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JEM INFOS est un espace d'informations dédié au secteur minier, environnemental ainsi que les grands enjeux RSE liés à l'exploitation du Simandou 2040.

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Le scandale Bre-X : la fr@ude aurifère qui a changé les règles du secteur minier

Par Abdoul Gadiri WAGUE

Michael de Guzman est un géologue minier de nationalité philippine. Devenu géologue en chef de Bre-X Minerals Ltd., une société minière canadienne appartenant à David Walsh, il était responsabledu projet aurifère de Busang, en Indonésie.
Ce poste lui permettait de superviser les forages et l’évaluation des échantillons géologiques sur l’île de Bornéo, à Busang.

Michael de Guzman est présenté comme le principal responsable technique derrière les importantes estimations des réserves d’or de Bre-X. Son expertise et ses analyses influencent fortement la valorisation boursière de la société dans les années 1990.
Cependant, les échantillons qu’il valide sont falsifiés par une technique consistant à ajouter de l’or aux prélèvements afin de surestimer les réserves annoncées. Cette manœuvre non conforme contribue à la montée spectaculaire des actions de Bre-X et suscite un engouement mondial autour du projet.

Mais en 1997, après une contre-expertise indépendante menée par Freeport-McMoRan (une grande entreprise américaine spécialisée dans l’exploitation de l’or, du cuivre et du molybdène ) la fraude éclate au grand jour.
Quelques mois plus t**d, Michael de Guzman meurt en juillet 1997 après une chute d’hélicoptère au-dessus de la forêt indonésienne. Les circonstances exactes de sa mort demeurent floues et continuent d’alimenter les spéculations. Cette disparition tragique précède l’effondrement boursier de Bre-X et la révélation complète de l’une des plus grandes fr@udes minières de l’histoire.

Aujourd’hui, son nom reste associé à un sc@ndale qui a profondément marqué l’industrie minière mondiale. L’affaire Bre-X a servi de leçon aux acteurs du secteur minier. Elle a conduit au renforcement des contrôles indépendants, des audits rigoureux et d’une plus grande transparence dans les projets miniers.
Parmi les principales réformes issues de cette affaire figurent notamment les codes :
NI 43-101 ;
JORC Code ;
SAMREC Code.
Michael de Guzman demeure ainsi un symbole des dérįves possibles dans l’évaluation des ressources minières et de l’importance des normes de gouvernance dans le secteur extractif.

19/05/2026

Le scandale Bre-X : la fr@ude aurifère qui a changé les règles du secteur minier

Par Abdoul Gadiri WAGUE

Michael de Guzman est un géologue minier de nationalité philippine. Devenu géologue en chef de Bre-X Minerals Ltd., une société minière canadienne appartenant à David Walsh, il était responsabledu projet aurifère de Busang, en Indonésie.
Ce poste lui permettait de superviser les forages et l’évaluation des échantillons géologiques sur l’île de Bornéo, à Busang.

Michael de Guzman est présenté comme le principal responsable technique derrière les importantes estimations des réserves d’or de Bre-X. Son expertise et ses analyses influencent fortement la valorisation boursière de la société dans les années 1990.
Cependant, les échantillons qu’il valide sont falsifiés par une technique consistant à ajouter de l’or aux prélèvements afin de surestimer les réserves annoncées. Cette manœuvre non conforme contribue à la montée spectaculaire des actions de Bre-X et suscite un engouement mondial autour du projet.

Mais en 1997, après une contre-expertise indépendante menée par Freeport-McMoRan (une grande entreprise américaine spécialisée dans l’exploitation de l’or, du cuivre et du molybdène ) la fraude éclate au grand jour.
Quelques mois plus t**d, Michael de Guzman meurt en juillet 1997 après une chute d’hélicoptère au-dessus de la forêt indonésienne. Les circonstances exactes de sa mort demeurent floues et continuent d’alimenter les spéculations. Cette disparition tragique précède l’effondrement boursier de Bre-X et la révélation complète de l’une des plus grandes fr@udes minières de l’histoire.

Aujourd’hui, son nom reste associé à un sc@ndale qui a profondément marqué l’industrie minière mondiale. L’affaire Bre-X a servi de leçon aux acteurs du secteur minier. Elle a conduit au renforcement des contrôles indépendants, des audits rigoureux et d’une plus grande transparence dans les projets miniers.
Parmi les principales réformes issues de cette affaire figurent notamment les codes :
NI 43-101 ;
JORC Code ;
SAMREC Code.
Michael de Guzman demeure ainsi un symbole des dérįves possibles dans l’évaluation des ressources minières et de l’importance des normes de gouvernance dans le secteur extractif.

16/05/2026

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11/05/2026

La Guinée doit sortir de la logique extractive pour entrer dans la logique de transformation

Par Abdoul Gadiri Wagué

Plus d’un demi-siècle d’exportation des minerais, le « scandale géologique » a du mal à faire face à son développement. Chaque jour, les forêts sont dévastées, les cours d’eau sont remplis de déchets miniers et les trains transportent nos ressources brutes vers l’Asie à des prix dérisoires. Tout cela se fait sans impacts majeurs sur l’économie guinéenne.
Nos sols et sous-sols sont laissés dans un état préoccupant avec son cortège de malheurs : chômage des jeunes, faible industrialisation, dépendance aux exportations, pauvreté persistante dans les zones minières…
Selon un rapport d’Afrobarometer publié en décembre 2024, « 55 % des habitants des préfectures minières vivent une forte pauvreté vécue ». Ce paradoxe, selon lequel la Guinée est immensément riche en sous-sol mais dépourvue de capacités de transformation locale des minerais bruts, doit amener nos dirigeants à changer de paradigme afin que les ressources profitent à tous les Guinéens de manière inclusive.

Face à cette situation, les autorités administratives et minières doivent sortir de cette politique extractiviste pour mettre en place des stratégies capables de permettre la transformation locale des minerais.
La Guinée doit miser sur l’industrialisation de la bauxite en alumine, en aluminium et en d’autres produits dérivés, au lieu de privilégier les exportations massives sans réelle valeur ajoutée.

La République de Guinée doit prendre comme référence comparative le Botswana, qui a su transformer son partenariat diamantifère avec De Beers autour de la transformation locale basée sur :
le tri ;
le commerce ;
la taille des diamants.

Le modèle extractif, qui consiste à exporter des matières premières brutes, crée peu d’emplois qualifiés et produit des effets limités sur l’économie locale. Cette pratique montre aujourd’hui ses limites. Il revient donc à l’État, à travers les départements impliqués notamment les ministères des Mines et de la Géologie, de l’Environnement et du Développement durable, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, ainsi que de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de s’aligner sur des modèles fondés sur la transformation locale des ressources minérales.

Après plusieurs années d’exploitation et d’exportation des minerais avec des résultats peu valorisants, l’heure est venue de s’inscrire dans des stratégies gagnantes telles que l’industrialisation afin :
d’accélérer la croissance économique ;
de réduire les impacts environnementaux et sociaux ;
de s’aligner sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
Avec l’industrialisation, la Guinée pourra améliorer le transfert de technologies, réduire sa dépendance aux fluctuations des marchés mondiaux et augmenter l’intégration des PME locales.
Elle doit prendre exemple sur Indonésie, qui est en train de :
réduire progressivement l’exportation de nickel brut ;
développer des fonderies ;
monter en puissance dans la chaîne mondiale des batteries électriques.

À l’inverse, la République démocratique du Congo mise encore fortement sur l’exportation massive du cobalt avec une faible industrialisation locale des batteries, sans réel impact sur les populations.
Le véritable levier stratégique d’un pays réside dans la transformation locale des minerais. Celle-ci permet notamment :
la création d’emplois industriels ;
le développement de compétences techniques ;
l’augmentation des recettes fiscales ;
l’émergence d’un tissu industriel ;
la montée en gamme économique.
Un cas inspirant dans ce domaine est celui du Maroc, avec son développement industriel dans :
l’automobile ;
les phosphates ;
les énergies renouvelables.
Un autre exemple emblématique est celui des Émirats arabes unis, qui ont utilisé les revenus pétroliers pour développer :
la logistique ;
l’aviation ;
la finance ;
l’innovation.
La Guinée doit investir dans le capital humain, qui constitue le véritable minerai du pays.
Pour atteindre son industrialisation, la Guinée doit investir massivement dans la formation :
des ingénieurs ;
des techniciens ;
des chercheurs ;
des entrepreneurs ;
sans lesquels la souveraineté économique restera une illusion, car les ressources minières à elles seules ne créent pas l’indépendance économique.

Pour cela, la Guinée peut également s’inspirer du Rwanda, qui a misé sur une stratégie fondée sur :
le numérique ;
l’innovation ;
les compétences ;
la gouvernance.
La Guinée a aussi intérêt à sortir d’un contenu local symbolique pour se tourner vers une industrialisation réelle.
Il ne s’agit pas seulement d’exporter le minerai de fer de Simandou, mais de construire un véritable écosystème industriel autour du fer.

À travers Simandou, la Guinée a deux possibilités :
devenir un simple corridor d’exportation ;
ou accélérer son industrialisation nationale.
À l’heure actuelle, si rien n’est fait, la Guinée risque de s’enfermer dans :
la dépendance économique ;
les tensions sociales ;
la frustration des communautés ;
la vulnérabilité face aux prix mondiaux ;
la malédiction des ressources.

La Guinée ne doit pas suivre les pas de certains pays riches en ressources naturelles mais pauvres en diversification économique.
Afin d’éviter le piège de la malédiction des ressources, la Guinée doit miser sur :
la transformation ;
la formation ;
l’industrialisation ;
l’innovation ;
la planification sur le long terme.
Car, au fond, le minerai peut enrichir un pays pendant quelques décennies. Le savoir, l’industrie et l’innovation peuvent le transformer pour plusieurs générations.

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