MALS

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CHAMPIONNE NATIONALE DE SLAM 2025
DEMI-FINALISTE COUPE DU MONDE DE SLAM 2026
Par grace, par faveur, par JESUS - par choix.

Photos from MALS's post 26/05/2026

6 mai 2026 | F.A.S.E ( Festival des Arts et du Spectacle à l’Ecole )

le slam a pris la parole à l’école.

J’ai eu l’honneur de partager la table du jury et du panel avec des références : Nin'wlou Ariel Ménélik Lao, Placide KONAN et le Dr Marius Gnolé.

Ensemble, on a débattu d’une question essentielle :
« De la poésie au slam, qu’est-ce que ça change
pour l’école ivoirienne ? »

Et la réponse est venue de la salle.
Les élèves ont écouté, échangé, défendu leurs idées.
Ils ont vibré, soutenu leurs amis, et porté leurs établissements avec fierté.

Au bout de cette journée, des mots,
des rires, des frissons…
Et une championne : Kablan Eunice.

Grand Merci à Pr. Chérif Abidal, Mon responsable Kapegik Poéte Urbain pour l’honneur.

Le slam grandit. La relève est là.
Bravo encore à tous les participants !

26/05/2026

Ce vers est né d’une seule volonté : dire l’indicible sans détour.

« C’est d’abord les aboiements du chien qu’elle tolère, réveil difficile tous les jours parce que gu**le de bois pour chien en colère »

ne parle pas d’un animal, mais de l’homme qui, dans le foyer, troque la parole contre la force et devient ce qu’il y a de plus bas en lui.
Le choix du chien n’est pas anodin, il permet de montrer l’homme déshumanisé, réduit à l’instinct, à la pulsion, à cette violence sourde qui commence par les cris, les menaces, et qui installe la peur avant même le jour.
L’idée était de faire ressentir cette dureté, cette cruauté, cette bestialité qui ne se nomme pas mais qui se vit chaque matin dans le silence de tant de femmes.

Et c’est pour cela que j’écris du slam : pour frapper assez fort avec les mots afin que sur scène on ne puisse plus faire semblant, pour que l’on sente dans la gorge la violence du geste, la douceur qu’on a volée, et la rage qui devrait naître face à l’injustice.

Écrire, ce n’est pas expliquer un processus,
c’est prendre la réalité par le col, la ramener à son point de départ brut, une femme qui subit, et conduire tous ceux qui écoutent jusqu’au même point final,
celui où l’on comprend qu’il est impossible de rester silencieux.

Mals.

25/05/2026

Mon premier quart de finale à Paris.

Ce soir-là, j’étais stressée… mais confiante.

Avec mon responsable Bee Jo, on avait travaillé et répété mes textes plus tôt dans la journée.
Disons… 5 heures plus tôt.

Arrivés sur les lieux, on a prié.
Je crois en mon Dieu.
Mais surtout, je crois en Sa volonté.

Et puis c’est arrivé : mon premier passage sur la scène du Temple de Belleville.

1ère à passer. Le cœur qui bat, mais la voix
qui ne tremble pas.

Le texte choisi pour ce moment ?
« ON NE TAPE PAS UNE FEMME »

Paris, tu m’as entendue.
Et ce n’est que le début.

Photos from MALS's post 20/05/2026

Le slam, c’est ma vie.

Je suis MALS ( anacyclique de SLAM).
J’ai 22 ans. J’en avais 16 quand j’ai débuté au slam. Mon premier pas sur la scène nationale s’est soldé par une finale ; c’était en 2020.

Cinq ans après de nombreux passages en finale et en demi-finale, je suis sacrée championne nationale de slam. (On aura le temps d’aborder toutes les questions qui pourraient vous animer sur le moment, sur moi, pour vous.)

Du 11 au 17 mai, à Paris, nous avons enflammé la scène du temple de Belleville avec des passages qui ont laissé leur empreinte. Si l’aventure s’arrête pour nous en demi-finale, une autre victoire s’impose naturellement : celle du public.

« Tu es un monstre sur scène »
« Tu es une tueuse »
« Tu n’as rien à envier à personne »

Des mots qui résonnent comme une reconnaissance unanime.

Le Dieu que je sers est grand. Et vous n’imaginez pas à quel point le témoignage est long.

Merci mon Jésus, mon intime.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude :

À Madame Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie, pour son soutien indéfectible. Vos mots m’ont été d’une profonde aide et d’un grand soutien, merci infiniment, Madame la Ministre.

À Monsieur Kramo Pascal, le père que la vie m’a donné. Merci pour la promptitude, l’amour, les encouragements et surtout votre présence.

À l’embassade de France en Côte d'Ivoire, Monsieur le Consul et l’Institut français de Côte d'Ivoire, pour nous avoir facilité l’obtention du visa et aussi
pour leur soutien.

Au Goethe-Institut Côte d'Ivoire, qui soutient le collectif Au Nom du Slam dans l’organisation du championnat national que j’ai remporté.

À Bee Joe Slam, merci papa, merci. Merci de m’avoir portée, d’avoir vécu chaque scène, chaque passage avec la même pression, les mêmes prières. Merci pour le temps consacré à ma petite personne, pour les mots, les mains tenues fermes et l’épaule quand j’étais faible. Merci, papa.

À Dei Gostel, merci pour ces heures, ces semaines, ces mois de travail, pour le temps et l’oreille toujours attentive que tu m’as accordée. Les prières, les paroles, la présence, l’affection et l’attention. Grand frère, ami, coach, merci.

À ma famille, mes parents, vous.
Pour vos mots, votre amour et vos prières,
merci infiniment. Dieu vous bénisse
et vous le rende au centuple.

C’est ici et maintenant
que tout commence désormais.

Mals,
Championne Nationale de Slam 2025.
Demi-finaliste à la coupe du Monde de Slam 2026.

19/03/2026

Quand on est slameuse (femme qui fait du slam) et qu’on découvre le milieu, on prend très vite pour modèle Amee Slam. C’est elle qu’on voit,
c’est elle qui nous marque, c’est en elle qu’on s’identifie, tant sa direction artistique et son charme sur scène séduisent.

On aspire à autant d’aisance à l’oral. Alors, inconsciemment, c’est dans sa peau qu’on écrit et qu’on performe.

Quand on est slameur et qu’on arrive au slam, on est très vite influencé par Nin'wlou Ariel Ménélik Lao, ou encore par GCM, Souleymane Diamanka si l’on écoute du slam extérieur. Sur scène, c’est perceptible.

Le flow de GCM, par exemple, est figé : tous ses textes ont la même cadence. Quiconque fait comme lui est vite démasqué. Mais il ne suffit pas de vouloir faire comme lui, il faut aussi avoir sa voix et sa carrure.

Malheureusement, on se perd très vite. Parce que, bien souvent, ce qu’on a inconsciemment adopté ne correspond pas à notre personnalité ni à notre énergie. Et cela est perçu par le public, et surtout par les juges (qui ont de l’expérience en la matière).

J’ai débuté le slam en écrivant et en performant comme Amee. Mais mes textes étaient trop techniques, presque du rap (influencés par Leufa). Et on me l’a dit, on me l’a fait comprendre.

Ça peut être dur à entendre et à vivre — parce que c’est un frein, autant pour toi qui performes (tu ne peux pas donner le meilleur de toi) que pour le jury (qui a des attentes).

Mais ne t’arrête pas ! Ceux qui critiquent (positivement comme négativement) ne savent rien de ton processus. C’est ça, le processus.

On commence quelque part, et très souvent en copiant ce qui « cartonne » déjà. C’est normal, ne t’arrête pas. Mais on finit par peaufiner, par affûter, et par devenir ce que l’on propose sur scène.

Tu es peut-être Amee, Ninwl’ou, C’katcha, etc.
Mais tu finiras par être TOI, et on ne trouvera personne qui slame comme toi, sinon ceux qui viendront après toi. Alors continue ! Peaufine ! Améliore-toi.

En fin de compte, tu diras un jour :
je suis enfin « ton blaze ».

Pour ma part, après 7 ans de slam,
je suis MALS. Et toi ?

13/01/2026

Hello famille,
Belle année 2026 ❤️.

Je vais bien et vous ?

🙇🏽‍♀️

14/11/2025

Demain nous serons du côté de TreiCh
Pour un spectaculaire spectacle !

Rien de mieux que la passion et la passion !
Nous serons CHRIST et SLAM ❤️.

Tu as ton ticket ? 🎟️

On s’dit demain 19h 🕖.

14/11/2025

Il n’y a rien de plus réel et tangible
que la main de DIEU.
Elle n’est point courte...
Mais si longue, si grande.

Repose-toi simplement,
et laisse ton DIEU porter,
pour toi,
tes fardeaux.

La dépression ne doit pas devenir
ta source d’écriture.

Longtemps, mes poèmes étaient
des fruits de douleur. Longtemps, j’ai écrit
dans les larmes et la tristesse.
Et le piège, c’est que la douleur donne à la plume une beauté étrange. Une puissance particulière.
Et je me voyais transmettre les émotions,
partager mes peines au point où ceux qui me lisaient, les ressentait précisément.

Mais voilà le problème :
la tristesse passe... et l’envie d’écrire reste.
Le besoin est présent mais la source
manque : la douleur.

Il faut donc feindre …

Mais cette douleur n’est pas
le fruit de TA dépression.
Ta dépression n’est pas TA, mais LA …

Elle est le fruit de ce que tu crois
Nourris et entretien.
Change ton langage.
Sèvre la douleur
par l’écriture,
par la musique,
par l’identification.

Vis.
Tu vis… ?
alors vis réellement.
Prie… tu peux ?
Prie.

… mon âme
devait te transmettre ceci .

———-
Ça fait longtemps les amis.
Je suis là, je vais bien.

25/10/2025

La course à l’Os, aux herbes ?

Dans un combat de molaires,
de cornes !
Les Chyens aboient ! Wof Wof !
Les Moutons grognent … GRrrr

Et quelques part nous
autres sommes BREBIS.

« Par choix, par grâce, par faveur. »

Prophétie ou pas !
Nous savons que DIEU a toujours
le dernier mot alors silence.

Ce que nous ne percevons pas
Ne peut être soldé de faux, de vrai…

Nous SOMMES BREBIS
Et c’est le BERGER que nous imitons.

Frères, soeurs,
prophétie ou pas ?
SILENCE.

MALS.

23/10/2025

Double personnalité,
Jeux de rôles ? Voyons voir…

Je dois avouer que sur scène,
je ne suis pas la même.
Devant le micro, face au public,
selon le texte, selon les émotions que je suis censée transmettre… je change.

Mais ce n’est pas un rôle que je joue.
On dirait, pour un texte sur le viol,
qu’il faudrait jouer le rôle d’une femme violée ?
Non, je ne peux pas.
Je pense que certains textes, certaines thématiques sont bien trop sensibles, trop délicates, pour qu’on se permette de simplement "jouer" à être cette femme.

Le rôle que je peux, peut-être, incarner,
c’est celui de rapporteuse…
Porteuse de voix, de douleurs, de maux.

C’est comme ça que j’écris :
En me tenant à une certaine distance
de mes écrits, tout en restant proche du personnage principal.

Mais j’ai écrit un texte… « Prêtre ».
Et le plus dur, ce fut de l’incarner.

Une amie m’a dit :
« Je savais que tu slamais, mais pas
comme ça ! Tu fais peur sur scène. »

Double personnalité alors ?
Peut-être… j’ignore.
Et vous, qu’en pensez-vous ?

18/10/2025

Mais encore…
Si vous vous donnez les moyens
d’être persévérant…
Si, après chaque passage, vous prenez
la peine de savoir ce que pensent les autres,
le jury, de vos prestations…
Alors même si, là, vous tombez —
à cause d’une virgule,
d’un chiffre …

Parce qu’au slam,
RIEN N’EST JOUÉ D’AVANCE !
*Bee Joe Scènes Slam Voice*.

Vous aurez gagné une chose précieuse :
celle de rester dans la mémoire du jury qui vous aura découvert. Mais surtout, vous aurez appris
encore plus sur ce que vous êtes… et encore davantage sur ce que vous deviendrez.

Alors oui, la douleur est normale à
ce moment-là. Ne la refoulez pas.
Vous verserez quelques larmes,
sentirez du regret, vous direz
intérieurement :

"J’aurais pu mieux faire."

Peut-être même de la révolte…
puis un grand silence.

J’ai tellement vécu ces moments que
je ne peux m’empêcher d’apporter du
réconfort à ceux qui les traversent aujourd’hui.

Et c’est alors, contre toute attente, dans un taxi ou un car censé vous ramener chez vous — bousculé par les passagers, dans la chaleur lourde des après-midis à Abidjan…

Que naîtra en vous une puissante
envie de REVENIR.
De vous améliorer.

Et avec assurance, vous vous ferez
probablement cette promesse,
celle que je me suis faite l’année
dernière :

"Cette année… ce sera moi, le/la champion.ne."

Et qui sait ?
Au-delà de tous les pronostics humains…

📸 : moi, dans mon lycée, là où, tout à débuté.

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