Les Editions Marginales

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Les Editions Marginales est une maison d'Edition basée à Miami et reconnue par l'Etat de la Floride

Nous publions des livres que les autres éditeurs refusent, non pas parce qu'ils sont mauvais mais parce qu'ils sont marginalisés. We publish books that other publishers refuse, not because they are bad but because they are marginalized.

“La nuit à ma fenêtre s’arrête un moment; elle retient son souffle juste quelques secondes avant l’explosion du premier jet de couleurs. Je me penche vers le ciel, le regard assoiffé. C’est à chaque fois le même enchantement, une émotion nue qui naît dans le silence rompu. Pendant une minute d’éternité, un homme continue de défier les ombres avec des giclées rondes et lumineuses d’or, de vert, de bleu, de rouge qui explosent, montent au plus profond de l’obscurité et retombent lentement, traînées d’étoiles s’éteignant une à une. Il lance ses obus de joie multicolore pour chanter les yeux bridés d’une femme perdue dans la foule, célébrer les amours nomades et les mains qui se tendent vers d’autres mains.”
-Kettly Mars, “Je ne te trouverai pas deux fois dans ce même corps” (2026)

Je viens de finir le tout dernier roman de Kettly Mars et je dois dire que la fin (reproduite ici) est magistrale, et surtout poétique. En fait, tout le livre est poétique. Kettly est, dans sa biographie, toujours présentée d’abord comme poète. C’est une poète qui écrit des romans. Elle avait d’ailleurs commencé sa carrière d’écrivain comme tel avec le recueil “Feu de miel” (1997). Puis, en 2011, “Feulements et sanglots”. Je n’ai jamais lu les poèmes de Kettly Mars, mais j’ai lu sa poésie à travers ses romans comme son tout dernier “Je ne te trouverai pas deux fois dans ce même corps” (2026). Je considère cet ouvrage comme le plus poétique de son œuvre romanesque. Pas parce qu’elle n’y fait que de la poésie. Elle y raconte bien une histoire, ou plutôt des histoires qui s’entremêlent, s’entrechoquent, se lient et se délient. Des histoires sociales, comme celle des manifestations pour réclamer des comptes sur les fonds PetroCaribe avec le fameux slogan « Kote kòb PetroCaribe a ». Le pays lock. Des histoires comme celle de cette femme entre deux amours dans un Port-au-Prince alambiqué où aimer est un grand risque. De temps à autre, parmi ces histoires, la poésie se glisse subrepticement comme un cadeau. Des phrases si sublimes qu’il faut les lire plusieurs fois, non pour les comprendre, mais pour en j***r à satiété. Merci de ce moment, @kettlymars 
-Jonel Juste, poète
#Haitilitteraire 10/04/2026

Je viens de finir le tout dernier roman de Kettly Mars et je dois dire que la fin (reproduite ci-dessous) est magistrale, et surtout poétique. En fait, tout le livre est poétique. Kettly est, dans sa biographie, toujours présentée d’abord comme poète. C’est une poète qui écrit des romans. Elle avait d’ailleurs commencé sa carrière d’écrivain comme tel avec le recueil “Feu de miel” (1997). Puis, en 2011, “Feulements et sanglots”. Je n’ai jamais lu les poèmes de Kettly Mars, mais j’ai lu sa poésie à travers ses romans comme son tout dernier “Je ne te trouverai pas deux fois dans ce même corps” (2026). Je considère cet ouvrage comme le plus poétique de son œuvre romanesque. Pas parce qu’elle n’y fait que de la poésie. Elle y raconte bien une histoire, ou plutôt des histoires qui s’entremêlent, s’entrechoquent, se lient et se délient. Des histoires sociales, comme celle des manifestations pour réclamer des comptes sur les fonds PetroCaribe avec le fameux slogan « Kote kòb PetroCaribe a ». Le pays lock. Des histoires comme celle de cette femme entre deux amours dans un Port-au-Prince alambiqué où aimer est un grand risque. De temps à autre, parmi ces histoires, la poésie se glisse subrepticement comme un cadeau. Des phrases si sublimes qu’il faut les lire plusieurs fois, non pour les comprendre, mais pour en j***r à satiété. L’auteure rend par ailleurs hommage à plusieurs poètes comme Castera ou Davertige, dont elle reprend quelques vers. Le poète que je suis remercie Kettly Mars pour ce précieux moment en sa compagnie.
-Jonel Juste, poète

“La nuit à ma fenêtre s’arrête un moment; elle retient son souffle juste quelques secondes avant l’explosion du premier jet de couleurs. Je me penche vers le ciel, le regard assoiffé. C’est à chaque fois le même enchantement, une émotion nue qui naît dans le silence rompu. Pendant une minute d’éternité, un homme continue de défier les ombres avec des giclées rondes et lumineuses d’or, de vert, de bleu, de rouge qui explosent, montent au plus profond de l’obscurité et retombent lentement, traînées d’étoiles s’éteignant une à une. Il lance ses obus de joie multicolore pour chanter les yeux bridés d’une femme perdue dans la foule, célébrer les amours nomades et les mains qui se tendent vers d’autres mains.”
-Kettly Mars, “Je ne te trouverai pas deux fois dans ce même corps” (2026)

https://www.instagram.com/reel/DW9vftsEbHg/?igsh=MXQ0ZzlyaGRnb3lrNw==

“La nuit à ma fenêtre s’arrête un moment; elle retient son souffle juste quelques secondes avant l’explosion du premier jet de couleurs. Je me penche vers le ciel, le regard assoiffé. C’est à chaque fois le même enchantement, une émotion nue qui naît dans le silence rompu. Pendant une minute d’éternité, un homme continue de défier les ombres avec des giclées rondes et lumineuses d’or, de vert, de bleu, de rouge qui explosent, montent au plus profond de l’obscurité et retombent lentement, traînées d’étoiles s’éteignant une à une. Il lance ses obus de joie multicolore pour chanter les yeux bridés d’une femme perdue dans la foule, célébrer les amours nomades et les mains qui se tendent vers d’autres mains.” -Kettly Mars, “Je ne te trouverai pas deux fois dans ce même corps” (2026) Je viens de finir le tout dernier roman de Kettly Mars et je dois dire que la fin (reproduite ici) est magistrale, et surtout poétique. En fait, tout le livre est poétique. Kettly est, dans sa biographie, toujours présentée d’abord comme poète. C’est une poète qui écrit des romans. Elle avait d’ailleurs commencé sa carrière d’écrivain comme tel avec le recueil “Feu de miel” (1997). Puis, en 2011, “Feulements et sanglots”. Je n’ai jamais lu les poèmes de Kettly Mars, mais j’ai lu sa poésie à travers ses romans comme son tout dernier “Je ne te trouverai pas deux fois dans ce même corps” (2026). Je considère cet ouvrage comme le plus poétique de son œuvre romanesque. Pas parce qu’elle n’y fait que de la poésie. Elle y raconte bien une histoire, ou plutôt des histoires qui s’entremêlent, s’entrechoquent, se lient et se délient. Des histoires sociales, comme celle des manifestations pour réclamer des comptes sur les fonds PetroCaribe avec le fameux slogan « Kote kòb PetroCaribe a ». Le pays lock. Des histoires comme celle de cette femme entre deux amours dans un Port-au-Prince alambiqué où aimer est un grand risque. De temps à autre, parmi ces histoires, la poésie se glisse subrepticement comme un cadeau. Des phrases si sublimes qu’il faut les lire plusieurs fois, non pour les comprendre, mais pour en j***r à satiété. Merci de ce moment, @kettlymars -Jonel Juste, poète #Haitilitteraire

02/04/2026

“Tout Syèl la Klere” voye nou jis nan ane 2050. Li dekri yon monn revolisyon wobotik ak entèlijans atifisyèl fin transfòme, sa ki gen kòm konsekans gwo chomaj ak plis inegalite ekonomik ak sosyal nan peyi devlope tankou Etazini. Van an vire, Ayiti li menm vin tounen yon peyi opòtinite ki atire imigran.
https://lenational.org/post_article.php?cul=3166

Natacha Vénus ou l’art de transformer les chutes en renaissance 26/02/2026

Avec « L’héritage d’un pépin : Autofiction d’une chute presque-maîtrisée », Natacha Vénus signe un récit intime et universel sur ces moments où l’existence déraille sans prévenir. À travers Nina, alter ego à la fois lucide, maladroite et profondément humaine, l’auteure explore les petits chaos du quotidien, les illusions qui se fissurent et les reconstructions discrètes qui suivent les mauvaises passes.
https://lenational.org/post_article.php?cul=3085&fbclid=IwY2xjawQNW7ZleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEerRrtIO-xZfruHT9pEVlhDoONarxzyAcysqr-D5Cb1zkHk_i9H4Mxtl3SADw_aem_OHL6SRMaaWh4CZLu8V22lw

Natacha Vénus ou l’art de transformer les chutes en renaissance Natacha Vénus ou l’art de transformer les chutes en renaissance

Voilà la nuit.
Je me tenais tout contre toi aux marges de la ville en attendant que quelqu’un donne visibilité à nos désirs.
Mais les regards sont lointains et ils n’ont pas de failles. Ils nous diluent sans hésitations. Ils nous demandent nos papiers.
Voilà la nuit
Notre souffle pourtant nous est mutuellement respirable
Nos corps ont matière à discussion
à larmes
à remembrance
Juste le moment de cette mort,
et nous pourrons y aller.
-Stéphane Martelly (extrait de La Boîte noire, suivi de Départs). Lu par l’auteure.

Née à Port au Prince en Haïti et établie à Montréal depuis 2002, @stephanemartelly est écrivaine et poète, ainsi que peintre, traductrice et chercheuse. Son travail se caractérise par une démarche transdisciplinaire qui articule création littéraire, réflexion critique et arts visuels.

Professeure au Département des arts, langues et littératures de l’Université de Sherbrooke, ses recherches portent principalement sur la littérature haïtienne contemporaine, les marginalités, la mémoire et les limites de l’interprétation. 

Critique littéraire, elle a consacré en 2001 un essai à l’œuvre du poète haïtien Magloire Saint-Aude, intitulé « Le Sujet opaque, une lecture de l’œuvre poétique de Magloire Saint-Aude ». Elle est également l’auteure de « Les jeux du dissemblable; folie, marge et féminin en littérature haïtienne contemporaine », publié en 2016.

Stéphane Martelly dirige la collection « Martiales » aux éditions du Remue-ménage, dédiée aux voix émergentes des écrivaines noires. 

Son œuvre littéraire couvre la poésie, la fiction, le livre d’artiste et l’essai. Parmi ses publications figurent « Couleur de rue » (1999), « L’Homme aux cheveux de fougère / Nèg-fèy » (2002), « La Boîte noire suivi de Départs » (2004), « Folie passée à la chaux vive » (2010), « La Maman qui s’absentait » ( 2011) qui a reçu le Prix Michel-Tournier Jeunesse, et « Inventaires »(2016). En 2023, elle a traduit en français Équateur magnétique de Kaie Kellough. En 2025, elle publie « Mourir est beau », son tout dernier recueil de poèmes. 

#haitilitteraire #poésie #stephanemartelly #Haiti #Canada #montréal #portauprince #littérature #laboitenoire #mourirestbeau 17/01/2026

Née à Port au Prince en Haïti et établie à Montréal depuis 2002, Stéphane Martelly est écrivaine et poète, ainsi que peintre, traductrice et chercheuse. Son travail se caractérise par une démarche transdisciplinaire qui articule création littéraire, réflexion critique et arts visuels.

Professeure au Département des arts, langues et littératures de l’Université de Sherbrooke, ses recherches portent principalement sur la littérature haïtienne contemporaine, les marginalités, la mémoire et les limites de l’interprétation.

Critique littéraire, elle a consacré en 2001 un essai à l’œuvre du poète haïtien Magloire Saint-Aude, intitulé « Le Sujet opaque, une lecture de l’œuvre poétique de Magloire Saint-Aude ». Elle est également l’auteure de « Les jeux du dissemblable; folie, marge et féminin en littérature haïtienne contemporaine », publié en 2016.

Stéphane Martelly dirige la collection « Martiales » aux éditions du Remue-ménage, dédiée aux voix émergentes des écrivaines noires.

Son œuvre littéraire couvre la poésie, la fiction, le livre d’artiste et l’essai. Parmi ses publications figurent « Couleur de rue » (1999), « L’Homme aux cheveux de fougère / Nèg-fèy » (2002), « La Boîte noire suivi de Départs » (2004), « Folie passée à la chaux vive » (2010), « La Maman qui s’absentait » ( 2011) qui a reçu le Prix Michel-Tournier Jeunesse, et « Inventaires »(2016). En 2023, elle a traduit en français Équateur magnétique de Kaie Kellough. En 2025, elle publie « Mourir est beau », son tout dernier recueil de poèmes.

https://www.instagram.com/reel/DTlzRP3EfjV/?igsh=MWhjbHNyeXB6ZWpyZg==

Voilà la nuit. Je me tenais tout contre toi aux marges de la ville en attendant que quelqu’un donne visibilité à nos désirs. Mais les regards sont lointains et ils n’ont pas de failles. Ils nous diluent sans hésitations. Ils nous demandent nos papiers. Voilà la nuit Notre souffle pourtant nous est mutuellement respirable Nos corps ont matière à discussion à larmes à remembrance Juste le moment de cette mort, et nous pourrons y aller. -Stéphane Martelly (extrait de La Boîte noire, suivi de Départs). Lu par l’auteure. Née à Port au Prince en Haïti et établie à Montréal depuis 2002, @stephanemartelly est écrivaine et poète, ainsi que peintre, traductrice et chercheuse. Son travail se caractérise par une démarche transdisciplinaire qui articule création littéraire, réflexion critique et arts visuels. Professeure au Département des arts, langues et littératures de l’Université de Sherbrooke, ses recherches portent principalement sur la littérature haïtienne contemporaine, les marginalités, la mémoire et les limites de l’interprétation. Critique littéraire, elle a consacré en 2001 un essai à l’œuvre du poète haïtien Magloire Saint-Aude, intitulé « Le Sujet opaque, une lecture de l’œuvre poétique de Magloire Saint-Aude ». Elle est également l’auteure de « Les jeux du dissemblable; folie, marge et féminin en littérature haïtienne contemporaine », publié en 2016. Stéphane Martelly dirige la collection « Martiales » aux éditions du Remue-ménage, dédiée aux voix émergentes des écrivaines noires. Son œuvre littéraire couvre la poésie, la fiction, le livre d’artiste et l’essai. Parmi ses publications figurent « Couleur de rue » (1999), « L’Homme aux cheveux de fougère / Nèg-fèy » (2002), « La Boîte noire suivi de Départs » (2004), « Folie passée à la chaux vive » (2010), « La Maman qui s’absentait » ( 2011) qui a reçu le Prix Michel-Tournier Jeunesse, et « Inventaires »(2016). En 2023, elle a traduit en français Équateur magnétique de Kaie Kellough. En 2025, elle publie « Mourir est beau », son tout dernier recueil de poèmes. #haitilitteraire #poésie #stephanemartelly #Haiti #Canada #montréal #portauprince #littérature #laboitenoire #mourirestbeau

17/01/2026

Suivez sur Instagram Haïti Littéraire, une plateforme visant à promouvoir la littéraire haïtienne sur les réseaux sociaux. Créée en hommage au groupe Haïti Littéraire. Lien: https://www.instagram.com/haitilitteraire?igsh=MWZiYm14MXgzYjJhaQ==

17/01/2026
16/01/2026

Minute poésie

URGENCE DE LA POÉSIE
J’aurais pu vous parler des splendeurs des matins
arraisonner le ciel mettre l’aube en bouteille
agencer à ma guise un nuage en château fort
créer un temps de fête où flamboient des baisers
D’un seul battement de coeur j’aurais pu vous porter à ne plus concevoir
la vie dans ses vérités propres
à manger les fruits d’or d’une saison céleste
inventer une mer où tremblent à l’infini des feux inexprimables
J’aurais pu par ma voix étoiler des nuits pâles
entretenir le vin des délices aveugles
bâtir un pays rose où des femmes de gemme lissent leur chevelure
à l’encens de la lune
J’ai tout un atelier où des ornements sont rangés pour un cortège fabuleux
avec l’écho des cymbales le jour brûlant des pierreries la turbulence des couleurs
et des peuples pleins de foi qui roulent comme des vagues aux fêtes d’eau
Si j’appelle mes mots à vous rouer de vertiges ils viendront par brassées,
comédiens fabuleux d’un théâtre féerique,
changer les fleurs de la passion en paupières d’anges soûles
et jouer de la flûte à des soleils décapités
Mais mon rêve se glace comme un caillot de sang
Car quiconque dans la nuit pleure sur la ville et sur son coeur
saigne en moi
Quiconque n’a pas de feu pour grandir son amour
le protéger contre l’oubli contre la mort
s’éteint en moi
Quiconque attend vainement quelqu’un pour aimer ou pour lutter
et sans sourciller remonte sa montre
espère en moi
Alors
sans à-peu-près et sans ambages
cassant l’aile au lyrisme des natures mortes et des vertiges
je proclame l’urgence de la poésie comme témoin à charge
dans ce procès permanent des hommes
contre l’Homme…
-René Philoctète

René Philoctète est co-fondateur du mouvement Spiralisme avec Jean-Claude Fignolé et Frankétienne. Membre fondateur du mouvement Haïti Littéraire du début des années 1960 avec Anthony Phelps, Roland Morisseau, Serge Legagneur, Davertige et Auguste Ténor, Philoctète fait de la poésie un espace de combat, d’amour et de solidarité. (Ile en Ile)

#Haitilittéraire #Haïti #littérature #Philoctete #RenePhiloctete #haitilittérature #haitilivre #roman #essai #poésie #poème #nouvelle #pwezi #haitipoésie #bookstagram #livragram #poète #Montréal #Canada #Portauprince #écrivain 01/12/2025

URGENCE DE LA POÉSIE
J’aurais pu vous parler des splendeurs des matins
arraisonner le ciel mettre l’aube en bouteille
agencer à ma guise un nuage en château fort
créer un temps de fête où flamboient des baisers
D’un seul battement de coeur j’aurais pu vous porter à ne plus concevoir
la vie dans ses vérités propres
à manger les fruits d’or d’une saison céleste
inventer une mer où tremblent à l’infini des feux inexprimables
J’aurais pu par ma voix étoiler des nuits pâles
entretenir le vin des délices aveugles
bâtir un pays rose où des femmes de gemme lissent leur chevelure
à l’encens de la lune
J’ai tout un atelier où des ornements sont rangés pour un cortège fabuleux
avec l’écho des cymbales le jour brûlant des pierreries la turbulence des couleurs
et des peuples pleins de foi qui roulent comme des vagues aux fêtes d’eau
Si j’appelle mes mots à vous rouer de vertiges ils viendront par brassées,
comédiens fabuleux d’un théâtre féerique,
changer les fleurs de la passion en paupières d’anges soûles
et jouer de la flûte à des soleils décapités
Mais mon rêve se glace comme un caillot de sang
Car quiconque dans la nuit pleure sur la ville et sur son coeur
saigne en moi
Quiconque n’a pas de feu pour grandir son amour
le protéger contre l’oubli contre la mort
s’éteint en moi
Quiconque attend vainement quelqu’un pour aimer ou pour lutter
et sans sourciller remonte sa montre
espère en moi
Alors
sans à-peu-près et sans ambages
cassant l’aile au lyrisme des natures mortes et des vertiges
je proclame l’urgence de la poésie comme témoin à charge
dans ce procès permanent des hommes
contre l’Homme…
-René Philoctète

René Philoctète est co-fondateur du mouvement Spiralisme avec Jean-Claude Fignolé et Frankétienne. Membre fondateur du mouvement Haïti Littéraire du début des années 1960 avec Anthony Phelps, Roland Morisseau, Serge Legagneur, Davertige et Auguste Ténor, Philoctète fait de la poésie un espace de combat, d’amour et de solidarité. (Ile en Ile)


https://www.instagram.com/reel/DRDn3X1kdBt/?igsh=bGJ4OW51eHUwODdt

URGENCE DE LA POÉSIE J’aurais pu vous parler des splendeurs des matins arraisonner le ciel mettre l’aube en bouteille agencer à ma guise un nuage en château fort créer un temps de fête où flamboient des baisers D’un seul battement de coeur j’aurais pu vous porter à ne plus concevoir la vie dans ses vérités propres à manger les fruits d’or d’une saison céleste inventer une mer où tremblent à l’infini des feux inexprimables J’aurais pu par ma voix étoiler des nuits pâles entretenir le vin des délices aveugles bâtir un pays rose où des femmes de gemme lissent leur chevelure à l’encens de la lune J’ai tout un atelier où des ornements sont rangés pour un cortège fabuleux avec l’écho des cymbales le jour brûlant des pierreries la turbulence des couleurs et des peuples pleins de foi qui roulent comme des vagues aux fêtes d’eau Si j’appelle mes mots à vous rouer de vertiges ils viendront par brassées, comédiens fabuleux d’un théâtre féerique, changer les fleurs de la passion en paupières d’anges soûles et jouer de la flûte à des soleils décapités Mais mon rêve se glace comme un caillot de sang Car quiconque dans la nuit pleure sur la ville et sur son coeur saigne en moi Quiconque n’a pas de feu pour grandir son amour le protéger contre l’oubli contre la mort s’éteint en moi Quiconque attend vainement quelqu’un pour aimer ou pour lutter et sans sourciller remonte sa montre espère en moi Alors sans à-peu-près et sans ambages cassant l’aile au lyrisme des natures mortes et des vertiges je proclame l’urgence de la poésie comme témoin à charge dans ce procès permanent des hommes contre l’Homme… -René Philoctète René Philoctète est co-fondateur du mouvement Spiralisme avec Jean-Claude Fignolé et Frankétienne. Membre fondateur du mouvement Haïti Littéraire du début des années 1960 avec Anthony Phelps, Roland Morisseau, Serge Legagneur, Davertige et Auguste Ténor, Philoctète fait de la poésie un espace de combat, d’amour et de solidarité. (Ile en Ile) #Haitilittéraire #Haïti #littérature #Philoctete #RenePhiloctete #haitilittérature #haitilivre #roman #essai #poésie #poème #nouvelle #pwezi #haitipoésie #bookstagram #livragram #poète #Montréal #Canada #Portauprince #écrivain

19/11/2025

Version longue de la chanson Soley Soley.
Texte: Jonel Juste

NOU TE PALE 07/11/2025

Yon dènye omaj pou Schultz nan jounal Le National

NOU TE PALE NOU TE PALE

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