Femmes Avec

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Muriel Réus. Présidente et Fondatrice de Femmes avec ... Lieutenante Colonelle (RO1 S) Gendarmerie Nationale - Décorée de la médaille de La Défense Nationale

Femmes avec….revendique un statut plus juste, plus équitable, plus égalitaire et une meilleure application du cadre juridique supposé garantir les droits fondamentaux des femmes.

Photos from Femmes Avec's post 26/05/2026

🔵 POUVOIR, ÉGALITÉ, MASCULINISME : CE QUE RÉVÈLE LA FRACTURE ACTUELLE AUTOUR DE L’ACCÈS DES FEMMES AUX RESPONSABILITÉS DANS LA FONCTION PUBLIQUE

J’ai eu le plaisir d’intervenir lors de la table ronde organisée par la Commission Égalité Femmes-Hommes de - Alumni de l’ENA et de l’INSP autour d’un sujet devenu stratégique : l’accès des femmes aux responsabilités dans la fonction publique.

Dans un contexte de fortes tensions démocratiques et de remise en question des politiques d’égalité, cette réflexion dépasse largement les seuls parcours professionnels féminins.

Le sujet n’est plus seulement :
« Comment les femmes peuvent-elles accéder davantage au pouvoir ? »
Le sujet est aussi :
* pourquoi les résistances persistent malgré les avancées législatives ?
* pourquoi certaines formes de sexisme restent socialement acceptables ?
* pourquoi les politiques d’égalité deviennent des cibles idéologiques et numériques de plus en plus assumées ?

À travers les travaux du et de la commission &rôles sociaux, j’ai rappelé que le sexisme ne se limite pas à quelques comportements isolés.
Le rapport met en évidence deux formes majeures :
* un sexisme paternaliste, diffus et socialement acceptable ;
* un sexisme hostile, qui remet frontalement en cause la légitimité des femmes à exercer le pouvoir.

Les chiffres du Baromètre du sexisme du HCE sont préoccupants :
* 60 % des hommes considèrent que les féministes ont des demandes exagérées ;
* 39 % estiment que le féminisme menace la place des hommes ;
* 31 % des 15-24 ans développent une lecture concurrentielle des rapports femmes-hommes.
Cette polarisation aura des conséquences concrètes sur les collectifs de travail, les recrutements, le management et les représentations du leadership.

Merci à Marine Darnault pour l’organisation de cette conférence et la qualité des échanges.

Heureuse d’avoir partagé cette table ronde avec Isabelle Braun-Lemaire, Nathalie Pilhes, Jean-François Verdier, Maïa Rohner et Clotilde Truffaut.

21/05/2026

La matinale. Jérôme Chapuis

Photos from Femmes Avec's post 19/05/2026

DONT CALL IT LOVE : YSL BEAUTE. LAUREAT DU PRIX REPRESENTE DE L’UNION DES MARQUES
 
J’ai eu l’honneur de présider le jury « Représentation de la Diversité et de l’Inclusion » des Prix Représente de l’Union des marques.
 
Un prix essentiel. Parce que la communication n’est jamais neutre. Elle façonne les représentations, installe des normes, banalise certains comportements… ou contribue au contraire à les déconstruire.
 
Nous, membres du jury, n’avons pas seulement regardé la qualité créative des campagnes. Nous avons interrogé ce qu’elles produisent dans l’espace public. Ce qu’elles rendent visible. Les récits qu’elles fabriquent. Les comportements qu’elles légitiment ou déplacent.
 
Dans une société où, selon le dernier rapport du , près d’un homme sur quatre adhère encore à des formes de sexisme hostile, ces questions ne relèvent plus du symbolique. Elles touchent directement à la manière dont se construisent les rapports sociaux, amoureux, professionnels et culturels.
 
Le jury a choisi de remettre le Prix Représente 2026 – Diversité et Inclusion à YSL Beauté et à l’agence Maison BETC pour la campagne “Don’t Call It Love”.
 
Cette campagne s’attaque à quelque chose de profondément ancré dans notre culture : la romantisation de comportements de contrôle ou de domination dans les relations amoureuses.
 
La jalousie excessive. L’isolement. La surveillance. La manipulation émotionnelle. Le contrôle permanent.
 
Nous sommes au cœur du contrôle coercitif. Cette mécanique progressive d’emprise psychologique, affective et comportementale qui n’a pas toujours besoin de coups visibles pour enfermer et détruire.
 
“Don’t Call It Love” détourne les codes du luxe et du parfum pour révéler ce que certaines mises en scène de la passion peuvent masquer : la domination, la peur, la perte de liberté.
 
À travers le programme “Abuse Is Not Love”, YSL Beauté s’est fixé un objectif ambitieux : sensibiliser et former deux millions de personnes d’ici 2030.
C’est cette articulation entre création, responsabilité culturelle et engagement concret qui nous a conduit à distinguer cette campagne.
 
Bravo à , , .betc,

15/05/2026

SEXISME ET MASCULINISME : COMPRENDRE LES NOUVELLES RÉSISTANCES

Le sexisme n’est pas un sujet théorique.
Il traverse les rapports sociaux, les représentations culturelles, les espaces professionnels, les réseaux sociaux et les institutions. Il façonne encore profondément notre société, parfois de manière visible, souvent de façon plus insidieuse.

Avec Irène Basilis, nous avons présenté aux référent.es diversité & égalité du ministère de la Culture le rapport annuel du Haut Conseil à l’Égalité sur l’état du sexisme en France et sur la menace masculiniste.

Pourquoi ces temps d’échange sont-ils essentiels ?
Parce que le sexisme ne recule pas naturellement avec le temps. Il se transforme, se déplace, se recompose. Et parce qu’une démocratie qui ne regarde pas avec lucidité ses mécanismes de domination finit toujours par les banaliser.

Les chiffres du rapport sont préoccupants.

Le sexisme hostile, celui qui considère explicitement les femmes comme inférieures ou illégitimes dans certaines sphères de pouvoir, concerne 17 % de la population française.

Le sexisme paternaliste, plus feutré mais tout aussi structurant, touche près d’un quart de la population. Il repose sur une idée faussement protectrice : les femmes seraient “naturellement” plus douces ou plus fragiles.

Le rapport alerte aussi sur la progression des discours masculinistes.

Le masculinisme n’est pas une simple “opinion d’hommes en difficulté”. C’est une construction idéologique qui cherche à faire passer la défense de privilèges masculins pour une revendication d’égalité.

Cette mécanique se diffuse massivement dans les espaces numériques, notamment auprès des plus jeunes générations, via des contenus qui banalisent la domination ou la haine des femmes.

Les échanges avec les équipes du ministère ont été passionnants, en présentiel comme en visioconférence, témoignant d’un réel intérêt pour ces enjeux.

Ces espaces de réflexion collective sont indispensables : nommer les mécanismes, comprendre les stratégies de banalisation, donner des outils d’analyse et rappeler que l’égalité n’est jamais acquise.

Merci aux équipes du ministère pour leur accueil, leur écoute et la qualité des échanges.

14/05/2026

🔵POUVOIR, EGALITE, MASCULINISME : CE QUE REVELE ENCORE L’ACCES DES FEMMES AUX RESPONSABILITES

L’égalité entre les femmes et les hommes ne se résume pas à des principes affichés. Elle se mesure à l’accès réel au pouvoir, aux responsabilités, aux lieux de décision. C’est souvent là que les résistances deviennent les plus visibles.

Le 21 mai prochain, la Commission Égalité Femmes-Hommes de l’association organise une table ronde consacrée à : l’accès des femmes aux responsabilités dans la fonction publique, entre avancées législatives et résistances persistantes.

Dans un contexte de fortes tensions démocratiques et de remise en question croissante des politiques d’égalité, cette réflexion apparaît plus nécessaire que jamais.

Car derrière les discours de progrès subsistent encore des mécanismes puissants de freinage : stéréotypes de genre, reproduction des réseaux de pouvoir, autocensure produite par des décennies d’inégalités, mais aussi montée de discours masculinistes qui cherchent à faire passer les politiques d’égalité pour une menace.

Ces discours ne sont pas anecdotiques.
Ils participent à une stratégie de réinstallation d’un ordre social traditionnel présenté comme “naturel”, tout en tentant de délégitimer les combats féministes et les politiques publiques d’égalité.

Cette matinée permettra de confronter les réalités de terrain, les effets concrets des évolutions législatives, mais aussi les limites et les résistances qui demeurent encore dans l’accès des femmes aux fonctions de responsabilité.

J’aurai le plaisir d’échanger aux côtés de :
Isabelle Braun-Lemaire, Déléguée interministérielle à l’encadrement supérieur de l’État

Nathalie Pilhes, Présidente de 2GAP, réseau regroupant plus de 90 réseaux féminins et mixtes

Jean-François Verdier, Inspecteur général des finances, ancien DGAFP et Président de SeRViR

La table ronde sera animée par Marine Darnault, Présidente de la commission Égalité Femmes-Hommes de SeRViR. 

Maïa Rohner, co-rapporteure du rapport de la Cour des comptes sur la politique d’égalité entre les femmes et les hommes menée par l’État, introduira cette matinée.

Merci à Clotilde Truffaut, déléguée nationale à la MGEN.

Photos from Femmes Avec's post 11/05/2026

🔵  CATHERINE PETIT — QUAND LA RÉPUBLIQUE HONORE CELLES QUI FONT TENIR LES COMBATS

Il y a des cérémonies auxquelles on ne peut pas seulement assister.
On y va aussi parce qu’elles disent quelque chose d’aussi grand que la distinction elle-même.

La remise des insignes de chevalière de l’Ordre national du Mérite à Petit fait partie de ces moments-là.

À travers les prises de parole de .rossignolet d’ .fr, c’est une trajectoire d’engagement, de rigueur et de fidélité aux combats pour l’égalité qui a été salué : celui d’une femme qui sert l’État avec rigueur, loyauté, discrétion et exigence. Une femme qui ne cherche pas la lumière, mais l’impact. Qui ne confond jamais engagement et posture. Qui sait que les combats les plus importants se gagnent souvent dans la durée, dans le travail, dans la précision des mots et dans la solidité des actes.

Chère Catherine, ton parcours dit beaucoup de ce que doit être le service public : une fidélité au réel, une exigence de justice, une capacité à relier les mondes — la culture, la mémoire, les droits des femmes, la protection des enfants, la lutte contre les violences, l’émancipation.

C’est cette ligne qui traverse ton engagement : faire en sorte que l’action publique ne reste jamais une intention, mais devienne une transformation concrète dans la vie des personnes.

Tu fais partie de ces femmes qui font avancer les combats sans relâche. Celles qui écrivent, structurent, arbitrent, sécurisent, transmettent, tiennent les dossiers, relient les responsables politiques, les administrations, les associations et le terrain.

Cette cérémonie était aussi un moment de continuité. Continuité entre les femmes qui ont porté ce ministère. Continuité entre les combats d’hier et ceux d’aujourd’hui. Continuité entre celles qui pensent, celles qui agissent, celles qui protègent et celles qui transmettent.

Dans une époque où les droits des femmes sont de nouveau contestés, fragilisés, attaqués, honorer un tel parcours n’a rien d’anodin.

Merci de m’avoir convié à partager ce moment. Et surtout bravo chère Catherine pour cette distinction si mérité

06/05/2026

ÉGALITÉ FEMMES-HOMMES : CE QUE RÉVÈLE UN ÉCHANGE COMME MIXINSPIRATION

Mettre en lumière des parcours, valoriser des trajectoires, partager des expériences : c’est l’ambition portée par l’association BNP Paribas MixCity.
Pour cette 3ᵉ édition de , nous étions invitées, avec Ariane Benard, à partager nos regards et nos engagements. Cet échange a mis en lumière deux dynamiques : une progression réelle de la prise de conscience sur les enjeux d’égalité et, en parallèle, des résistances de plus en plus structurées.

Ariane incarne une approche stratégique de la transformation. Son engagement dans les réseaux et son rôle dans la structuration de collectifs comme MixCity ou 2GAP reposent sur une conviction forte : l’égalité ne peut progresser sans mobilisation collective et sans implication des lieux de pouvoir. L’ouverture de MixCity aux hommes s’inscrit dans cette logique.

Cette approche est indispensable, mais elle se confronte aux réalités du terrain.
Car derrière les engagements affichés, les inégalités ne disparaissent pas.
Le sexisme change de forme, devient plus diffus ou plus frontal, notamment dans les espaces numériques. Les discours d’égalité cohabitent avec des récits de contestation, voire de rejet.

Ce que j’observe aujourd’hui dans les entreprises, les institutions et la société, c’est une tension croissante. Les avancées sont là. Les cadres existent. Pourtant, les inégalités persistent.

C’est aussi ce que je constate à travers les formations que j’anime et l’action de Femmes avec…, association fondée il y a près de dix ans.
Sur les violences, ce décalage est particulièrement visible : la parole s’est libérée, mais les situations restent souvent minimisées ou mal traitées.

C’est dans cet écart entre intentions affichées et réalités vécues que se joue aujourd’hui la question de l’égalité.

Les transformations exigent un travail en profondeur : représentations, comportements, mécanismes invisibles. Cela suppose une implication des directions et un investissement réel dans la formation.

Dans ce contexte, des espaces comme MixInspiration sont essentiels. L’égalité ne se décrète pas. Elle se construit. Et se pratique.

04/05/2026

CONSENTIR… OU RENONCER : LA FAUSSE ALTERNATIVE IMPOSÉE AUX VICTIMES

« Le plaider coupable dans un procès criminel, c’est un consentement sous contrainte pour la victime. Choisir entre la peste et le choléra. »

Ces mots de Carine Durrieu Diebolt décrivent une réalité juridique en train de se dessiner.

Derrière l’idée d’une justice plus rapide, se joue un déplacement plus profond : la place de la victime dans le procès.
Dans le dispositif envisagé, l’auteur reconnaît les faits — en partie — et une peine est négociée entre le procureur et l’avocat, sans la victime.

L’échange porte sur la qualification et la peine, avec une réduction possible jusqu’à un tiers.
Il ne s’agit ni d’examiner toutes les circonstances, ni de confronter les versions, ni d’entendre témoins ou experts.

Ce temps disparaît.
La victime n’intervient pas.
Elle n’est pas associée.
Elle n’a pas voix sur l’accord.

Ce n’est qu’une fois la peine négociée qu’on lui demande de se prononcer.
Elle dispose alors d’un délai très court pour accepter ou refuser.

Accepter, c’est valider une procédure rapide mais réduite, où sa parole n’aura pas pleinement sa place.
Refuser, c’est s’engager dans un procès classique, avec des délais pouvant atteindre plusieurs années.

Dans les affaires de violences sexuelles, la reconnaissance est rarement totale : souvent partielle, parfois minimisée.
C’est pourtant sur cette base que peut se construire l’accord.

Autrement dit, on demande à la victime de consentir à une version des faits non débattue.

Le choix n’est pas équivalent.
C’est un arbitrage sous contrainte entre durée et qualité du procès.
Un arbitrage où elle porte le poids de l’engorgement de la justice.

Merci à Carine Durrieu Diebolt pour cette parole nécessaire dans .

Photos from Femmes Avec's post 03/05/2026

🔵 WOMAN — DES FEMMES EN TOUTE LUCIDITÉ
Woman est une œuvre construite comme une mosaïque de visages, de silences, de récits qui rendent impossible le détournement du regard.

Réalisé par .anastasia et , Woman donne la parole à des milliers de femmes à travers le monde. Sans contextualisation, sans géographie, sans date. Ce choix abolit les distances pour imposer une évidence : ce que vivent les femmes n’est pas une somme de situations individuelles. C’est une condition partagée.

Un monde où les corps des femmes sont régulés, contrôlés, commentés.
Un monde où leur liberté reste conditionnelle.
Un monde où leur parole doit se frayer un chemin.
Un monde où les corps sont assignés, évalués, fragmentés.
Un monde où l’hypersexualisation coexiste avec la honte.
Un monde où les violences sont des mécanismes, inscrits dans des rapports de pouvoir, tolérés, minimisés, parfois justifiés.
Woman parle aussi de confiance, de fierté, de puissance, de joie d’être une femme.

La table ronde a prolongé ce mouvement.

🔹 : ce modèle de réussite fondé sur la compétition, la disponibilité totale, le sacrifice de la vie personnelle, exclut autant qu’il épuise. Continuer à demander aux femmes de “jouer selon les règles” revient à les maintenir dans un cadre qui les a marginalisées.
La rupture consiste à changer les règles.

🔹.braunpivet : le pouvoir ne se donne pas. Il se prend. Les femmes représentent un peu plus d’un tiers des députés, mais restent absentes des postes les plus élevés. À peine 20 % de femmes maires. La parité formelle ne produit pas l’égalité réelle.
Accéder à ces fonctions reste une exception. La responsabilité des femmes en position de pouvoir est immense pour transformer les structures : nommer, ouvrir, refuser le sexisme.

La réponse porte un nom : la sororité.
Enfin, le film ouvre une perspective plus large. Les violences extrêmes — mariages forcés, mutilations, privations de droits fondamentaux — sont le produit de choix politiques. Elles doivent être combattues.

26/04/2026

🔴 423 SALONS DE MASSAGE À PARIS. 423 LIEUX DE PROSTITUTION.
�Ce chiffre dit une réalité installée et banalisée dans notre espace urbain.

À l’initiative de , un ouvrage vient de paraître — Des bordels aux forums. Paroles d’hommes (Éditions La Trêve). Il s’appuie sur l’analyse de forums fréquentés par près de 75 000 hommes. Des espaces où ceux qui paient pour des actes sexuels parlent librement, anonymement, sans filtre. Ils y échangent adresses, pratiques, évaluations. Ils y construisent une parole décomplexée.

L’un d’eux écrit :�« Aucune petite fille asiatique ne se lève un jour en se disant que le travail de ses rêves serait de bo**er 6 jours par semaine dans un pays qui n’est pas le sien (…) Tout ça pour un pouvoir misérable. Donc, en tant que client, on y va en tout égoïsme lubrique et en toute connaissance de cause. »

🔺 Contrainte. 🔺 Exploitation. 🔺 Violence
Dans ces espaces, les justifications sont récurrentes. Elles convoquent la nature, la biologie. Il faudrait « se soulager », répondre à une « pulsion », satisfaire un « besoin irrépressible ».�
Rien sur le désir de l’autre. Rien sur la réciprocité. Rien sur la relation. La sexualité est réduite à un usage. Le corps des femmes à une fonction.

Cet archaïsme coexiste avec les discours contemporains sur l’égalité. Une dissociation. D’un côté, l’affirmation des droits des femmes. De l’autre, la persistance de pratiques fondées sur leur disponibilité.

Les hommes qui fréquentent ces lieux ne sont pas marginaux. Ils sont ordinaires. Toutes classes sociales, tous âges, tous milieux. Reconnaître cela, c’est admettre que la question est collective.

Certains pays ont affronté cette réalité. La Suède a pénalisé les acheteurs après des décennies d’éducation à l’égalité. Quinze ans après, la demande avait diminué de moitié.

La France a fait un choix similaire en 2016. Mais une loi n’a d’effet que si elle est appliquée et portée dans l’espace public.

La question est sociétale et politique : peut-on encore accepter que le corps des femmes soit considéré comme accessible d�

21/04/2026

🔵 REGARDER AU-DELA DES INTENTIONS : JUGER LES REPRESENTATIONS

Nous avons délibéré.

Présider le jury du Prix Représente – Diversité et Inclusion, d’Union des marques, c’est accepter une responsabilité particulière : celle de regarder au-delà des intentions, et d’interroger ce que les campagnes produisent réellement dans l’espace public.

Heureuse et fière d’avoir porté cette présidence cette année.
Merci à Sophie Roosen et Jean-Luc Chetrit pour leur confiance.

Nous avons examiné cinq campagnes – , , , et – venues défendre leurs partis pris, leur vision, leurs engagements

Des échanges exigeants, parfois contradictoires — à la hauteur des enjeux.

Car ce que nous évaluons ici, ce n’est ni un produit, ni un service.
C’est une manière de représenter la société.

Une campagne n’est jamais neutre.
Elle met en scène des corps, des trajectoires, des rôles.
Elle peut conforter des normes ou, au contraire, les déplacer.

La et ne se décrètent pas.
Elles se lisent dans ce qui est montré — et dans ce qui ne l’est pas.
Dans les rôles donnés, dans la place réelle occupée, dans les récits proposés.

Notre exigence a été claire : cohérence, envergure, durabilité, impact sociétal, impact sur la marque.
Avec une conviction simple : l’innovation compte, mais elle ne suffit pas.

Merci à l’ensemble des membres du jury pour la qualité des échanges et la rigueur des analyses :Caroline Dekerle (Agefiph), (BETC), Stephane Martin (ARPP), Nathalie Pessel (Pacte Mondial de l’ONU – France), Anne Sophie JOLY (CNAO), Sabine Keinborg (AACC), Virginie Sassoon (CLEMI), Christophe Drevet, Corinne Hirsch

Ainsi qu’à celles et ceux mobilisés aux côtés de l’Union des marques : Caroline Dekerle, Christophe Drevet.

Un travail collectif essentiel pour interroger, et faire évoluer, les représentations.

Rendez-vous le 18 mai pour découvrir les lauréats.

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