Les Films à Papi
Réalisation de films de mariage, institutionnels, de clips de mode, de clips musicaux.
Spécialité Argentique Super8/ 16mm
Tarifs selon prestation
www.les-films-a-papi.com/
13/07/2022
Musique à l'image !
En quelques secondes, le trop méconnu et brillant Gabriel Yared nous explique comment il a composé l'hymne de l'excitation (ou de l'angoisse) des nouvelles du soir. Probablement, une des musiques les plus entendues dans les foyers de France.
Pour tout vous dire, j'ai appris tout récemment que c'était ce compositeur de génie qui avait composé ce générique. J'étais resté sur "L'amant" de Jean-Jacques Annaud, "37.2 le matin" de Jean-Jacques Beneix et bien sûr la merveilleuse et inoubliable BO (oscarisé) du "Patient anglais" de Anthony Minghella.
Je vous invite vivement à aller écouter les BO de ces films pour creuser l'œuvre de ce grand compositeur français.
Gabriel Yared : "Comment j'ai composé le générique du 20h de TF1 ?" Gabriel Yared, compositeur de musique de films, explique comment il a composé le générique du 20h de TF1. Il est l'invité de Philippe Vandel dans "Tout et s...
08/07/2022
En 7 minutes, Michel Ocelot nous explique la genèse de Kirikou, son film culte qui a tout changé à la production de l'animation en France.
Se battre avec des producteurs, des financiers et d'autres artistes pour faire exister sa vision... c'est bien le principe de cet art collectif qu'est le cinéma. Et la petite touche de chance à la fin qui a fait de ce film, un succès !
La F***E histoire de Kirikou raconté par con créateur, Michel Ocelot ❤️ Retrouve les news et interview Konbini !Konbini est dispo en podcast ► https://podlink.to/konbini-podcasts► Konbini : https://www.konbini.com► TikTok ...
05/07/2022
Découvrez la nouvelle production des Films à Papi pour le nouveau morceau du groupe "Little Dan and his Wet Dogs".
A l'occasion de la sortie prochaine du second album "Blowin' a fuse", le groupe sort son dernier clip.
Entièrement tourné à Ambleteuse avec des acteurs amateurs de talents à commencer par Antwon qui campe le personnage principal avec talent ! Mais aussi : Merlin, Emilie, Nicolas, Violaine, David, Lalie et les musiciens Damien, Gilbert, Fabrice et Papi !
Ce clip pour lequel Papi a eu entièrement carte blanche (Merci à Damien pour sa confiance !!) est parti sur la base d'un hommage au film "Les 400 Coups" de François Truffaut avec la fameuse scène de course sur la plage.
Ensuite, la trame a été écrite mais les tatouages de Merlin ont beaucoup aidé à donner du sens à ce clip.
Enjoy !
Little Dan & his Wet Dogs - Where's your girl, Boy ? (Official Music Video) From Little Dan and his Wet Dogs second album "Blowin' a fuse"Directed and edited by Gauthier IvainColor graded by Alexandre PrésierStarring Antwon Lebrun, M...
23/06/2022
Pour compléter l'analyse de votre serviteur. 🤩🤩
“Elvis”, de Baz Luhrmann : le face-à-face critique de Télérama Baz Luhrmann revient en salles avec Elvis, un biopic sur… Elvis. Le réalisateur australien, à qui l’on doit Roméo + Juliette et Moulin Rouge, retrace la vie ...
[****ELVIS - Le Grand réconciliateur****]
Je n'ai pas l'habitude ici de parler souvent de cinéma américain alors je vais me rattraper ce soir avec cette petite analyse du film "ELVIS" de Baz Luhrmann à chaud !
Vous savez que Papi ne parle d'ici que de ce qu'il aime. Ca ne m'empêche pas d'être corrosif quand il le faut. Cette fois-ci, mon enthousiasme est d'autant plus fort qu'il s'agit d'un blockbuster, un genre de cinéma qui a souvent des codes aussi figés qu'un épisode de Derrick (avec l'ennui qui va avec).
Pour "ELVIS", nous ne sommes pas du tout, du tout dans ce type de configuration et heureusement !
Parlons d'abord rapidement du réalisateur, Baz Lhurmann. Baz L, c'est le réalisateur derrière "Roméo + Juliet", "Moulin Rouge" ou "Gatsby". Un habitué des grosses productions au style pour le moins clinquant. C'est important à souligner notamment pour les fans "hardcore" d'Elvis qui pourraient risquer la déception devant un biopic peu conventionnel et une crise d'épilepsie devant le montage au rythme effréné, les effets, le motion design et les split-screen à tout-va. A côté de Baz Lhurmann, Tarantino c'est du Tarkovski. Mieux vaut prévenir...
A titre personnel, je n'ai jamais aimé le cinéma de Baz Lhurmann (le clinquant qui éloigne l'émotion vraie, le goût du show pour le show, la musique qui pétarade... bref la complaisance !). Ca vous casse la tête et ça finit par vous ennuyer. J'avais tenu 10 minutes devant "Moulin Rouge" sur Canal + à l'époque et "Roméo + Juliet" était quand même plus digeste car original mais je n'étais pas très convaincu quand même au final.
Quand j'ai su que ce type allait faire un biopic sur "Elvis", je me suis dit : "Je n'aime pas son cinéma mais pour le sujet, c'est tout à fait le mec qu'il faut"!
Et je n'ai pas été déçu, on retrouve toutes ses marques (citées plus haut, le montage, la musique, les effets...). Tout est frénétique ! Comme Elvis ! On est plutôt sur un gros clip de 2h40 que sur du cinéma. Mais vous savez quoi ? Ca fait du bien !!
Parce qu'on évite au moins le pire des écueils : le classicisme dans la facture. On est sur un choix de mise en scène qui ressemble, qui incarne le personnage, le mythe dans toute sa démesure.
Le scénario quant à lui est ultra calibré, en moins de 15 min, on comprend que le film est narré du point de vue du colonel Parker, on apprend qui il est, on comprend ce qu'il veut. En parallèle, on apprend comment un enfant d'un quartier noir du Tennessee devient Elvis. Ca se passe en 15 min.
Je ne parle pas de l'interprétation de Tom Hanks qui est fabuleuse et de Austin Butler qui fait presque oublier le vrai Elvis. On saluera la référence à "Freaks" pour bien souligner que le colonel Parker est bien un exploitant de foire qui va exploiter son poulain jusqu'au bout.
Enfin sur le propos, j'ai eu l'impression de voir non pas un film sur Elvis mais un film avec Elvis et selon moi c'est la plus grande réussite du film. C'est un film qui s'inscrit dans son époque (celle de la narration) mais qui fait surtout puissamment écho à notre époque (qui évoque les fractures de l'Amérique encore plus fortes aujourd'hui, les chantres de la paix qui se font tirer dessus, l'Amérique ségrégationniste, raciste et puritaine qui aime et déteste son héros dans une schizophrénie toute américaine, l'Amérique Black lives matter). Et c'est pourtant ce type à la double culture qui sera le seul à pouvoir réconcilier toutes ces Amériques et c'est précisément ce qui fait de lui un héros, un mythe. Le film n'oublie pas de nous rappeler à différents moments qu'Elvis a grandi dans un quartier avec des copains noirs, qu'il s'est fait connaitre en chantant du blues, qu'il aime le gospel et qu'il revient à ses racines en cas de crise (familiale ou professionnelle lorsqu'on l'interdit de se déhancher à la TV). Il y a une scène particulièrement marquante où l'on voit l'entrée d'un show où Elvis doit se produire avec les blancs d'un côté, les noirs de l'autre à l'entrée. A la fin du morceau, tout le monde danse avec tout le monde. Cette scène évoque précisément la légende Elvis qui réussit là ou Martin Lutherking et Robert Kennedy, figures présentes dans le film, échouent. C'est presque incroyable de pouvoir insuffler autant de politique dans un biopic de type blockbuster.
Il n'y a pas vraiment de scène à proprement parler et tout cela s'organise dans un brouhaha extraordinaire qui donne le tournis. Les quelques courtes scènes avec Priscilla sa femme, ont une facture plus classique et de ce fait sont un peu ennuyeuses. Là aucun artifice, aucun bling-bling mais peu ou pas de mise en scène, du coup, il ne se passe pas grand chose. Heureusement, elles sont courtes mais comme le tout est tellement survitaminé, elles détonnent par leurs lenteurs (relatives puisque dans un déluge d'images) et leurs classicismes.
Ce rythme incroyablement rapide (chaque plan dure moins de 5 secondes) a malheureusement son pendant négatif qui est qu'on reste un peu en surface des personnages et nous n'avons pas accès à leur intériorité.
Cela n'enlève rien à la réussite de ce film qui n'a rien du biopic un peu classico chiant-chiant comme on peut en voir souvent... Il s'agit bien là d'une machine d'images frénétiques au service d'un mythe qui l'est tout autant.
Allez au Cinéma !
https://youtu.be/B1eUJQFyirc
18/06/2022
Le beau travail de restauration du son au cinéma.
On vous explique tout en 4 minutes.
Restauration LA MAMAN ET LA PU**IN (Jean Eustache) - #2 La restauration du son
17/06/2022
Il fait chaud !!
Quoi de mieux que de se lover 3h et quelques dans une salle obscure climatisée devant un classique restauré avec passion.
Restauration LA MAMAN ET LA PU**IN (Jean Eustache) - #1 Inspection et réparation des éléments image
Des exemples de scénarii à foison sont disponibles ici pour les curieu.ses.x : https://www.screenwritersnetwork.org/script/
Le scénario n'est ni une oeuvre littéraire, ni un découpage technique avec des valeurs de plans mais un document de travail décrivant l'action précisément, les lieux, les ambiances sonores et de lumière ainsi que les dialogues.
L'intégralité de l'intrigue y est présente par scène dans l'ordre final du film finalisé et non dans l'ordre de tournage des séquences.
A ce stade, toute la narration est exposée mais le film reste à faire. Que vous le mettiez dans les mains de Quentin Tarantino, de Jacques Audiard, de Paul Verhoeven ou Bruno Dumont, vous n'aurez pas du tout le même film et sa signification pourra être très différente selon ce qu'on voudra vous raconter DERRIERE cette histoire.
Du coup, quand vous allez au cinéma, regardez plutôt le nom du réalisateur.e et renseignez-vous sur son style 😁
Mettre en scène le scénario du clip de ces artistes a été une sacrée expérience !!
Il reste encore quelques séquences à tourner avant la suite...
Voici un petit extrait attrapé à la volée.
L'EP de Caspy (1ere dose) est disponible sur toutes les plateformes de streaming depuis début mai.
29/05/2022
Clip "Première dose"
Artiste : Caspy
Réal : 😉
DOP : Antoine Idczak
28/05/2022
Le palmarès de Cannes de ce soir remettra peut-être un 2ème prix d'interprétation à Benoît Magimel ou au moins un prix au film "Pacifiction" d'Albert Serra (c'est d'ailleurs grâce à Albert Serra et son très mauvais film "la mort de Louis 14" que j'ai pu croiser la légende Jean Pierre Leaud).
(Transition Jean-pierre Leaud)
Si vous n'avez qu'un seul film à voir cette année, c'est bien "la Maman et la Pu**in" de Jean Eustache qui ressort en version restaurée le 8 juin. Je ne l'ai pas vu et pourtant comme tant de cinéphiles, j'ai écumé les vidéos-clubs avec pour réponse des vendeurs (ah bah non + petit sourire ou ah celui là on le reverra sans doute jamais + sourire, ah je serai mort avant + rire)...
Cette sortie est donc un petit miracle, celui de voir un film culte, maudit, novateur.
Le texte ci-dessous en parle merveilleusement bien.
LA MAMAN ET LA PU**IN (à partir du 8 juin)
Écrit et réalisé par Jean EUSTACHE
Depuis près d’un demi-siècle, La Maman et la pu**in hante le cinéma, faisant figure de totem pour les cinéphiles et les cinéastes – français mais pas seulement. Le culte qu’il génère auprès de celles et ceux qui font le cinéma aujourd’hui est international, la liste de ses fans, génération après génération, donne le tournis : elle va de Wim Wenders à Michael Haneke, de Jane Campion à Claire Denis, de Jim Jarmusch à Jacques Audiard, de John Waters à Gaspar Noé, à Noah Baumbach, à Cédric Klapisch, à Guillermo Del Toro…
49 ans après le scandale suscité lors de sa présentation à Cannes en mai 1973 (ce fut une sacrée édition, quand on sait que c’était également l’année de La Grande bouffe !), 40 ans après la disparition de son réalisateur (Jean Eustache s’est suicidé en novembre 1981), La Maman et la pu**in n’en finit pas de nous « parler ». Il était pourtant devenu rare depuis sa sortie – voire même quasiment invisible, en tout cas dans de bonnes conditions – jamais encore restauré. Il n’en a pas moins continué de symboliser quelque chose comme un absolu du cinéma d’auteur, du cinéma de chambre, du cinéma de la rencontre. Quel que soit l’endroit par lequel on le prenne, il subjugue : sa durée est hors-norme, son noir et blanc a quelque chose d’originel et de fantomatique. Le jeu des comédiens (centré pour l’essentiel autour du trio Lafont, Léau, Lebrun) est anticonformiste dans sa façon de refuser le naturalisme sans pour autant se refuser au sentiment. Sa mise en scène épurée, tout entière dans la retenue, retrouve l’assurance magnétique des classiques, ces « fondamentaux » qu’Eustache admirait plus que tout : Renoir, Lubitsch, Guitry, Pagnol, Mizoguchi, Lang, Dreyer,
Murnau… Dans une totale économie de moyens, la mise en scène de Jean Eustache, par un découpage rigoureux, se mettait toute entière à la disposition d’un « texte de feu », selon les mots de Bernadette Lafont.
Ses interrogations sur le couple, sur la liberté d’aimer sans entrave et sur l’inassumable possession amoureuse, ses mots pris dans la fièvre du discours amoureux, son lyrisme, passant du sublime au ridicule en repassant par le sublime, ont décrit, comme aucun film, l’intime tel qu’il se dit et s’écrit entre des amants tout au long d’une nuit, ou deux, ou cent. En cela, 50 années ne l’ont pas fait vieillir : tout au contraire, La Maman et la pu**in est le film de ceux qui se posent la question d’avoir à réinventer l’amour.
Eustache tourne La Maman et la pu**in à Paris, entre Montparnasse et Saint-Germain des Prés, en sept semaines, de début juin à fin juillet 1972, exigeant de ses acteurs qu’ils respectent son texte à la lettre. Il ne pouvait en être autrement pour lui : avant d’en revenir à ses souvenirs d’enfance (Mes petites amoureuses, qui devait être son premier long métrage mais qu’il tourna un an plus t**d), il lui fallait écrire, faire jouer, donc entendre et voir, le désordre actuel de sa vie amoureuse pour commencer à la comprendre. La première puissance du film, c’est son caractère écorché, à vif, une histoire éperdue d’amour que seul le cinéma pouvait, éventuellement, consoler. (Sonia Buchman)
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