Sophie Roubertie

Sophie Roubertie

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Art, culture et éducation

Photos from Sophie Roubertie's post 15/12/2025

J’ai visité vendredi l’exposition consacrée à Georges de La Tour au musée . Elle réunit plus de 30 œuvres de l’artiste sur la quarantaine parvenue jusqu’à nous et qu’il a été possible de lui attribuer. A voir, c’est à couper le souffle (même s’il y vraiment trop de monde !). Devant le succès, l’exposition est prolongée jusqu’au 22 février.


Une oeuvre ? « Le souffleur à la pipe ». Le sujet est tout simple, un jeune homme tient une pipe et souffle sur un tison, dans l’obscurité. Cette huile sur toile de 1646 est conservée au Tokyo Fuji Art Museum.

Un jeune homme est représenté en buste, presque de profil. Il tient de la main droite un tison sur lequel il souffle pour raviver la flamme. Le seul éclairage de la scène provient du bâton à l’extrémité brûlante, rougie par le feu. La lumière éclaire le visage, les mains et le col. C’est elle, plutôt que le personnage, le sujet principal du tableau, tant elle est présente et essentielle.

Un regard attentif permet de découvrir les détails cachés dans l’obscurité du tableau : une toque noire couvre les cheveux, dont on devine qu’ils sont longs, bruns et ondulés. Le fond est sombre, sans décor, rien ne vient détourner notre regard des effets de la lumière.


Le costume est simple mais soigné, sans ornements ni dentelles. On distingue les manches rouges de la chemise dont le col blanc est bordé d’un galon. La veste sans manche, dont le tissu épais ne laisse apparaître aucun pli, est brune.

Le succès, à son époque, de cette œuvre, s’est traduit par de nombreuses copies, dont on connaît neuf exemplaires.

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Photos from Sophie Roubertie's post 07/08/2025

Dans ce « portrait d’Antoine-Laurent Lavoisier et de sa femme », Jacques-Louis David met en avant les caractéristiques de ce couple : intelligence, richesse, intimité et complicité. Le format est immense (260 × 195 cm), la tenue vestimentaire de l’homme est formelle (habit noir, perruque). Des pilastres néo-classiques qui ornent les murs. Madame Lavoisier est au centre du tableau, en tenue d’intérieur, simple mais raffinée, sans apparat, cheveux détachés. Son bras, négligemment posé sur l’épaule de son mari, montre la familiarité du couple.
Son regard plein d’assurance et d’intelligence est tourné vers le spectateur alors même que Lavoisier pose sur elle des yeux remplis de tendresse et de complicité. La nappe d’un élégant velours rouge forme un pli oblique parallèle à la jambe très fine, à la ligne de reflet sur la grande ampoule de verre posée au premier plan, à la plume blanche et au bras de Madame Lavoisier. Ces lignes donnent du souffle au tableau, un mouvement, de la perspective. Ce couple est montré au travail. Le matériel de chimie compose l’essentiel du décor. Il écrit, certainement les résultats de ses réflexions ou de ses expériences.
Lavoisier est représenté dans son bureau, en compagnie de son épouse, avec laquelle il forme un couple de riches intellectuels. Lui, scientifique, fondateur de la chimie moderne. Elle, femme intelligente et collaboratrice précieuse : elle lui apporte son aide en traduisant pour lui diverses publications anglaises ou en illustrant son traité de chimie. Cette huile sur toile date de 1788, à la veille de la Révolution française. Révolution qui fera mourir sous la guillotine, car elle n’avait pas besoin de savants.

Photos from Sophie Roubertie's post 24/06/2025

Je recommande habituellement aux parents de ne pas systématiquement aller au musée lorsqu’il pleut pour éviter l’équation pluie = on ne peut pas aller en forêt ou faire du vélo = on va au musée.
Et quand il fait une chaleur à ne rien pouvoir faire ? J’étais à Avignon ce week-end. Et j’ai apprécié de me réfugier au musée du Petit Palais pour ne pas être dehors sous 35° (à l’ombre, sans vent). Et bien m’en a pris, car le lieu recèle une incroyable collection de peinture italienne, médiévale et de la Renaissance.
Outre la collection Campana, le Louvre a mis en dépôt quelques merveilles, comme « la dérision du Christ », de Cimabue, prêt provisoire.
Sont aussi déposées à plus long terme certaines œuvres, comme cette Vierge à l’Enfant de Botticelli, de 1467, que j’ai retenue pour vous. Elle est aussi appelée Vierge Campana
Vêtue de ses couleurs traditionnelles (robe rouge et manteau bleu), Marie s’apprête à donner le sein à un enfant Jésus bien potelé. Pourquoi ce sujet qui pourrait surprendre ? Il permet de montrer, très concrètement, que Jésus est vraiment homme, et qu’il a, comme tous les enfants, besoin d’être nourri. De la main droite, Marie caresse l’enfant d’un geste tendre.
L’ouverture en arc donne sur une lointaine perspective, avec, en arrière-plan, un paysage escarpé.

Photos from Sophie Roubertie's post 28/05/2025

Choisir un seul tableau parmi toutes ceux découverts pendant quelques jours passés cette semaine à Naples, voilà qui n’est pas simple...

J’ai retenu « les œuvres de miséricorde » du Caravage, exposé au Mont Pieux de la Miséricorde (Piomonte), car je suis impressionnée par la capacité du peintre à montrer les 7 œuvres de miséricorde en une seule toile, en en conservant l’unité. Le Caravage avait alors fui Rome, recherché car il avait tué un homme en duel. Son talent est reconnu ailleurs, même s’il est fugitif...

La lumière est vive, éclairant chaque détail de la scène, située dans un quartier pauvre de Naples :
sur la partie haute, la Vierge de Miséricorde, entourée d’anges, sourit à Jésus (image 2) qui regarde vers le bas, comme satisfait de voir une humanité généreuse face à la souffrance.

« Donner à manger à ceux qui ont faim » et « visiter ceux qui sont en prison » sont représentés par le vieillard Cimon allaité par Péro, une ancienne histoire romaine (image 3).

« enterrer les morts » : au centre de la toile, un religieux éclaire la route d’un fossoyeur (image 4).
St Martin, avec son chapeau à plume, partage son manteau avec un pauvre paralysé, illustrant « habiller ceux qui sont nus » et « visiter les infirmes ». A sa gauche, un homme portant une coquille sur son chapeau semble être accueilli par celui qui évoque « accueillir les pèlerins ». Derrière eux, Sanson boit de la mâchoire d’un âne (un récit de l’ancien testament), pour « donner à boire aux assoiffés » (image 5).

Quel talent !

22/05/2025

A ce soir sur KTO !

🔴 Dans , ce jeudi 22 mai, cinq chrétiens débattent de l’actualité avec franchise et bienveillance : Jean-Marie Andrès, Tugdual Derville, Isabelle Payen de la Garanderie, Sophie Roubertie et Janvier Hongla.
Avec Philippine De Saint Pierre.

👉 En direct à 20h35 sur KTO et https://youtube.com/live/fqxs_9nRTgc

Photos from Éditions MAME's post 17/05/2025
Photos from Sophie Roubertie's post 14/04/2025

Franz Xaver Messerschmidt fut d’abord sculpteur de portraits de familles royales, de cour et d’intellectuels, mais il est aujourd’hui surtout connu pour les figures de caractères qu’il a laissées.
Ces "figures d’expression" traduisent, avec une précision anatomique, les émotions les plus diverses, de la colère aux pleurs, de la surprise au rire grinçant. L'artiste était son propre modèle, et pourtant, chacune de ses représentations est unique.
Violemment expressives, elles surprennent autant qu’elles fascinent. J’en ai sélectionné quelques-unes, plus étonnantes les unes que les autres. Elles témoignent d’une grande maîtrise technique, mais surtout d’un univers personnel très étrange, inhabituel pour l’époque. Schizophrénie ont diagnostiqué certains. Pas du tout prétendent d’autres. 69 de ces figures ont été retrouvées après sa mort dans son atelier, car leur auteur ne les destinait pas à la vente.
Toutes les palettes de l’âme humaine, dans leur expression la plus extrême, se trouvent fixées dans l’albâtre ou le métal. La collection, dispersée peu après sa disparition en 1783, se trouve maintenant dans les plus grands musées du monde.
Messerschmidt n’ayant laissé aucun titre, ils ont tous été donnés post mortem. Il ne parlait, dans ses lettres, que de ses "têtes".
Une idée pour les enseignants : ces sculptures sont un bon moyen pour faire découvrir les émotions aux enfants !
Pour retrouver d'autres "figures d'expression", allez voir ici : https://www.instagram.com/sophie.roubertie/

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Photos from Sophie Roubertie's post 03/12/2024

Alors que les jours raccourcissent, évoquer la nuit étoilée m’est apparu comme une évidence (bon, c’est plus couvert qu’étoilé à Paris, mais vous me m’en voudrez pas). Le ciel immense est emporté en arabesques qui viennent bouleverser le calme de la nuit. Au centre du tableau, une grande spirale semble entraîner les étoiles dans un tourbillon céleste. Des collines, des arbres, un village, Van Gogh nous propose ici une interprétation de la vue de sa chambre, occupée un temps à Saint-Rémy-de-Provence.
Des touches de couleurs, posées les unes à côté des autres, créent l’impression de mouvement. Les couleurs utilisées sont juxtaposées en aplats, non fondues. Un trait noir continu cerne les maison et les encadre comme dans un vitrail. Des traits bien droits enracinent les habitations dans le sol, tout comme l’église, dont le clocher pointe vers le ciel. Ce qui est sur terre semble ainsi être bien solide, et s’oppose au tumulte du ciel.
Le tableau est essentiellement constitué d’un camaïeu de bleus et de jaunes, y compris sur les collines et les arbres. Dans le village, des taches jaunes illuminent de nombreuses fenêtres, figurant un éclairage intérieur. Au-dessus de la ligne de crête des collines, une bande de ciel plus claire évoque une rivière qui coulerait le long de la ligne d’horizon. Quelques pointes de rouges viennent souligner les toitures. Pris par les hypnotiques tourbillons, aviez-vous remarqué ces maisons éclairées ?
Un cyprès à la silhouette torturée fait une tache verte et marron au premier plan. A cette époque, Vincent Van Gogh était interné pour de graves problèmes psychiatriques.
La lune et les astres, à la taille disproportionnée, sont entourés d’un halo lumineux circulaire, comme autant de nébuleuses. La lune est éblouissante, on pourrait se croire en plein jour !
Cette toile de 1889 est conservée au MoMA de

Photos from Sophie Roubertie's post 26/11/2024

Des tableaux peints par Jan (ou Johannes) Vermeer, seuls trente-quatre nous sont parvenus. Il représente essentiellement des intérieurs et des scènes de la vie domestique. La dentellière est l’un des deux tableaux du peintre néerlandais conservé par le musée du Louvre.
Imaginez la taille de ce petit tableau : 24 cm sur 21, ce n’est pas plus grand qu’une page de cahier. Il s’agit d’ailleurs du plus petit tableau de l’artiste. Vermeer nous invite dans l’atelier d’une dentellière : la jeune femme utilise avec habileté fils, épingles et fuseaux pour produire ces merveilleuses dentelles qui viendront orner manches et corsages élégants.
Concentrée sur son ouvrage, elle se penche sur sa table à ouvrage, légèrement penchée pour faciliter le travail. Le décor est d’une extrême simplicité, rien ne vient donc détourner notre regard du sujet principal.

La manière dont les doigts tiennent les fuseaux nous fait comprendre combien l’art complexe de la dentelle nécessitait de précision.
La lumière arrive par la droite et éclaire doucement le front du personnage, une partie de son visage et son ouvrage. Elle accentue le contraste entre la sobriété du fond nu et les couleurs des étoffes et des fils. Le jaune du corsage est très lumineux, les fils rouges et blancs tranchent avec le bleu sombre du coussin à couture d’où ils semblent s’échapper.

A côté du coussin, un livre, très certainement une bible ou un livre de prières, renforce l’impression d’une vie de sérénité et de valeurs morales.

Le blanc du col met en relief la carnation du visage, et si les vêtements sont assez simples, la coiffure est particulièrement soignée. C’est l’image d’une jeune fille consciencieuse, dans l’intimité de sa maison, que nous laisse ici le peintre.
Les spécialistes pensent que Vermeer a utilisé une camera obscura pour réaliser ce portrait, une boîte qui permet, par un jeu de miroirs, de reporter sur un support en deux dimensions une scène en trois dimensions.

Photos from Sophie Roubertie's post 19/11/2024

Cette petite statue de plâtre polychrome est due au sculpteur Antoine Bourdelle. Il nous donne à voir une simple mais élégante sainte Barbe. La robe rouge brodée, aux tons fanés, est recouverte d’un manteau bleu, simplement posé sur le bras. Dans la main droite, la sainte porte une tour sur laquelle deux fenêtres sont visibles ; de la gauche, elle tient la palme du martyr.
La statue semble esquisser un pas, en un léger déhanché, nous donnant l’impression du mouvement. Le regard, tourné vers le sol, laisse une sensation de douceur et d’humilité. Avec peu de détails, l’artiste nous amène à comprendre l’essentiel du message délivré par la vie de Barbe : le courage et la persévérance dans la foi, avec une grande réserve dans l’expression des sentiments.
Cette statue de 1916 est habituellement exposée au musée des beaux-arts de Lyon. Vous pouvez actuellement la voir au musée Bourdelle, à Paris, dans le cadre de l’exposition « Rodin, Bourdelle, corps à corps ».
Qui est sainte Barbe ? Aussi connue sou le nom de Barbara, les récits de la vie de cette jeune martyre sont surtout faits de traditions et légendes.
Elle est la patronne des jeunes filles, des architectes, des maçons, des pompiers et des travailleurs exposés aux dangers liés au feu, tels que les démineurs, mineurs, mar mûriers, artilleurs et artificiers.
Autre compte, autres œuvres : .roubertie

Photos from Sophie Roubertie's post 07/11/2024

Alors que la Renaissance aimait les représentations idéalisées, Caravage opte pour un réalisme saisissant. Il faut dire que le peintre choisissait volontiers pour modèles des personnages ordinaires, parfois même peu recommandables, issus des bas-fonds romains. Il voulait que ses personnages soient réels.
La composition est en apparence très simple : dans ce « garçon à la corbeille de fruits », un jeune homme tient contre sa poitrine une corbeille de fruits sur un fond sombre.
Une lumière crue jaillit d’une source invisible, créant des contrastes forts entre les ombres et les lumières. Ce clair-obscur accentue le réalisme de la scène et donne une impression de profondeur, sculptant les formes et mettant en valeur les textures du vêtement et des fruits.
Le regard direct semble fixer le spectateur, tandis que la bouche entrouverte laisse une impression à la fois innocent et provocante.
La corbeille est, en elle-même, un chef-d’œuvre de nature morte. Le peintre rend compte des formes irrégulières, des couleurs éclatantes. Les raisins sont gorgés de fruits, les pommes sont légèrement cabossés et les feuilles, sèches et ternies, portent les marques de l’automne qui arrive.
Ce tableau comporte une dimension symbolique : on peut voir une évocation de la jeunesse et de la beauté. Quant aux fruits, de nature éphémère, ils sont traditionnellement associés au temps qui passe, ainsi qu’à la vanité, signifiant que nous sommes tous mortels, comme la feuille qui s’échappe du panier.
Cette huile sur toile de 1596 est habituellement exposée à la Galerie Borghèse, à Rome. Pendant les travaux qui y sont entrepris, le musée Jacquemart- André l’expose avec une quarantaine d’œuvres de la Renaissance et baroques. A voir ! L’exposition vaut le déplacement, mais il y a du monde !

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