Cabinet Riondet
Créé en 1987 par Etienne Riondet, Avocat au Barreau de Paris, le Cabinet Riondet est à votre disposition pour toutes vos demandes de conseils.
27/02/2024
L'intelligence artificielle est en train de transformer le secteur de la justice, mais cette révolution numérique est-elle encadrée par des réglementations internationales à la hauteur des enjeux ?
L'intelligence artificielle (IA) s'invite de plus en plus dans l'univers juridique, promettant une justice plus rapide et plus efficace. Mais qu'en est-il de la régulation de ces technologies disruptives ? 🤔
Les instances internationales ne sont pas restées les bras croisés face à cette évolution. La convention-cadre du Conseil de l'Europe, prévue pour mai 2024, s'annonce comme une pierre angulaire de la régulation de l'IA, posant des principes de transparence et de protection des données personnelles.
📜 Aux États-Unis et en Chine, les législations évoluent également, avec des mesures spécifiques pour les IA génératives, ces systèmes capables de créer du contenu quasi-indépendamment.
🇪🇺 En Europe, l'AI Act tente de trouver un équilibre précaire entre innovation et régulation, surtout autour des "modèles de fondation" qui soulèvent des débats houleux.
La justice, domaine sensible où les droits fondamentaux sont en jeu, bénéficie d'une attention toute particulière. Entre les initiatives du Conseil de l'Europe et les outils d'évaluation de la CEPEJ, l'encadrement de l'IA dans ce secteur s'affine, mais les débats restent vifs.
27/02/2024
Adapter les pratiques agricoles aux défis environnementaux actuels : la Commission européenne a adopté un règlement offrant une nouvelle perspective pour 2024 🌱
Dans un contexte où la norme BCAE 8 impose aux agriculteurs de laisser 4% de leurs terres arables en jachère pour bénéficier de l'aide de la PAC, cette nouvelle réglementation introduit une exemption partielle. Désormais, pour satisfaire à cette norme, les agriculteurs ont la possibilité de cultiver des cultures fixant l'azote ou des cultures dérobées, sans recourir à des produits phytopharmaceutiques. Cette mesure entrée en vigueur le 14 février 2024, sera rétroactivement applicable dès le 1er janvier 2024, vise à offrir une alternative écologique et flexible aux agriculteurs européens.
Malgré cette dérogation, les agriculteurs conservent la liberté de choisir la méthode qui leur convient le mieux, que ce soit en maintenant la mise en jachère ou en adoptant cette nouvelle option. Cette initiative reflète l'engagement de l'Union européenne en faveur d'une agriculture plus durable et adaptable aux enjeux environnementaux actuels.
Règlement d’exécution (UE) 2024 /587 du 12-2-2024, JOUE L 13
26/02/2024
Imputation des libéralités sur les droits légaux du conjoint survivant
Dans une décision récente, la Cour de cassation a clarifié une question cruciale en matière de succession : les libéralités consenties au conjoint survivant doivent s'imputer sur ses droits légaux, et non se cumuler avec ceux-ci. Cette précision juridique, issue d'un arrêt du 17 janvier 2024, met en lumière l'importance de bien comprendre les implications des testaments et des droits successoraux.
Le litige a débuté suite au décès d'une personne, laissant derrière lui une épouse et trois enfants, dont un issu d'un premier mariage. Le testament olographe du défunt accordait à son épouse des droits substantiels sur sa succession, ce qui a mené à un conflit lors de la liquidation de celle-ci. Le fils du premier mariage a contesté l'acte de partage, arguant que les libéralités accordées à l'épouse ne respectaient pas la règle du non-cumul des droits successoraux.
La Cour de cassation, en censurant la décision de la Cour d'appel, a réaffirmé que les libéralités doivent être imputées sur les droits légaux du conjoint survivant, conformément aux articles 757 et 758-6 du Code civil. Cette décision souligne l'importance d'une évaluation précise des legs et de leur imputation sur les droits successoraux, pour garantir une répartition équitable de la succession.
Source : Cass. 1re civ., 17 janv. 2024, n° 21-20.520, B
22/02/2024
La législation évolue pour inciter les employeurs à prendre en charge une partie des frais de transport de leurs salariés, favorisant ainsi l'utilisation de transports durables.
Les employeurs sont tenus de couvrir 50% des frais d'abonnements aux transports publics ou aux services de location de vélos pour les déplacements domicile-travail de leurs employés. Cette mesure vise à encourager l'adoption de moyens de transport plus respectueux de l'environnement. En complément, le forfait mobilités durables permet aux employeurs de prendre en charge, de manière facultative, les frais de carburant et d’alimentation des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou hydrogène, ainsi que de soutenir l'utilisation de vélos et le covoiturage.
Ces initiatives bénéficient d'exonérations fiscales et sociales sous certaines conditions, rendant ces mesures attrayantes pour les entreprises. Pour 2024, les plafonds d'exonération pour la prime transport et le forfait mobilités durables ont été temporairement augmentés à 700 € par an (900 € en outre-mer), avec un cumul autorisé de ces aides avec un abonnement aux transports publics, offrant ainsi plus de flexibilité et d'incitations pour les employeurs et les employés.
En conclusion, ces évolutions législatives renforcent l'engagement envers un environnement plus sain en facilitant l'accès à des moyens de transport durables.
Source : Loi 2023-1322 du 29-12-2023 art. 7 et 29
21/02/2024
Difficultés financières : les banques doivent désormais proposer des mesures de remédiation aux emprunteurs immobilier et à la consommation 🏠 Depuis le 30 décembre 2023, la protection pour les emprunteurs s'est renforcée, marquant un tournant significatif dans la relation banque-client.
Les banques peuvent offrir plusieurs options pour venir en aide aux emprunteurs en difficulté. Parmi ces mesures, le refinancement du crédit ou la modification des conditions du contrat existant sont envisageables. Cela peut inclure la prolongation de la durée du prêt, la suspension temporaire des remboursements, l'ajustement du taux d'intérêt, voire une remise partielle de la dette. Avant toute modification, la banque doit informer l'emprunteur des changements prévus, du calendrier de mise en œuvre et des modalités de réclamation et de médiation.
Ces avancées sont le fruit de la transposition de la directive UE 2021/1167, visant à faciliter la gestion des prêts non performants par les banques. L'élargissement de ces mesures aux crédits à la consommation garantit une protection accrue pour un plus grand nombre de consommateurs. L'ordonnance du 6 décembre 2023 établit également un cadre réglementaire pour les acheteurs et les gestionnaires de crédits, assurant une meilleure surveillance du marché des prêts non performants.
La banque doit proposer des mesures de « remédiation » en cas de difficultés de l’emprunteur < Protection de l'emprunteur < Immobilier - Éditions Francis Lefebvre Les établissements prêteurs doivent désormais proposer systématiquement aux emprunteurs éprouvant des difficultés de remboursement des mesures destinées à y remédier avant d’engager une procédure d’exécution.
20/02/2024
Évolutions juridiques concernant les congés payés en cas de maladie : une décision a été rendue le 8 février !
📜 Le Conseil constitutionnel a confirmé la conformité de certaines dispositions du Code du travail avec la Constitution française, mais un débat persiste quant à leur adéquation avec le droit européen.
Voici les points clés :
- La Cour de cassation a estimé que les règles actuelles sur les congés payés en cas de maladie non professionnelle et d'accident du travail ne sont pas conformes au droit de l'UE.
- Selon la CJUE, le droit à congé payé annuel doit être préservé indépendamment de la présence ou non du salarié pour cause de maladie pendant la période d'acquisition.
- Une distinction a été faite entre les absences liées à des maladies professionnelles et non professionnelles, avec des implications sur le droit au repos et l'égalité devant la loi.
Droit à congés payés des salariés en cas de maladie Droit à congés payés des salariés en cas de maladie
19/02/2024
Responsabilité de l'assureur et attestation inexacte : des précisions de la Cour
Dans un récent arrêt du 18 janvier 2024, la Cour de cassation a apporté des précisions importantes sur la responsabilité délictuelle de l'assureur en cas d'attestation d'assurance inexacte. L'affaire concernait des maîtres d'ouvrage ayant subi des dommages suite à la construction d'une véranda, pour laquelle l'assureur avait fourni une attestation comportant des informations erronées. La question centrale résidait dans l'établissement d'un lien de causalité entre l'inexactitude de l'attestation et le préjudice subi.
Les juges ont été saisis suite à l'apparition d'une fissure, et la non-garantie invoquée par l'assureur en raison d'activités non déclarées. Les maîtres d'ouvrage ont cherché à obtenir réparation pour l'inexactitude de l'attestation d'assurance, arguant que cela avait influencé leur décision de contracter.
La Cour d'appel, puis la Cour de cassation, ont toutefois estimé que les désordres subis n'étaient pas directement liés à cette inexactitude, soulignant l'absence de lien de causalité nécessaire pour engager la responsabilité de l'assureur. Cette décision rappelle l'importance de la précision dans les attestations d'assurance, mais aussi la nécessité d'un lien direct entre le dommage et l'erreur pour engager une responsabilité.
Source : Cass. 3e civ., 18 janv. 2024, n° 22-21.309, D
15/02/2024
📆 Le 29 février 2024, une date importante pour les entreprises de 250 salariés et plus ! L'Urssaf notifiera ce jour-là les effectifs de contrats favorisant l'insertion professionnelle de l'année 2023. Mais ce n'est pas tout...
Les employeurs doivent être attentifs aux notifications de l'Urssaf concernant les effectifs de l'année 2023, car elles déterminent l'assujettissement à des contributions clés telles que la contribution supplémentaire à l'apprentissage et la déclaration de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés (DOETH). La précision est de mise : chaque déclaration sociale nominative (DSN) et chaque régularisation jouent un rôle dans le calcul final.
- Les effectifs sont calculés sur la base des DSN de 2023 et des régularisations apportées par l'employeur.
- Chaque modification contractuelle, qu'il s'agisse du statut du salarié ou de sa quotité de travail, peut influencer le calcul.
- Le 15 mars 2024, une autre notification importante : celle des effectifs de travailleurs handicapés pour la DOETH.
Calcul et notification des effectifs par l’Urssaf Calcul et notification des effectifs par l’Urssaf
09/02/2024
Quels sont les critères qui définissent un risque maritime selon la justice ? 🌊 La Cour de cassation a apporté des éclaircissements essentiels sur cette question, qui ont un impact direct sur l'assurance maritime.
La Cour de cassation a statué que seuls les risques survenant lors de la navigation maritime entrent dans le cadre de l'assurance maritime. Cette définition exclut donc les risques non liés à l'acte de naviguer. C'est une distinction importante qui sépare clairement les assurances maritimes des assurances terrestres, notamment en termes de prescription biennale.
La réforme de 2011 a modifié la donne en supprimant la référence à une "opération maritime" pour se concentrer sur la notion de "risques maritimes". Cette évolution soulève des questions pratiques, notamment sur la couverture des navires en période de réparation ou de stockage portuaire. De plus, un arrêt de la Cour de cassation a précisé que même un navire utilisé de manière non traditionnelle, tel qu'une péniche restaurant, peut être assuré au titre de l'assurance maritime.
En conclusion, la définition stricte du risque maritime et la distinction entre assurances maritimes et terrestres sont cruciales pour les entreprises et les assureurs. La jurisprudence continue d'évoluer, et il est essentiel de rester informé pour garantir une couverture adaptée aux activités maritimes. Quelles seront les prochaines évolutions en matière d'assurance maritime ? 🤔
Source : Com. 22 nov. 2023, F-B, n° 22-14.253
08/02/2024
Saviez-vous que la loi de finances pour 2024 maintient des avantages significatifs pour les employeurs et les salariés en matière de frais de transport domicile-travail ? 🚗⚡
📜 La prime transport, qui inclut les frais de carburant et d'alimentation pour véhicules écoresponsables, reste facultative et peut être cumulée avec la prise en charge des abonnements aux transports publics.
💼 Les modalités d'attribution de cette prime doivent être définies par accord collectif ou, à défaut, par décision unilatérale de l'employeur, avec consultation du comité social et économique.
💰 En 2024, le plafond d'exonération fiscale et sociale pour la prise en charge des frais de transport est de 700 € par an et par salarié (900 € en outre-mer), avec une hausse prévue pour 2025.
Ces mesures visent à encourager l'utilisation de moyens de transport durables et à alléger les dépenses des salariés et des employeurs. De plus, le taux de versement mobilité a été revu à la hausse pour Paris et certains départements d'Île-de-France, passant à 3,20 % dès 2024.
Loi de finances 2024 : Frais de transport domicile-travail Loi de finances 2024 : Frais de transport domicile-travail
08/02/2024
🚜 Agriculteurs : récap des dernières évolutions réglementaires de 2024
Il est crucial de se tenir informé pour optimiser la gestion de votre exploitation et bénéficier des aides disponibles. Voici un aperçu des changements majeurs :
- Télépac : Ne manquez pas la date limite pour les aides animales, concernant les bovins, fixée au 15 mai.
- Vigneron : une décision de la CJUE affirme que la mention « mise en bouteille au domaine » peut être utilisée, même si le vin provient de raisins d'un autre domaine, à condition qu'il soit sous la même AOP et que le vigneron supervise la production.
- Gestion des grands gibiers : de nouvelles mesures, dont l'extension de la période de chasse au sanglier et un encadrement renforcé des opérations d’agrainage, visent à réduire les dégâts sur les cultures.
Actualité : Agriculture : un début d’année 2024 dense Le début de l’année 2024 est marqué par de nombreuses nouveautés dans le domaine agricole. Tour d’horizon des différentes évolutions qu’il vous faut connaître…
31/01/2024
Saviez-vous qu'un nouveau congé de naissance est sur le point de transformer la manière dont les parents français accueillent leur nouveau-né ? C'est un changement qui promet de renforcer les liens familiaux dès les premiers mois de vie de l'enfant, tout en préservant la carrière des parents. 📚
Ce congé, offrira six mois de présence auprès de bébé, avec une rémunération améliorée pour garantir un soutien financier stable. 🏡L'objectif est clair : permettre à chaque parent de profiter pleinement de ces moments précieux sans sacrifier leur parcours professionnel. C'est une réponse concrète à la baisse de la natalité, qui a vu la France enregistrer moins de naissances ces dernières années.
Ce changement, prévu pour 2025, est une lueur d'espoir pour l'équilibre entre vie familiale et vie professionnelle. Il s'inscrit dans une démarche de modernisation de la politique familiale française, répondant aux besoins actuels des familles. 📣
Alors que la France enregistre une chute significative des naissances, avec seulement 678.000 bébés nés en 2023, cette réforme vise à soutenir les familles et encourager la natalité. La rémunération basée sur un pourcentage du salaire antérieur et un plafond de 1.800 euros est une avancée notable par rapport au congé parental actuel. 🔍
Qu'en pensez-vous ? Cette réforme pourrait-elle influencer votre décision d'avoir un enfant ou d'agrandir votre famille ? Partagez vos opinions et expériences en commentaire !
Nouveau congé de naissance : ce qui va changer Le congé de naissance, promis par Emmanuel Macron et appelé à remplacer le congé parental actuel peu utilisé, devrait entrer en vigueur courant 2025. Ce que l'on sait.
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