RÉFLÉCHIR
PRODUIRE
FORMER
ACCOMPAGNER
AGIR Comment le rapprocher de son public ? Une autre particularité de Dokomundi est de croiser les regards.
Dokomundi est née en 2010, sous l’impulsion de plusieurs réalisateurs, Juan Gélas, Kenji Lefèvre et Pierre Gélas. À l’origine de Dokomundi, un désir de réflexion collective autour du film documentaire. Comment faire vivre ce cinéma du réel au présent, de manière engagée, citoyenne et proche du monde qu’il raconte ? Comment être un témoin et une voix, mais aussi une aide et un soutien ? Nous avons
décidé de travailler exclusivement auprès du monde associatif. Là, tout autour de nous, des milliers de femmes et d’hommes sont engagés au quotidien dans la vie de la Cité, déterminés à agir sur le monde qui les entoure et pourtant leur visibilité est souvent réduite. Dokomundi est une structure associative, notre approche de la production est donc fondée sur la mise en commun et la gestion collective. Notre objectif principal n’est pas uniquement de produire et réaliser des films sur ou pour le monde associatif, mais aussi d’accompagner des structures associatives dans leurs démarches documentaires, de la conception et l’écriture d’un film documentaire à sa réalisation, en passant par son financement et par la formation technique et théorique. Les membres de Dokomundi viennent d’horizons très larges, de la réalisation, de la production, du graphisme et des arts plastiques, mais aussi du journalisme, de la recherche et des sciences sociales. Dokomundi est donc ouverte à tous, un lieu de dialogue, ainsi qu’un laboratoire, où nous pouvons ensemble interroger nos pratiques et approfondir notre recherche de formes nouvelles. Les enjeux sont importants : la production et la consommation « d’images du réel » sont en explosion exponentielle, la multiplication et la simplification des outils audiovisuels numériques rendent la production accessible au plus grand nombre, tandis que les possibilités et habitudes de diffusion se diversifient et s’intensifient. Alors qu’une vision « selfie » se propage, nous souhaitons continuer à inventer des nouvelles formes d’un cinéma documentaire résolument curieux du monde et tourné vers les autres. Enfin, il nous semble aussi important de réfléchir ensemble à des nouveaux modes de financement et de production. De nouvelles formes plus adaptées à cette nouvelle économie numérique, qui bouleverse les modes de financements traditionnels du documentaire, mais dont il nous reste encore à exploiter les avantages (création de nouveaux barèmes de budget, nouvelles manières de gérer les étapes de sa production).