Maxime Guide Strasbourg
Visites en groupes ou privées, (re)découvrez la ville d'hier et d'aujourd'hui à pied ou à vélo.
09/06/2026
France's Bastille Day parade on July 14 is shaping up to be one of the most significant in recent memory.
The parade will take place on the Champs-Élysées under the theme "Europe's Strategic Awakening." According to the Military Governor of Paris, the goal is to show that France is "determined" and "not alone." Around 8,500 participants will march, including 6,500 on foot, 300 vehicles, roughly 100 motorcycles, 95 planes, 35 helicopters, and 193 horses from the Garde Républicaine (Republican Guard).
Ukraine will be front and center. The Patrouille de France, the French aerobatic display team, will open the aerial portion of the parade alongside two Mirage 2000 jets flown by joint French-Ukrainian crews. Soldiers from French battalions currently deployed on NATO's eastern flank, in Romania and Estonia, will also march down the avenue.
President Emmanuel Macron, who invited representatives from all 35 countries of the Coalition of Volunteers, will attend his 10th and final parade as head of state. European Commission President Ursula von der Leyen and NATO's Supreme Commander General Grynkewich have also been invited.
Two details worth noting: the French Navy, celebrating its 400th anniversary this year, will close out the parade to the sound of the bagad de Lann-Bihoué, a traditional Breton pipe band based near Lorient. And for the first time, the Defense Digital Commissariat will march, marking the French military's shift toward cyber and digital operations. The parade will end with "Ode to Joy," the European anthem.
05/06/2026
Map of Northern France showing the number of arrests and deportations of homosexuals to concentration camps during World War 2. It is important to remember this history, especially due to attempts by some to erase q***r history. In 2023 extreme-right polemicist and habitual history falsifier Éric Zemmour claimed that deportation of French homosexuals was a myth, prompting condemnation and correction from French historians.
04/06/2026
Les Français exclus du débarquement de Normandie par les Anglo-saxons.
Charles Gaulle et Winston Churchill se rencontrent le 4 juin 1944 en Angleterre. L’occasion pour le premier ministre britannique d’annoncer au chef de la France libre le débarquement du 5 juin (qui aura finalement lieu le 6 juin).
Charles de Gaulle se remémore la scène le 30 octobre 1963 en présence d’Alain Peyrefitte. Alors que ce dernier (en service commandé de Georges Pompidou) tente de convaincre le chef de l’Etat de commémorer le vingtième anniversaire du débarquement de Normandie (ce qu’il refusera).
Extrait de « C’était de Gaulle » :
« Churchill m’a convoqué d’Alger à Londres, le 4 juin, il m’a fait venir dans un train où il avait établi son quartier général, comme un châtelain sonne son maître d’hôtel. Et il m’a annoncé le débarquement, sans qu’aucune unité française ait été prévue pour y participer. Nous nous sommes affrontés rudement. Je lui ai reproché de se mettre aux ordres de Roosevelt, au lieu de lui imposer une volonté européenne (il appuie sur « européenne »).
Il m’a crié de toute la force de ses poumons : « De Gaulle, dites-vous bien que quand j’aurai à choisir entre vous et Roosevelt, je préférerai toujours Roosevelt ! Quand nous aurons à choisir entre les Français et les Américains, nous préférerons toujours les Américains ! Quand nous aurons à choisir entre le continent et le grand large, nous choisirons toujours le grand large ! » (Il me l’a déjà dit. Ce souvenir est indélébile.)
Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur moi ! (…) Le débarquement du 6 juin, ç’a été l’affaire des Anglo-Saxons, d’où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi ! Comme ils venaient de le faire en Italie et comme ils s’apprêtaient à le faire en Allemagne !
Ils avaient préparé leur AMGOT qui devait gouverner souverainement la France à mesure de l’avance de leurs armées. Ils avaient imprimé leur fausse monnaie, qui aurait eu cours forcé. Ils se seraient conduits en pays conquis. C’est exactement ce qui se serait passé si je n’avais pas imposé, oui imposé, mes commissaires de la République, mes préfets, mes sous-préfets, mes comités de libération !
Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur moi ! Je veux bien que les choses se passent gracieusement, mais ma place n’est pas là ! (…) Et puis, ça contribuerait à faire croire que, si nous avons été libérés, nous ne le devons qu’aux Américains. Ça reviendrait à tenir la Résistance pour nulle et non avenue. Notre défaitisme naturel n’a que trop tendance à adopter ces vues. Il ne faut pas y céder !
M’associer à la commémoration d’un jour où on demandait aux Français de s’abandonner à d’autres qu’à eux-mêmes, non ! (…) En revanche, ma place sera au mont Faron le 15 août, puisque les troupes françaises ont été prépondérantes dans le débarquement en Provence, que notre première armée y a été associée dès la première minute, que sa remontée fulgurante par la vallée du Rhône a obligé les Allemands à évacuer tout le midi et tout le Massif central sous la pression de la Résistance.
Et je commémorerai la libération de Paris, puis celle de Strasbourg, puisque ce sont des prouesses françaises, puisque les Français de l’intérieur et de l’extérieur s’y sont unis, autour de leur drapeau, de leurs hymnes, de leur patrie ! Mais m’associer à la commémoration d’un jour où on demandait aux Français de s’abandonner à d’autres qu’à eux-mêmes, non !
Les Français sont déjà trop portés à croire qu’ils peuvent dormir tranquille, qu’ils n’ont qu’à s’en remettre à d’autres du soin de défendre leur indépendance ! Il ne faut pas les encourager dans cette confiance naïve, qu’ils paient ensuite par des ruines et par des massacres ! Il faut les encourager à compter sur eux-mêmes !
Allons, allons, Peyrefitte ! Il faut avoir plus de mémoire que ça ! Il faut commémorer la France, et non les Anglo-Saxons ! Je n’ai aucune raison de célébrer ça avec éclat. Dites-le à vos journalistes. »
Ceux qui ont donné leur vie à leur patrie sur notre terre, les Anglais, les Canadiens, les Américains, les Polonais, Sainteny et Triboulet seront là pour les honorer dignement. »
Illustration : Historiando.org
Pour aller plus loin : Alain Peyrefitte, « C’était de Gaulle », éditions Quarto Gallimard, 2002.
82 ans jour pour jour, 4 juin 1944.
01/06/2026
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28/05/2026
Même plus de 50 ans après sa mort, l’influence de J.R.R. Tolkien continue de résonner 🧙♂️
Le pape Léon XIV cite Gandalf dans son encyclique sur l’IA.
“Il ne nous appartient pas, cependant, de régler toutes les fortunes du monde, mais de faire ce qui est en nous pour le secours des années où nous sommes placés, d'extirper le mal dans les champs que nous connaissons, afin que ceux qui vivront après aient une terre saine à cultiver.”
Le Retour du Roi, chapitre “Le Dernier Débat” 👑
25/05/2026
13/05/2026
Elles restèrent au standard téléphonique pendant que le bâtiment brûlait, car raccrocher signifiait la mort de soldats.
France, automne 1918. La plus grande offensive de la Grande Guerre ravageait la forêt d'Argonne, et l'armée américaine était confrontée à une crise qui n'était ni due aux balles ni aux obus. Il s'agissait d'une crise de communication.
Les lignes téléphoniques s'étendaient sur la moitié de l'Europe, mais le système s'effondrait. Les opérateurs masculins tâtonnaient avec les prises, ne parvenaient pas à suivre le rythme du chaos et ne parlaient pas français, transformant la coordination avec les forces alliées en un jeu mortel de malentendus. Le général Pershing voyait toute sa structure de commandement se désagréger à cause des mauvaises connexions et des messages manqués.
Sa solution choqua l'état-major : recruter des femmes. Non pas comme infirmières ou employées de bureau, mais comme opératrices de communication en première ligne.
On les surnommait les « Hello Girls ».
Sur plus de 7 000 candidates, seules 223 furent retenues. Bilingues français-anglais. D'une rapidité fulgurante sous pression. Imperturbables face au stress. Grace Banker, une ancienne superviseure téléphonique du New Jersey, devint leur opératrice principale.
Elles furent envoyées dans des villes si proches du front que l'artillerie allemande faisait trembler les murs chaque nuit.
Ces femmes ne se contentèrent pas d'égaler les hommes qu'elles remplaçaient. Elles pulvérisèrent toutes les normes. Elles mémorisèrent des codes militaires complexes et connectèrent les appels critiques en un temps record. Elles devinrent le système nerveux central du Corps expéditionnaire américain : les fils par lesquels transitaient chaque ordre, chaque requête, chaque appel désespéré à l'aide.
Puis vint l'offensive Meuse-Argonne, la plus grande opération de l'histoire militaire américaine.
Le central téléphonique fut pris sous le feu.
Les obus sifflaient au-dessus de leurs têtes. Des explosions firent voler les fenêtres en éclats. La caserne voisine s'embrasa. La fumée envahit la salle des opérations. Un officier fit irruption, ordonnant l'évacuation immédiate.
Les « Hello Girls » regardèrent le tableau devant elles.
Chaque ligne était saturée d'appels entrants. Des bataillons étaient isolés et appelaient des renforts. Les secouristes tentaient de rejoindre les hôpitaux de campagne. Les unités d'artillerie demandaient désespérément des coordonnées pour éviter de tuer leurs propres hommes.
Elles restèrent.
Se frayant un chemin à travers la fumée et le chaos, établissant des liaisons téléphoniques tandis que le bâtiment tremblait, maintenant les lignes de communication alors que les flammes dévoraient la structure autour d'elles. L'officier leur cria d'évacuer. Menacées de cour martiale. Ce n'est qu'alors qu'elles finirent par courir, attendant juste assez longtemps pour que l'incendie soit maîtrisé avant de se précipiter vers leurs postes.
Une heure plus t**d, elles étaient de nouveau opérationnelles.
Grace Banker reçut la Distinguished Service Medal pour son service. Les Hello Girls furent saluées comme des héroïnes, photographiées avec des généraux, célébrées dans les journaux à travers l'Amérique.
Puis la guerre prit fin, et la trahison commença.
L'armée américaine les requalifia en tant que contractuelles civiles. Pas de statut d'ancien combattant. Aucune médaille officiellement enregistrée. Aucun avantage. Pas de funérailles militaires. Aucune reconnaissance.
On dit à ces femmes qui avaient risqué leur vie en première ligne qu'elles n'avaient jamais été de véritables soldats. Pendant six décennies, elles se sont battues. Batailles juridiques. Témoignages devant le Congrès. Campagnes publiques. Elles ont tenté d'obtenir la reconnaissance qu'elles avaient méritée dans des pièces enfumées, sous un déluge d'obus.
Finalement, en 1977, près de soixante ans après la fin de la guerre, le Congrès a officiellement reconnu les Hello Girls comme vétéranes.
À ce moment-là, seules quelques-unes avaient survécu pour recevoir leurs honneurs.
Grace Banker avait soixante-dix-neuf ans lorsqu'elle a enfin obtenu la reconnaissance qu'elle avait méritée à vingt-cinq ans. Nombre de ses camarades étaient déjà mortes, sans jamais savoir que leur service serait reconnu.
Elles ont tenu bon quand c'était le plus important, restant à leur poste tandis que le monde brûlait autour d'elles, prouvant que le courage ne nécessite pas de fusil.
Parfois, il suffit de ne pas lâcher prise, car on sait que quelqu'un, à l'autre bout du fil, compte sur vous pour survivre.
Les Hello Girls ne portaient pas d'armes. Elles portaient des voix à travers des distances impossibles. Et ils l'ont fait sous le feu ennemi, dans un bâtiment en flammes, tandis qu'un officier leur hurlait de fuir.
Car ils avaient compris quelque chose que l'armée n'a admis que des décennies plus t**d : la communication n'est pas un simple travail de soutien. C'est ce qui fait la différence entre une victoire coordonnée et une mort chaotique.
Ils étaient des vétérans dès l'instant où ils ont décidé de rester.
Il aura fallu soixante ans à l'Amérique pour le comprendre.
10/05/2026
Une campagne de fouilles archéologiques d'un nouveau genre menée dans le seul camp de concentration n**i de France La dernière baraque non restaurée du camp du Struthof (Bas-Rhin) fait l'objet de travaux. Complètement démontée en vue de sa restauration, elle permet à une équipe d'archéologues de chercher de nouvelles informations sur...
07/05/2026
7m de haut pour 5m de large : une page géante de la Bible de Gutenberg s'affiche dans la cathédrale jusqu'au 31 août.
Imprimée grâce à 12 blocs d'impression en bois, elle est arrivée de Mayence, ville où Gutenberg a vu le jour il y a 625 ans.
04/05/2026
"Merci de ne pas toucher."
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