Femmes Avec

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Muriel Réus. Présidente et Fondatrice de Femmes avec ... Lieutenante Colonelle (RO1 S) Gendarmerie Nationale - Décorée de la médaille de La Défense Nationale

Femmes avec….revendique un statut plus juste, plus équitable, plus égalitaire et une meilleure application du cadre juridique supposé garantir les droits fondamentaux des femmes.

21/07/2026

SON NOM EST DELPHINE AUSSAGUEL.

J’ai eu l’occasion de m’exprimer dans le Le HuffPost sur une évolution qui est loin d’être un détail : depuis les aveux de son meurtrier, médias et magistrats appellent de plus en plus la victime par son nom de naissance, Delphine Aussaguel, et non plus par le nom de l’homme qui l’a tuée.
Je l’ai dit et je le redis ici : c’est la moindre des restitutions.

Continuer d’appeler une victime de féminicide par le nom de son meurtrier, c’est la faire disparaître une seconde fois. C’est rattacher son identité, jusque dans la mort, à celui qui la lui a prise. Ces femmes avaient une vie propre : une famille, un métier, des projets. Delphine était infirmière, mère de deux enfants, et elle s’apprêtait à reconstruire sa vie. Son histoire ne commence pas et ne s’arrête pas à son mariage.

La famille d’Alexia Fouillot l’avait déjà exprimé avec force en 2017 : entendre le nom du meurtrier accolé à celui de leur fille était une violence supplémentaire. Rendre leur nom aux victimes, c’est rendre leur mémoire à ceux qui les aiment.

Un principe doit toutefois guider cette évolution : le choix appartient aux victimes et à leurs proches. Gisèle Pelicot a choisi de garder son nom d’épouse, et ce choix se respecte autant que les autres. Ce qui compte, c’est que ce ne soit plus le récit médiatique qui décide à leur place.

C’est tout le sens du combat de Femmes avec…, qui lutte contre toutes les violences faites aux femmes et aux enfants et accompagne les victimes : les mots construisent le réel. Nommer le crime - un féminicide, pas un « drame conjugal » - , nommer la victime, recentrer le récit sur elle plutôt que sur la psychologie de son meurtrier : c’est ainsi que l’on fait évoluer le regard de la société, et donc sa capacité à protéger.

Merci au HuffPost pour cet échange 👉 https://www.huffingtonpost.fr/france/article/affaire-jubillar-appeler-delphine-aussaguel-par-son-nom-c-est-une-restitution_291988.html

Médias

Photos from Femmes Avec's post 13/07/2026

🔵 LE SPORT AU SERVICE DE LA SOLIDARITE ET DE LA GÉNÉROSITÉ

Le sport rassemble. Il dépasse aussi parfois le simple cadre de la compétition pour devenir un formidable levier de solidarité.

Un immense merci à  et à l’ensemble des policiers, bénévoles, partenaires et organisateurs qui ont fait de ce challenge Hyrox bien plus qu’un événement sportif.

En réunissant plus de 650 fonctionnaires de police, cette initiative a permis de collecter plus de 15 000 euros au profit de plusieurs associations. Nous sommes particulièrement honorées que Femmes avec… ait été choisie aux côtés de la Fondation des Orphelins de la Préfecture de Police et d’IM’PACT.

Ce soutien contribuera concrètement à poursuivre notre mission d’accompagnement juridique et psychologique des femmes et des enfants victimes de violences.
Au-delà du soutien financier, c’est le sens de votre démarche qui nous touche. Vous avez choisi de faire du sport un moment de partage, de solidarité et de générosité. Vous démontrez qu’une compétition peut aussi créer des liens, mobiliser des énergies et changer concrètement des vies.

Mille mercis à , à son président Julien LANOGUE , à l’ensemble des bénévoles,  partenaires et à tous les participants. Votre mobilisation montre qu’une compétition peut aussi devenir un formidable élan de solidarité. Un remerciement particulier a Baptiste Girardet

10/07/2026

Baptiste Girardet rejoint les membres d’honneur de Femmes avec…

« Dans mon métier, j’interviens là où les mots manquent : au cœur des drames, après les féminicides, les violences conjugales et les morts violentes qui bouleversent des familles entières. J’y ai appris qu’une femme libre est avant tout une femme qui n’a pas à craindre pour sa sécurité, sa dignité ou sa liberté de choisir sa vie.  Parce qu’une société se juge à la manière dont elle protège les plus vulnérables, défendre la liberté des femmes, c’est refuser l’indifférence, réparer ce qui peut l’être et faire de la dignité non pas un privilège, mais une évidence pour toutes. »
 
Chaque jour, certains professionnels sont confrontés à ce que la violence produit de plus insoutenable. Ils interviennent lorsque les familles restent seules face aux conséquences les plus concrètes du drame.
C’est cette réalité que connaît Baptiste Girardet.

Spécialiste des interventions sur les scènes de morts violentes et fondateur de l’association Sang Froid, il accompagne depuis de nombreuses années les proches confrontés aux féminicides, aux violences conjugales, aux suicides et aux décès traumatiques.
Co-initiateur du décret n° 2022-656 du 25 avril 2022, il a contribué à faire reconnaître la prise en charge, par l’État, des opérations de nettoyage spécialisées après certains crimes particulièrement graves. Une avancée qui évite désormais à des familles d’assumer, seules, les conséquences matérielles de la violence.
Pour Baptiste Girardet, la dignité des victimes se prolonge dans l’accompagnement des proches, dans la réparation de ce qui peut encore l’être et dans la responsabilité collective de ne jamais laisser les familles seules face à l’horreur.

Son engagement rejoint pleinement celui de Femmes avec…. L’accompagnement des victimes ne s’arrête pas à la dénonciation des violences. Il implique de protéger, d’écouter, de réparer, et de faire évoluer les politiques publiques afin que plus aucune femme, plus aucun enfant, plus aucune famille ne soit abandonnée face aux conséquences de ces violences.

Bienvenue Baptiste Girardet parmi les membres d’honneur de Femmes avec….

Photos from Femmes Avec's post 07/07/2026

🔵 MARCHE CITOYENNE FEMINISTE ET ENFANTISTE : PRES DE 100 000 PERSONNES SE SONT RETROUVÉES PARTOUT EN FRANCE

Une mobilisation digne, déterminée, profondément engagée. Malgré la gravité du sujet, il y avait aussi de l’espoir. Celui de voir enfin notre pays regarder en face l’ampleur des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants.

Depuis 2017, a changé notre capacité collective à entendre la parole des victimes. Les révélations se sont multipliées. Les signalements aussi.
Pourtant, la réponse publique n’a pas suivi.

Entre 2017 et 2023, les faits enregistrés de violences sexuelles ont augmenté de 282 %. En parallèle, l’immense majorité des victimes ne voit toujours pas son agresseur condamné. En 2021, 94 % des affaires de viol ont été classées sans suite. Et rappelons qu’une violence sexuelle sur deux est commise par un conjoint ou un ancien conjoint.
Face à cette réalité, il ne suffit plus d’ajouter une loi après chaque drame.

Depuis presque 3 ans Femmes avec… a rejoint la coalition féministe et enfantiste qui rassemble associations, juristes, syndicats, défenseurs des droits humains et experts. Une coalition qui a construit près de 130 propositions pour répondre aux violences sexuelles dans toutes leurs dimensions : prévention, éducation, protection, accompagnement des victimes, justice, santé, réparation, lutte contre la récidive et moyens budgétaires.

Cette démarche repose sur une conviction simple : les violences sexuelles constituent un phénomène systémique. Elles appellent donc une réponse systémique.

C’est tout le sens de cette loi-cadre intégrale, aujourd’hui portée par une coalition parlementaire transpartisane

Le Premier ministre a annoncé que ce texte serait débattu en octobre. Ce rendez-vous sera déterminant.

Les associations de terrain savent ce qui fonctionne. Elles accompagnent chaque jour les victimes, constatent les failles, construisent des solutions. Leur expertise doit désormais devenir une politique publique. Protéger les femmes et les enfants ne peut plus relever d’une succession de réponses ponctuelles. Il est temps de construire une stratégie nationale à la hauteur de l’enjeu.

Crédit 📸 Marc Melki

Photos from Femmes Avec's post 30/06/2026

🔵 LES ALLIÉ.ES DE L’ÉGALITÉ : FAIRE DIALOGUER LES ENGAGEMENTS POUR FAIRE AVANCER LES DROITS

La deuxième édition du Gala des Allié.es de l’Égalité, organisée par Cynthia Illouz et The Women’s Voices, a réuni responsables politiques, entreprises, chercheurs, associations et acteurs de terrain autour d’une conviction commune : l’égalité se construit par l’engagement de toutes et de tous. J’ai eu le plaisir d’y participer et d’animer la table ronde « Allié.es contre les violences » aux côtés de deux femmes dont les travaux font aujourd’hui référence.

La soirée a été ouverte par Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, tandis que Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, et Bérangère Couillard, présidente du Haut Conseil à l’Égalité, ont rappelé que la défense des droits des femmes demeure un enjeu démocratique majeur.

Andreea Gruev-Vintila, dont les travaux ont profondément renouvelé notre compréhension des violences conjugales, a montré pourquoi le contrôle coercitif constitue aujourd’hui l’une des clés essentielles pour les comprendre. Derrière les agressions visibles se déploie un système organisé d’emprise, de surveillance et de privation de liberté.

Céline Bardet, juriste internationale et fondatrice de We Are Not Weapons of War, a démontré que le viol de guerre n’est pas un effet du conflit : c’est une arme. Une stratégie délibérée de domination, de terreur et de destruction.

Ces deux regards, l’un porté sur les violences dans l’intime, l’autre sur les conflits armés, se rejoignent autour d’une même réalité : la violence est avant tout un système de pouvoir. Comprendre ses mécanismes est indispensable pour mieux protéger, prévenir et agir.

Félicitations aux lauréates et lauréats de cette édition, qui démontrent que l’engagement peut transformer durablement les organisations et la société.

Merci à Lauriane Bordes Vidal pour son interprétation d’O mio babbino caro de Puccini, qui nous a offert un très beau moment d’émotion.

17/06/2026

Patrick Bruel: « Il faut qu’on aille regarder l’intégralité des plaintes », déclare Muriel Réus, présidente de l’association « Femmes avec »

Depuis ce vendredi 12 juin, Patrick Bruel est visé par deux nouvelles plaintes pour viol et tentative de viol. 

L’interview 👉 https://www.bfmtv.com/police-justice/video-patrick-bruel-il-faut-qu-on-aille-regarder-l-integralite-des-plaintes-declare-muriel-reus-presidente-de-l-association-femmes-avec_VN-202606160981.html

14/06/2026

𝗜𝗦𝗔𝗕𝗘𝗟𝗟𝗘 𝗚𝗨𝗜𝗧𝗧𝗔𝗥𝗗-𝗟𝗢𝗦𝗔𝗬 | 𝗠𝗘𝗠𝗕𝗥𝗘 𝗗’𝗛𝗢𝗡𝗡𝗘𝗨𝗥 𝗗𝗘 𝗙𝗘𝗠𝗠𝗘𝗦 𝗔𝗩𝗘𝗖…

« La liberté pour une femme est essentielle pour faire le choix de sa vie professionnelle, de sa vie amoureuse, d’avoir des enfants ou pas ; mais pour cela il faut une égalité des droits avec les hommes que nous n’avons pas encore acquise. Alors continuons à nous battre pour défendre nos droits et notre liberté. »
— Isabelle Guittard-Losay

Ces mots nous rappellent que la liberté n’existe pleinement que lorsqu’elle peut être exercée sans obstacle, sans discrimination et sans renoncement imposé.

Après quarante années d’expérience dans le secteur bancaire, Isabelle Guittard-Losay a construit un parcours remarquable à la croisée du management, de la stratégie et des affaires institutionnelles.

Son expérience de dirigeante lui a permis d’acquérir une expertise reconnue dans le pilotage d’activités, les enjeux réglementaires français et européens, ainsi que le dialogue avec les décideurs publics, les parlementaires, les cabinets ministériels et les associations. Pendant dix ans, elle a notamment présidé la commission « Financement de l’équipement des particuliers » de l’ASF.

Elle poursuit aujourd’hui son engagement comme administratrice indépendante. Elle est membre du Conseil de surveillance et du Comité d’audit du Crédit Municipal de Paris, présidente du Conseil d’administration de l’ASFFOR, organisme de formation de l’ASF, et secrétaire générale de 2GAP (Gender and Governance Action Platform).

Depuis de nombreuses années, Isabelle agit aussi pour faire progresser la place des femmes dans les organisations. Présidente du réseau MixCity de BNP Paribas de 2016 à 2020, puis secrétaire générale de Financi’Elles, elle contribue activement aux sujets d’égalité professionnelle, de gouvernance et d’accès des femmes aux responsabilités.

Bénévole au sein de Force Femmes, elle accompagne les femmes de plus de 45 ans dans leur retour à l’emploi, convaincue que l’autonomie économique est l’un des piliers de la liberté.

✨ Avec Isabelle Guittard-Losay, Femmes avec… s’enrichit d’une nouvelle alliée.

Photos from Femmes Avec's post 26/05/2026

🔵 POUVOIR, ÉGALITÉ, MASCULINISME : CE QUE RÉVÈLE LA FRACTURE ACTUELLE AUTOUR DE L’ACCÈS DES FEMMES AUX RESPONSABILITÉS DANS LA FONCTION PUBLIQUE

J’ai eu le plaisir d’intervenir lors de la table ronde organisée par la Commission Égalité Femmes-Hommes de - Alumni de l’ENA et de l’INSP autour d’un sujet devenu stratégique : l’accès des femmes aux responsabilités dans la fonction publique.

Dans un contexte de fortes tensions démocratiques et de remise en question des politiques d’égalité, cette réflexion dépasse largement les seuls parcours professionnels féminins.

Le sujet n’est plus seulement :
« Comment les femmes peuvent-elles accéder davantage au pouvoir ? »
Le sujet est aussi :
* pourquoi les résistances persistent malgré les avancées législatives ?
* pourquoi certaines formes de sexisme restent socialement acceptables ?
* pourquoi les politiques d’égalité deviennent des cibles idéologiques et numériques de plus en plus assumées ?

À travers les travaux du et de la commission &rôles sociaux, j’ai rappelé que le sexisme ne se limite pas à quelques comportements isolés.
Le rapport met en évidence deux formes majeures :
* un sexisme paternaliste, diffus et socialement acceptable ;
* un sexisme hostile, qui remet frontalement en cause la légitimité des femmes à exercer le pouvoir.

Les chiffres du Baromètre du sexisme du HCE sont préoccupants :
* 60 % des hommes considèrent que les féministes ont des demandes exagérées ;
* 39 % estiment que le féminisme menace la place des hommes ;
* 31 % des 15-24 ans développent une lecture concurrentielle des rapports femmes-hommes.
Cette polarisation aura des conséquences concrètes sur les collectifs de travail, les recrutements, le management et les représentations du leadership.

Merci à Marine Darnault pour l’organisation de cette conférence et la qualité des échanges.

Heureuse d’avoir partagé cette table ronde avec Isabelle Braun-Lemaire, Nathalie Pilhes, Jean-François Verdier, Maïa Rohner et Clotilde Truffaut.

21/05/2026

La matinale. Jérôme Chapuis

Photos from Femmes Avec's post 19/05/2026

DONT CALL IT LOVE : YSL BEAUTE. LAUREAT DU PRIX REPRESENTE DE L’UNION DES MARQUES
 
J’ai eu l’honneur de présider le jury « Représentation de la Diversité et de l’Inclusion » des Prix Représente de l’Union des marques.
 
Un prix essentiel. Parce que la communication n’est jamais neutre. Elle façonne les représentations, installe des normes, banalise certains comportements… ou contribue au contraire à les déconstruire.
 
Nous, membres du jury, n’avons pas seulement regardé la qualité créative des campagnes. Nous avons interrogé ce qu’elles produisent dans l’espace public. Ce qu’elles rendent visible. Les récits qu’elles fabriquent. Les comportements qu’elles légitiment ou déplacent.
 
Dans une société où, selon le dernier rapport du , près d’un homme sur quatre adhère encore à des formes de sexisme hostile, ces questions ne relèvent plus du symbolique. Elles touchent directement à la manière dont se construisent les rapports sociaux, amoureux, professionnels et culturels.
 
Le jury a choisi de remettre le Prix Représente 2026 – Diversité et Inclusion à YSL Beauté et à l’agence Maison BETC pour la campagne “Don’t Call It Love”.
 
Cette campagne s’attaque à quelque chose de profondément ancré dans notre culture : la romantisation de comportements de contrôle ou de domination dans les relations amoureuses.
 
La jalousie excessive. L’isolement. La surveillance. La manipulation émotionnelle. Le contrôle permanent.
 
Nous sommes au cœur du contrôle coercitif. Cette mécanique progressive d’emprise psychologique, affective et comportementale qui n’a pas toujours besoin de coups visibles pour enfermer et détruire.
 
“Don’t Call It Love” détourne les codes du luxe et du parfum pour révéler ce que certaines mises en scène de la passion peuvent masquer : la domination, la peur, la perte de liberté.
 
À travers le programme “Abuse Is Not Love”, YSL Beauté s’est fixé un objectif ambitieux : sensibiliser et former deux millions de personnes d’ici 2030.
C’est cette articulation entre création, responsabilité culturelle et engagement concret qui nous a conduit à distinguer cette campagne.
 
Bravo à , , .betc,

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