Patriotes 241
DÉCOUVREZ LE GABON🇬🇦
10/04/2026
N°133: 𝐋𝐄𝐒 𝐇𝐀𝐎𝐔𝐒𝐒𝐀 𝐃𝐔 𝐆𝐀𝐁𝐎𝐍 🇬🇦
🔰𝐏𝐑𝐄𝐒𝐄𝐍𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍
Les Haoussa sont une ethnie transfrontalière, implantée principalement en Afrique de l’Ouest, mais également présente en Afrique centrale et de l’Est. Ils parlent le haoussa, deuxième langue africaine la plus parlée après le swahili. Le haoussa est une langue tchadique parlée principalement au Nigeria, mais également dans 10 autres pays africains, parmi lesquels les pays d’Afrique centrale comme le Cameroun, le Tchad, la République centrafricaine et le Gabon. Au Gabon, les Haoussa constituent une ethnie minoritaire, représentant moins de 1 % de la population nationale. Avec le Baka, le haoussa est l’une des seules langues non bantoues parlées dans le pays.
◼️𝐇𝐈𝐒𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐇𝐀𝐎𝐔𝐒𝐒𝐀
La présence des Haoussa au Gabon remonte à la fin du XIXᵉ siècle (vers 1880), à l’époque des grands échanges commerciaux en Afrique centrale. Attirés par les richesses forestières, des marchands haoussa s’aventurèrent dans le nord du Gabon afin d’échanger tissus, natron (Kawan) et bétail contre ivoire et noix de cola.
Les Haoussa étaient présents dans la région de Bitam dès les années1880, où ils s’installèrent dans l’actuel quartier de Nkol-Mengomo. Dans le cadre de politiques locales et de réaménagement, ils furent déplacés en 1957 vers un nouveau site qu’ils défrichèrent et baptisèrent Sahonzongo, devenu par la suite le quartier Est-Haoussa.
À Medoung, village qui deviendra plus t**d un quartier de la ville d’Oyem, des familles haoussa des clans Kanawa, Gobirawa, Katsinawa et Kanuri Yerwa s’établirent vers 1898. Au début des années 1910, ces familles Haoussa quittèrent le village Medoung pour fonder Zongo, sous l’autorité du chef Yerima Boukar. Plus t**d, dans les années 1910, Medoung prit le nom d’Akoakam I et Zongo celui d’Akoakam-Haoussa.
Cette implantation précoloniale et coloniale fut renforcée pendant l’occupation de l’administration coloniale allemande (1911-1915), puis française, consolidant la présence haoussa dans le nord et le nord-est du Gabon.
À la suite de la fermeture de certains postes administratifs et commerciaux, notamment à Minkébé et Anguma entre 1927 et 1933, plusieurs familles haoussa furent contraintes de se redéployer vers d’autres comptoirs et regroupements de villages du nord du pays, tels que Minvoul, Makokou, Ovan, Booué et Mitzic. Plûtot que de fonder leurs propres villages, ils prefèraient s’installer aux cotés des clans Fang. Cette statégie répondait à une logique économique.
Cependant, après l’indépendance du Gabon en 1960, la question de leur pleine intégration administrative et juridique se posa avec acuité. Bien que plusieurs familles haoussa remplissaient les conditions prévues par le Code de la nationalité de 1962 pour être reconnues gabonaises d’origine, nombre d’entre elles rencontrèrent des difficultés dans l’établissement de leurs documents d’identité. Des suspicions liées à leurs patronymes à consonance non bantoue et à leur appartenance religieuse musulmane alimentèrent parfois des blocages administratifs.
À partir des années 1990, dans un contexte de pluralisme politique, la question de la reconnaissance officielle de l’ethnie haoussa fut portée dans le débat public. Après plusieurs décennies de revendications, elle fut officiellement examinée en Conseil des ministres le 12 mai 2005, marquant une étape décisive dans la reconnaissance de l’ethnie haoussa comme composante de la mosaïque ethnique gabonaise.
◼️𝐂𝐔𝐋𝐓𝐔𝐑𝐄 𝐇𝐀𝐎𝐔𝐒𝐒𝐀
Avant l’introduction de l’islam, le système clanique haoussa était matrilinéaire, structurant la filiation, les alliances et une partie de l’organisation sociale autour de la lignée maternelle. Avec l’intégration progressive de l’islam dans le système socio-culturel haoussa, l’organisation sociale a évolué vers un modèle à dominante patriarcale, recentrant l’autorité et la transmission sur la lignée paternelle.
Sur le plan culinaire, les Haoussa ont des plats traditionnels tels que le kubewa (sauce gombo), le chouwaka (Ndolè avec viande) et le dambun shinkafa (riz viande épicé et légumes). L’assaisonnement repose notamment sur l’usage du kawan (sel gemme), largement utilisé dans la cuisine traditionnelle. Pour le petit déjeuner traditionnel, les bouillies de farine appelées kunu (kunu zaki, kunu aya, kunu gyada) sont souvent accompagnées de makala (beignets de farine), communément appelés « gâteau farine » au Gabon.
◼️𝐑𝐄́𝐏𝐀𝐑𝐓𝐈𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐆𝐄́𝐎𝐆𝐑𝐀𝐏𝐇𝐈𝐐𝐔𝐄
Les Haoussa sont principalement établi au nord et nord-est du Gabon, dans les provinces du Woleu-Ntem (G9) et de l’Ogooué-Ivindo (G9).
🔺Woleu-Ntem (G9)
➖Woleu (Oyem)
📍Oyem : Quartier Akoakam-Haoussa (Zongo)
➖Ntem (Bitam)
📍Bitam: Quartier Est-Haoussa (Sahonzango)
➖Haut-Ntem (Minvoul)
📍Minvoul : Quartier Missabë
➖Okano (Mitzic)
📍Mitzic : Quartier Haoussa
🔺Ogooué-Ivindo (G6)
➖Ivindo (Makokou)
📍Makokou : Quartier Central 1
➖Lopé (Booué)
📍Booué : Quartier Centre-ville
◼️𝐂𝐋𝐀𝐍𝐒 𝐇𝐀𝐎𝐔𝐒𝐒𝐀 𝐃𝐔 𝐆𝐀𝐁𝐎𝐍
◾Katsinawa
◾Kanawa
◾Gobirawa
◾Yerwa (Kanuri)
◼️𝐐𝐔𝐄𝐋𝐐𝐔𝐄𝐒 𝐏𝐀𝐓𝐑𝐎𝐍𝐘𝐌𝐄𝐒 𝐇𝐀𝐎𝐔𝐒𝐒𝐀
Garba, Talba, Mateba, Abba, Baba, Makama, Boulama, Yerima, Babagana, Maïgana, Mana, Sanda, Yougouda, Inoua, Abbo, Gambo, Tanko, Backo, Yaro, Malem
Patriotes 241
©️2026
05/04/2026
N°132 : 𝐇𝐈𝐒𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐇𝐀𝐎𝐔𝐒𝐒𝐀 𝐃𝐔 𝐆𝐀𝐁𝐎𝐍 🇬🇦
1- 𝗢𝗥𝗜𝗚𝗜𝗡𝗘 𝗘𝗧 𝗘𝗫𝗣𝗔𝗡𝗦𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘𝗦 𝗛𝗔𝗢𝗨𝗦𝗦𝗔 : cités-États, Islam, Califat de Sokoto
L'histoire des Haoussa est tout d'abord marquée par l'émergence de cités-États dès le XIe siècle. Ces cités-États haoussa, implantées dans l'actuel Nord du Nigeria, étaient structurées autour du commerce transsaharien, de l'artisanat et de l'agriculture.
Historiquement, la civilisation haoussa était une civilisation urbaine, dont la vie sociale et politique tournait autour des villes fortifiées, parmi lesquelles les villes de Kano, Daura, Katsina, Zaria, Gobir, Rano et Biram.
À partir du XIe siècle, Kano et Katsina devinrent des centres commerciaux de la zone du bassin du Lac Tchad. De nombreux marchands d'Afrique du Nord et de l'Ouest, attirés par l'attractivité des cités-États haoussa, venaient y commercer. Parmi ces marchands se trouvaient les Wangara. Ce sont ces derniers qui apportèrent l'islam dans les cités-États haoussa.
Mais dès le XIVe siècle, vers 1350, l'islam fut officiellement adopté par l'élite politique, bien que de nombreux souverains pratiquaient encore le Bori, religion animiste.
En 1804, sous la conduite d'Ousman Dan Fodio, les Peulh installés dans le Kasar Hausa (pays haoussa) depuis le XVe siècle, menèrent un djihad contre les souverains haoussa avant de les renverser. Les Peulh installèrent alors le califat de Sokoto, dans lequel furent fondés plusieurs Lamidats.
Ainsi, le djihad mené par les Peulh poussa une partie de la population haoussa à migrer définitivement hors du Kasar Hausa et à s'installer dans les lamidats, notamment dans les lamidats de Yola, Tibati, Ngaoundéré, Banyo et Meiganga, qui font aujourd'hui partie du territoire camerounais.
2- 𝗠𝗜𝗚𝗥𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗘𝗧 𝗜𝗠𝗣𝗟𝗔𝗡𝗧𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗔𝗡𝗦 𝗟𝗘 𝗡𝗢𝗥𝗗 𝗗𝗨 𝗚𝗔𝗕𝗢𝗡 : commerce forestier, contexte colonial et implantation
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, des marchants s'aventurèrent dans le grand Sud-Cameroun et atteignirent la zone forestière afin de troquer leurs marchandises : tissus, bétail, sel gemme (Kawan)… contre de l'ivoire et des noix de cola.
Par la suite, certains s'installèrent avec leurs familles et créèrent des zongo (campements) dans les villages d'accueil, et ce, bien avant la colonisation allemande, qui débuta dès l'année 1884.
C’est à la fin du XIXe siècle, vers les années 1880, que des marchands haoussa s’aventurèrent dans la forêt de Minkébé. Dans un premier temps présents pour des échanges commerciaux avec les Fang, Bekeka et Baka, ils firent progressivement venir leurs épouses et s’établirent durablement dans la région, notamment au sein de villages fang, ethnie déjà implantée dans cette zone depuis le XVIIe siècle.
Quelques alliances matrimoniales furent également contractées entre Haoussa et Fang. Ces rapprochements furent facilités par les contacts commerciaux et culturels antérieurs entre les deux ethnies, établis lors de la progression des marchands haoussa en zone forestière.
Dans les années 1890, les maisons de commerce allemandes telles que la factorerie Woermann s'installèrent dans la région. Ces maisons de commerce européennes se sont vite servies du dynamisme commercial des Haoussa pour écouler leurs marchandises auprès des autres populations noires de la région du Nord du Gabon et du Sud-Cameroun.
C'est dans ce contexte colonial que de nombreux marchands haoussa se sédentarisèrent avec leurs familles dans les comptoirs européens disséminés à travers le nord et le nord-est de l'actuel Gabon, notamment dans les comptoirs de Minkébé, Bitam, Anguma et Oyem.
À Oyem, les premières familles haoussa, issues pour beaucoup des clans Kanawa, Gobirawa, Katsinawa, et pour d’autres d’origine kanuri (Yerwa), s’installèrent vers 1898 à Medoung.
Après l’arrivée de l’administration coloniale française dans le Woleu-Ntem en 1907, les Haoussa quittèrent les Nkodjeign de Medoung pour fonder le village Zongo, placé sous l’autorité du chef Yerima Boukar. Par la suite, Medoung prit le nom d’Akoakam I, tandis que Zongo devint Akoakam-Haoussa.
À Bitam, les Haoussa s’étaient installés dans l’actuel quartier de Nkol-Mengomo bien avant 1907. Dans le cadre de la politique coloniale de regroupement des villages, l’administration locale jugea utile de les déplacer vers un autre site.
Les Haoussa s’installèrent alors sur un terrain qu’ils défrichèrent et qu’ils baptisèrent Sahonzongo (signifiant « nouveau village »). Administrativement, ce site prit par la suite le nom de quartier Est-Haoussa.
Entre-temps, le Woleu-Ntem passa officiellement sous administration allemande entre 1911 et 1915, période durant laquelle il fut intégré au Neu-Kamerun, territoire rattaché à la colonie du Kamerun allemand, dont l’extension, à la suite des accords franco-allemands de 1911, s’étendait du lac Tchad au sud à la forêt de Minkébé.
Il revint ensuite sous contrôle français à la suite de la Première Guerre mondiale. Durant cette brève période de domination allemande, d’autres marchands haoussa, en provenance de l’actuel Nigeria et du Kamerun septentrional, vinrent s’installer dans le nord du Gabon, renforçant ainsi leur présence dans la région.
C’est également à cette époque que le terme « Haoussa » entra dans l’usage de la langue fang pour désigner, de manière plus large, tout commerçant musulman, même lorsque celui-ci n’était pas d’origine haoussa.
Après la fermeture des postes coloniaux de Minkébé et d’Anguma, ainsi que les déplacements forcés de populations entre 1927 et 1933, de nombreux clans Fang-Nzaman migrèrent vers Minvoul, Eboman, Ovan, Makokou, Booué et Mitzic afin d’y fonder de nouveaux villages.
Les Haoussa installés depuis la période coloniale allemande à Minkébé et à Anguma s’établirent également dans plusieurs de ces localités. Ils privilégiaient généralement les zones déjà peuplées par d’autres groupes, notamment les Fang et les Kota, plutôt que de créer des villages distincts.
Cette stratégie répondait à une logique économique : une densité démographique plus importante favorisait leur principale activité, le commerce.
3- 𝗖𝗜𝗧𝗢𝗬𝗘𝗡𝗡𝗘𝗧𝗘́ 𝗘𝗧 𝗥𝗘𝗖𝗢𝗡𝗡𝗔𝗜𝗦𝗦𝗔𝗡𝗖𝗘 𝗣𝗢𝗟𝗜𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘: De l’indépendance à la Conférence nationale
À partir des années 50, quelques Haoussa entrèrent dans la politique, à l'instar de Baba Toukour de l'UDSG (Union Démocratique Sociale Gabonaise) dirigée par Jean-Hilaire Aubame et de Oumarou Malam de la BDG (Bloc Démocratique Gabonais) de Léon Mba.
Après l'indépendance du Gabon, le 17 août 1960, les Haoussa se rendirent compte qu'ils étaient privés de légitimité en tant que citoyens gabonais.
Bien que le code de nationalité gabonaise de la loi n° 89/61 du 2 mars 1962, disposait qu'ont acquis la nationalité gabonaise à titre de nationalité d'origine toute personne née au Gabon avant le 17 Août 1960, avec au moins un parent lui aussi né au Gabon, les Haoussa furent largement confrontés aux difficultés administratives, surtout celles liées à l'établissement de leurs pièces d'identité.
En 1963, le président Léon Mba, informé des difficultés administratives rencontrées par les Haoussa du Gabon, donna des instructions pour faciliter la reconnaissance de leur nationalité gabonaise.
Dans la pratique, certains agents administratifs résistèrent à ces directives. Plusieurs témoignages rapportent des obstacles persistants, notamment pour l’établissement des certificats de nationalité et l’accès aux bourses scolaires pour les diplômés haoussa du Woleu-Ntem.
Ces situations reflètent les tensions identitaires et juridiques qui marquèrent les premières décennies de l’État gabonais, autour de l’appartenance nationale et de la définition des composantes ethniques.
En 1990, à la suite de la Conférence nationale tenue à Libreville, le Gabon organisa les premières élections législatives multipartites depuis 1967, marquant officiellement la fin du parti unique.
Lors d’une tournée politique dans la province du Woleu-Ntem, Paul Mba Abessole, dirigeant du Mouvement de redressement national (MORENA), relança la question de l’intégration de l’ethnie haoussa, en affirmant que l'ethnie Haoussa faisait partie intégrante des peuples du Gabon. Ce fut le premier homme politique gabonais à parler publiquement de la "question Haoussa".
L’année 1990 marqua ainsi le début des revendications auprès des autorités politiques et la création de l’Association des Haoussa du Gabon ( A.H.G), servant d’interlocuteur auprès des autorités administratives et politiques et portant la revendication citoyenne ainsi que la reconnaissance nationale.
En effet, un siècle après leur implantation et trente ans après l’indépendance, il n’était plus question pour les Haoussa du Gabon de se voir discriminés ni de subir des délits de patronymes, liés au fait qu'ils aient des noms à consonance non bantoue. À cela s’ajoutait le fait que, pour certains agents publics, un musulman était intrinsèquement perçu comme étant de nationalité étrangère.
Au cours des années 1990, sous la présidence d’Omar Bongo, une opération de recensement fut organisée à l’initiative des autorités administratives. Placée sous la supervision du Général Nguetsara Lendoye, alors directeur général de la documentation et de l’immigration (DGDI), cette démarche visait à identifier les familles haoussa établies de longue date au Gabon, afin de les distinguer des ressortissants haoussa de nationalité étrangère.
Bien que ce recensement n’ait pas été exhaustif, plusieurs familles haoussa du Woleu-Ntem, de l’Ogooué-Ivindo ainsi que celles résidant à Libreville furent identifiées et enregistrées.
Cette démarche visait à faciliter leur accès à la citoyenneté gabonaise, notamment par l’établissement de cartes nationales d’identité et de passeports.
4- 𝗥𝗘𝗖𝗢𝗡𝗡𝗔𝗜𝗦𝗦𝗔𝗡𝗖𝗘 𝗖𝗨𝗟𝗧𝗨𝗥𝗘𝗟𝗟𝗘 𝗘𝗧 𝗢𝗙𝗙𝗜𝗖𝗜𝗘𝗟𝗟𝗘 : Miss Gabon, reconnaissance par l'État gabonais, colloque
Sur le plan socio-culturel, en 2001, Aïcha Sidi, issue de l’ethnie haoussa et originaire de Bitam, fut élue Miss Gabon, mettant en lumière l’ethnie haoussa, qui restait souvent peu visible dans la société gabonaise.
En 2002, l’Association des Haoussa du Gabon (AHG) fut surprise d’apprendre que le recensement mené dans les années 1990 avait servi de base à un décret de naturalisation concernant certaines familles haoussa établies de longue date au Gabon.
Selon l’AHG et plusieurs juristes, ce décret présentait un vice de forme, dans la mesure où les personnes concernées n’avaient jamais demandé à être naturalisées et souhaitaient simplement que leur citoyenneté gabonaise soit reconnue au même titre que celle des autres Gabonais. Il présentait également un vice de fond, car il semblait neutraliser le statut de citoyens déjà gabonais d’origine, tel que défini par le Code de la nationalité de 1962.
Ce décret n°000086/PR/MJ, signé le 21/01/2002, naturalisant pas moins de 162 familles haoussas, n'avait donc aucune valeur juridique et n’a jamais été publié au Journal officiel.
Ce n’est qu’en 2005, après plusieurs décennies de revendications relatives à leur reconnaissance administrative, juridique et ethnolinguistique, que la question fut officiellement examinée en Conseil des ministres.
À l’issue de la séance du 12 mai 2005, le président Omar Bongo donna des instructions en vue de l’intégration de l’ethnie haoussa dans la nomenclature des composantes ethniques du Gabon.
L’exécution des instructions présidentielles données lors du Conseil des ministres du 12 mai 2005 aboutit à l’organisation d’un colloque intitulé « Haoussa du Gabon : identité, patrimoine et citoyenneté », qui se tint à Libreville, à l’Assemblée nationale dans la salle Georges Damas-Aleka, du 22 au 25 février 2026.
Ce colloque fut organisé par l’élite haoussa, membres ou non de l’Association des Haoussa du Gabon (AHG), avec le soutien de certains leaders politiques sensibles à cette cause, et co-organisé par le Laboratoire Universitaire des Traditions Orales (LUTO).
Les conclusions du colloque ont été la reconnaissance officielle des Haoussa sur la carte ethnique du Gabon et l’adoption de la dénomination « Haoussa gabonais ». Il a également recommandé le rétablissement des droits des citoyens haoussa lésés et la facilitation de leur accès aux documents administratifs. Le colloque a affirmé que l’ethnie haoussa est pleinement gabonaise, au même titre que les autres ethnies officiellement reconnues par l’État gabonais.
Le colloque a affirmé que l’ethnie haoussa est pleinement gabonaise, au même titre que les autres ethnies officiellement reconnues par l’État gabonais.
Source : Patriotes 241
©️2026
19/03/2026
N°131: 𝐋𝐀 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐌𝐀𝐋𝐈𝐍𝐆𝐀
🔰𝐏𝐑𝐄𝐒𝐄𝐍𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍
Petite localité située au sud du Gabon, dans la province de la Ngounié (G4), Malinga est le chef-lieu du département de la Louétsi-Bibaka. La commune de Malinga est à 107 Km au sud de Mbigou et à seulement 3 Km de la frontière avec la République du Congo. Malinga a une population estimée à environ 2.000 habitants, composée essentiellement des ressortissants du département. Sa position géographique lui confère un rôle stratégique dans les échanges commerciaux entre la province de la Ngounié et le sud de la République du Congo.
✳️ 𝐇𝐈𝐒𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐌𝐀𝐋𝐈𝐍𝐆𝐀
Les Akélé sont la première ethnie connue de l'histoire à se sédentariser dans la région de la Louetsi-Bibaka. Ces derniers avaient migrés depuis le centre du Gabon pour le sud de la Ngounié. Par la suite, les Nzébi venu de l'Est en grand nombre se sont également installer dans la contrée. Au fil des siècles, les clans Nzébi surplantèrent les Akélé en nombre. Au cours du XIXe, les Bahumbu (Wumbvu) eux aussi venus de l'Est, s'installèrent dans la contrée, bien avant l'arrivée des colons français.
La présence des colons français au sud de la Ngounié remonte au début du XXe siècle. Mais ce n'est qu'après l'indépendance, soit le 13 Avril 1968, que le regroupement de Malinga prend le statut de Poste de control administratif (P.C.A).
En 1974, la zone frontalière de Malinga fut le théâtre d'un contentieux territorial. Ce différend entre le Gabon et la République du Congo trouvait son origine dans les imprécisions de la cartographie coloniale, menant à un incident diplomatique notable.
C'est en 1977, 3 ans après les tensions frontalières, que la localité de Malinga fut érigée en district, puis en commune de plein exercice en 1996 par la loi organique 15/96 du 06 Juin 1996 portant sur la décentralisation. Son premier maire fut Nobert Magninga, homme politique natif de la localité.
✳️𝐄𝐓𝐇𝐍𝐈𝐄𝐒 𝐃𝐄 𝐌𝐀𝐋𝐈𝐍𝐆𝐀
[𝐄𝐭𝐡𝐧𝐢𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐋𝐨𝐮𝐞́𝐭𝐬𝐢-𝐁𝐢𝐛𝐚𝐤𝐚]
◾Nzébi
◾Akélé
◾Bahumbu
✳️𝐐𝐔𝐀𝐑𝐓𝐈𝐄𝐑𝐒 𝐃𝐄 𝐌𝐀𝐋𝐈𝐍𝐆𝐀
Les quartiers de la commune de Malinga.
◾Malinga-village
◾Centre-ville
◾Mossinga
◾Bakonga
◾Tsoka
◾Longo
◾Mouekié
◾Biranda
◾Yokera-Tomba
◾Ledoumou
◾Lewoumbi
◾Bibamba
◾Q. Fonctionnaire
◾Boutsima
✳️𝐂𝐀𝐍𝐓𝐎𝐍𝐒 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐋𝐎𝐔𝐄́𝐓𝐒𝐈-𝐁𝐈𝐁𝐀𝐊𝐀
◾Canton Haute-Bibaka
◾Canton Haute-Louétsi
Patriotes 241
©️2026
13/03/2026
𝐆𝐀𝐁𝐎𝐍 🇬🇦📍
Vu de la route nationale 1 qui serpente la forêt dense du Gabon.
©️2026
08/03/2026
𝗟𝗶𝗯𝗿𝗲𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲, 𝗚𝗮𝗯𝗼𝗻 🇬🇦📍
Avec un noyau central de 27 niveaux, la Tour de Libreville s’impose déjà comme le bâtiment le plus haut du Gabon, dominant le paysage urbain de Libreville.
À terme, la Tour de Libreville devrait atteindre 204 mètres de hauteur et compter 52 étages, ce qui en fera de loin le plus haut gratte-ciel du Gabon et l’un des bâtiments les plus emblématiques de Libreville.
Patriotes 241
©️2026
28/02/2026
N°130: 𝐋𝐀 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐃'𝐎𝐊𝐎𝐍𝐃𝐉𝐀
🔰𝐏𝐑𝐄𝐒𝐄𝐍𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍
Localité située à l'est du Gabon, dans la province du Haut-Ogooué (G2), Okondja est le chef-lieu du département de la Sébé-Brikolo. De par sa position géographique et ses ethnies, la ville constitue un véritable carrefour entre trois provinces: le Haut-Ogooué, l'Ogooué-Lolo et l'Ogooué-Ivindo. Elle se situe à 137 Km au nord de Franceville et à 139 Km à l'est de Lastoursville. Avec environ 11.000 habitants, Okondja est la troisième ville la plus peuplée de la province du sud-est.
✳️ 𝐇𝐈𝐒𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐃'𝐎𝐊𝐎𝐍𝐃𝐉𝐀
L'histoire d'Okondja et plus généralement du département de la Sébé-Brikolo, s'inscrit dans un long processus de migrations et de transformations politiques. Selon l'histoire du peuplement de la Sébé-Brilolo, les Ndambomo compteraient parmi les premières ethnies à se sedentariser dans la contrée. Cependant, le site de l'actuelle ville d'Okondja aurait été occupé en premier lieu par les Ndassa, sous-groupe Bakota. C'est ces derniers qui auraient donné son nom à la localité. Le terme "Okondja" signifierait «Les collines» en langue Ndassa, en référence au relief vallonné qui caractérise la contrée.
Aux côtés des Ndassa, les Shamaye et Mahongwé, s'implantèrent également dans la région, renforçant ainsi le peuplement de la région. À partir de la fin du XVIIe siècle, les Obamba, venus de la Cuvette-Ouest (Région de l'actuelle République du Congo), s'implantent progressivement dans la région en passant par la vallée de la sébé. Leur installation dans la région se fit de manière significative, au point que lorsque les premiers explorateurs français arrivent dans la contrée dès 1895, les Obamba y constituaient déjà l'ethnie dominante de ce territoire.
Le début du XXe siècle marque un tournznt majeur dans l'histoire d'Okondja. En 1902, la Société Commerciale, Industrielle et agricole du Haut-Ogooué (S.H.O) créée en 1893, installe une factorie sur la rive gauche de la rivière sébé, en l'emplacement de l'actuelle ville d'Okondja. Cette presence commerciale prépara l'implantation de l'administration coloniale. Ainsi, le 29 Septembre 1909 est créée la circonscription militaire d'Okondja. Toutefois, elle ne sera effectivement administrée qu'à partir de 1913. Dès leur arrivée, les autorités coloniales imposeront aux populations locales un système fiscal qui repose sur le paiement de l'impôt en nature (Ivoire, Caoutchouc, recolte...), ainsi que sur des travaux obligatoires. Ces mesures imposées aux populations provoquèrent des tensions croissantes.
Le 18 Janvier 1916, la circonscription d'Okondja prend provisoirement le nom de la circonscription de la Sébé et passe, la même année, sous l'administration civile. En 1917, les Shamaye de la région se revoltèrent contre les impôts et les contraintes imposées par l'administration coloniale. Cette revolte illustre les resistances des populations locales face aux transformations économiques et sociales introduites par le système colonial.
Le 1er Décembre 1919, la circonscription d'Okondja devint une subdivision de la circonscription d'Adouma, aux côtés des subdivisions de Lastoursville et Koulamoutou. Par la suite, soit le 07 Janvier 1925, la subdivision d'Okondja est rattachée à la circonscription du Haut-Ogooué. Par la suite, cette dernière est rattachée au Moyen-Congo par le décret du 15 Avril 1925.
Entre 1925 et 1936, Okondja repasse sous administration militaire. Une décennie plus t**d, soit le 16 Octobre 1946, le Haut-Ogooué est réintégré au Gabon (sans la subdivision de la Zanaga), marquant une nouvelle étape dans l'évolution territoire de la région. La même année, Okondja accéde au statut de district, consacrant son importante dans la région du Haut-Ogooué. Quelques décennies plus t**d, Okondja devint une commune de plein exercice.
✳️𝐄𝐓𝐇𝐍𝐈𝐄𝐒 𝐃'𝐎𝐊𝐎𝐍𝐃𝐉𝐀
[𝐄𝐭𝐡𝐧𝐢𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐞́𝐛𝐞́-𝐁𝐫𝐢𝐤𝐨𝐥𝐨]
◾Obamba
◾Ndassa
◾Shamaye
◾Mahongwé
◾Ndambomo
✳️𝐐𝐔𝐀𝐑𝐓𝐈𝐄𝐑𝐒 𝐃'𝐎𝐊𝐎𝐍𝐃𝐉𝐀
La commune d'Okondja compte une quinzaine de quartiers.
◾Mangou
◾Mpougou
◾Omoudjou
◾Olongo
◾Atsia
◾Obéli-Ossenga
◾Mouloundou-Lebenga
◾Okondja-Village
◾Okondja 2
◾Ndibi
◾Belle-étoile
◾Oyendzé
◾Ampini
◾Djenguélé
◾Beau-séjour
◾Ossenga 2
✳️𝐂𝐀𝐍𝐓𝐎𝐍𝐒 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐒𝐄́𝐁𝐄́-𝐁𝐑𝐈𝐊𝐎𝐋𝐎
◾Canton Mouniandzi
◾Canton Opoungo-Abolo
◾Canton Lékala
◾Canton Louami-Lélama
◾Canton Sébé-Louri
Patriotes 241
©️2026
16/02/2026
N°129: 𝐋𝐄𝐒 𝐃𝐄́𝐏𝐀𝐑𝐓𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓𝐒 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐒𝐓𝐔𝐀𝐈𝐑𝐄 (𝐆𝟏) 𝐄𝐓 𝐋𝐄𝐔𝐑𝐒 𝐄𝐓𝐇𝐍𝐈𝐄𝐒
L’Estuaire (G1) est la province la plus peuplée et la plus cosmopolite du gabon avec plus de 40% de la population gabonaise. Bien qu’on y retrouve toutes les ethnies du Gabon, seuls sept (7) ethnies/ tribus sont originaires de la province.
📍 Libreville [𝗟𝗶𝗯𝗿𝗲𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲] : Sékiani, Akélé, Benga, Mpongwè, Fang-Méké ✅
📍 Ntoum [𝗞𝗼𝗺𝗼-𝗠𝗼𝗻𝗱𝗮𝗵] : Fang-Méké, Sékiani ✅
📍 Kango [𝗞𝗼𝗺𝗼] : Fang-Méké, Fang-Atsi, Akélé ✅
📍 Cocobeach [𝗡𝗼𝘆𝗮] : Sékiani, Fang-Okak ✅
📍 Ndzomoé [𝗞𝗼𝗺𝗼-𝗢𝗰𝗲́𝗮𝗻] : Fang-Méké, Mpongwè ✅
NB : Les Sékiani et Akélé sont les premières ethnies Bantou de la province de l’Estuaire, arrivés bien avant le XIVe siècle, suivis des Ndowè (Benga et Kombè) et des Mpongwè arrivés au XVe siecle, puis des Fang (Méké, Okak, Atsi) arrivés dès le debut du XIXe siècle et dont la migration s’est poursuivis jusqu’au début du XXe siècle.
Il est à noter que les Kombé ne sont plus présent au Gabon depuis le début du XXe siècle.
Patriotes 241
©️2026
13/02/2026
N°128: 𝐋𝐄𝐒 𝐃𝐄́𝐏𝐀𝐑𝐓𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓𝐒 𝐃𝐔 𝐖𝐎𝐋𝐄𝐔-𝐍𝐓𝐄𝐌 (𝐆9) 𝐄𝐓 𝐋𝐄𝐔𝐑𝐒 𝐄𝐓𝐇𝐍𝐈𝐄𝐒
Le Woleu-Ntem (G9) est l'une des provinces les moins diversifiées sur le plan ethnique. Elle ne compte que trois (3) groupes ethniques, dont un qui représente plus de 92% de la population de la province.
📍 Woleu [𝗢𝘆𝗲𝗺] : Ntoumou, Okak, Haoussa ✅
📍 Ntem [𝗕𝗶𝘁𝗮𝗺] : Ntoumou, Haoussa, Mvaï ✅
📍 Okano [𝗠𝗶𝘁𝘇𝗶𝗰] : Okak, Ntoumou, Nzaman, Haoussa ✅
📍 Haut-Ntem [𝗠𝗶𝗻𝘃𝗼𝘂𝗹] : Mvaï, Ntoumou, Baka, Nzaman, Haoussa ✅
📍 Haut-Komo [𝗠𝗲𝗱𝗼𝘂𝗻𝗲𝘂] : Okak ✅
NB: La province du G9 est composée de (3) groupes ethniques: Baka, Fang et Haoussa.
Les autochtones Baka parlent une langue oubanguienne. Tandis que les Haoussa parlent une langue tchadique. Quant aux Fang (Ntoumou, Okak, Mvaï, Nzaman), groupe majoritaire du septentrion, ils parlent une langue bantoue.
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-ntem
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10/02/2026
N°127: 𝐋𝐄𝐒 𝐃𝐄́𝐏𝐀𝐑𝐓𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓𝐒 𝐃𝐄 l'𝐎𝐆𝐎𝐎𝐔𝐄́-𝐈𝐕𝐈𝐍𝐃𝐎 (𝐆6) 𝐄𝐓 𝐋𝐄𝐔𝐑𝐒 𝐄𝐓𝐇𝐍𝐈𝐄𝐒
La province de l'Ogooué-Ivindo (G6) est non seulement la plus grande du Gabon, mais également la province avec la plus grande diversité ethnique, abritant en son sein (16) ethnies reparties en 8 groupes ethniques.
📍 Ivindo [𝗠𝗮𝗸𝗼𝗸𝗼𝘂] : Kota, Kwélé, Nzaman, Shamaye, Mahongwé, Shaké, Haoussa, Baka, Ndambomo ✅
📍 Lopé [𝗕𝗼𝗼𝘂𝗲́] : Okandè, Simba, Makina, Kota, Shaké, Shamaye, Nzaman, Haoussa, Babongo, Ndambomo ✅
📍 Zadié [𝗠𝗲𝗸𝗮𝗺𝗯𝗼] : Mahongwé, Kwélé, Kota, Bungom, Bakoya, Muessa ✅
📍 Mvoung [𝗢𝘃𝗮𝗻] : Makina, Kota, Nzaman ✅
NB: Les autochtones Bakoya, Baka, Babongo, ainsi que les Bungom et Muessa sont les peuples les plus anciens de la province (G6).
Les Nzaman sont le sous-groupe Fang présent dans la province.
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08/02/2026
N°126: 𝐋𝐄𝐒 𝐃𝐄́𝐏𝐀𝐑𝐓𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓𝐒 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐍𝐘𝐀𝐍𝐆𝐀 (𝐆5) 𝐄𝐓 𝐋𝐄𝐔𝐑𝐒 𝐄𝐓𝐇𝐍𝐈𝐄𝐒
La province de la Nyanga (G5) abrite 8 ethnies reparties en 4 groupes ethniques, dont la principale est le groupe ethnie mérié. Elle est avec le Woleu-Ntem et l'Estuaire, l'une des provinces les moins diversifiées sur le plan ethnique.
📍Mougoutsi [𝗧𝗰𝗵𝗶𝗯𝗮𝗻𝗴𝗮] : Punu, Lumbu, Vili ✅
📍Basse-Banio [𝗠𝗮𝘆𝘂𝗺𝗯𝗮] : Lumbu, Vili, Punu, Baghamé ✅
📍Douigny [𝗠𝗼𝗮𝗯𝗶] : Punu, Vungu, Mitsogho, Varama, Barimba ✅
📍Doutsila [ 𝗠𝗮𝗯𝗮𝗻𝗱𝗮] : Punu ✅
📍Mongo [𝗠𝗼𝘂𝗹𝗲𝗻𝗴𝘂𝗶-𝗕𝗶𝗻𝘇𝗮] : Lumbu, Punu ✅
📍Haut-Banio [𝗡𝗱𝗶𝗻𝗱𝗶] : Vili, Lumbu✅
NB: Les autochtones Barimba et Baghamé sont en voie de disparition depuis 2006. Ces derniers communiquent principalement dans les langues de leurs voisins bantou, notamment en Ipunu et en Ilumbu.
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05/02/2026
N°125: 𝐋𝐄𝐒 𝐃𝐄́𝐏𝐀𝐑𝐓𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓𝐒 𝐃𝐄 𝐋'𝐎𝐆𝐎𝐎𝐔𝐄́-𝐌𝐀𝐑𝐈𝐓𝐈𝐌𝐄 (𝐆8) 𝐄𝐓 𝐋𝐄𝐔𝐑𝐒 𝐄𝐓𝐇𝐍𝐈𝐄𝐒
Les localités de l'Ogooué-Maritime (G8) sont moins marquées par la diversité ethnique. La province abrite neuf (9) ethnies, reparties principalement en deux groupes ethniques.
📍 Bendjé [𝗣𝗼𝗿𝘁-𝗚𝗲𝗻𝘁𝗶𝗹] : Orungu, Séké, Fang-Atsi ✅
📍 Etimboué [𝗢𝗺𝗯𝗼𝘂𝗲́] : Nkomi, Ghisir, Varama, Lumbu, Ngubi ✅
📍 Ndougou [𝗚𝗮𝗺𝗯𝗮] : Lumbu, Varama, Vili ✅
NB: Les Fang-Atsi de Bendjé sont au district de Mpaga dans les villages de Yombé 2, Ngola... depuis les années 1890, sous l'autorisation des chefs Orungu du clan Avandji. Également autour du lac Anengué où ils ont fondé les villages Atong, Biyene et Azeghe.
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