Michèle Raulin

Michèle Raulin

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Formations astrologie psychologique et médicale

16/06/2026

L’intercycle Jupiter-Pluton est trop court – 12 ans et demi – pour marquer des mutations très profondes, mais il est suffisamment long et suffisamment puissant pour animer les crises économiques ou sociales qui jalonnent leur processus. Dans l’Histoire ayant concerné la France, depuis la seconde guerre mondiale, on a vu les conjonctions successives de 1956 avec la guerre d’Algérie et son indépendance à mi-cycle ; 1968 ; 1981 et l’élection de François Mitterrand puis la cohabitation à mi-cycle ; 1994 et le génocide au Rwanda ; 2008 et l’éclatement de la bulle financière ; 2020 et le Covid. Bien sûr les dates les plus marquantes se sont accompagnées d’autres configurations planétaires synchrones. C’est ce qui se présente au mi-cycle de cet été, avec une configuration harmonique rare qui ouvre la voie de résolutions à l’échelle mondiale.

Avant les solutions, et nécessaires à leur invention, éclatent au grand jour les dysfonctionnements. Dans l’axe Verseau/Lion, l’opposition qui arrive tend à rendre visibles et à faire exploser les mirages narcissiques. L’affaire Bruel parmi bien d’autres m’en paraît relever : voilà un homme qui ivre de sa notoriété, de sa séduction et de son orgueil de mâle, pourrait bien avoir agi en se persuadant que ses victimes se réjouissaient secrètement de son intimité forcée. L’image explose avec leurs révélations et le voilà contraint de se voir tel qu’il est vraiment. Ce ne sera pas le seul effondrement, et ne croyons pas être nous-mêmes épargnés – notamment ceux d’entre nous qui sont concernés dans cet axe par leurs luminaires, leur Ascendant ou leurs dominantes. Là où nous pouvons être pris dans un faux-semblant, dans la lumière artificielle d’un personnage, le risque sera grand que le miroir se brise. Et ce sera une chance de salut. Dans les 15 années qui viennent, nous allons voir de plus en plus voler en éclat la vanité outrancière des images médiatiques. A notre échelle personnelle, nous serons bousculés pour oser nous regarder avec honnêteté, confronter notre comportement réel à nos valeurs fantasmées, affronter notre propre honte. Ne pouvant plus jouer à être ce que nous ne sommes pas, nous pourrons enfin révéler la richesse de ce que nous sommes. Quand la Dame de Pique voit le roi nu, le roi est invité à manifester sa vraie dignité intérieure, à être vraiment roi au-delà des apparats.

Mais aujourd’hui l’alliance en formation des grandes planètes lentes offre aussi à l’humanité une exceptionnelle opportunité évolutive. Nous ne sommes pas venus dans cette époque par hasard et si nous n’avons pas forcément à y jouer un rôle majeur (tout au moins visible !), il est certain que la façon dont nous gérons notre propre petite histoire contribue à la somme des pixels qui constituent le tableau final (voir l’article de juin 25). Réciproquement, nous sommes portés par la vague collective. L’humanité aspire à cet éclatement des artifices, à l’effondrement des egos hypertrophiés qui alimentent les guerres, et à l’avènement de gouvernances apaisées, dont l’autorité se légitime par leur conscience morale. Infiniment plus puissante que n’importe quelle révolution ou n’importe quelle élection, la somme de nos consciences individuelles est déjà en train de préparer le basculement. En manifestant notre propre royauté sous le regard de notre Dame de Pique, dans l’honnêteté de nos attitudes personnelles, dans la rectitude de notre conscience, nous forgeons les bases des gouvernements à venir. Il n’a jamais été aussi simple de changer le monde.

03/05/2026

J’ai plusieurs fois évoqué ici le Ramayana ou le Seigneur des Anneaux, deux grandes épopées initiatiques issues l’une de la tradition védique, l’autre des mythologies nordiques, dont la symbolique universelle traverse les âges et les cultures. Je voudrais vous parler aujourd’hui d’un passage de l’Odyssée.

De retour de la guerre de Troie qui a déjà duré 10 ans, Ulysse « aux mille ruses » poursuivi par la colère de Poséidon dont il a aveuglé le fils Polyphème, erre 10 autres années en Méditerranée avant de pouvoir rejoindre Ithaque où l’attendent son épouse Pénélope et son fils Télémaque. Il traverse de multiples épreuves au cours desquelles il perd successivement tous ses compagnons. La magicienne Circé l’a prévenu de certains dangers, dont font partie les Sirènes.

On retrouve les Sirènes sous des formes diverses dans de nombreuses légendes, de l’Inde à l’Afrique et de la Scandinavie au Japon, ainsi que dans la Bible. Chez les Grecs, elles ont une tête de femme sur un corps d’oiseau, et attirent les marins vers les récifs où leurs navires se fracassent. Ulysse décide de boucher à la cire les oreilles de ses compagnons, mais lui-même veut entendre leur chant redoutable ; il demande à être ligoté au mât de son navire et donne l’ordre de ne le détacher sous aucun prétexte, quelles que soient ses supplications.

Notre monde navigue en ce moment sur une mer houleuse où les sirènes sont nombreuses. La consommation bien sûr, depuis longtemps, mais maintenant surtout la fascination pour ce qu’on pourrait regrouper sous le terme de « mauvais esprit » : tout ce qui oriente notre attention vers le sordide et vers la peur, le goût du frisson morbide. Les médias sont les sirènes les plus faciles à identifier, mais les conversations de comptoir, de marché ou de palier font aussi bien l’affaire. Et les réseaux sociaux. On trouve de belles personnes, de belles idées et de belles choses en tous ces lieux, mais aussi de perverses tentations mentales.

Nous avons la responsabilité individuelle minimale de ne pas alimenter ces égrégores malsains. Se boucher les oreilles est sans aucun doute une première option. Il ne s’agit pas de se détourner de la réalité du monde, mais dans un premier temps de réduire au maximum la pollution de l’esprit. Il est étonnant de mesurer tous les flux de soi-disant informations dont on peut se passer tout en restant au courant de l’essentiel. Mais tout cela ne sont que des mesures de surface.

Comme Ulysse l’a bien identifié, la réponse la plus puissante consiste à assurer sa propre stabilité. Le mât du navire représente notre verticalité d’être humain adulte, notre colonne vertébrale, notre aptitude à rester ferme dans la tempête. Il est notre ancre intérieure. Lorsque notre conscience est fermement amarrée dans l’immobilité, rien d’extérieur ne peut plus nous entraîner vers la catastrophe. C’est l’expérience d’Être son véritable Soi, en dehors des tumultes environnants. Sous le chaos des vagues règne un silence imperturbable, une puissance de conscience qui est notre mât véritable. Ni sourd ni aveugle au monde, nous sommes dans cette posture un être digne de son humanité.

Dans l’inévitable chaos qui doit accompagner tous les processus de transformation, notre responsabilité individuelle réside dans notre décision sans cesse renouvelée de revenir nous amarrer à l’éveil immobile du Soi intérieur. Ensemble dans cette posture, nous avons le pouvoir d’apaiser les tempêtes et d’apprivoiser les sirènes.

17/03/2026

Comme il était prévisible, je reçois depuis quelques mois des vagues de patientèles nées aux précédentes conjonctions Saturne-Neptune, c’est-à-dire en 52-53 et 89-90, ou à leurs oppositions respectives en 71-72 et 2006-07. Autant écrire que répéter …

Saturne représente les limites, les frontières, le cadre sécurisant qui permet de structurer un système et d’assurer son autonomie. Neptune représente l’ouverture à l’infini des perceptions sensibles et des options possibles, au-delà de toute structure de référence. La rencontre entre les deux produit ainsi une dissolution des repères, proposant une évolution vers une autoréférence plus intuitive, plus adaptable, voire plus spirituelle. Cette transformation s’accomplit de manière très progressive, silencieuse, peu visible, un peu comme ces métamorphismes où l’on voit un objet se muer lentement en un autre sans qu’il ne soit possible de distinguer vraiment ni lieu ni moment où le passage s’est opéré.

La conjonction de 52-53 en Balance a inauguré un cycle de 36 années pendant lesquelles le dogme social rigide du mariage s’est petit à petit désintégré, s’ouvrant à l’égalité des droits, à la forme plus souple du PACS et aux couples homosexuels, en même temps que le divorce sortait de sa gangue conflictuelle pour devenir plus aménageable et plus consensuel. Sous cette évolution sociale, la relation de partenariat désormais plus équitable fait appel à davantage de responsabilité individuelle. Elle s’invente et s’ajuste au jour-le-jour, et demande davantage de maturité. Les jeunes se marient plus t**d, après expérience et réflexion, mais aussi après tâtonnements. Il a fallu à ces générations construire une référence intérieure capable de pallier la dissolution des normes extérieures : savoir définir ses désirs et accepter ses limites, apprendre à communiquer, négocier sans se suradapter. Le couple d’aujourd’hui est une relation infiniment plus vivante, plus dynamique et plus créative qu’elle ne l’était encore au sortir de la guerre.

La conjonction de 89-90 en Capricorne a touché les structures de pouvoir politique et organisationnel, et les transforme en continu depuis à nouveau 36 années. Les frontières autrefois bien définies entre deux ou trois tendances ou partis se sont désormais effilochées, laissant apparaître d’innombrables mouvements plus ou moins structurés et plus ou moins éphémères. On ne sait plus trop qui fait quoi, d’où le besoin de radicalisation d’un côté ou de l’autre, pour se rassurer. Mais même les dominants se perdent dans leurs propres inconséquences. Les structures pyramidales s’effondrent. C’est l’évolution normale vers une forme d’organisation sociale qui elle aussi, faisant davantage appel à la responsabilité individuelle, deviendra moins dogmatique, plus tolérante et plus solidaire.

C’est dire que la conjonction de cet hiver 2026 en Bélier n’en est qu’à ses tout premiers balbutiements et qu’on n’en mesurera pleinement les effets que dans quelques décennies. Tout en sachant que les changements impulsés s’opèrent loin à l’abri des projecteurs, on peut toutefois présumer de leur nature. La symbolique du commencement est là présente à trois niveaux simultanément : commencement d’un cycle de 36 ans entre Saturne et Neptune ; commencement d’un deuxième grand cycle de Neptune qui vient de boucler son premier tour de zodiaque depuis sa découverte ; le tout dans le Bélier qui commence le zodiaque. Même si nous avons le sentiment d’avancer dans la confusion, soyons sûrs qu’il est en train de s’inaugurer un nouveau temps de l’humanité – et déjà on pourrait voir une première trouée dans le brouillard à l’arrivée de l’été. Dans les années à venir, cette conjonction va introduire une forme de régulation universelle de l’énergie ; toutes les formes d’énergie, physique, psycho-émotionnelle ou spirituelle ; celle qui anime nos machines, nos entreprises, notre industrie, nos petites et grandes guerres, et finalement nos aspirations essentielles. Le fait que depuis quatre années, le monde résiste contre toute attente à toutes les tentatives de déflagration planétaire, est une observation très encourageante et prometteuse. C’est le monde en tant que monde, en tant qu’unité commune, qui va pouvoir se construire et se structurer, là encore, sur davantage de maturité individuelle partagée à grande échelle.

La forêt devient verte lorsque les arbres deviennent verts. La politique ne se fait plus depuis longtemps dans les urnes, personne ne viendra repeindre le monde. Soyons conscients que notre application individuelle à davantage de responsabilité dans l’engagement de nos énergies personnelles, dans nos petites et grandes actions du quotidien, est la vraie façon dont se fabrique, ici et maintenant, le monde que nous allons léguer à nos petits-enfants. Devenons adultes, le monde le deviendra.

14/02/2026

Saint Valentin. L’astrologie nous montre trois niveaux du verbe aimer, incarné par la planète Vénus.

Le premier, celui que j’appelle le « miam », correspond à « être attiré par ». C’est une expérience très sensorielle, vécue dans le corps sous forme d’un bien-être doux, tiède, paisible, réconfortant, qu’on a envie de maintenir éternellement – ou à défaut, comme la vie est mouvement, de renouveler, de répéter aussi souvent que possible, pour avoir l’impression que ça ne disparaîtra jamais. Cette forme d’amour-là est une soif inextinguible de sécurité, de réassurance primitive. Nécessaire à la construction d’une personnalité saine et de l’amour de soi, cette étape insuffisamment satisfaite dans les premières années deviendra dangereuse pour la suite. C’est ainsi qu’on pourra dire j’aime le sucre, l’alcool ou le sexe, ou n’importe quelle potentielle source d’addiction ; ou j’aime mon/ma partenaire, à qui je me suis tellement attaché.e que je peux vivre – ou lui faire vivre – un enfer, seulement pour avoir la « dose » de réconciliation, shoot intense de miam si « chèrement » payé. Dans cette forme fixée du verbe aimer, l’autre n’existe que sous forme d’objet.

Au deuxième niveau, aimer pourrait se traduire par « respecter ». Ici l’autre apparaît en tant que sujet, avec son vécu, ses désirs, ses pensées propres, distinctes. Cette capacité se structure dans la personnalité autour de 5 ans, pas avant. Un petit enfant ne peut pas se représenter ce que vivent les autres, il ne peut pas nous mettre en colère ou nous faire de la peine, si on éprouve ça on se l’est fait tout seul. Le corollaire, c’est que si on aime au premier niveau, c’est à la façon passive d’un enfant de moins de 5ans. Le deuxième niveau est actif : il demande de l’attention, de l’écoute, l’acceptation de ne pas être forcément compris et de ne pas forcément pouvoir comprendre, et la volonté d’entrer en communication. Ayant compris qu’on peut blesser l’autre autant qu’on peut être blessé, ce niveau de l’amour veille à la douceur de la forme autant qu’à la sincérité du fond. Il prend le temps de choisir le moment, les mots, l’intonation, le geste, pour être « aimable » tout en étant vrai. Il n’y a ni suradaptation ni sacrifice, seulement le double respect de soi et de l’autre.

Le troisième niveau voit éclore la dimension supérieure de l’amour, que l’on trouve dans la compassion, le pardon, la dévotion. Universel et inconditionnel, il se développe sur le socle des premières années et l’exercice persévérant du double respect. Le cœur qui s’y est ouvert commence à se remplir naturellement. Cette forme d’amour n’est ni active ni passive, elle est un état, l’état de plénitude intérieure. Elle joue d’abord un rôle inattendu de gilet pare-balles : on reçoit de moins en moins de scuds, et quand on en reçoit, ils peuvent nous toucher mais ne peuvent plus nous blesser. Le monde extérieur cesse d’être un danger, la sécurité est à l’intérieur. Alors cet amour-là commence à infuser dans le monde. Il s’y répand insensiblement, inéluctablement, tissant dans la communauté humaine et bien plus loin dans l’univers des liens invisibles et invincibles.

L’astrologie nous dit que ces quinze dernières années ont fortement éveillé dans le monde l’appel de cette dimension, et on en observe les effets aussi bien avec l’émergence de la conscience dans les sciences, qu’avec l’épidémie de spiritualité dans les consciences individuelles. Pas encore suffisant pour inverser les discours médiatiques, mais déjà suffisant pour sérieusement inquiéter les egos dirigeants, qui s’arc-boutent sur les restes de leur puissance en décomposition. Chut ! Ne les dérangeons pas : le vrai travail se fait ici dans notre cœur.

Appliquons-nous à élever notre façon d’aimer, car la somme de nos petites contributions individuelles gagne silencieusement le monde. Et cette vague d’amour est déjà en train de gagner aussi la guerre.

02/01/2026

Une bonne année, comme une bonne journée ou une bonne vie, est un temps où l’on grandit, un temps que l’on met à profit pour être et devenir plus. Plus de vrai soi, plus d’Etre fondamental, où se trouvent plus de potentiel, de puissance et de joie. Le principe est d’une extrême simplicité : la nature fonctionne toujours au moindre effort, au niveau le plus paisible, parce que c’est le plus efficace. La goutte d’eau prend spontanément la forme qui présente le moins de résistance et lui donne la vitesse maximale. Aller vers sa propre nature profonde, c’est juste se laisser glisser spontanément vers son niveau le plus paisible. Il n’y a rien à « faire ». Juste à accepter de laisser s’exprimer ce mouvement naturel, qui se propose toujours. Accepter de le reconnaître, et de le suivre.

Si nous trouvons que les choses sont difficiles, c’est parce que nous sommes en train de résister. Laissons-nous accueillir le chemin vers la paix qui se propose toujours de lui-même, les problèmes trouvent leur solution. Le mot est intéressant : les problèmes se dissolvent. Une solution n’est pas une réponse au problème, c’est la disparition du problème. Les problèmes qui persistent sont ceux que nous entretenons, le plus souvent inconsciemment. Presque toujours pour des questions d’orgueil.

L’orgueil exprime la peur du petit soi superficiel, de s’abandonner à notre grand Soi, au Tout, et de le laisser faire facilement. On connaît l’histoire, justement, de la goutte d’eau qui ayant traversé montagnes et campagnes, à l’entrée dans la mer s’angoisse de disparaître alors qu’elle va devenir l’océan entier. Cette peur, c’est confondre lâcher prise et passivité. Croire que si on ne s’agite pas, il ne se passera rien. Que si ce n’est pas difficile, il n’y a pas de mérite. Mais voit-on la nature s’agiter pour créer la vie ? Pour ajuster nos milliards de cellules et même réparer les dégâts que nous causons en nous et autour de nous ? La nature en nous connaît la manière d’agir la plus intelligente, qui passe toujours par le chemin le plus paisible, le plus simple. L’intention fera le reste.

Quelle est notre intention ? Trouver une solution ou bien montrer – et surtout se montrer à soi-même – qu’on est le plus quelque chose ? Que cherche-t-on à gagner ? Si nous voulons la paix, passons par le chemin de la paix, ouvrons la porte de la paix et laissons-la couler. Puisque nous avons essayé tout le reste et que tout le reste a échoué, qu’avons-nous à perdre ? La paix du monde ne peut qu’être la somme de nos paix individuelles, dans nos milliards de petits conflits cumulés. Que chacun d’entre nous choisisse de laisser l’intelligence toute-puissante de la nature apaiser ses petits ou grands conflits, et nous verrons un monde de paix. Quelle réalisation peut nous grandir davantage ?

Je vous souhaite donc de faire de 2026 une année bonne.

08/12/2025

On dit que l’esprit de Noël descend en cette saison sur la Terre. Mais je suis profondément convaincue que chaque être humain, de par la nature particulière de son système nerveux, est investi de cette mission ultime de spiritualiser la matière.

Parce que nous sommes conscients d’exister et conscients d’être conscients, nous avons le pouvoir d’instiller de la conscience dans la matière. La nourriture qui a traversé notre corps s’y est empreinte de la qualité de notre conscience. Même la poussière de notre corps quand nous le rendrons à la Terre, devrait être plus spirituelle que l’ont été les nourritures qui l’ont construit.

Miguel Ruiz parle de la maîtrise de l’intention. L’intention est une puissance créatrice. Est-ce qu’il y a dans mes paroles, dans mes pensées et dans mes actes une intention suffisante d’ensemencer le monde en énergie spirituelle ?

En cette époque de bilans – comptable, santé, carbone … je pense à ma balance énergétique. J’y pense souvent, en fait. En tant qu’être humain, là, pendant cette heure, cette journée, cette année, cette vie, quelles énergies ai-je soutirées au monde, et quelles énergies lui ai-je apportées ?

Je respire, je mange, je me déplace, je consomme. Pour m’abriter, pour me chauffer, pour m’habiller, pour travailler, pour mon hygiène, pour mes loisirs, pour mon plaisir … je puise dans les ressources du monde où je suis née et où je vis. Qu’est-ce que je donne en retour ? A la fin de ma vie aurai-je appauvri ou enrichi la terre qui m’a accueillie ?

Bien avant Lavoisier, un certain Anaxagore de Clazomène (Vème siècle avant notre ère), philosophe grec de son état, formulait déjà que – je résume – tout est transformation. Nous, nous sommes transformation. Nous sommes un creuset alchimique. Dans tout ce que nous touchons, nous avons le pouvoir d’insuffler ces plus hautes énergies magiques que sont la Conscience, la Connaissance et la Compassion.

Nous sommes, chacun d’entre nous, la plus puissante force évolutive de ce monde. Et ça se fait là, ici, maintenant, dans une intention simple menée à la parole et à l’action. Juste comme on peut. Du mieux qu’on peut. Soyons autant que nous sommes, même au solstice de l’hiver, ces distillateurs au quotidien de l’esprit de Noël.

04/11/2025

Puisque c’est la saison, il me vient que peut-être la plus grande révolution à laquelle nous sommes en train d’assister concerne notre représentation culturelle de la mort. On ne construit pas la même société lorsqu’on pense n’avoir qu’une vie ou quand on pense être immortel.

Il est intéressant de reconstituer l’Histoire. Jusqu’au IIIème siècle inclus, une large majorité des populations, y compris chrétiennes, croient à la réincarnation. Sans l’affirmer explicitement, plusieurs passages de la Bible sont d’ailleurs tout à fait compatibles avec cette vision, par exemple lorsque Jésus présente Jean-le-Baptiste comme le retour du prophète Elie. Il y en a d’autres. Aussi dans d’autres religions.

Le tournant se produit en Occident en 325 au Concile de Nicée qui institue la religion catholique comme religion d’Etat. Dès ce moment il ne s’agit déjà plus tant de guider un chemin spirituel que d’obtenir des peuples qu’ils obéissent à l’autorité régnante. Menacer de l’Enfer (éternel, lui) et faire entrer dans les consciences qu’il n’y a pas de deuxième chance, est un bon moyen d’assoir le pouvoir. Il faudra néanmoins encore deux siècles, et le couperet du second Concile de Constantinople en 553, pour prononcer l’excommunication de la croyance en des existences successives. De nombreux écrits catholiques actuels parlent de « devoir craindre » l’idée de la réincarnation. J’ai l’habitude de dire qu’on ne met pas deux verrous à une porte qui ne risque pas de s’ouvrir.

La fermeture religieuse a fait le lit du matérialisme. Il y a sans aucun doute une convergence d’intérêts politiques et économiques à pouvoir manipuler les peuples par la peur. Si vous n’avez pas d’autre option, autant profiter aujourd’hui, d’autant que la consommation et l’accumulation sont d’excellents pare-angoisses. Devant le néant qui nous attend, ou pire devant l’incertitude d’échapper à un au-delà vengeur et sans issue, le refuge de nos culpabilités latentes dans la satisfaction matérielle est fortement tentant. Comment un enseignement à vocation spirituelle devient ainsi un bras armé du capitalisme, d’autres ont dit ça bien avant moi.

Mais voilà que la connaissance fait son chemin. En premier lieu, depuis au moins une cinquantaine d’années, la parole des « expérienceurs » (c’est le terme officiel) est devenue audible, écoutée, transmise. Il s’agit aussi bien de personnes ayant vécu des états de mort provisoire (1) ou de coma, d’enfants rapportant des souvenirs de vies antérieures, de régressions sous hypnose, de contacts directs avec des défunts … toutes expériences – des centaines de milliers de témoignages répertoriés – convergeant vers ce qui apparaît désormais comme une certitude : la conscience ne disparaît pas avec la mort, elle s’identifie à des personnalités différentes de vie en vie, et ne poursuit qu’un seul but : évoluer vers un état permanent de félicité dans l’union avec une dimension absolue à laquelle on donne bien le nom que l’on veut : la Source, Dieu, la Conscience suprême, le Champ Unifié …

En second lieu, la recherche en biologie, en psychologie, en neurosciences et en physique quantique a largement modifié les présupposés, et ne cesse de bousculer les résistances restantes. Il apparaît de plus en plus que le cerveau ne produit pas la conscience mais la relaie, comme le poste de télé relaie une émission. On découvre la même chose dans notre ADN : le contenu du génome a moins d’importance que le traitement de l’information qui s’y trouve. L’intelligence est une dimension qui préexiste à la matière, la transcende et conditionne son fonctionnement, et ce à tous les niveaux de la particule à l'univers, du minéral au végétal, à l’animal et à l’humain. Nous ne sommes que conscience, éternelle, immortelle et illimitée.

Les conséquences politiques, économiques et sociales sont gigantesques. On ne peut plus raconter n’importe quoi à quelqu’un qui fait directement l’expérience de sa dimension spirituelle. On ne peut plus lui faire peur. On ne peut plus le manipuler. On ne peut plus ni l’acheter, ni lui vendre le salut de son âme (les honteuses « indulgences »). La personne qui sait avoir l’éternité pour faire et refaire ses erreurs et les corriger, n’a pas besoin d’une Autorité supérieure pour lui dire ce qu’elle doit faire, elle le sait dans sa conscience. Elle sait que la fuite, le déni, le su***de même ne servent à rien, qu’on finit toujours par se retrouver face à soi-même. Renouer le lien avec l’au-delà, c’est retrouver le sens profond de la vie, en mesurer la pleine responsabilité et connaître une liberté totale.

Là est à mon sens la grande révolution en marche, celle qui est en train de changer le monde, de manière totalement pacifique et silencieuse comme sait le faire la Nature, la révolution de la Conscience. La mort ? Laissez-moi rire, c’est la saison !

(1) On ne dit plus mort « imminente » car on peut considérer que ces personnes en arrêt cardio-respiratoire étaient bien cliniquement décédées.

04/09/2025

Je m’étonnais de l’absence d’inspiration à écrire en ces temps de rentrée, quand j’ai été tirée du lit à trois heures du matin. C’est toujours une expérience étrange. Il faut que je m’installe devant mon clavier n’ayant aucune idée de la direction à prendre, et par instinct, au hasard ou sous la gouvernance d’une force qui me dépasse, mon attention se pose sur ce qu’il faut regarder. Les éclipses des 7 et 21 septembre, qui préfigurent les évolutions de la conscience collective dans les 6 prochains mois, méritent réflexion.

Il faut d’abord considérer le grand rendez-vous de début 2026. La conjonction Saturne – Neptune qui se reproduit tous les 36 ans rythme depuis la découverte de Neptune au milieu du 19ème siècle l’histoire de la pensée sociale – particulièrement d’inspiration marxiste –, du communisme et plus précisément de la Russie. Je parle de « pensée sociale » parce qu’il s’agit moins ultimement d’une idéologie politique que de la conscience de former planétairement une communauté humaine. La rencontre Saturne – Neptune pousse à structurer cette aspiration idéale dans une organisation concrète et c’est le télescopage de ces deux mouvements contrastés qui dans un premier temps a donné naissance aux rigidités et aux extrémismes des dictatures communistes. La découverte de Neptune en 1846, sous cette conjonction, a été précédée de calculs astronomiques prédisant son existence ; parallèlement, Marx a rencontré Engels et publié ses premiers écrits d’importance. Au cycle suivant après la mort de son épouse en 1881, il se retire progressivement, demandant à ce que son nom et son œuvre ne soient plus cités en référence par les partis politiques, puis s’éteint début 1883 usé par la tuberculose. Les conjonctions suivantes ont marqué l’histoire du communisme russe : 1917 et la révolution d’octobre, 1953 et la mort de Staline, 1989 et la chute du mur de Berlin. Mais celle qui se prépare annonce l’inauguration d’un cycle bien différent.

En effet entre temps, Neptune a effectué un tour complet du zodiaque et nous arrivons à la première conjonction de son deuxième tour, qui prend naissance au tout début du Signe des commencements, le Bélier. En soi, cette conjonction tend à dissoudre les repères et les frontières – j’ai l’habitude de dire que Saturne est soluble dans Neptune comme les falaises d’Etretat dans la Manche – et à appeler des organisations sociales plus partagées, plus « communes » – on parlerait aujourd’hui de mondialisation ou de globalisation. On peut donc inférer que derrière l’inévitable chaos qui le précède, s’apprête à émerger un tout nouveau concept de communauté humaine. La conscience collective commence à exister en tant qu’entité différenciée, et cela s’appuie notamment sur les questions écologiques des ressources énergétiques (toutes formes, y compris alimentaires) et du réchauffement climatique, qui nous concernent tous indifféremment et dont les jeunes générations sont universellement particulièrement conscientes. L’humanité est à un tournant de son destin, elle le sait et elle dispose des moyens et de la liberté pour l’accomplir. Elle doit pour cela inventer de tout nouveaux concepts politiques, ce qui impose la dissolution des anciens.

Les éclipses de septembre préparent cette échéance. L’éclipse de Lune mobilise encore des processus de déstructuration mais l’éclipse de Soleil qui suit s’inscrit déjà dans la configuration dite « en cerf-volant » de l’année 2026. Elle dynamise l’alignement harmonique des trois grandes planètes collectives, mobilisant pragmatisme, créativité, intelligence (pas seulement artificielle), rencontre des cultures, audace d’entreprise. On ne peut pas voir clair dans les brumes de Neptune, il est parfaitement normal de se sentir désorienté puisque les repères s’y dissolvent. Mais il ne sera plus longtemps avant qu’émerge une nouvelle lumière, où l’on ne reconnaîtra plus le monde.

Si vraiment vous vous sentez dans la nuit, il n’y a qu’une attitude neptunienne appropriée : fermez les yeux, reposez-vous, dormez ! Ne vous acharnez pas sur le chaos car vous ne ferez qu’y blesser vos petits poings impuissants. Ne nourrissez pas le chaos de vos peurs ou de vos colères, car vous en seriez les premières victimes. Les forces évolutives qui sont en mouvement nous dépassent. Mais si seulement vous percevez de la lumière, si seulement elle vous élève au-dessus du chaos, alors suivez-la aveuglément, obstinément, car Neptune est aussi la foi. Ainsi vous embarquerez pour le Nouveau Monde, ainsi vous alimenterez le salut de l’humanité.

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