Association In'adapté

Association In'adapté

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In’adapté est une association loi 1901 qui milite pour le droit à un logement accessible, adapté et digne pour les personnes en situation de handicap.

Ensemble, faisons bouger les lignes.

25/06/2026

Comme promis, je vous présente aujourd’hui le Livre blanc de l’association In’adapté.

Lorsque j’ai commencé sa rédaction, il ne comptait qu’une cinquantaine de pages.

Puis les rencontres se sont multipliées.

Les accompagnements se sont enchaînés.

Les témoignages se sont accumulés.

Les recherches ont ouvert de nouvelles pistes de réflexion.

Au fil des mois, ce document n’a cessé de grandir pour atteindre, dans sa version finale, plus de 200 pages.

Ce Livre blanc est aujourd’hui la publication de référence d’In’adapté sur les questions du logement des personnes en situation de handicap.

Il est le fruit de plusieurs mois de travail, d’analyses documentaires, de rencontres avec des institutions, des associations, des professionnels du secteur, mais aussi et surtout avec des personnes directement confrontées aux difficultés d’accès à un logement réellement adapté.

Au-delà du simple constat, ce document cherche à répondre à une question fondamentale :

Comment permettre à chacun de vivre de manière autonome, digne et sécurisée lorsque le logement lui-même devient un obstacle ?

Le Livre blanc aborde notamment :

• l’accès au logement social adapté ;
• les parcours résidentiels et les ruptures de vie ;
• les handicaps visibles et invisibles ;
• les besoins sensoriels et environnementaux ;
• les liens entre logement, santé et santé mentale ;
• l’aide humaine et le maintien à domicile ;
• la parentalité et la vie familiale ;
• les discriminations et les inégalités d’accès aux droits ;
• les limites actuelles de l’identification du parc adapté ;
• l’évolution nécessaire des politiques publiques.

Une conviction traverse l’ensemble de ce travail :

Le logement n’est pas une simple question de murs, de normes ou de mètres carrés.

Il conditionne l’autonomie, l’accès aux soins, l’emploi, la vie familiale, les relations sociales et l’exercice effectif des droits fondamentaux.

Le Livre blanc se conclut par 42 propositions concrètes, organisées autour de 8 axes de transformation, afin de rendre effectif le droit à un logement réellement adapté aux besoins des personnes concernées.

Parallèlement à ce travail, j’ai finalisé le livret « Ressources référentes », qui rassemble les textes, rapports, études, recommandations et jurisprudences ayant nourri cette réflexion.

J’achève également le livret « Logement, handicap et errance résidentielle », consacré aux témoignages et aux parcours de vie de personnes confrontées à l’absence de réponses adaptées. Je vous le présenterai prochainement.

Ce Livre blanc constitue désormais le socle sur lequel s’appuient l’ensemble des travaux, analyses, guides pratiques et actions de plaidoyer développés par In’adapté.

J’espère qu’il contribuera, à sa mesure, à faire progresser la réflexion et, surtout, les réponses apportées aux personnes concernées.

Parce qu’un logement adapté ne devrait jamais être un privilège.

Il devrait être une évidence.

Accès au Livre blanc de l'association : https://inadapte.fr/livre-blanc/

22/06/2026

Quand accompagner fait avancer le projet In'adapté

In'adapté n'est pas simplement une association.

In'adapté était, et demeure, un projet.

Un projet de vie.

Ou plutôt, de plusieurs vies.

Au-delà des rencontres institutionnelles et associatives qui me permettent d'affiner ma réflexion autour du logement adapté, il y a les personnes que j'accompagne dans ce périple parfois décourageant.

Je dis décourageant parce qu'elles partagent souvent le même sentiment : celui de l'abandon.

Un sentiment que j'ai moi-même connu et que je continue parfois à ressentir.

Pourtant, elles ont toutes en commun une force remarquable.

Une force qui me nourrit et m'aide à avancer.

À chaque situation accompagnée, ma réflexion grandit.

À chaque parcours, ma compréhension des difficultés rencontrées s'affine.

À chaque rencontre, In'adapté progresse.

Grâce à elles, je deviens plus fort.

Grâce à elles, je me sens aussi moins seul.

Et surtout, grâce à elles, je rencontre des personnes formidables.

Rien que pour cela, je tiens sincèrement à les remercier.

Je pense également à celles et ceux qui choisissent de soutenir l'association par un don ou une adhésion afin de lui permettre de poursuivre son action et d'aller plus loin.

Car c'est bien l'objectif que je me suis fixé : aller plus loin.

C'est ce que je tenterai de faire le 7 juillet prochain lors de ma rencontre avec le cabinet de Madame Camille Galliard-Minier, ministre déléguée chargée de l'Autonomie et des Personnes handicapées.

À cette occasion, je porterai le message d'In'adapté à travers son Livre blanc, près de 190 pages de constats, de témoignages, d'analyses et de propositions construites au fil des accompagnements, des recherches et des rencontres.

Je vous le présenterai bientôt.

Alors, à vous toutes et tous que j'essaie d'aider, j'aimerais simplement dire ceci :

Vous pensez parfois recevoir quelque chose d'In'adapté.

La vérité, c'est que vous lui apportez tout autant.

Car derrière chaque situation accompagnée se trouve une expérience qui éclaire, une parole qui enrichit et une rencontre qui fait grandir le projet.

D'une certaine manière, In'adapté se construit avec vous.

Et pour cela, merci.

12/06/2026

# Questions / Réponses – 3e volet

Au fil des échanges, certaines questions reviennent régulièrement. Voici quelques réponses sans détour.

❓ Vous êtes seul, comment arrivez-vous à tout faire ?

Je ne vais pas dire que c'est simple.

Pour tout avouer, je travaille jour et nuit. Ce n'est pas sans conséquence sur ma santé ou sur ma vie personnelle.

Mes passe-temps sont toujours là, quelque part dans un coin de ma tête. Mais aujourd'hui, je n'ai plus vraiment le temps de m'y consacrer.

Lorsque l'on porte un projet comme In'adapté, il est difficile de décrocher. Les accompagnements, les recherches, les rencontres, la rédaction des documents, les échanges avec les institutions ou les personnes qui sollicitent l'association occupent une grande partie de mon temps.

❓ Vous ne trouvez personne pour vous épauler ?

Je suis accompagné par le secrétaire de l'association, qui m'apporte une aide précieuse.

Mais il est vrai que je reste aujourd'hui le principal porteur du projet.

J'ai accumulé au fil des années une connaissance très spécifique des problématiques liées au logement adapté, aux parcours résidentiels, aux recours et aux réalités vécues par les personnes concernées.

Mon cerveau bouillonne en permanence. Les idées s'enchaînent parfois plus vite que je ne parviens à les expliquer.

Alors oui, j'aimerais beaucoup être rejoint par des personnes prêtes à s'investir dans l'aventure.

Des personnes avec qui réfléchir, débattre, construire et imaginer l'avenir de l'association.

Pour le moment, je porte seul In'adapté.

❓ Vous êtes très productif. D'où vous viennent toutes ces connaissances ?

Elles viennent avant tout de la vie.

Des rencontres qui ont jalonné mon parcours.

Des personnes que j'ai croisées.

Des situations que j'ai vécues.

J'ai toujours eu une grande capacité d'écoute. Paradoxalement, c'est aussi ce qui m'a souvent conduit à me sentir seul.

J'ai également grandi et évolué dans un environnement où le handicap était omniprésent.

Puis je me documente énormément.

À travers les rapports, les études, les textes de loi, les recherches, mais aussi grâce aux échanges avec les associations, les professionnels et les institutions que je rencontre.

Chaque discussion nourrit ma réflexion.

❓ Et l'intelligence artificielle dans tout ça ?

Je m'en sers.

Sans complexe.

Mais je m'en sers comme d'une assistante, pas comme d'une remplaçante.

Elle m'aide à relire, structurer, réorganiser mes idées ou à clarifier certains raisonnements lorsque je m'éparpille.

Parce que oui, il m'arrive parfois de partir dans plusieurs directions à la fois.

En revanche, je ne la laisse jamais penser à ma place.

Les constats, les analyses, les témoignages, les propositions et les convictions restent les miens.

J'avoue toutefois adopter volontiers certaines reformulations. Elles sont souvent plus directes, plus claires et parfois moins émotionnelles que les miennes.

Et ce n'est pas forcément une mauvaise chose.

10/06/2026

Alors qu’une nouvelle demande d’accompagnement vient d’arriver, un accompagnement s’est terminé hier.

Pas grâce à mon action.

Pas grâce à une mobilisation exemplaire des acteurs du logement.

Mais parce que les personnes que j’accompagnais ont fini par trouver elles-mêmes une solution.

Faute de réponses adaptées dans le parc social, elles se sont tournées vers le parc privé. Et, par chance, elles ont trouvé un logement correspondant à leurs besoins.

Je devrais probablement m’en réjouir sans réserve.

Pourtant, je le vis aussi comme un échec.

Non pas celui des personnes concernées, bien au contraire. Elles ont fait preuve d’une détermination remarquable.

Mais l’échec d’un système qui continue de rendre particulièrement difficile l’accès à un logement social réellement adapté lorsqu’une situation de handicap entre dans l’équation.

Pour ces personnes, l’association avait mobilisé une procédure DALO (Droit Au Logement Opposable), dispositif censé répondre aux situations de mal-logement, d’absence prolongée de proposition de logement social ou encore aux situations de handicap nécessitant un logement adapté.

Le dossier était recevable.

Pourtant, avant même son passage devant la COMED (Commission de Médiation DALO), l’association s’est entretenue à deux reprises avec les services de la DDETS (Direction Départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités).

Lors de ces échanges, des réserves ont été émises concernant :

• la prise en compte des besoins liés au handicap ;
• la zone géographique demandée ;
• les contraintes familiales et parentales de l’une des personnes accompagnées.

J’ai moi-même dû hausser le ton pour être entendu.

Car lorsqu’une personne présente des difficultés d’élocution, certains interlocuteurs semblent parfois se sentir autorisés à prendre davantage de place, voire à considérer sa parole comme moins légitime.

Il m’a même été suggéré de porter directement ces constats auprès de la ministre Camille Galliard-Minier.

C’est ce que je ferai en juillet, lors du rendez-vous reporté avec le cabinet du Ministère de l’Autonomie et du Handicap.

N’ayons pas peur des mots.

Lorsqu’un système conduit à écarter ou à fragiliser l’accès au logement de personnes en situation de handicap au regard de leurs besoins réels, il est légitime de s’interroger sur son caractère discriminatoire.

De nombreux travaux le soulignent déjà : rapports institutionnels, associations spécialisées, chercheurs et, en premier lieu, le Défenseur des droits.

Alors, à quand une véritable politique nationale du logement social réellement adapté ?

Une politique qui ne se limite pas à l’accessibilité réglementaire mais qui prenne enfin en compte les réalités de vie, l’autonomie, la parentalité, l’environnement médical, les transports, le maintien du lien social et les besoins spécifiques de chacun.

À ces deux personnes que j’ai eu le plaisir d’accompagner, je souhaite simplement de pouvoir vivre sereinement, librement et durablement dans leur nouveau chez-elles.

Et je les remercie pour leur confiance.

08/06/2026

La semaine dernière, j'ai eu le plaisir de rencontrer les Ateliers Populaires d'Urbanisme (APU) de Lille - Fives, Vieux Lille et Moulins.

Pendant près de deux heures trente, nous avons échangé autour du logement, de l'accès aux droits, des discriminations et des réalités vécues par les personnes accompagnées par nos structures respectives.

Ce qui m'a particulièrement marqué, c'est à quel point nos constats se rejoignent.

Bien que nos champs d'intervention ne soient pas exactement les mêmes, nous observons les mêmes mécanismes : des démarches toujours plus complexes, des justificatifs toujours plus nombreux, des parcours résidentiels semés d'obstacles, des discriminations parfois difficiles à nommer mais bien réelles, et des personnes qui finissent par s'épuiser à force de devoir prouver ce qu'elles vivent déjà au quotidien.

Les échanges ont également permis d'aborder les discriminations croisées qui peuvent se cumuler lorsque le handicap rencontre la précarité sociale, les difficultés administratives, les barrières linguistiques ou certains préjugés persistants.

J'ai particulièrement apprécié la qualité des discussions et l'intérêt porté aux travaux développés par In'adapté. Dans un domaine où les données, les analyses et les retours d'expérience restent encore trop peu nombreux, voir ces ressources reconnues et discutées est particulièrement encourageant.

La richesse de cette rencontre m'a conduit à rédiger un compte-rendu augmenté. Plus qu'une simple restitution, il constitue un véritable document de réflexion et de plaidoyer autour du logement, du handicap, de l'accès aux droits et des discriminations : https://inadapte.fr/agenda-et-actualites/compte-rendu-de-reunion-ateliers-populaires-durbanisme-apu-de-lille-4-juin-2026/

Parallèlement, le rendez-vous au Ministère avec Madame Emmanuelle Colleu Platteau, conseillère Domicile, aidants, transition démographique et ressources du grand âge, en présence de Madame Andréa Khoshkhou, conseillère chargée des Territoires, de l’accessibilité et de la simplification, au Cabinet de Madame la Ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Camille Galliard-Minier, qui devait se tenir demain a malheureusement été reporté pour la seconde fois. J'avoue une certaine frustration. Beaucoup de travail a été engagé pour préparer cette rencontre. J'aurai l'occasion d'y revenir lorsque la nouvelle date me sera communiquée.

En attendant, le travail continue.

Je poursuis la mise en page du livret *Ressources référentes*, qui rassemble l'ensemble des textes, rapports, jurisprudences, études et ressources sur lesquels s'appuient les travaux d'In'adapté.

J'avance également sur le livret consacré aux témoignages et à l'errance résidentielle. Celui-ci est nourri par mon propre parcours mais aussi par les situations, anonymisées, des personnes que j'accompagne. Parce qu'au-delà des chiffres et des dispositifs, il y a des vies, des parcours et des réalités qui méritent d'être entendus.

Puis, j'ai commencé la rédaction du Livre blanc de l'association.

Ce document a vocation à devenir la synthèse de plusieurs mois d'observations, d'accompagnements, de recherches et de rencontres. Il vise à dresser un état des lieux du logement des personnes en situation de handicap, à mettre en lumière les obstacles rencontrés, à documenter les conséquences humaines des logements inadaptés et à formuler des propositions concrètes d'amélioration à destination des décideurs publics, des bailleurs sociaux et des acteurs du secteur.

D'une certaine manière, chacune des rencontres que je mène aujourd'hui vient nourrir ce travail collectif.

Enfin, je reste attentif aux dossiers accompagnés par l'association.

Parfois, les avancées sont discrètes.

Parfois, elles sont lentes.

Parfois même, elles semblent imperceptibles.

Mais elles existent.

Et c'est souvent dans ces progrès silencieux que se jouent les changements les plus importants pour les personnes concernées.

01/06/2026

La semaine dernière a été particulièrement dense pour In’adapté.

Deux rencontres importantes sont venues nourrir les réflexions engagées par l'association autour du logement réellement adapté.

Le mardi 26 mai, j'ai été reçu par l'Union Régionale pour l'Habitat Hauts-de-France. Les échanges ont permis d'aborder les difficultés d'accès au logement adapté, les limites du recensement actuel du parc accessible, les problématiques rencontrées dans le cadre du DALO ainsi que la nécessité de mieux prendre en compte l'expertise d'usage des personnes concernées.

L'expertise développée par In’adapté, les accompagnements réalisés et les outils produits ont été salués comme des contributions utiles aux réflexions actuellement menées à l'échelle régionale.

Le jeudi 28 mai, c'est avec la Maison de l'Aide à Domicile que les échanges se sont poursuivis autour du maintien à domicile, de l'autonomie et des difficultés rencontrées par les professionnels intervenant auprès des personnes âgées ou en situation de handicap.

Cette rencontre a mis en lumière une réalité souvent oubliée : un logement peut être accessible pour son occupant tout en restant difficilement accessible aux aides à domicile, aux services de secours ou aux intervenants extérieurs.

Ces échanges ont directement nourri les travaux d'In’adapté.

À la suite de cette rencontre, un nouveau document est venu compléter le Livret de bonnes pratiques à destination des bailleurs sociaux :

📘 Cahier thématique n°1
Quand le logement est accessible mais que personne ne peut entrer

J'ai également souhaité approfondir d'autres sujets régulièrement rencontrés dans les situations accompagnées :

📘 Cahier thématique n°2
Parcours résidentiels et ruptures de vie

📘 Cahier thématique n°3
Handicap et habitat inclusif

En parallèle, un important travail de structuration documentaire se poursuit.

Depuis ma participation au Comité de veille DALO Nord, j'ai entrepris la rédaction de deux nouveaux livrets :

📖 Ressources référentes
Un recueil rassemblant les textes, rapports, jurisprudences, recommandations et ressources qui alimentent les travaux de l'association.

📖 Logement, handicap et errance résidentielle
Un document regroupant, sous forme anonymisée, les témoignages, constats et situations rencontrées dans le cadre des accompagnements réalisés par In’adapté.

J'ai également commencé à développer une série de pictogrammes destinés à faciliter la lecture et la hiérarchisation de l'ensemble de la documentation produite.

Tout cela prend progressivement forme.

Après le temps de la réflexion et de la rédaction vient désormais celui de la mise en page.

Pendant ce temps, l'accompagnement des personnes se poursuit, les demandes continuent d'arriver et les rendez-vous à venir se préparent.

Petit à petit, pierre après pierre, In’adapté continue de construire les outils qui lui manquaient lorsqu'il n'existait pas encore.

28/05/2026

Mardi, j’ai été reçu par l’Union Régionale pour l’Habitat Hauts-de-France.

Les échanges ont été particulièrement riches et constructifs.
L’expertise d’usage portée par In’adapté a été reconnue comme essentielle dans les réflexions engagées autour du logement social réellement adapté. La documentation produite par l’association a également été qualifiée de directement exploitable.

Je n’ai pas encore pris le temps de retranscrire l’ensemble de nos échanges, mais je ne manquerai pas d’y revenir plus en détail prochainement.

En attendant, je poursuis aujourd’hui le format Questions / Réponses initié lundi.
Un format que je trouve particulièrement intéressant pour répondre collectivement aux nombreuses interrogations qui me sont adressées.

❓ De combien de membres est composée l’association ?

Actuellement, In’adapté est composée de cinq membres répartis ainsi :
• un bureau composé de deux personnes : un président-trésorier, moi-même, et un secrétaire ;
• trois membres solidaires ;
• un membre bienfaiteur, qui est également moi-même.

❓ Quelle est l’activité principale de votre association ?

Plaider pour un logement social plus équitable et plus inclusif.

Mais aussi :
• confronter la réalité du terrain aux idées reçues laissant croire que le handicap ouvrirait automatiquement toutes les portes ;
• aider à qualifier les besoins réels liés au handicap, au-delà des normes standards ;
• accompagner au mieux les personnes qui sollicitent l’aide de l’association.

❓ En parlant des personnes que vous accompagnez, leur demandez-vous une participation financière ? Et comment se déroule l’accompagnement ?

Pour moi, aider ne doit jamais être conditionné à une capacité financière.

Mon travail est entièrement bénévole.

L’accompagnement reste très méthodique, même s’il est toujours profondément humain et personnalisé.

Il débute systématiquement par un entretien d’environ une heure, parfois davantage :
• au domicile du bénéficiaire ;
• à la Maison des Associations sur rendez-vous ;
• ou, plus exceptionnellement, par téléphone lorsque la situation l’impose.

Les éléments recueillis permettent ensuite d’évaluer précisément les besoins et les difficultés rencontrées.

À partir de cela, je rédige un courrier d’accompagnement au logement social adapté — une sorte de rapport d’environ cinq pages — que je demande aux personnes accompagnées d’intégrer à leur demande de logement social.

Ce même document est également transmis aux bailleurs sociaux afin d’attirer leur vigilance sur l’adéquation entre le logement proposé et les besoins réels du demandeur.

Selon les situations, je peux également être amené à constituer un recours DALO (Droit Au Logement Opposable), même si ce dispositif montre rapidement ses limites lorsque les besoins sont spécifiques.

Mais cela… est un vaste sujet.

À bientôt pour d’autres questions / réponses.

25/05/2026

Au fil de mes rencontres, de mes échanges avec les institutions, les associations, les organismes, les personnes qui sollicitent l’aide d’In’adapté, mais aussi avec ma famille, mes proches ou encore par messages et courriels d’inconnu.e.s, les mêmes questions reviennent régulièrement.

Comme le refrain d’une chanson dont je ne connaîtrais pas encore toutes les paroles.

Alors, je me suis amusé à les rassembler ici pour y répondre simplement, sans détour.

❓ Pourquoi avez-vous créé l’association In’adapté ?

Tout simplement parce qu’elle manquait dans le paysage associatif.
C’est ce que j’ai moi-même constaté durant mon propre parcours résidentiel et mes démarches liées au logement social adapté.

❓ Pourquoi ne travaillez-vous pas avec l’APF France handicap ?

Malheureusement, je ne peux répondre qu’avec des faits.

Fin 2023, j’ai proposé de devenir bénévole autour de la question du logement social adapté.
La réponse qui m’a alors été faite fut : « On ne fait pas ça. »

À cette époque, j’avais également évoqué In’adapté, qui n’était encore qu’une ébauche de réflexion.
Aucune suite ne m’a été donnée.

En juin 2025, lorsque j’ai décidé de transformer cette idée en véritable projet, j’ai repris contact par différents canaux.
Le silence a continué.

Puis, en septembre 2025, lorsque le projet est officiellement devenu une association, j’ai une nouvelle fois multiplié les prises de contact, y compris via des interlocuteurs qui m’avaient été recommandés.

Malgré une promesse de rendez-vous en décembre 2025, restée sans suite, je n’ai jamais obtenu d’échange concret avec eux.

❓ Pourtant, les valeurs portées par In’adapté sont proches des leurs. Et vous-même êtes concerné par le handicap…

Je partage totalement cette analyse.

Et je ne peux que regretter l’absence d’échanges entre nos deux structures, alors même que de nombreuses institutions, organismes et associations ont accepté de me rencontrer et d’échanger autour du projet.

❓ Aujourd’hui, vous êtes seul à faire fonctionner l’association. Avez-vous suivi une formation particulière ?

Non.
Aucune formation spécifique, si ce n’est ma formation initiale en comptabilité.

Ensuite, mes capacités d’écoute, d’analyse, d’adaptation et surtout mon vécu ont fait le reste.

Attention, je ne prétends pas être infaillible.
Mais je reste convaincu que la dimension humaine est tout aussi importante — sinon plus — qu’une quelconque formation théorique.

❓ De quoi vit l’association ?

Au départ, très honnêtement, j’y ai investi mon temps… mais aussi mon propre argent.

Puis sont venus les dons, les adhésions et une aide au démarrage accordée par la Ville de Lille.

Pour le moment, cela suffit au fonctionnement de l’association.

J’ai encore beaucoup de mal à envisager des financements plus importants au regard de la structuration actuelle d’In’adapté, même si les demandes d’aide, elles, ne cessent d’augmenter.

(La suite viendra sûrement, car visiblement, vous avez encore beaucoup de questions.)

14/05/2026

Je suis en colère.

En colère parce que plus j’accompagne des demandes de logement social adapté, plus je rencontre des associations et professionnels confrontés aux mêmes réalités, plus je réalise à quel point le handicap reste insuffisamment pris en compte malgré les lois, les dispositifs et les grands discours sur l’inclusion.

Je suis en colère quand les personnes que j’accompagne me disent qu’elles cherchent désormais dans le parc privé faute de solution dans le parc social, alors même qu’elles devraient pouvoir bénéficier pleinement de ce droit.

Je suis en colère de constater que, trop souvent encore, c’est à la personne handicapée de s’adapter à son logement, à son environnement, aux procédures, aux délais, aux exigences administratives… plutôt qu’à la société de garantir des conditions de vie dignes et réellement adaptées.

Je suis en colère d’entendre des personnes s’excuser de demander ce dont elles ont simplement besoin pour vivre de manière autonome.

Je le connais, ce mécanisme.
Je l’ai vécu moi-même.

S’excuser de déranger.
S’excuser de demander de l’aide.
S’excuser de ne pas pouvoir remplir un formulaire manuscrit.
S’excuser, parfois, simplement d’exister.

Et pendant ce temps, les remarques et demandes intrusives continuent :

« Pourquoi Monsieur, à son âge, n’est-il pas marié ou en couple ? »
« Pourquoi cette personne demande-t-elle aujourd’hui un logement alors qu’elle vivait chez ses parents ? »
« Elle ne travaille pas à Lille, nous pouvons lui proposer un logement à Valenciennes, Fourmies ou Avesnes-sur-Helpe. »
« Transmettez un rapport d’ergothérapeute détaillé ainsi que les plans du logement. »
« Votre enfant n’est pas à votre charge, vous ne pouvez demander une chambre pour l’accueillir. »
« Votre handicap, pour nous, n’en est pas un. »

Tout cela au mépris de la vie familiale, sociale, médicale et professionnelle des personnes concernées.
Au mépris aussi du droit et des jurisprudences existantes.

Alors oui, je suis en colère.

Et quand on me demande parfois :
« Mais pourquoi tu fais ça ? »

Voilà pourquoi.

Parce que derrière les dossiers, il y a des vies.
Parce que derrière les procédures, il y a des personnes qui s’épuisent.
Parce qu’à force de ne pas être entendues, certaines finissent par renoncer.

Je continue, même lorsque cela me bouleverse.
Même lorsque j’ai envie de pleurer.
Non pas parce que je doute du sens de ce combat, mais parce que je mesure chaque jour combien le handicap reste pensé à travers des approches administratives, standardisées et déshumanisées.

Et parce que, comme beaucoup de personnes que j’accompagne aujourd’hui, je connais ce sentiment d’être seul face à une machine institutionnelle qui finit parfois par broyer celles et ceux qu’elle devrait protéger.

13/05/2026

Jeudi dernier, j’ai eu le plaisir d’accueillir le Centre Ressources Autisme Nord Pas-de-Calais (CRA NPDC) à la Maison des Associations de Lille pour un échange autour des troubles du spectre de l’autisme (TSA), du logement adapté et des enjeux environnementaux.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges engagés par l’association In’adapté avec différents acteurs institutionnels et associatifs du logement, du handicap et de l’accès aux droits : Défenseur des droits, Préfecture du Nord, Métropole Européenne de Lille, Fondation pour le Logement des Défavorisés, Fédération des acteurs de la solidarité ou encore Union Régionale pour l’Habitat Hauts-de-France.

J’ai pu y présenter la démarche portée par In’adapté, née d’un parcours résidentiel personnel et construite autour de l’accompagnement de personnes en situation de handicap confrontées à des situations de logement inadapté.

Les outils développés par l’association ont été présentés :
• la Boîte à outils – Comprendre & Agir ;
• le Livret de Bonnes Pratiques à destination des bailleurs sociaux ;
• le travail de recensement des situations de logements inadaptés et de collecte de témoignages.

Les échanges ont notamment porté sur :
• les enjeux sensoriels liés aux TSA et aux TND ;
• l’impact du bruit et des troubles de voisinage ;
• l’importance d’un environnement stable, prévisible et adapté ;
• les limites actuelles du DALO dans la prise en compte du handicap et de l’environnement global de vie.

Nous avons également évoqué une première situation accompagnée par In’adapté, concernant une famille monoparentale confrontée à un logement acoustiquement inadapté et à l’absence de réponse concrète malgré une demande de mutation engagée.

Je remercie chaleureusement Madame Nora Giezek pour sa présence, la qualité des échanges et la transmission de ressources précieuses, notamment le Guide pédagogique et technique pour l’aménagement de l’espace du CRA Alsace.

Cette rencontre ouvre également des perspectives encourageantes de coopération et d’orientation entre le CRA Nord Pas-de-Calais et In’adapté.

Lundi, j’ai également participé à ma première réunion du Comité de veille DALO Nord, aux côtés d’associations et d’acteurs engagés dans la défense du droit au logement et l’accompagnement des personnes en situation de précarité. Un temps d’échange particulièrement enrichissant qui confirme, une nouvelle fois, la nécessité de construire des réponses collectives, humaines et réellement adaptées.

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Adresse


Maison De Association De Lille, 27 Rue Jean Bart
Lille
59000

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 17:00
Mardi 09:00 - 17:00
Mercredi 09:00 - 17:00
Jeudi 09:00 - 17:00
Vendredi 09:00 - 17:00