleverser la communauté.
Le jeune Fakri Farid, originaire de Mbashile à Ngazidja, est décédé à Marseille dans la nuit du vendredi 22 au samedi 23 mai 2026, lors d’un concert de l’artiste comorien Nas Black.
Selon plusieurs témoins présents sur place, une violente altercation aurait éclaté entre la victime et un homme qui le connaissait bien. Le motif de leur dispute serait lié à la femme de Fakri.
Toujours selon plusieurs témoignages, cette dernière, originaire de Fumbuni, entretiendrait une relation avec l’agresseur présumé, lui aussi originaire de Fumbuni.
Une situation qui aurait provoqué des tensions entre les deux hommes avant que la bagarre ne dégénère.
Les circonstances exactes du drame restent encore à éclaircir par les autorités françaises.
Mais sur les réseaux sociaux, l’émotion est immense.
En quelques jours seulement, la communauté comorienne a été frappée par plusieurs tragédies successives, alimentant tristesse, colère et incompréhension aussi bien dans l’archipel qu’au sein de la diaspora.
Marseille: Fakri, un jeune comorien perd la vie dans une histoire de couple qui vire au drame La communauté comorienne est une nouvelle fois frappée par un drame. Le jeune Fakri, originaire de Mbachilé, a perdu la vie à Marseille dans la nuit du 22 au...
22/05/2026
le corps sans vie de Naichat Mmadi retrouvé à Dzahadju, tensions à Fumbuni.
L’émotion est immense, après la découverte du corps sans vie de Naicha Madi Abdou, une jeune femme de 22 ans portée disparue depuis maintenant quatre jours.
Selon le communiqué publié ce vendredi 22 mai 2026 par le parquet de Moroni, le corps de la jeune femme a été retrouvé à Dzahadju, aux environs de 16 heures.
D’après plusieurs informations recueillies sur place, Naicha avait quitté Fumbuni mardi 19 mai pour se rendre dans cette localité afin de récupérer un ordinateur chez un collègue de travail. Depuis ce déplacement, elle n’avait plus donné signe de vie et restait introuvable malgré les recherches engagées.
La découverte de son corps a provoqué une vive émotion dans sa ville d’origine, Fumbuni, où colère et incompréhension gagnent une partie de la jeunesse. Plusieurs habitants réclament que toute la lumière soit faite rapidement sur les circonstances de ce drame.
Les autorités craignent désormais des tensions entre jeunes de Foumbouni et habitants de Dzahadju, certains appelant déjà à se faire justice eux-mêmes. Face à cette situation particulièrement sensible, les forces de l’ordre restent mobilisées et sur le qui-vive afin d’éviter tout débordement.
Dans son communiqué, le parquet assure que les auteurs de ce crime répondront de leurs actes devant la justice. Une enquête judiciaire est actuellement en cours.
Toute la rédaction d’ Al Comorya présente ses condoléances à la famille de la victime et à la ville de Fumbuni.
Comores : le corps sans vie de Naichat Mmadi découvert à Dzahadju, tensions à Fumbuni Le corps sans vie de Naicha Mmadi Abdou, 22 ans, a été retrouvé ce vendredi 22 mai 2026 à Dzahadjou , après 4 jours de disparition.La jeune femme av...
22/05/2026
Sambi mahututi : 9e année de prison entre urgence médicale et enjeux politico-juridiques.
Neuf ans après le début d'une affaire qui divise les Comores, une nouvelle brochure publiée par l'association Liberté et Justice pour SAMBI relance le débat. Ce document, qui compile pièces officielles et rapports, dénonce ce qu'il qualifie d'instrumentalisation de la justice à l'encontre de l'ancien chef d'État, Ahmed Abdallah Sambi.
Dans ce reportage, nous revenons sur les points clés du dossier, les conditions de son arrestation, la nature contestée de sa condamnation par la Cour de sûreté de l'État, et l'impasse médicale actuelle alors que son état de santé se détériore. Alors que ses partisans dénoncent un acharnement politique, le pouvoir maintient sa position.
Entre enjeux politico-juridiques et urgence médicale , nous analysons les zones d'ombre de ce dossier qui continue de marquer durablement la nation comorienne.
Sambi mahututi : 9e année de prison entre urgence médicale et enjeux politico juridiques Neuf ans après le début d'une affaire qui divise les , une nouvelle brochure publiée par l'association Liberté et Justice pour relance le déba...
20/05/2026
MSWIBA MDZIRO: une comorienne et ses 3 enfants meurent en se jetant d’un immeuble de 13 étages à Toulon.
C’est un drame absolu qui secoue la communauté comorienne de France. À Toulon, dans le sud de la France, une mère et ses trois enfants ont perdu la vie ce mercredi matin après une chute tragique du 13ème étage d’un immeuble.
Selon les premiers éléments de l'enquête, les faits se sont déroulés dans le quartier de l'Escaillon. Les secours, dépêchés rapidement sur place, n'ont malheureusement rien pu faire pour sauver la mère et ses trois jeunes enfants.
Selon nos informations, la victime est une femme comorienne, originaire de la localité d'Inané, au sud de l’île de Ngazidja. C’est donc un drame qui touche de plein fouet, la communauté comorienne de Toulon.
Pour l'heure, les circonstances exactes de ce drame restent floues. Une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte par le parquet de Toulon pour déterminer les causes de cette chute mortelle. S'agit-il d'un geste désespéré ou d'un terrible accident ? La police et le procureur, présents sur les lieux, tentent de reconstituer le fil du drame.
Toute la rédaction d’ Al Comorya s'associe à la douleur de la famille et des proches, ainsi qu'à l'ensemble des habitants d'Inané face à cette perte immense. Nous suivrons de près l'évolution de l'enquête pour vous tenir informés.
Mswiba: Une comorienne et ses 3 enfants perdent la vie à Toulon Retour sur le fait divers survenu ce mercredi 20 mai à Toulon, en France, qui touche directement la diaspora comorienne. Une femme et ses trois enfants ont p...
20/05/2026
Nouvelle tension sociale aux Comores.
Ce mercredi 20 mai 2026, les élèves du lycée de Moroni ainsi que plusieurs élèves des écoles publiques sont descendus dans les rues de la capitale pour réclamer la reprise des cours.
Depuis le 17 avril, les enseignants du primaire et du secondaire observent une grève illimitée. En cause, la question de la nouvelle grille salariale réclamée depuis plusieurs années par les syndicats de l’éducation, qui dénoncent le maintien d’une grille datant de 1968 et le non-respect d’accords conclus avec le gouvernement.
Après les mouvements de contestation dans les secteurs de la santé et des hydrocarbures , cette crise de l’éducation vient accentuer le climat social tendu que traverse actuellement le pays.
https://youtu.be/8BeYhg2Sy-s?si=k61CMlpV4DNeDbwr
COMORES : les élèves manifestent à Moroni après plus d’un mois sans cours Nouvelle tension sociale aux Comores.Ce mercredi 20 mai 2026, les ...
18/05/2026
Comores : après une semaine de grève , le gouvernement recule et baisse les prix du carburant.
Le gouvernement recule après presque une semaine de crise sociale.
Tout commence le 9 mai, quand les autorités annoncent une forte hausse des prix des carburants : jusqu’à +46 % pour le gazole et +33 % pour l’essence. Le gouvernement explique que le pays ne peut plus absorber le coût des importations de pétrole.
Mais très vite, les transporteurs lancent une grève illimitée. Bus, taxis, commerces, écoles, une grande partie du pays se retrouve paralysée. Des barrages sont installés dans plusieurs villes et la tension monte rapidement.
Au fil des jours, des affrontements éclatent entre manifestants et forces de l’ordre. Des vidéos de violences policières circulent massivement sur les réseaux sociaux et choquent une partie de la population.
La situation dégénère surtout à Anjouan, où deux jeunes meurent lors de heurts avec les forces de sécurité dans la nuit du 15 au 16 mai.
Face au risque d’explosion générale, le gouvernement finit par céder. Samedi soir, il annonce la suspension de la hausse des carburants après des discussions avec les syndicats.
Résultat, la grève est levée ce lundi 18 mai et les transports reprennent progressivement dans l’archipel.
Cette crise révèle surtout la fragilité économique des Comores très dépendantes des importations de carburant, la gestion calamiteuse de la société comorienne des hydrocarbures SCH mais aussi la colère sociale grandissante face à la hausse du coût de la vie.
Comores : après une semaine de grève , le gouvernement recule et baisse les prix du carburant Comores : après une semaine de crise, le gouvernement recule face à la contestation sur les carburantsAprès plusieurs jours de paralysie, de tensions et d’af...
06/05/2026
Hausse des prix des hydrocarbures aux Comores : décision inévitable face à une crise mondiale ou symptôme d’un problème plus profond ?
Dans cette analyse, on décrypte le discours du Chef de l’Etat Azali Assoumani et surtout ce qu’il ne dit pas. Pourquoi les prix augmentent-ils systématiquement lorsque le baril grimpe, mais ne baissent jamais lorsqu’il recule ? Comment une société en situation de monopole comme la SCH peut-elle se retrouver en difficulté financière ? Et surtout, qui paie réellement la facture ?
Au-delà de la conjoncture internationale, cet editorial pose les vraies questions de gouvernance, de transparence et de politique économique. Il explore aussi une piste concrète, la mise en place d’une taxe flottante pour protéger les consommateurs et stabiliser les prix.
Carburant aux Comores : le grand mensonge des prix à la pompe Hausse des prix des hydrocarbures aux Comores : décision inévitable face à une crise mondiale… ou symptôme d’un problème plus profond ?Dans cette analyse, on...
22/12/2025
CAN 2025 | Maroc 2–0 Comores : une défaite logique et des questions légitimes côté comorien
Les Comores n’ont pas créé l’exploit, mais elles n’ont pas sombré non plus. Battus 2-0 par le Maroc lors du match d’ouverture de la 35e Coupe d’Afrique des nations 2025, les Coelacanthes ont longtemps résisté à l’ogre continental, avant de céder sur deux éclairs de génie individuels. Sous une pluie battante et dans un stade acquis à la cause des Lions de l’Atlas, la soirée laisse un sentiment partagé, de la fierté dans l’engagement, mais aussi des interrogations profondes sur les choix tactiques du sélectionneur Stefano Cusin.
Face à la première nation africaine au classement FIFA (11e mondiale), demi-finaliste de la Coupe du monde 2022, les Comores savaient à quoi s’attendre. Le plan était clair, bloc bas, densité défensive, solidarité maximale et espoir de piquer en transition rapide. De ce point de vue, la première période a été globalement maîtrisée. Le Maroc a dominé, mais sans réellement déséquilibrer une équipe comorienne disciplinée, portée par un Yannick Pandor exceptionnel dans les cages.
À la pause, le 0-0 était accueilli par le mécontentement du public marocain, preuve que les Coelacanthes avaient atteint leur premier objectif, frustrer le favori. Pandor, auteur de cinq arrêts dont un penalty, s’imposait déjà comme l’un des hommes forts de cette ouverture de CAN.
La seconde période a toutefois mis en lumière l’écart de niveau et de profondeur d’effectif. Au premier relâchement comorien, Brahim Díaz punissait sur un service précis de Mazraoui (55e). Un but libérateur pour le Maroc, qui trouvait enfin des espaces. Les Comores ont alors eu leur moment, une énorme occasion de Rafiki Saïd, consécutive à une incroyable erreur de concentration de Nayef Aguerd, mais Bounou sauvait les siens (59e). À 1-0, tout restait possible.
Mais face à ce type d’adversaire, la moindre occasion manquée se paie cash. Ayoub El Kaabi scellait le sort du match d’un ciseau retourné somptueux (75e). 2-0, score final, sans que le Maroc n’ait eu besoin de forcer outre mesure.
Malgré la défaite, Yannick Pandor sort grandi de cette rencontre. Le gardien comorien a marqué de son empreinte l’ouverture de la CAN. Sans lui, l’addition aurait pu être bien plus lourde. Sa prestation XXL confirme que les Comores disposent d’un dernier rempart capable de rivaliser avec les meilleurs.
C’est surtout sur le plan tactique que le match laisse un goût d’inachevé côté comorien. Le plan de jeu défensif n’a surpris personne, pas même les supporters, comme l’a rappelé l’ancien international Chaker Elhadhur : « On savait déjà que ça allait se passer comme ça. Bloc bas et Maroc qui essaie de contourner. »
Mais au-delà du système, ce sont les hommes choisis qui interrogent. Aligner une défense quasiment inédite dans un match d’ouverture face au Maroc était un pari extrêmement risqué. Kari Yaniss, première sélection en équipe À, première titularisation. Même si sa prestation est louable et qu’il n’a pas démérité, n’est-ce pas un risque inconsidéré dans un match aussi important, face à des joueurs de calibre mondial, d’aligner des défenseurs et dont la majorité a moins de 10 sélections à son actif, pendant que les joueurs d’expérience comme Said Bakary , Kassim Mdahoma, Yacine Bourhane, restaient sur le banc.
Pourtant le coach reconnaît lui-même qu’ils constituent le « canal historique » des Cœlacanthes. Idem pour l’attaque. L’un des meilleurs buteurs de la sélection Myziane Maolida était remplaçant. Le choix a été difficile à comprendre pour une grande partie des supporters.
Pourtant, pour rester objectif, il faut reconnaître que cette défense « inexpérimentée » n’a pas explosé, en première mi-temps, ce qui plaide en partie pour le sélectionneur Stefano Cusin. Mais elle a aussi eu du mal à ressortir proprement le ballon sous le pressing marocain, privant l’équipe de toute possibilité de souffler et d’installer des temps forts. Dans un match où l’on accepte de subir, l’expérience est souvent un facteur clé pour gérer les temps faibles.
L’erreur de Stefano Cusin et de refuser tirer les fruits du travail de ses prédécesseurs. Il souhaite reléguer aux oubliettes, les joueurs qui ont mûri sous le maillot vert, qui ont acquis l’expérience des grands rendez-vous.
De plus, il a la fâcheuse tendance de remettre aux calandres grecques, la nécessité de faire des bons résultats. Lors des qualifications pour le Mondial, il disait que son objectif était la CAN 2025 et non la Coupe du monde.
Maintenant au moment de faire ses preuves, il expliquait au micro de CSport Mag, il y a quelques jours que : « pour beaucoup de personnes, cette CAN représente un événement majeur, comme si le monde s’arrêtait avec cette CAN. Non, ce n’est pas du tout comme ça… mon travail consiste à préparer l’avenir. » C’est ce qu’on appelle une fuite en avant. Le technicien italien ne cesse de parler d’un futur hypothétique, quitte à sacrifier le présent. Cette mentalité nous a fait passer à côté d’une qualification en Coupe du monde, alors que le rêve était à portée de main et que des petites nations comme le Cap-Vert et Curaçao l’ont fait.
Mais tout n’est pas perdu. Comme l’a rappelé Youssouf M’Changama au micro de beIN Sports, l’objectif reste clair : « Sortir des poules et aller en huitièmes de finale. On est une petite nation, mais on veut voir grand. »
Car soit lucide, la qualification des Comores ne se jouait pas contre le Maroc, hier soir, mais lors des prochaines rencontres face à la Zambie et au Mali. Ce premier match doit servir de base, mais aussi d’alerte. Stefano Cusin devra sans doute ajuster ses choix, trouver un meilleur équilibre entre prudence tactique et audace, entre jeunesse et expérience, sur chaque ligne.
La défaite est logique. Le contenu, respectable. Les questions, légitimes. À présent, place aux réponses sur le terrain. On ne veut plus d’excuses mais des résultats. On y croit plus que jamais. C’est tout un archipel pour qui, la sélection nationale est devenue l’opium du peuple, un des rares motifs de satisfaction et de fierté nationale. Very piya.
20/12/2025
CAN 2025 – le sélectionneur du Maroc prévient : « Il faut respecter les , ce ne sera pas un match facile »
À la veille du match d’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, qui opposera le Maroc, pays hôte, aux Comores, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, a tenu à rappeler la valeur de l’adversaire comorien lors de la conférence de presse d’avant-match.
Lucide et mesuré, le technicien marocain a insisté sur la nécessité pour son équipe de rester fidèle à son identité, tout en se préparant à une opposition engagée :
« Nous allons jouer notre jeu, avec notre personnalité. En face, il y aura aussi une équipe motivée » a-t-il déclaré, appelant à la vigilance.
Walid Regragui a surtout mis en garde contre tout excès de confiance, soulignant que la présence des Comores à cette CAN n’est en rien le fruit du hasard. Les Cœlacanthes se sont en effet illustrés lors des éliminatoires, terminant en tête de leur groupe devant la Tunisie, une performance qui force le respect.
« Il faut respecter les Comores. Ils ont fini premiers de leur groupe de qualifications pour la Coupe d’Afrique, devant la Tunisie. Cela montre que si l’on pense que ce sera un match facile, ce ne le sera pas » a-t-il averti.
Le sélectionneur marocain a conclu en évoquant son attachement personnel aux Comoriens et aux valeurs de combativité de leurs joueurs :
« Si j’étais comorien, et j’ai beaucoup d’amis comoriens, je connais leurs valeurs. Ils vont se battre jusqu’à la dernière minute. Il faudra donc les respecter et aller chercher les trois points, comme nous avons su le faire ces deux dernières années. »
Un message clair, pour bien entrer dans “sa” CAN, le Maroc devra faire preuve de sérieux face à une sélection comorienne annoncée combative et sans complexe.
11/12/2025
Mort d’Akibarou Issoufa en détention : retour sur une affaire qui secoue les Comores
La mort en détention d’Akibarou Issoufa, 33 ans, père de quatre enfants et originaire de Mohéli, provoque une vive émotion dans le pays. Cet homme, emprisonné depuis mai 2025, avait adressé plusieurs appels à l’aide aux autorités, dont une longue lettre ouverte au président Azali Assoumani, le 28 octobre 2025, dans laquelle il décrivait son arrestation, les pressions dont il se disait victime, et des irrégularités judiciaires majeures. Son décès remet aujourd’hui sur la table une série de questions fondamentales concernant les conditions d’incarcération des détenus, l’indépendance de la justice et les responsabilités institutionnelles.
D’après la lettre d’ Akibarou Issoufa, l’affaire trouve son origine en Égypte, où il avait travaillé douze ans dans le télémarketing. Il y fait la connaissance d’une collègue, Asma Khaled Mohamed, avec laquelle il entretient une relation professionnelle devenue intime.
Selon son récit, la jeune femme contracte en Égypte, en son nom, un prêt d’environ 7 millions de francs comoriens, destiné à un projet d’import-export. Akibarou affirme avoir rempli ses obligations financières et mis fin à leur relation avant son retour aux Comores. Mais un conflit éclate lorsqu’il entame une nouvelle relation sentimentale avec celle qui deviendra sa fiancée.
La plaignante aurait alors déposé une plainte contre lui aux Comores et tenté de faire pression sur lui, notamment par des menaces et un épisode violent où elle aurait tenté de le blesser avec un couteau.
Akibarou Issoufa affirmait avoir été arrêté le 3 mai 2025, à Mohéli dans la nuit, sans mandat, par deux gendarmes en civil. Il a été transféré de nuit vers Anjouan, le 6 mai, dans une embarcation de pêche qu’il disait louée par la plaignante elle-même. Il aurait été retenu sans présentation devant un juge compétent.
Dans sa lettre, il expliquait que le dossier était déjà en cours devant le tribunal de Fomboni, Moheli, juridiction compétente selon son lieu de résidence, mais qu’il avait été déplacé à Mutsamudu « où certains pouvaient exercer plus facilement leur influence ».
Le juge d’instruction avait également saisi ses appareils électroniques (téléphones, ordinateur) et les aurait remis directement à la plaignante, ce qui constitue, si cela est avéré, une grave violation du principe de neutralité de la procédure et de la protection de la vie privée.
Le regretté avait alerté le ministère de la Justice, le directeur des Affaires judiciaires, la procureure générale de Mutsamudu, le Service d’Écoute de Mutsamudu, et la Direction régionale des droits de l’homme. Selon lui, toutes ces institutions avaient reconnu des anomalies mais se seraient heurtées à des « pressions politiques et craintes de représailles ».
Sa fiancée, Oussenii Rifda Aqwa, affirmait elle aussi avoir subi des mesures coercitives, dont une garde à vue assortie de pressions pour l’empêcher d’entrer en contact avec lui.
Dans sa lettre ouverte, Akibarou Issoufa demandait, la révision de sa détention au regard d’irrégularités qu’il dénonçait. La protection et la sécurisation des données contenues dans ses appareils saisis. L’ouverture d’une enquête indépendante sur les pressions alléguées. Le respect de ses droits fondamentaux en prison. Il concluait en disant garder « foi en la justice du pays » mais craindre pour sa vie et sa dignité. Quelques semaines plus t**d, il est décédé en détention, déclenchant une vague d’indignation parmi sa famille et une partie de la société comorienne.
La mort d’Akibarou Issoufa soulève plusieurs responsabilités institutionnelles et manquements potentiels. Notamment la Responsabilité de l’administration pénitentiaire, car les conditions de détention ont contribué de façon direct ou indirecte à sa mort en aggravant sa santé fragile.
La Responsabilité de la chaîne judiciaire est aussi engagée, car l’affaire dévoilé des violations graves de procédure et une potentielle privation arbitraire de liberté.
La plaignante, Mme Asma Khaled Mohamed, est au cœur du litige. Elle aurait quitté le pays quelques jours avant la mort du détenu. Les accusations d’ingérence, si elles sont avérées, pourraient engager la responsabilité de certaines personnalités ou intermédiaires.
Étant donné que les appels d’Akibarou ont été adressés à plusieurs autorités, y compris au chef de l’État, il existe une question légitime: Pourquoi aucune mesure n’a-t-elle été prise pour vérifier la légalité de sa détention ?
La mort d’Akibarou Issoufa transforme ce dossier individuel en affaire nationale, car elle pose des enjeux fondamentaux, comme l’indépendance de la justice, la protection des détenus, les risques d’ingérences dans les procédures judiciaires et les Carences de l’État de droit dans un pays où une grosse enveloppe « Bahasha » donné à la bonne personne, suffit à jeter derrière les barreaux n’importe quel citoyen.
Plusieurs de ses proches demandent aujourd’hui, une enquête indépendante, la publication des conclusions médicales, l’arrestation et des sanctions contre les auteurs de ces violations avérées.
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