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TRAVAIL SOCIAL ET ACCOMPAGNEMENT BUDGETAIRE L’ IFCCAC propose une approche moderne et renouvelée de l'accompagnement social et budgétaire .

Par le biais de l' €conovie®, concept qui englobe des disciplines aussi diverses que l'Economie, la Sociologie, la Psychologie, le Marketing, la Communication publicitaire ou la Philosophie, nous développons des programmes de formation et d'accompagnement sur mesure construits autour d'un objectif : être en phase avec les problématiques sociales et budgétaires d'aujourd'hui.

20/03/2026

15 ans déjà, et toujours d'actualité...

www.ifccac.fr

14/03/2026

Découvrez le nouveau site internet de l’IFccac www.ifccac.fr

04/04/2025

Conférence interactive sur le thème de la consommation 💶

Ce jeudi 3 avril, j'ai eu le plaisir d'animer une conférence au centre social du Morier, à Joué-les-Tours, en Indre-et-Loire.

Intitulée "Acheter, consommer, dépenser ; qui décide vraiment ?", cette conférence était l'occasion d'aborder le sujet du budget familial sous un angle "Vie quotidienne".

Les trente personnes présentes ont activement participé en posant de nombreuses questions.

Un grand merci au centre social du Morier pour cette initiative !

Christophe Marchand
[email protected]
http://ifccac.free.fr

14/02/2025

Réconcilier fin du mois et fin du monde…
…ou comment aborder les questions de transition écologique avec les publics fragilisés, et plus généralement, dans le travail social ?

La transition écologique est souvent présentée comme une course d’étapes, une sorte de migration à opérer d’un modèle vers un autre, avec un impératif de temps (tic tac), un chronomètre figuré par l’urgence d’agir laissant penser qu’il faut procéder au pas de charge.

C’est un sujet brûlant qui porte en lui des remises en question difficiles à évoquer, tant elles suscitent des résistances, soulignent des divergences d’interprétation, ravivent des oppositions de classes.

Les protagonistes de ces changements attendus sont généralement identifiés et classés en fonction de leur nature :

- Il y a d’abord les États, qui doivent prendre des mesures (légiférer) à la hauteur des enjeux,
- Ensuite viennent les entreprises, qui sont enjointes à prendre leurs responsabilités en réduisant leur empreinte carbone,
- Puis, enfin, vient le tour des citoyens, qui, à leur niveau, sont encouragés à mettre en place des actions (qui concernent le logement, le transport, les loisirs, l’alimentation…) dont la plupart bousculent des habitudes, bougent des repères ancrés depuis des décennies.

Au niveau des États, les divergences de point de vue sur le changement climatique peuvent trouver leurs origines dans des considérations économiques (motivées par une vision courtermiste) et géostratégiques qui semblent, pour nous, pauvres béotiens, assez éloignées du bon sens paysan.

Concernant les entreprises, on assiste à une course à la vertu écologique où communication et action ne sont pas toujours à l’unisson, et où il semble que « verdir » son discours commercial soit plus rentable (à court terme toujours !) que de décarboner ses pratiques de production et de distribution.

Quand il s’agit, enfin, de s’adresser à l’habitant-citoyen-consommateur, il n’est pas simple de prétendre savoir ce qu’il faut dire, comment suggérer à une personne / famille quoi faire et comment faire, quels changements opérer pour être écoresponsable.

Rien que le mot « écoresponsable » porte en lui les germes d’une sentence qui pourrait sous-entendre que son exact négatif serait « carbo-irresponsable ».

Qui aimerait être taxé de carbo-irresponsable !

Si l’on n’y prend pas garde, les conseils prodigués peuvent sonner comme des injonctions de faire (comment je dois me déplacer, tous les combien je dois laver mes vêtements, comment et avec quels produits entretenir mon logement, ce que je dois manger…), et, tout en partant d’une intention louable, ils sont susceptibles d’arriver au destinataire, par le biais de sa perception, sous la forme d’un « bon gros jugement ».

Le « bon gros jugement » (même involontaire), le voilà le scélérat, ce mesquin qui se cache insidieusement dans moult bons sentiments, derrière de nombreux desseins estimables.

C’est lui qui suscite le rejet, les réactions vis-à-vis des messages assénés, mais aussi le réflexe de désigner l’autre, les autres, ceux qui appartiennent à d’autres classes sociales, et qui devraient montrer l’exemple les premiers, faire leur part d’abord.

De fait, on peut entendre qu’une personne bénéficiaire des minimas sociaux se dise que le conducteur de SUV, qui prend l’avion pour partir en vacances, devrait peut-être revoir ses stratégies de mobilité avant que l’on vienne la questionner, elle, sur sa façon de consommer, de fonctionner dans son quotidien.

Néanmoins, la mutation de notre écosystème peut également se percevoir comme l’opportunité de souligner/valoriser le sentiment d’appartenance.

Les enjeux (d’autres diront l’urgence) nécessitent l’effort de tous. Tout le monde connait la fable du colibri, contée par Pierre Rabhi, qui prend de l’eau dans son bec pour éteindre un incendie de forêt. En faisant sa part, de sa place et avec ses capacités, il œuvre au bien commun.

Mais la notion de bien commun peut aussi être un problème en soi.

Le bien commun, l’intérêt général, la communauté… des concepts qui peuvent paraitre bien lointains quand le réfrigérateur est vide, qu’il fait 12 degrés en hiver et 45 degrés en été dans son logement, lorsque l’on est surendetté et que l’on ne peut plus faire plaisir à ceux qu’on aime, ou quand, tout bonnement, on se sent exclu du « système ».

C’est pour cela qu’un message n’est jamais aussi « porteur » que quand il permet de rejoindre l’intérêt général en passant par l’intérêt particulier.

Personne ne fait rien pour rien, et un individu n’est jamais aussi motivé que quand il perçoit un bénéfice (qu’il désire) dans une action qu’on lui préconise.

La transition écologique est présentée comme un défi collectif, mais elle gagnerait surement en audience si elle était pensée comme un outil permettant de rapprocher les individus de leurs objectifs personnels tout en contribuant à un but commun.


Alors, comment concilier fin du mois et fin du monde (disons plutôt fin d’un monde) ?

1°) Valoriser les fonctionnements adaptatifs

Nous savons que les ménages les plus modestes ont un bilan carbone bien plus performant que celui des familles plus aisées. Pour reprendre les termes de Pierre Rabhi (encore lui) qui parlait de sobriété heureuse, bon nombre de personnes bénéficiaires des minimas sociaux sont déjà dans une forme de sobriété (subie, elle), qui mérite surement d’être valorisée. En le faisant, on souligne un fonctionnement adaptatif comme étant une capacité (une ressource personnelle) et avant-gardiste, une sorte de modèle vers lequel nous devrions tous tendre à terme (oui, c’est gonflé, je sais…).

2°) Développer l’auto-réhabilitation accompagnée

Si le mal-logement est une vraie catastrophe, tant sur le plan de la dignité humaine que sur celui de la précarité énergétique, ce fléau nécessite de s’interroger sur la façon dont le travail social aborde la thématique du logement avec ses publics. Les moyens mis au service de la transition écologique ne vont pas faire pousser des dizaines de milliers d’habitats aux normes HQE accessibles à tous avant longtemps. C’est pourquoi il est nécessaire de proposer aux usagers des services sociaux des ateliers d’auto-réhabilitation (qui existent déjà mais qui doivent être améliorés et généralisés) qui leur permettront d’aménager au mieux, et à moindres frais, leur lieu de vie, pour s’accommoder (le verbe est dur, mais que dire d’autre ?), du moins temporairement, de leur logement du moment.

3°) Prévenir la surconsommation numérique

Le numérique, dans toutes ses dimensions, est un aggravateur de difficultés dans bien des cas. Le sujet est trop souvent sous-estimé lorsqu’il s’agit de travailler des difficultés sociales, car les questions autour de la fracture numérique et la nécessité de l’outil pour les démarches administratives et pour communiquer avec les usagers priment sur le reste. Et le reste, c’est une boulimie de services de streaming (vidéo et musical), un écart de plus en plus systématique entre les forfaits souscrits (téléphone et box) et les factures réelles, un accès simplifié à l’individu pour les arnaques, les abus de faiblesse, ou tout simplement pour les offres de crédits (explosions des paiements étalés sur internet). Le numérique est un bon exemple de sujet qui fait la synthèse entre fin du mois et fin du monde, car, outre les datacenters et leur consommation d’énergie indécente, le numérique est la partie immergée de l’iceberg nommé surconsommation (la partie immergée d’un iceberg représente en moyenne 90 % de son volume total). L’évolution du chiffre d’affaires des sites de ventes en ligne, l’explosion du nombre de bases logistiques et l’augmentation significative du transport de marchandises en agglomération sont autant de signaux qui désignent le numérique comme un sujet central quand il s’agit d’aborder les difficultés économiques comme les questions de transition écologique : les combats se rejoignent.


4°) Construire un discours équilibré sur l’alimentation

L’alimentation est un sujet à la fois éminemment économique et écologique lui aussi. C’est également un sujet extrêmement explosif, car très exposé aux jugements de valeur. Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es. La hausse des produits alimentaires impacte directement les ménages aux revenus les plus faibles, et instinctivement, on pourrait penser que les arbitrages sont naturellement faits au moment de passer à la caisse. Mais la réalité est tout autre, car les industriels de l’agroalimentaire, et les distributeurs qui proposent leurs propres produits, ont construit des stratégies de conception, de production, de présentation et de communication spécifiquement pensées pour les publics ayant des revenus limités.

Nous connaissons tous le principe du prix psychologique, et de l’impact qu’il peut avoir sur le consommateur au moment de l’achat. Mais la dimension psychologique se retrouve aussi dans la conception du produit. L’approche polysensorielle, au moment de la création d’un soda, d’une barre chocolatée, d’un plat cuisiné, de chips, de gâteaux…est un élément fondamental. Ce que les yeux voient, ce que la main touche, ce que la langue goute, ce que le cerveau perçoit, tout doit converger vers le réconfort. Et le réconfort, même fugace, qui en a le plus besoin si ce n’est ceux qui souffrent le plus. Si vous ajoutez à cela une bonne dose de sucre qui génère un pic glycémique toutes les deux heures, et donc une envie de manger à nouveau, vous obtenez un résultat connu : des personnes qui n’auront pas les moyens de faire trois repas par jour mais qui, sans s’en rendre compte, multiplieront les micro-prises d’aliments ultra transformés et ultra marketés, avec les impacts que l’on connait sur la santé.

Ces produits, outre le fait qu’ils consomment beaucoup d’énergie au moment de leur fabrication, sont présentés dans des emballages très travaillés au niveau du visuel, de la couleur, et de la portabilité (afin qu’ils soient transportables partout). Ce sont ces emballages, pour la plupart non-biodégradables, que nous retrouvons dans nos forêts, nos rivières et nos rues. Sur le plan économique, ces produits sont sous-estimés dans le budget des ménages, car la fréquence de consommation est mal évaluée.

Mais stigmatiser ces produits est contre-productif. Beaucoup d’intervenants croient bien faire en prônant le fait maison comme étant le seul chemin à suivre sans mesurer à quel point les publics peuvent se sentir jugés, et sans forcément évaluer la quantité d’énergie qu’il faut à un individu pour passer d’un fonctionnement alimentaire à un autre.

Pour les publics en difficultés, manger mieux ne doit pas être envisagé comme un but, mais comme un moyen (qui s’ajoute aux actions préconisées pour les autres sujets de la vie quotidienne). Le moyen de se rapprocher d’un objectif (un projet de vie), qui reste propre à chacun, mais qui aurait comme effets collatéraux de se sentir mieux, de maitriser son budget, de contribuer à promouvoir un mode de vie plus sain et plus respectueux de l’environnement, tout en s’octroyant des petites entorses jouissives ici et là.

Tel le colibri…

Aborder la transition écologique avec des publics en situation de fragilité a du sens. Que l’on souffre ou pas, nous sommes tous des citoyens. De plus, les publics les plus précaires sont les plus exposés au changement climatique. Et puis, valoriser la capacité à faire et souligner l’importance de ce que certains font déjà, c’est montrer que, tel le colibri, chacun à son rôle à jouer, à la fois pour lui-même et pour les autres.

Mais il est important, nécessaire, primordiale, si l’on ne veut pas braquer les personnes que l’on souhaite sensibiliser, de ne pas verser dans l’exercice de conversion idéologique, car le temps des missionnaires est révolu.

Il serait malvenu pour un « sachant » de croire que sa mission (divine ?) est de convaincre, de convertir ses interlocuteurs à son propre modèle de fonctionnement. Car le mode opératoire de monsieur Durant doit être construit en fonction de ses objectifs (et de ses moyens), qui ne sont peut-être pas les mêmes que ceux de madame Dupont. En revanche, il est hautement probable que les objectifs de monsieur Durant et de madame Dupont nécessitent des moyens économiques (la fin du mois) qui pourront possiblement être mobilisés grâce à des actions œuvrant vers la transition écologique (la fin d’un monde, et le début d’un autre😉).

Christophe Marchand
[email protected]
0616654573
http://ifccac.free.fr

20/09/2024

Le livre le +...
Un grand merci au comité des lecteurs du site monBestSeller.com qui vient de choisir mon livre « Tenir debout ou les vertus de l’appui tendu renversé » pour le mettre en avant dans sa rubrique « le livre le +… ».
Vous pouvez le découvrir gratuitement sur https://www.monbestseller.com/actualites-litteraire-conseil/21548-telecharger-gratuitement-tenir-debout-ou-les-vertus-de-lappui

12/09/2024

L’accompagnement à la vie quotidienne, nouvelle définition !

Découvrez une formation-action dont l’objectif premier est de garantir la mise en œuvre opérationnelle des savoirs transmis.

Les deux premiers jours sont consacrés aux apports théoriques :
- Questionnements et réflexions sur l’accompagnement social et budgétaire,
- Analyse des forces et des limites des accompagnements individuels,
- Analyse des forces et des limites des actions collectives,
- Exploration de pistes innovantes.

Les deux derniers jours (programmés trois à six semaines plus t**d) sont consacrés à la pratique :
- Travaux en sous-groupes,
- Mises en situation et exercices de restitution,
- Prise en main des outils intégrés à la formation (VQ’notes et kit d’animation VQ),
- Planification de la stratégie de mise en œuvre.

La particularité de ce parcours de développement des compétences est qu’il est associé à des outils pédagogiques innovants qui permettent aux participants d’intégrer rapidement les apports transmis dans leur pratique professionnelle.

Un suivi à distance permet de répondre à toutes les questions pouvant se poser au fur et à mesure que les stagiaires confrontent la méthode proposée aux réalités de terrain.

03/09/2024

Tenir debout

En 2020, deux évènements se sont télescopés ; le covid est arrivé, avec son lot de confinements, et j’ai eu 50 ans. Ces deux actualités combinées m’ont conduit à écrire un livre, un roman graphique pour être plus précis, navigant entre l’autobiographie et l’autofiction.

Je l’ai publié en décembre 2021.

Ce livre est d’abord un témoignage pour ma fille. Je voulais qu’elle puisse avoir une ressource dans laquelle puiser quelques inspirations dans les moments difficiles quand je ne serai plus là pour l’écouter.
Je souhaitais également montrer combien un parcours personnel est susceptible d’influencer une vie professionnelle. Le travail que je développe aujourd’hui avec les travailleurs sociaux est pétri par tout ce que j’ai vécu.

Je remercie chaleureusement tous ceux qui ont acheté mon ouvrage et j’exprime toute ma gratitude aux personnes qui ont pris le temps de me faire des retours qui m’ont particulièrement ému.

Trois ans après sa sortie, je vous propose aujourd’hui de le découvrir gratuitement en suivant le lien
https://www.monbestseller.com/manuscrit/21435-tenir-debout-ou-les-vertus-de-lappui-tendu-renverse

25/03/2024

La place du logement dans le travail social

« Être, habiter et penser sont une seule et même chose » écrivait Heidegger.
Si c’est vrai, on devine combien le rapport qu’une personne entretien à son logement (si elle en a un) ou au logement (si elle en cherche un) dit d’elle-même.
L ’accompagnement social lié au logement (ASLL) et l’accompagnement vers et dans le logement (AVDL) tiennent une place importante dans le travail social, car le logement est une étape essentielle pour s’approcher des objectifs d’insertion et d’autonomisation. Mais la tâche des intervenants sociaux est compliquée, car ils doivent composer avec le manque de logement sociaux, un parc immobilier vétuste, et des loyers élevés sur de nombreux territoires. C’est pourquoi il semble naturel de se focaliser sur des sujets qui semblent concourir au maintien des personnes dans leur logement quand elles en ont trouvé un : les droits et les devoirs du locataire, la précarité énergétique, la gestion du budget familial, les ateliers cuisines, etc… Si ces sujets sont pertinents, il n’en demeure pas moins qu’ils ne permettent pas toujours d’atteindre les objectifs poursuivis.
En théorie (un pays formidable !), qu’il est bon de rentrer chez soi ! Fermer la porte sur le monde qui gronde pour enfin tourner le dos aux injonctions du dehors et retrouver la quiétude du dedans. Si le principe de l’abri est d’abriter, il est des enceintes à vocation protectrice qui se révèlent être le contraire de ce qu’elles prétendent. Notre logement est sensé nous soustraire des « agressions » extérieures afin de nous offrir le havre de paix qui nous permettra de nous régénérer pour assurer la journée du lendemain. Mais refermer sa porte d’entrée sera pour certains la garantie d’être accueilli par la solitude, d’être étreint par l’angoisse. Pour d’autres, la chaleur du foyer sera remplacée par la brûlure des coups, la morsure de la violence…
Quand le logement se change ainsi en lieu d’enfermement, l’individu ne cherchera qu’à s’en échapper, la plupart du temps en usant de tout moyen lui permettant de s’extraire artificiellement d’un quotidien douloureux, recherchant des sensations immédiates lui interdisant de penser. De fait, le lieu de vie devient dans ce cas un lieu de survivance, où les devoirs du locataire, les obligations du propriétaire, les règles d’hygiène ou les nécessités d’entretien paraissent bien dérisoires.
Il y a un monde entre « habiter son lieu de vie » et « occuper un espace délimité par quatre murs », et pour qu’un espace délimité par quatre murs devienne un lieu de vie, il faut accepter d’explorer ce monde, où les savoirs pratiques et techniques n’ont qu’une valeur relative. L’Abbé Pierre disait que nous avions autant besoin de raisons de vivre que de quoi vivre. Le travail social met toute son énergie pour aider ceux qui en ont besoin à avoir de quoi vivre, mais qu’en est-il des raisons de vivre ?

Christophe Marchand

[IF ccac] 15/03/2024

La douleur ; sa place dans le travail social

Évoquée dans la relation d’aide, on pense à ceux qui la ressentent et à ceux qui l’écoutent. On pense aussi à ceux qui arrivent à l’exprimer et à ceux qui la taisent. Elle est au cœur des problèmes qui, souvent, n’en sont que le symptôme. Par conséquent, il est fréquent de consacrer beaucoup d’énergie à régler les problèmes sans pour autant trouver des réponses qui soient durables car la douleur est entêtée (autant qu’elle est entêtante), et il ne lui faut pas longtemps pour produire une nouvelle récolte de problèmes.
Dans le travail social, les mots sont pensés (pour ne pas dire calibrés) le plus souvent pour les problèmes, plus rarement pour nommer, reconnaitre et traiter la douleur, pensant sûrement que cela relève des compétences d’un autre corps de métier. Je parle ici des pratiques d’accompagnement car, pour ce qui est des concepts théoriques, les plus grands spécialistes de la relation d’aide rivalisent de créativité pour qualifier de manière si abstraite cette émotion pourtant si concrète.
Le traitement de la douleur (psychique) fait le miel des grands acteurs de la société de consommation, qu’ils travaillent au sein d’une direction marketing d’un géant de l’agroalimentaire, de l’industrie pharmaceutique ou du département divertissement d’un grand groupe média. Les bonimenteurs qui prônent des préceptes de développement personnel (pour devenir une meilleure version de soi-même et sortir de sa zone de confort tout en trouvant sa congruence) ont eux aussi flairé le filon, et certains ont vite fait de verser dans la manipulation malsaine pour aller jusqu’aux dérives sectaires et complotistes. Ils savent trouver les mots, les produits et les images qui laissent penser qu’ils comprennent la douleur ressentie, et surtout qu’ils ont les solutions en prenant soin d’associer « promesse » et « vitesse » dans leurs discours. Résultat : bon nombre de personnes en situation de fragilité tombe dans les filets de la malveillance, ce qui au final ne fait qu’accentuer leurs difficultés.
Dans le même temps, de nombreux travailleurs sociaux constatent qu’il est de plus en plus difficile de mobiliser leurs publics, que ce soit sur des actions collectives comme sur des suivis individuels. Et si une des raisons qui expliquent cette difficulté était que les publics accompagnés avaient le sentiment que le discours qu’on leur tient et les actions qu’on leur propose, bien que concrets et pratiques, ne leur parlaient pas de leur vie telle qu’ils la ressentent ? Et si leur douleur, bien qu’écoutée, n’était pas réellement entendue ?
La douleur explique pourquoi il est si difficile pour des personnes de réaliser des tâches basiques de la vie quotidienne, mais la douleur est aussi une ressource pour avancer quand on arrive à la dépasser.
C’est pourquoi il est important de lui accorder une place en tant élément central pouvant se cacher au cœur de tous les sujets de vie quotidienne, qu’il s’agisse du budget familial, du logement, de la banque, du crédit, de l’alimentation, de la santé, du travail, de l’estime de soi, des projets de vie…

Christophe Marchand
http://ifccac.free.fr
[email protected]
0616654573

[IF ccac] L’color>ccac propose aussi une activité de conseil auprès des structures souhaitant mettre en place, dans le cadre du développement social de leur territoire, un ou plusieurs projets d’accompagnement collectif.

Christophe MARCHAND sur LinkedIn : #travailsocial 17/10/2023

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=24224245540522686&id=100000917325940

Christophe MARCHAND sur LinkedIn : #travailsocial Treize bougies et un grand merci ! Un grand merci aux 118 associations, 46 Conseils Départementaux, 73 CCAS, 23 UDAF, au Ministère des Armées, à l’entreprise…

Christophe MARCHAND on LinkedIn: Nouveautés catalogue des formations 2023 12/03/2023

https://www.linkedin.com/posts/christophe-marchand-econovie_nouveaut%C3%A9s-catalogue-des-formations-2023-activity-7039182113945845762-apWu?utm_source=share&utm_medium=member_android

Christophe MARCHAND on LinkedIn: Nouveautés catalogue des formations 2023 Créé en 2010, l’IFccac est un organisme de développement des compétences entièrement dédié aux travailleurs sociaux. Découvrez son catalogue des formations…

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