Pollinis

Pollinis

Partager

POLLINIS se bat pour la protection des abeilles domestiques et sauvages, et pour une agriculture qui respecte tous les pollinisateurs.

POLLINIS est une ONG indépendante qui se bat pour la protection des abeilles, des pollinisateurs sauvages, et de la biodiversité dans son ensemble, ainsi que pour une agriculture qui respecte tous les pollinisateurs. Partout dans le monde, les scientifiques alertent : les insectes sont en train de disparaître à un rythme effarant. Au cœur de cette hécatombe, les pollinisateurs, indispensables aux écosystèmes, à notre agriculture et sécurité alimentaire. Pour enrayer cette extinction, POLLINIS se bat en France et au niveau européen pour faire interdire tous les pesticides « tueurs d'abeilles » et accélérer la transition vers une agriculture respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. L'association travaille aussi à restaurer un environnement riche et sain pour les pollinisateurs sauvages, et agit pour sauver les abeilles à miel locales au sein des milieux naturels dans lesquelles elles ont évolués depuis des millénaires.

***
Your donations help us support European sustainable farming and educate its agricultural community to respect and protect the environment and pollinators by promoting alternative agricultral methods and avoiding pesticide use. POLLINIS is an independent non-profit organization that campaigns for alternative methods to intensive agriculture and massive use of pesticides in Europe. Thanks to your donations, our citizen movement accelerates the transition towards a sustainable farming that can meet the needs of food security and ensure profit for farmers while protecting food quality, people's health and the environment. Our legitimacy comes from the citizens who support us, concerned consumers and taxpayers indirectly financing the massive farming subsidies. On your behalf, we’re engaged in lobbying politicians and institutions to protect pollinators, reduce the use of pesticides and promote alternative farming methods. We also finance independent studies and support innovative and realistic projects in agriculture and apiculture. The symbol of our fight is a dark bee, a complex and mysterious pollinator that is both a victim of our intensive system and the cornerstone of food production.

25/09/2026

L’Anses a été créée pour protéger notre santé des scandales sanitaires, des pesticides et des intérêts privés.

🚨 Aujourd’hui, elle est sous pression et sous-dotée. Fragiliser celles et ceux qui évaluent les risques, c’est fragiliser notre capacité à protéger notre santé et celle du Vivant.

Crise de la vache f***e, scandale de l’amiante, affaire du sang contaminé… Ces crises ont fait des milliers de victimes, conduit des élus devant la justice et révélé les faiblesses de l’État dans la gestion de la santé publique. Sous l’influence des intérêts privés, l’État manquait d’experts.

Pour résorber la crise de confiance déclenchée par ces scandales sanitaires, le gouvernement a agi de façon visible, en lançant un vaste chantier de création d’agences.

En 2010, l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) est créée. Son rôle :

👉 Evaluer les risques des pesticides pour la santé humaine et l’environnement ;
👉 Délivrer des autorisations de mise sur le marché (AMM), qui permettent de commercialiser les produits en France.

Le transfert de compétences, auparavant assumées par le ministère de l’Agriculture, est pensé comme une garantie d’indépendance. Mais l’État lui a délégué un rôle sensible. Avec cette responsabilité nouvelle, l’Agence est devenue une cible.

⚠️ Sous pression et sous-dotée, l’Anses est en danger. Et notre santé et celle du Vivant aussi.

23/09/2026

✍ pesticides : réunis par Dr Martina Vijver de l’université de Leiden, 573 scientifiques et médecins européens ont adressé une lettre ouverte, le 17 septembre, aux présidents du Parlement européen, des commissions de l’agriculture et de l’environnement, et du Conseil agriculture. Ils demandent une étude indépendante et la suspension des négociations. 🛑

Comme le rappelle Martina Vijver, « nous trouvons déjà des traces de pesticides partout : dans les eaux de surface, dans les réserves naturelles, ainsi que dans notre sang et notre urine. Des études scientifiques montrent que l’exposition à ces substances toxiques est associée à un risque accru de maladies telles que le cancer et la maladie de Parkinson. »

Outre l’impact de l’omnibus sur la santé et l’environnement, les auteurs de la lettre conseillent également d’examiner ses implications sur l’économie, les cadres juridiques et la transition vers un système alimentaire durable. Ils soulignent les preuves scientifiques de plus en plus nombreuses suggérant que les effets des pesticides pourraient être plus importants que l’on ne le pensait au moment où ces substances ont été initialement approuvées. « Nous estimons qu'une élaboration responsable des politiques publiques exige de la prudence plutôt que de la précipitation. »

👉 Pour rappel, l’omnibus pesticides propose que des produits toxiques, que la science a documentés comme responsables de l’extinction des pollinisateurs ou reconnus dangereux pour la santé humaine obtiennent une autorisation à vie – contre 10 à 15 ans aujourd’hui. C’est un recul historique. Pour contrer les lobbys, nous devons rappeler avec force que les citoyens européens veulent d’abord un environnement sain, qui protège les pollinisateurs, le Vivant et les futures générations.

📢 Mobilisons-nous partout en France les 10 et 11 octobre : à vie, non merci ! ✊

21/09/2026

🚨 Les pesticides pourraient bientôt être autorisés … à vie.
📢 Et on a besoin de VOUS pour empêcher ça. ⤵️

Sous l’influence des industriels de l’agrochimie, le Parlement européen s’apprête à voter un texte - l’omnibus pesticides - qui affaiblirait considérablement l’encadrement des pesticides en France et en Europe. Des produits toxiques, que la science a documentés comme responsables de l’extinction des pollinisateurs ou reconnus dangereux pour la santé humaine obtiendraient une autorisation à vie – contre 10 à 15 ans aujourd’hui ! Une loi Duplomb en mille fois pire. Interpellons massivement les eurodéputés ✍ et rejoignons la mobilisation des 10 et 11 octobre ! ✊

👉 Interpellez les députés européens pour empêcher l’accélération de la vente de pesticides et leur autorisation à vie : https://mobilisation.pollinis.org/non-omnibus-pesticides?utm_source=fb&utm_medium=rs&utm_campaign=Omnibus_28+septembre+2026_POLLINIS
👉 Rejoignez la mobilisation partout en France les 10 et 11 octobre : Pesticides à vie, non merci !

18/09/2026

⚠️ Près d'un agriculteur sur deux est intoxiqué aux pesticides chaque année dans le monde. C’est la conclusion d’une étude, commandée par l’ONG PAN Europe (Pesticide Action Network) et publiée dans Frontiers in Public Health, démontrant que plus de 400 millions de cas d'intoxications aiguës aux pesticides surviennent tous les ans parmi les agriculteurs et travailleurs agricoles - un taux de 46% sur les 934 millions de personnes appartenant au monde agricole.

Les résultats mettent en évidence l’échelle des intoxications aiguës accidentelles (UAPP) non mortelles par les pesticides chez les agriculteurs et les ouvriers agricoles, avec une estimation de 402 à 433 millions de cas d’intoxications non mortelles et... plus de 11 000 décès par an. ☠️

Malgré les alertes répétées des scientifiques, l’utilisation mondiale des pesticides a doublé depuis 1990, atteignant un pic de 3,8 millions de tonnes. Les auteurs de l’étude demandent un retrait progressif des substances les plus dangereuses d’ici 2035. Enfin, les auteurs soutiennent une transition globale vers l’agroécologie, une méthode de production agricole utilisant les mécanismes de la nature plutôt que les produits chimiques pour cultiver.

Selon les auteurs, « des preuves solides démontrent que l’intoxication aiguë aux pesticides constitue un problème majeur et persistant de santé publique mondiale. Il est urgent de reconnaître le lourd fardeau que représentent [ces intoxications], en particulier pour les agriculteurs et les ouvriers agricoles. »

Retrouvez l’étude (en anglais) :
https://www.frontiersin.org/journals/public-health/articles/10.3389/fpubh.2026.1825899/full

16/09/2026

🧬 : LA Slovaquie conteste la déréglementation des nouveaux OGM.

Le gouvernement slovaque va saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour contester le règlement encadrant l’utilisation des nouvelles techniques génomiques (NTG, ou NGT en anglais), a annoncé, mercredi 2 septembre, le Premier ministre slovaque, Robert Fico.

Pour rappel, le Parlement européen a voté le 17 juin dernier en faveur du texte de déréglementation des nouveaux OGM. Par ce choix, les eurodéputées ont autorisé le déploiement des plantes issues des nouvelles techniques génomiques en Europe sans les garde-fous qui permettraient de respecter le principe de précaution.

⚖️ Un exemple pour l'Europe ?

La Slovaquie s'était déjà opposée au texte au Conseil de l'UE en avril 2026, aux côtés de 5 autres pays (contrairement à la France, qui a voté pour). Aujourd’hui, elle est le seul parmi les 27 États membres de l’UE à attaquer la nouvelle législation européenne sur les NGT.

Un exemple à suivre de très près... ✊

14/09/2026

🤔 Le Calantha, un pesticide génétique autorisé en urgence que personne n’a réclamé… sauf son fabricant.

De mai à août 2026, les producteurs de pommes de terre belges avaient la possibilité d’épandre dans leurs champs un génétique ARNi aux effets encore mal connus : le Calantha. Le fabricant du pesticide, la startup américaine GreenLight Biosciences, a lui-même déposé une demande d’autorisation d’urgence pour son produit auprès des autorités belges.

L'argument avancé ? Des ravageurs menaceraient de faire drastiquement chuter la production de pommes de terre en Belgique, risquant ainsi de déstabiliser l’économie agricole de tout le pays.

👉 Un argument qui ne reflète en rien la situation réelle de la filière car la Belgique peine à vendre un surplus de 800 000 tonnes de pommes. « L’urgence n’est pas de mise » indique la Wallonie. De plus, la Filière wallonne de la pomme de terre (Fiwap) affirme que « le secteur n’était pas demandeur » de ce produit.

La Commission européenne rappelle que « les demandes fondées uniquement sur les intérêts de l’industrie ne sont pas recevables et doivent être rejetées. » La demande de dérogation du fabricant, au nom d’une filière sans besoin urgent exprimé, soulève des questions...

Des échanges entre POLLINIS et les distributeurs montrent qu’ils ont choisi de ne pas commercialiser le produit malgré son autorisation. La raison : de nombreuses incertitudes sur son mode d’action génétique jamais évaluée.

❓Alors, à qui profite l’autorisation en urgence du Calantha ?

La substance active qui constitue le produit, le Ledprona, est en cours d’évaluation au niveau européen depuis plus d’un an ; aucun verdict n’a encore été rendu sur son approbation.

Selon David Clarinval, ministre belge de l'agriculture, « nous utilisons cette possibilité pour accélérer l’arrivée d’une solution que nous considérons comme meilleure pour l’environnement. »

L’autorisation en urgence du pesticide fabriqué à partir de cette molécule est-elle une manière de court-circuiter l’évaluation au niveau européen ?

👀 Découvrez notre article pour en savoir plus : https://www.pollinis.org/publications/le-calantha-le-pesticide-genetique-autorise-en-urgence-que-personne-n-a-reclame-sauf-son-fabricant/

✍ Et signez pour demander un moratoire sur les pesticides génétiques en Europe : https://mobilisation.pollinis.org/pesticides-genetiques

11/09/2026

🔍 Découvrez la plus grande abeille du monde : l'Abeille géante de Wallace 🐝

Nichant discrètement dans les arbres des îles des Moluques du Nord en Indonésie, l’Abeille géante de Wallace, Megachile pluto, a été découverte en 1858 par Alfred Russel Wallace.

La femelle est la plus grosse abeille actuellement décrite, pouvant atteindre la taille d'un pouce humain : d’une longueur de 38 mm et d’une envergure de 63 mm, soit quatre fois la taille d'une abeille domestique.

Ses énormes mandibules servent à récolter la résine des arbres, dont elle se sert pour construire son nid. De plus, la résine ayant des propriétés fongicides, elle permet de protéger le nid contre les spores fongiques transmises par le pollen.

Pendant plus d’un siècle, l’espèce est considérée comme probablement éteinte par les scientifiques. Puis, en 1981, plusieurs spécimens sont redécouverts et étudiés par l’entomologiste américain Adam C. Messer. Ce dernier identifie six nids à Bacan, Halmahera et Tidor, des îles montagneuses des Moluques du Nord en Indonésie.

En 2019, une femelle ayant établi son nid dans une colonie de termites sur l'île d'Halmahera a été découverte, filmée et photographiée dans le cadre d'une expédition sur le terrain. En 2025, un photographe néo-zélandais, Andy MacDonald, a diffusé les premières images haute résolution issues d’une observation purement naturaliste de l’abeille, qu’il a filmée à Bacan. Notre montage est issu de ses images. NZ Andy 📹

10/09/2026

🔬 Selon une nouvelle étude, la quantité règlementaire de pesticides dans les aliments n’est pas protectrice de notre santé. L’effet cocktail auquel nous sommes exposés a des effets néfastes, même à des doses où chaque pesticide pris seul est considéré comme sûr.

Les liens entre pesticides et maladies humaines, en particulier certains cancers, sont bien établis scientifiquement. Des effets réaffirmés en France par l’expertise collective de 2021 de l’Inserm. Mais il reste beaucoup d’interrogations à éclaircir pour comprendre comment les pesticides altèrent le fonctionnement de notre organisme, et à quelles doses.

Une nouvelle étude, publiée le 1ᵉʳ septembre dans Archives of Toxicology, a ainsi regardé si un mélange de pesticides à des doses considérées comme sans risque pour la santé humaine avait des effets toxiques sur le foie. Résultat : l’équipe Toxalim de l’Inrae a trouvé des dysfonctionnements du foie et du système de régulation du glucose liés à quatre pesticides présents dans notre alimentation à des doses réglementaires.

➡️ Autrement dit, il y a bien un effet cocktail des quatre molécules qui, prises isolément, n’auraient pas eu d’effets nocifs.

« Ce résultat confirme une question clé pour l’évaluation des pesticides : comment mesurer leur toxicité sachant que nous sommes exposés à des mélanges et non à des pesticides isolés », souligne Laurence Payraste, toxicologue et autrice de l’étude.

⚠️ Aujourd’hui, toute la réglementation des pesticides ignore cet effet cocktail.

09/09/2026

📺 Dans le documentaire de Complément d’enquête sur la retour de l’acétamipride, le sénateur Laurent Duplomb assume d’être un lobbyiste pour la FNSEA, le plus gros syndicat agricole français.

Pour rappel ➡️ un élu de la République représente les citoyens et les habitants de sa circonscription (commune, département, région ou pays) pour défendre leurs intérêts générales.

A l’inverse, un lobbyiste défend les intérêts particuliers d’un client, d’une entreprise ou d’une organisation.💰

Si une personne cumule ces deux fonctions, il y a ✨conflit d’intérêt✨

07/09/2026

Loi d'urgence agricole : malgré l'adoption, en pratique, le Conseil constitutionnel donne à l’Anses la clé pour empêcher le retour des néonicotinoïdes. 🚫

Saisi par plusieurs groupes parlementaires de gauche, le Conseil constitutionnel a rendu sa décision sur la loi d’urgence agricole. Les Sages ne censurent pas le retour de l’acétamipride et du flupyradifurone, mais ils posent plusieurs conditions qui rendent leur autorisation plus difficile.

Une fois l’autorisation demandée par le ministère de l’Agriculture, l’agence sanitaire française (l’Anses), chargée d’évaluer les pesticides, a deux mois pour décider d’accorder ou non cette dérogation.

Le Conseil constitutionnel ajoute que si l’Anses ne parvient pas à se prononcer dans les délais, la dérogation sera automatiquement refusée.

L’avis du Conseil constitutionnel permet aussi à l’Anses de limiter les dérogations à l’usage de ces néonicotinoïdes, notamment en les restreignant géographiquement selon les circonstances locales et la gravité de la menace. Elles pourraient donc ne pas concerner des filières entières.

Cependant, le Conseil constitutionnel ignore le principe de précaution, pourtant inscrit dans la Constitution. Il estime que la loi d’urgence agricole répond à « un motif d’intérêt général ». Or, les preuves scientifiques de la gravité des effets de l’acétamipride et du flupyradifurone sur l’environnement, la biodiversité et la santé humaine existent. Plus surprenant encore : le Conseil constitutionnel reconnaît tout de même l’existence de risques.

✊ On ne lâche rien !

Le Conseil constitutionnel rappelle que toute dérogation accordée par l’Anses pourra être contestée devant le tribunal administratif. L’agrochimie et ses soutiens politiques auraient tort de se réjouir : le retour de ces pesticides tueurs d’abeilles est encore loin d’être acquis.

Vous voulez que votre organisation soit Organisation à But Non Lucratif la plus cotée à Paris ?
Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.

Adresse


10 Rue Saint Marc
Paris
75002

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 18:00
Mardi 09:00 - 18:00
Mercredi 09:00 - 18:00
Jeudi 09:00 - 18:00
Vendredi 09:00 - 18:00