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17/06/2026
LE PARADOXE DU FINANCEMENT AFRICAIN : POURQUOI L’ARGENT DE LA DIASPORA NE FINANCE PAS L’ÉCONOMIE DU CONTINENT ?
Il y a quelques jours, un homme de la diaspora m’a contacté. Il avait lu une de mes publications sur les investissements étrangers en Afrique. Il était indigné. Il m’a raconté son histoire. Il avait voulu monter un projet, sollicité des financements, et rien n’avait marché. Il avait frappé aux portes des fonds européens et américains. On lui avait dit non.
Je lui ai répondu une chose qui l’a fait réfléchir. Ce n’est pas leur faute. C’est la nôtre.
Pendant des décennies, les fonds d’investissement européens et américains ont privilégié leurs propres ressortissants. Ils financent ceux qu’ils connaissent, ceux qui maîtrisent leurs codes, ceux qui viennent des mêmes écoles, des mêmes cercles. C’est compréhensible. Ils veulent sécuriser leur argent. Ils investissent dans ce qu’ils maîtrisent. Et dans ce système, l’Africain, même talentueux, même porteur d’un projet viable, est souvent écarté. Pas par méchanceté. Par méconnaissance. Par biais.
Mais le problème est plus profond. Nous-mêmes, Africains, n’avons pas su créer l’écosystème qui permettrait à notre propre argent de circuler sur le continent. La diaspora dispose de capitaux considérables. Des millions d’euros, de dollars, de livres sterling, accumulés par des années de travail, de sueur et de sacrifices. Mais faute de véhicules d’investissement fiables, transparents et sécurisés, cet argent dort sur des comptes bancaires en Europe ou en Amérique. Ou pire, il est investi dans des projets hasardeux que les investisseurs essaient de piloter à distance, sans structuration, sans outils, sans présence sur le terrain. Résultat : des pertes, des déceptions, et un retrait progressif de la diaspora qui finit par ne plus vouloir investir chez elle.
Ce n’est pas un manque de volonté. C’est un manque de structures.
Avec l'expérience que j'ai aujourd'hui, j'ai compris le véritable problème. Ce sont nos entreprises africaines qui ne sont pas prêtes à recevoir des financements. Précisons que la majorité.
Pour qu’un investissement soit possible, il faut deux choses. D’un côté, un investisseur qui a de l’argent et qui cherche un placement sûr et rentable. De l’autre, une entreprise qui a besoin de capitaux pour se développer et qui est capable de fournir des garanties, de la transparence, et un business model solide.
Or, la réalité est souvent différente. Beaucoup d’entrepreneurs africains ont des projets prometteurs, mais ils ne sont pas prêts. Pas de comptabilité fiable. Pas de business plan sérieux. Pas de structure juridique claire. Pas de traçabilité des flux financiers. Pas de gouvernance. Ils fonctionnent à l’intuition, à la débrouille, à la confiance familiale. Et quand un investisseur potentiel arrive, il ne voit que du chaos. Et personne ne met son argent dans le chaos.
C’est une vérité dure, mais il faut la dire. Les entrepreneurs africains ne sont pas victimes. Ils sont parfois les artisans de leur propre exclusion du circuit du financement. Parce qu’ils n’ont pas pris le temps de structurer leur entreprise. Parce qu’ils n’ont pas compris que pour attirer des capitaux, il faut d’abord être financeable.
Aujourd'hui nous devons arrêter avec les discours et créer le pont entre la diaspora et les entrepreneurs africains
C’est dans cette logique que notre cabinet s’est positionné. Nous avons analysé les freins, les blocages, les peurs, les attentes. Et nous avons compris que pour que l’argent de la diaspora puisse financer l’économie africaine, il faut un écosystème. Un écosystème qui repose sur trois piliers.
Le premier pilier, c’est la confiance. Les investisseurs, qu’ils soient de la diaspora ou étrangers, doivent avoir la certitude que leur argent est entre de bonnes mains. Cela passe par des structures transparentes, des rapports réguliers, des audits indépendants, et une gouvernance irréprochable.
Le deuxième pilier, c’est la structuration des entreprises. Avant de recevoir des fonds, une entreprise doit être prête. Ses comptes doivent être clairs. Ses processus doivent être documentés. Sa stratégie doit être définie. C’est un travail de fond que nous réalisons avec nos clients, pour les mettre en conformité avec les standards internationaux.
Le troisième pilier, c’est la création de véhicules d’investissement adaptés. Des fonds d’investissement africains, gérés par des Africains, pour financer des entreprises africaines. Des structures qui connaissent le terrain, qui comprennent les réalités locales, et qui sont capables d’accompagner les entrepreneurs sur la durée.
Au sein de notre cabinet, nous travaillons activement à la mise en place de ces véhicules d’investissement. Notre objectif est simple : permettre à tout Africain, où qu’il soit, d’investir dans l’économie du continent en toute sécurité. Et permettre à tout entrepreneur africain, quel que soit son secteur, d’accéder aux capitaux dont il a besoin pour se développer.
C’est une tâche immense. Elle ne se fera pas en un jour. Mais elle est nécessaire. Parce que l’Afrique ne se développera pas avec des capitaux étrangers seulement. Elle se développera quand ses propres enfants, ceux qui ont réussi ailleurs, décideront de réinvestir chez eux. Et pour qu’ils le fassent, ils doivent avoir confiance. Et pour qu’ils aient confiance, nous devons bâtir des structures solides.
MA CONCLUSION ??
Ce n’est pas en attendant que les fonds étrangers s’intéressent à nous que nous construirons l’Afrique de demain. C’est en créant nos propres instruments financiers, en structurant nos entreprises, et en instaurant une culture de la transparence et de la performance.
La diaspora africaine n’est pas un problème. C’est une solution. Elle a les moyens. Elle a la volonté. Elle a l’envie. Ce qui lui manque, c’est un écosystème fiable pour placer son argent.
C’est notre mission. C’est notre combat. Et nous y travaillons chaque jour.
Je suis L’IMPACTEUR 🔥🔥💣
Consultant en stratégie & structuration et croissance des Entreprises
Si vous êtes un entrepreneur africain et que vous voulez structurer votre entreprise pour attirer des financements, contactez-nous. Si vous êtes un investisseur de la diaspora et que vous cherchez des opportunités sérieuses, contactez-nous. Ensemble, nous bâtirons les fondations de l’Afrique de demain.
Evidemment!
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