ODJ France
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L'ODJ a pour but de défendre, promouvoir et protéger les droits démocratiques et sociaux de la jeunesse, développer la solidarité et l'entraide entre ses différentes couches (travailleurs, sans-emploi, hommes, femmes, immigré.e.s ...).
01/04/2026
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L’AEBF et l’ODJ-section France tiennent ce samedi 4 avril un grand panel à l’occasion de la commémoration en différée de la Journée de lutte contre l’impunité et pour les libertés démocratiques au Burkina Faso.
Le thème portera sur la « Contribution des jeunesses aux luttes des peuples contre les crimes de sang et pour les libertés démocratiques », avec les cas du Burkina Faso et de la Tunisie.
Dragoss Ouédraogo, anthropologue et militant du MBDHP-section France, présentera la situation au Burkina Faso.
La situation en Tunisie sera présentée par Walid, militant du Parti des Travailleurs de Tunisie.
Rendez-vous le samedi 4 avril prochain à partir de 13h au 76 bis, rue de Rennes, 75006 Paris. Métro 4 Saint Sulpice.
Grande mobilisation et large diffusion !
Pain et liberté pour le peuple !
25/03/2026
Le bureau de l'ODJ-section France invite les jeunes travailleur.se.s, étudiant·e·s, sans emplois, artistes et les ami.e.s du Burkina à un grand panel à l’occasion de la Journée de lutte contre l’impunité et pour les libertés démocratiques, coorganisée avec l’AEBF.
Le thème portera sur la « Contribution des jeunesses aux luttes des peuples contre les crimes de sang et pour les libertés démocratiques », avec les cas du Burkina Faso et de la Tunisie.
Dragoss Ouédraogo, anthropologue et militant du MBDHP-section France, présentera la situation au Burkina Faso.
Le panel se tiendra le samedi 4 avril prochain au 76 bis, rue de Rennes, 75006 Paris. Métro 4 Saint Sulpice.
Grande mobilisation et large diffusion !
Pain et liberté pour le peuple !
Appel à un rassemblement unitaire contre les discours de haine, pour la dignité et l’égalité !
Le racisme tue. Nous exigeons des actes.
Le meurtre raciste de Hichem Miraoui à Puget-sur-Argens n’est ni un fait divers ni un accident. Il s’agit d’un acte politique, un attentat haineux nourri par des années de banalisation des discours racistes, xénophobes, islamophobes.
Assez ! Ibrahim Ali, tué à Marseille le 21 février 1995 par des colleurs d’affiches du Front national ; Brahim Bouarram, jeté dans la Seine et tué le 1er mai 1995 par des manifestants d’extrême droite ; Djamel Benjaballah, assassiné le 31 août 2024 par un militant néonazi ; Aboubakar Cissé, abattu dans une mosquée le 25 avril 2025 par un raciste islamophobe ; et, aujourd’hui, Hichem Miraoui, tué à Puget-sur-Argens. La Liste est longue.
Jusqu’à quand resterons-nous silencieux ?
Un crime raciste clairement revendiqué dans des vidéos publiées par l’assassin, où il exprimait sa volonté de « tuer des étrangers » tout en se réclamant de l’idéologie d’extrême droite. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire, en raison du caractère politique de l’acte.
Ce crime, comme les précédents, sont le résultat direct et tragique de la banalisation des discours de haine. Des partis d’extrême droite, relayés par toutes sortes de figures politiques et des médias nauséabonds alimentent sans relâche un climat de stigmatisation. Des propos racistes, xénophobes, négrophobes et islamophobes sont relayés et normalisés, jusqu’à devenir un bruit de fond quotidien. Et quand la parole haineuse devient la norme, elle prépare le passage à l’acte.
Nous, organisations issues de l’immigration et des quartiers, les collectifs luttons contre le racisme institutionnel, syndicats, associations, citoyennes et citoyens engagés, nous appelons à une grande mobilisation pour exiger :
• la fin de l’impunité des discours racistes, xénophobes et islamophobes dans l’espace public ;
• la mise en œuvre effective de la loi contre le racisme et l’antisémitisme concernant les actes et propos racistes et islamophobes qui visent les citoyens de culture musulmane ;
• la mise en place d’un plan national de lutte contre le racisme institutionnel ;
• la promotion, dans les écoles, les médias et les institutions publiques, des valeurs de fraternité, d’égalité, de tolérance et de respect, indispensables à une société réellement plurielle et solidaire ;
• une réelle mobilisation des institutions contre les discriminations systémiques ;
Nous n’attendrons pas la prochaine victime pour nous faire entendre.
Le racisme tue. Nous exigeons des actes.
Rassemblement place de la République, à Paris,
Jeudi 12 juin 2025, à 18 heures
[Meeting avec la présence des familles des victimes : date à définir.]
Premiers signataires :
FTCR - CRLDHT - ADTF - UTIT - Assemblée des Quartiers- Femmes Plurielles - ATMF - AMF - ACORT - Cedetim - FFF - ASDHOM - APEL Egalité - DAL - Droits devant – Réseau féministe « Ruptures » - GISTI – UJFP – Ensemble Vivre Travailler Coopérer – Forum Palestine Citoyenne – REF – ATTAC- MRAP – Femme Egalité – Solidaires - Organisation Démocratique de la Jeunesse (ODJ) du Burkina - section France - Association des Etudiants Burkinabè en France (AEBF).
LFI - PEPS - Ensemble – NPA-A – PCOF -
01/05/2025
Message
UNITE D’ACTION SYNDICALE (UAS) / BURKINA FASO
LES CENTRALES SYNDICALES :
CGT-B – CNTB – CSB – FO/UNS – ONSL – USTB
LES SYNDICATS AUTONOMES :
SAMAE – SATB – SATEB – SBM – SNEAB – SNESS – SYNAPAGER – SYNAPIB – SYNATEB – SYNATEL – SYNATIC – SYNATIPB –SYNTAS – SYNTRAPOST – SYSFMAB – UGMB
MESSAGE A L’OCCASION DU PREMIER MAI 2025
Camarades militant (e)s,
Camarades travailleuses et travailleurs,
Les Secrétaires Généraux des Centrales Syndicales et des Syndicats Autonomes saluent votre mobilisation à l’occasion de la commémoration de la journée internationale du Travail. En rappel, cette commémoration rend hommage à la lutte héroïque menée par les ouvriers de Chicago en 1886 et qui a permis d’arracher au profit des travailleurs un acquis de taille qui est la journée de travail de huit heures.
A la mémoire des FDS, des VDP, des autres victimes du terrorisme ainsi que de nos camarades et parents qui nous ont quittés depuis l’année dernière, nous vous invitons à vous lever pour observer une minute de silence.
Camarades travailleuses, camarades travailleurs, la commémoration du premier mai nous offre l’occasion de faire un tour d’horizon de la situation dans le monde, dans notre pays et d’analyser les conditions que vivent les travailleurs.
Au niveau international
La crise qui frappe le système capitaliste impérialiste que nous évoquons depuis des dizaines d’années continue de s’aggraver. Ce qui retient l’attention, c’est l’aiguisement des rivalités inter impérialistes et les profonds bouleversements qui s’opèrent dans la géopolitique et dans les relations internationales.
Ceux-ci sont fortement influencés par la nouvelle orientation de la politique américaine sous la direction de Donald TRUMP. En effet, dans sa volonté clairement exprimée à travers le slogan « Make America Great Again » c’est-à-dire rendre à l’Amérique sa grandeur, il affiche clairement l’option d’assurer aux USA leur rôle de gendarme du monde.
Ainsi, il a pris et prend régulièrement d’importantes mesures sur tous les plans, économique, diplomatique, culturel, social, ... C’est dans ce cadre que s’inscrivent les graves décisions comme l’expulsion des migrants, le retrait des USA de bon nombre d’institutions de l’ONU, la rupture des contrats de milliers de travailleurs, le relèvement des droits de douanes sur de nombreux produits qui entrent sur le territoire américain. Toutes ces mesures qui visent à renforcer l’hégémonie des USA, en plus des différentes guerres dans le monde, amplifient les contradictions inter impérialistes et contribuent à faire courir au monde la menace d’une troisième guerre mondiale.
En tout état de cause, c’est connu que les guerres font partie des solutions que la bourgeoisie actionne pour faire face aux crises que traverse son système. Fort heureusement, les travailleurs et les peuples, à l’exemple de ceux des Etats-Unis, engagent des luttes qui vont en s’amplifiant contre les mesures qui compromettent leur avenir. L’aiguisement de la contradiction inter impérialiste ne masque pas les autres contradictions de notre époque à savoir la contradiction entre le capital et le travail et celle entre l’impérialisme et les peuples. Cela se traduit par des guerres, le développement du terrorisme, le pillage des ressources des nations dominées, etc.
Au Moyen-Orient particulièrement, fort du soutien inconditionnel des Etats-Unis, Israël abat sur le peuple palestinien une répression sauvage, se soldant par des dizaines de milliers de morts, la destruction d’infrastructures dont des hôpitaux, des établissements scolaires et universitaires. Au mépris du droit international et surtout des résolutions pertinentes de l’ONU, il continue d’occuper des territoires en Palestine.
Face à toutes les agressions, le peuple palestinien organise la résistance et en Israël même, de puissantes manifestations sont menées dénonçant la politique agressive et la dérive de type fasciste du premier ministre Benyamin Netanyahu.
En Afrique, la situation est marquée par la guerre civile au Soudan, au Soudan du Sud, en RDC, la crise sécuritaire dans les pays du Sahel, la constitution par les trois pays du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger) de la Confédération des Etats du Sahel (AES), la sortie de ces trois pays de l’organisation sous régionale qu’est la CEDEAO.
Par ailleurs, on observe un repositionnement géostratégique de pays africains comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le Tchad, la République Centrafricaine vers la Russie en rivalité avec les anciennes puissances coloniales. Du fait d’une absence de perspectives viables, la migration des populations, surtout des bras valides du continent vers l’Europe et l’Amérique se poursuit avec des drames sur les mers et océans. On déplore également des mesures de rapatriement de milliers de travailleurs migrants de l’Algérie vers le Niger.
Fort heureusement, un peu partout dans le monde, la classe ouvrière et les peuples mènent des combats multiformes pour de meilleures conditions d’existence et l’indépendance véritable de leurs pays.
Au niveau national,
La situation reste marquée par la persistance de la crise sécuritaire avec une multiplication depuis le début de cette année 2025 des attaques terroristes dans les régions du Centre-est, de l’Est, du Nord, du centre-nord, du Sahel et de la Boucle du Mouhoun. Cette crise se manifeste par des massacres de populations (civiles et militaires), une crise humanitaire dont des déplacements de populations, la fermeture d’écoles et de structures de santé, le renchérissement des prix des produits de première nécessité parfois doublé de pénuries de certains produits de grande consommation.
La situation économique est plus que morose. La dette intérieure prend des proportions inquiétantes, conduisant les autorités à casser les Dépôts à Termes des sociétés d’Etat dans les banques dont ceux des caisses de prévoyance sociale (CARFO, CNSS) par ailleurs régulièrement sollicitées par le gouvernement pour des investissements dans des sociétés industrielles. Dans le même temps, le gouvernement, au mépris du souverainisme affiché, recourt massivement aux emprunts obligataires et aux bons du Trésor dans l’espace UEMOA ainsi qu’aux prêts du FMI et de la Banque Mondiale, avec leurs corollaires de mesures d’austérité qui impactent négativement les conditions des travailleurs et du peuple.
Camarades militant(e)s, camarades travailleuses et travailleurs,
Les atteintes graves et répétées aux libertés individuelles et collectives que nous dénonçons depuis quelques années se poursuivent. Elles sont faites d’enlèvements, de réquisitions forcées, de remises en cause des libertés d’expression et de la presse, de menaces ouvertes contre ceux qui osent émettre des opinions critiques. C’est l’occasion pour nous de réitérer notre appel aux autorités de libérer toutes les personnes arrêtées en dehors des procédures légales et de cesser les recherches policières contre certains camarades.
Dans ce contexte, la situation des travailleurs, à l’image de celle des autres couches populaires, est très difficile. En plus d’être confrontés aux conséquences de la crise sécuritaire et humanitaire, ils font face à divers prélèvements sur les salaires et primes : retenue de 1% des salaires et de 25% sur les primes de motivation des travailleurs qui en bénéficient ; l’institution de taxes sur certains produits qui contribue à réduire les pouvoirs d’achat et à rendre la vie plus chère dans un contexte où l’efficacité des contrôles de prix est insignifiante.
Les préoccupations des travailleurs sont aussi relatives au Code du Travail dont l’avant-projet, fruit de concertations des différents acteurs, tarde à être adopté depuis son double retrait de l’Assemblée nationale en 2022 puis de l’ALT en 2023. Et pourtant, les autorités elles-mêmes traitent le code actuel d’esclavagiste ! Dans le même temps, on assiste à des atteintes aux libertés syndicales se traduisant par des licenciements abusifs des représentants des travailleurs. De même, le projet de loi portant liberté d’association tarde à être introduit à l’ALT.
A ces textes de loi, il faut adjoindre la reconduction du prélèvement de 1% sur les salaires des travailleurs salariés sans aucune concertation avec leurs organisations syndicales, l’opérationnalisation du processus de mise en œuvre du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU), laquelle n’a pas pris en compte de façon adéquate les recommandations faites par le monde syndical pour entre autres lui conférer réellement un caractère d’équité et préserver les droits acquis de certains travailleurs en matière d’assurance maladie, etc.
L’annonce de la dernière rencontre Gouvernement/Syndicats avait suscité beaucoup d’espoir au sein de l’UAS qui voyait l’occasion d’un débat franc sur ses nombreuses préoccupations.
Malheureusement, cette rencontre a accouché d’une souris : les résultats étaient nettement en-deçà des attentes et pire, le gouvernement n’était guère disposé à mener des discussions franches avec nos organisations. Malgré tout, la simple tenue de la rencontre constitue en elle-même un acquis non négligeable et l’autre acquis, c’est que la délégation syndicale est restée unie et unanime sur le contenu du communiqué final.
Au plan social, le chômage continue de prendre des proportions inquiétantes, surtout au niveau de la jeunesse en particulier. Les maux tels que la toxicomanie, la prostitution, l’alcoolisme menacent les fondements de la société et commandent des mesures fortes.
Camarades militant (e)s,
Camarades travailleuses et travailleurs,
La commémoration de cette date historique du 1er mai 2025 nous offre l’occasion de réaffirmer l’importante contribution des travailleurs à la marche du pays, à travers la production des richesses et en contribuant à assurer aux populations des service essentiels. C’est pourquoi nous interpellons encore une fois les autorités de notre pays sur la nécessité :
- de reconsidérer ses relations avec les organisations démocratiques dont l’UAS dans le sens de construire une véritable cohésion sociale ; dans ce sens, d’associer convenablement les organisations représentatives des populations aux débats sur la vie de la nation ainsi qu’aux grandes décisions sur la marche du pays ;
- de veiller à respecter et faire respecter les droits et libertés que la constitution reconnaît aux citoyens, si tant est que cette constitution conserve quelque validité. Comme nous l’avons dit à la rencontre Gouvernement/Syndicats, « l’acceptation des critiques ne peut que contribuer à améliorer la gouvernance à travers les correctifs qui peuvent être portés dans la conduite des affaires de l’Etat » ;
- de respecter les engagements pris lors de la rencontre Gouvernement/Syndicats.
Pour terminer, au regard du contexte ci-dessus dépeint, l’UAS appelle les travailleurs :
- à se mobiliser au sein de leurs cadres de lutte et donc à renforcer ceux-ci ;
- à élever leur niveau de conscience et leur esprit de sacrifice ;
- à développer encore plus la solidarité avec les populations confrontées à la crise sécuritaire et humanitaire.
Ouagadougou, le 1er Mai 2025
Ont signé : Les secrétaires généraux des centrales syndicales et Syndicats autonomes.
Association des Etudiants Burkinabè en France (AEBF)
Organisation Démocratiques de la Jeunesse du Burkina Faso (ODJ France)
DECLARATION A L’OCCASION DE LA JOURNEE DE LUTTE CONTRE LES CRIMES DE SANG ET POUR LES LIBERTES DEMOCRATIQUES AU BURKINA FASO
La journée de lutte contre les crimes de sang et pour les libertés démocratiques au Burkina Faso, commémorée ce jour 22 février 2025 en différée, en hommage au journaliste Norbert Zongo, se tient dans un contexte international et national trouble et complexe.
A l’international, la situation est marquée par l’approfondissement de la crise multidimensionnelle du système capitaliste impérialiste mondial avec ses manifestations les plus violentes. Les puissances impérialistes (Etats-Unis, Russie, France, etc.) rivalisent pour le partage du monde en zone d’influence, tout en multipliant les foyers de tension comme c’est le cas en Ukraine, en Syrie, en Palestine, au Sahel, dans la Corne de l’Afrique, en République Démocratique du Congo (RDC), etc. Ces guerres réactionnaires imposées par ces puissances impérialistes ne visent que la préservation de leurs intérêts stratégiques et géostratégiques.
Les travailleurs et les peuples expriment de plus en plus ouvertement leur rejet de ce système ainsi que des interventions militaires à travers des manifestations à caractère anti-impérialiste. Nos organisations apportent leur soutien aux forces démocratiques et révolutionnaires en lutte pour la rupture révolutionnaire avec ce système et pour un progrès social véritable.
Au Burkina Faso la situation reste marquée par les éléments caractéristiques suivants :
• La guerre civile réactionnaire imposée à notre peuple par les puissances impérialistes et les Groupes Armés Terroristes (G*T), avec pour conséquence des milliers de victimes civiles et militaires, de nombreux blessés, des personnes déplacées internes. Malgré les efforts entrepris par les différentes composantes de notre peuple pour financer la guerre et doter nos FDS et VDP de matériels militaires, les attaques se poursuivent dans différentes régions du pays.
Cette guerre a causé un véritable drame humanitaire avec plus d’un million de personnes déplacées internes (PDI), des centaines de milliers d’élèves privés d’éducation du fait de la fermeture d’établissement d’enseignement, et plusieurs autres milliers de personnes privées de soins.
• L’incapacité du pouvoir du MPSR2, à l’image de ses successeurs du MPSR1 et du MPP à répondre aux préoccupations fondamentales des populations, notamment en termes de sécurité et d’améliorations de conditions d’existence. Le Burkina Faso reste le pays le plus touché par le terrorisme dans le monde selon les données du Global Terrorism Index 2024, devant des pays comme Israël, le Mali, le Pakistan et la Syrie. Cela témoigne de la dégradation de la situation sécuritaire.
Cette situation vient confirmer une fois de plus que le putschisme ne saurait constituer une alternative crédible à la faillite du système néocolonial. Les élèves, les étudiant.e.s, les travailleurs.euses, artistes, sans emploi doivent se démarquer des illusions électoralistes et putschistes, et se battre résolument aux côtés de notre peuple pour la rupture révolutionnaire.
• Les atteintes aux libertés fondamentales. Sur ce plan, le pouvoir du MPSR2 rappelle tristement les périodes sombres de l’histoire politique de notre pays. Enlèvements et réquisitions arbitraires de citoyens, disparitions forcées, menaces, intimidations de personnes critiques vis-à-vis du pouvoir en place sont devenus la règle. Sous le prétexte de faire de la communication de guerre, l’espace public est pollué par des fake news et les journalistes ou organes de presses qui essaient de produire de l’information de qualité au public sont systématiquement réprimés.
C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire les enlèvements d’Atiana Serge Oulon et d’autres de ses collègues (Kalifara Séré, Adama Bayala, Alain Traoré dit Alain Alain). Outre ces hommes de médias, de nombreux autres burkinabè ont été enlevés et séquestrés sans que leurs proches ne sachent où ils sont. On peut citer entre autres Lamine Ouattara du MBDHP, Rasmané Zinaba et Bassirou Badjo, du Balai Citoyen, Prosper Bassolé, Salifou Taïta, Arouna Louré. L’AEBF et la section France de l’ODJ leur apportent leur soutien sans faille.
• La stigmatisation d’une partie des Burkinabè, matérialisée par la catégorisation en « apatrides » et « patriotes », selon qu’on soutient ou pas le pouvoir du MPSR2. Les « patriotes », soutiens inconditionnels du pouvoir ont le droit de menacer, d’intimider, d’appeler au meurtre d’autres Burkinabè sans être inquiété. Les « apatrides » sont les Burkinabè qui ont un avis critique vis-à-vis du pouvoir en place et traités « d’ennemis » du pays. Cette catégorisation est lourde de danger pour la paix et la cohésion sociale dans notre pays.
• Le renchérissement du coût de la vie. En plus des conséquences sécuritaires, des taxes injustes sont imposées aux populations, des coupures unilatérales de salaire imposées, une augmentation du prix du carburant avec son corollaire. Le prix des hydrocarbures a connu une augmentation sans précédent sous le MPSR 2 : plus 235 FCFA sur le litre du super 91 suite aux augmentations successives de 100 F le 12 mai 2022, de 35 F le 18 août 2022 et de 100 francs le 11 février 2023.
• La prime à l’impunité des auteurs du putsch de 2015. Le MPSR 2 à l’instar de ses prédécesseurs, agit dans le sens de faire regretter à notre peuple l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. En effet, après le MPP qui a criminalisé l’insurrection dans le code pénal, et le MPSR1 qui a tenté de restaurer la galaxie Compaoré, c’est autour du MPSR 2 de faire adopter le 30 décembre 2024 à travers l’Assemblée Législative de Transition (ALT) le projet de loi portant amnistie et conditions d’octroi de la grâce amnistiante aux auteurs du coup d’Etat de septembre 2015.
Un nouveau coup de poignard dans le dos de notre peuple, des familles des victimes et des nombreux blessés qui portent encore les séquelles de cette barbarie des putschistes du tristement célèbre défunt Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP).
Norbert Zongo était attaché à la préservation des droits les plus élémentaires, en premier lieu, celui à la vie. Journaliste et démocrate convaincu, il tenait à la liberté d’expression, d’opinion et de presse. Il dénonçait l’impunité. C’est d’ailleurs parce qu’il croyait à cet idéal qu’il a été lâchement assassiné par le pouvoir autocratique de Blaise Compaoré. Depuis son assassinat, notre peuple s’est dressé comme un seul homme dans un vaste mouvement populaire pour non seulement exiger la vérité et la justice pour lui, mais aussi dire plus jamais de crime de sang dans notre pays.
Cela a permis à notre peuple d’engranger des acquis considérables. Ces acquis sont aujourd’hui remis en cause par le pouvoir du MPSR2, qui vraisemblablement nous replonge dans les tristement célèbres périodes de l’histoire politique de notre pays où la banalisation de la vie humaine avait cours.
Au regard de ce qui précède, nos organisations :
• Exigent toute la lumière dans l’affaire Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune, ainsi que pour toutes les victimes de la violence en politique ;
• Condamnent les attaques des groupes armés terroristes contre les populations civiles, les FDS et les VDP, et invite le pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré à jouer son rôle régalien de sécurisation des biens et des personnes ;
• Dénoncent les agissements des puissances impérialistes en concurrence dans notre pays, notamment la Russie, la France et les USA qui ont pour seul but de transformer notre pays en champ de bataille pour leurs intérêts ;
• Apportent leur soutien aux éléments des FDS et VDP qui se battent courageusement sur les différents fronts pour faire face à la situation ;
• Appellent les militant.e.s, sympathisant.e.s, étudiant.e.s, jeunes travailleurs, artistes, sans emplois burkinabè en France et les ami.e.s du Burkina Faso à se mobiliser aux côtés des autres couches sociales de notre pays afin de s’organiser courageusement contre cette guerre réactionnaire et ses acteurs, dire non aux crimes de sang et travailler à approfondir et consolider les acquis démocratiques dans notre pays.
Non aux crimes de sang dans notre pays !
Non à la banalisation de la vie humaine !
Non aux atteintes aux libertés fondamentales !
Vive l’AEBF !
Vive l’ODJ France !
Pain et liberté pour le peuple !
Fait à Paris, le 22 février 2025
Le Comité Exécutif de l’AEBF
Le Bureau de l’ODJ France
19/02/2025
🚨🚨🚨
Journée de lutte contre les crimes de sang et pour les libertés démocratiques au Burkina Faso, commémorée en différé en hommage au journaliste Norbert Zongo. L’Association des Étudiants Burkinabè en France (AEBF) et l'Organisation Démocratique de la Jeunesse (ODJ) du Burkina Faso/section France, vous invitent à participer à une série d'activités le samedi 22 février 2025 à Paris :
📍50 Place de Torcy. 75018 .Paris.
Metro 12 arret Marx Dormoy
Samedi 22 février:
- 9h00 : Accueil et installation
- 9h30-12h30: Ateliers de formation et de réflexions
- 12h30-14h: Pause café
- 14h-17h00: GRANDE CONFÉRENCE sur le thème :
"Luttes contre l’impunité et pour les libertés fondamentales au Burkina Faso : leçons et perspectives."
Animateur : Ardiouma SIRIMA, Secrétaire Général du MBDHP-France.
- À partir de 18h00 : Visite de la ville de Paris
Mobilisons nous pour faire de cette journée une réussite.
Pain et liberté pour le peuple !
Le Comité d'organisation
10/02/2025
INVITATION
Dans le cadre de la journée de lutte contre les crimes de sang et pour les libertés démocratiques au Burkina Faso, commémorée en différé en hommage au journaliste Norbert Zongo, l'Association des Étudiants Burkinabè en France (AEBF) et l'Organisation Démocratique de la Jeunesse du Burkina Faso/ section France (ODJ France) vous invitent à participer à une série d'activités le samedi 22 février 2025 à Paris.
À cette occasion, une GRANDE CONFÉRENCE se tiendra de 14h00 à 17h autour du thème :
" Luttes contre l’impunité et pour les libertés fondamentales au Burkina Faso : leçons et perspectives "
Animateur : Ardiouma SIRIMA, Secrétaire Général du MBDHP-France.
Mobilisons nous pour faire de cette journée une réussite.
Pain et liberté pour le peuple !
Le Comité d'organisation
04/02/2025
🙌🏽🤝Étudiant.e.s Burkinabè, jeunesse Burkinabè, travailleuses.eurs, artistes, sans emploi, ami.e.s du Burkina Faso, démocrates, patriotes et révolutionnaires.
⏳ Save the date ⏳
📝22 février 2025
📍 Paris
✅Journée de lutte contre les crimes de sang et pour les libertés démocratiques au Burkina Faso en hommage au journaliste Norbert Zongo.
✅Formations, Conférence et Retrouvailles à Paris
Organisateurs
:
● Association des Étudiants Burkinabè en France (AEBF)
[email protected]
● Organisation Démocratique de la Jeunesse du Burkina Faso /Section de France (ODJ-France)
mail: [email protected]
Pain et Liberté pour le Peuple !
22/12/2024
Félicitations au camarade president de la section France de l’ODJ Siaka Sanou, qui a brillamment soutenu sa these de doctorat en Psychologie ce mercredi 18 decembre 2024 au CNAM / Paris.
Sa thèse a porté sur le thème « Construction identitaire et représentations d’avenir professionnelles des doctorant.e.s ».
Bravo et excellente carrière Dr Siaka Sanou !
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Paris