SILOY
Siloy - Association rassemblant les Mauriciens et amoureux de l'Île Maurice en France.
Une association créée en Mai 2021 rassemblant les mauriciens et amoureux de l’Ile Maurice en France ayant pour but d’encourager les échanges culturels entre ces deux pays. Les événements que nous organisons, les réseaux que nous tissons, la communication que nous déployons et les efforts que nous engageons se veulent au service de la promotion de la richesse culturelle de l’Île Maurice modernes et
09/06/2026
Le girmit n’a pas disparu. Il a changé de nom.
Il y a une image qui ne me quitte pas.
Celle d’un homme de plus de cent ans, filmé au crépuscule de sa vie par l’historien indo-fidjien Brij V. Lal. Il s’appelait girmitiya — celui qui avait signé le girmit, ce mot qui voulait dire “agreement” dans la bouche de quelqu’un qui ne parlait pas anglais. Il avait traversé l’océan, coupé la canne, obéi au sirdar juché sur son cheval, mangé un sādā roti en hâte avant que le soleil ne soit levé. Et quand il avait voulu se défendre, quand il avait tenté de porter plainte, on avait prolongé son contrat sans le lui demander. Ou on l’avait emprisonné. Ou on lui avait tout simplement retiré son salaire.
C’était le XIXe siècle. C’était censé être l’après-esclavage.
L’Empire britannique avait aboli la traite — sous la pression des abolitionnistes et des révoltes d’esclaves, pas par générosité soudaine — et avait immédiatement conçu un système de remplacement. L’indenture. Une main-d’œuvre qu’on pouvait recruter dans les campagnes d’Inde avec de fausses promesses, endetter avant même l’embarquement, lier contractuellement à un seul employeur, et punir légalement si elle tentait de partir. Sur le papier : des travailleurs libres. Dans les faits : une propriété avec un salaire.
À Maurice, ce système a duré de 1834 à 1923. Près de 500 000 personnes sont passées par l’Aapravasi Ghat.
Leurs descendants, c’est nous. C’est 70 % de la population mauricienne. Nous avons fait de cette mémoire un patrimoine — l’Aapravasi Ghat est inscrit à l’UNESCO depuis 2006. Nous commémorons le 2 novembre. Nous connaissons le mot girmitiya.
Mais voilà ce que je me demande.
Au 27 mars 2026, 64 165 travailleurs étrangers sont employés à Maurice. Parmi eux, 2 819 ont été signalés comme disparus par leurs employeurs — et leurs permis ont été annulés.  Des primes pour les retrouver circulent désormais presque quotidiennement sur les réseaux sociaux. Une photo, un nom, parfois un numéro de téléphone — et une récompense à la clé. Le dernier cas en date : une travailleuse bangladaise dont la tête a été mise à prix à Rs 100 000. 
Ces hommes et ces femmes viennent d’Inde, du Népal, du Bangladesh. Ils travaillent dans les usines de Coromandel, sur les chantiers de Beau Plan, dans les hôtels de l’Est. Le système actuel des permis de travail montre ses limites : lent, complexe et parfois inéquitable, il peine à protéger les droits des migrants.  Leur Occupation Permit est lié à un seul employeur — exactement comme le girmit liait le coolie à un seul planteur. Quitter cet employeur, c’est perdre son titre de séjour. S’enfuir, c’est devenir un fugitif.
En septembre 2024, un travailleur népalais a été retrouvé mort dans son dortoir sur le chantier de l’hôtel St Géran. Il s’était suicidé.  Son nom était M. BK Krishna Bahadur. Il avait traversé son propre Kala Pani pour venir ici.
Pendant ce temps, un Européen qui s’installe à Maurice pour y travailler s’appelle “expatrié”. Il a accès à l’IRS, au RES, aux Smart Cities. Il est accueilli. Célébré, même.
La différence entre les deux n’est pas dans le droit du travail. Elle est dans la couleur de peau et dans le pays d’origine. Et nous — descendants de girmitiyas, héritiers d’une mémoire de l’exploitation — avons parfois appris à regarder ailleurs.
Ce carrousel, c’est une invitation à ne pas regarder ailleurs.
La coolitude, ce concept magnifique inventé par le poète Khal Torabully, ne nous demande pas seulement de nous souvenir. Elle nous demande de voir. De reconnaître dans le travailleur bangladais de 2026 le même mouvement structurel qui a produit nos arrière-grands-parents girmitiyas. Et de décider ce que nous voulons faire de cette reconnaissance.
La mémoire sans l’action est une décoration.
Swipe. Partage. Et dis-nous ce que tu en penses en commentaire.
22/05/2026
Il y a des films qui ne se contentent pas de montrer.
Ils nomment.
Le 24 mai, projection de Bann Vag Laliberte, à l’occasion du Décolonial Film Festival, le poème documentaire de Christopher Amurat — et nous aurons l’honneur d’accueillir Marek Ahnee, historien, chercheur à l’EHESS, pour le présenter.
Ce que cartographie Christopher Amurat, c’est une île où le capitalisme racial ne laisse rien hors de son emprise. Pas même la mer. Pas même le soin. À travers Fabian, jeune homme de Rivière-Noire à la recherche d’un territoire à lui, le film dit ce que Mahmoud Darwish cherchait : la voix du poète troyen — celle qui raconte la dépossession de l’intérieur, sans détour, sans traduction.
Le tiers-peuple kréol mauricien. La côte ouest. L’esclavage et la spoliation des terres comme double héritage. Et malgré tout — une résistance qui tient, qui creuse, qui dure.
Ce film ne documente pas le passé.
Il éclaire ce qui continue.
🎬 Bann Vag Laliberte · Christopher Amurat
🗣 Présentation de Marek Ahnee , historien
📍Cinema L’Écran, le 24 mai
Nu Zwenn!
21/05/2026
Le 6 août 2020, le pétrole du Wakashio se déversait sur les côtes de Maurice.
Les médias français en ont parlé 48h.
Puis le silence.
Kim Yip Tong, lui, a illustré ce que personne ne voulait montrer.
PIE DAN LO sera projeté le 24 mai à Paris. Avec Tany Mena, Bann Vag Laliberte et Kaminhu.
Sauvegarde ce post. Partage à quelqu’un qui doit savoir.
19/05/2026
Il y a des films que l’on ne projette nulle part.
Pas parce qu’ils sont mauvais.
Parce qu’ils disent la vérité sur nos îles, nos luttes, nos mémoires.
Le 24 mai, on change ça.
Decolonial Film Festival · Sauvegarde ce post.
🎬 Bann Vag Laliberte · Pie Dan Lo · Tany Mena · Kaminhu
14/05/2026
Dans 2 jours à Toulouse — Maurice en Fête.
🗓 16 mai
📍 Hall 8, Allée Fernand Jourdant
🕚 Dès 11h · ✅ Entrée libre
Et le soir, ça continue jusqu’à 3h avec Aubin, DJ Robin, DJ Begood, Stella Moris, Mozil et bien d’autres.
Le stand Siloy sera là en journée — livres, écharpes, carnets, t-shirts — et surtout, du temps pour échanger.
Tu connais quelqu’un à Toulouse qui devrait être là ?
Tague-les ici. 👇
mautoulouse carneterie
99
12/05/2026
On nous a appris l’histoire de France. Pas la nôtre.
5 choses que peu de gens savent sur la présence mauricienne en France — et à Toulouse. Swipe.
💾 Sauvegardez ce post.
Et le 16 mai, on se retrouve à Maurice en Fête — Hall 8, Toulouse, entrée libre.
mautoulouse
02/05/2026
🔴⚫ Ce dimanche, Old Trafford tremble — et l’île Maurice aussi.
Liverpool FC contre Manchester United. L’une des plus grandes rivalités du football mondial. Et cette fois, on la vit différemment : en kreol mauricien, sur Canal+, avec le journaliste Salim Baungally et l’ancien international français aux origines mauriciennes Vikash Dhorassoo.
Parce que ce match ne se réduit pas à deux clubs anglais. C’est une guerre de quartier, une affaire de famille, une histoire qui traverse les générations — de Port-Louis à Paris, en passant par Anfield et Old Trafford.
Swipe pour tout savoir sur la rivalité LFC–MUFC vue depuis Maurice.
📍 Où voir le match en région parisienne ?
🔴 Pour les fans de Liverpool :
— Lush Bar · 16 rue des Dames, 75017 Paris (QG officiel OLSC France, ambiance pub irlandais, Place de Clichy)
— The Kop Bar · 123 Boulevard Ney, 75018 Paris (Bar officiel Liverpool FC à Paris — YNWA !)
⚫ Pour les fans de Manchester United :
— Corcoran’s Irish Pub · 23 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris (QG officiel MUSC France — métro Saint-Michel)
— The Blossom’s Arms · 17 Rue Guy Mocquet, 75017 Paris (Pub anglais, Premier League tous les week-ends)
💬 Et toi — rouge ou rouge ? Réponds en commentaire
Partage si ton entourage est divisé sur ce match !
Nou Konten Football Moris
28/04/2026
Rest in Power, Ras Natty Baby.
Joseph Nicolas Émilien nous a quittés le 26 avril 2026.
Né à Rodrigues, enraciné dans les faubourgs de Port-Louis — il a donné une voix à ceux qu’on n’entendait pas.
Le seggae, ce n’était pas un genre.
C’était un acte de résistance.
Swipe pour lui rendre hommage. 👉🏿
❤️🟡💚 Leve do mo pep
01/04/2026
Il y a des choses que nos grands-mères ne disaient pas à voix haute.
Des gestes appris dans l’obscurité des Kaz, au bord des champs de canne. Des mots murmurés pour protéger, guérir, résister. Des objets que l’on portait sur soi sans en expliquer le pourquoi — parce que certaines vérités se transmettent autrement que par les mots.
À l’occasion de la sortie du film documentaire Garanti 100% Kréol de Laurent Pantaléon 🎬, on vous invite à plonger dans l’univers des rituels populaires, superstitions et croyances qui traversent encore aujourd’hui La Réunion et l’île Maurice.
Devineurs, garanties, sèrvis kabaré, gardiens-lakour, lizié… Ces pratiques ne sont pas des curiosités folkloriques. Elles sont l’héritage vivant des peuples esclavisés et engagés — une résistance culturelle, douce et tenace, que la colonisation n’a jamais entièrement réussi à effacer.
Swipez. Et laissez-vous traverser.
21/02/2026
21 février 1999.
Maurice s’est arrêtée.
La disparition de KAYA en détention n’a pas seulement provoqué quatre jours d’émeutes.
Elle a révélé une douleur plus profonde.
Un malaise.
Des fractures sociales longtemps contenues.
Aujourd’hui, parler de 1999 n’est pas un acte de division.
C’est un acte de maturité collective.
KAYA chantait la dignité.
Il chantait les racines.
Il chantait cette île dans toute sa complexité.
Son héritage nous oblige à une question simple, mais essentielle :
Quelle unité nationale voulons-nous construire ?
Une unité de façade ?
Ou une unité lucide, capable de regarder son histoire en face ?
En 2026, nous marquons 27 ans depuis son départ.
Son nom est désormais officiellement enregistré à Maurice, en coordination avec sa famille.
Le projet KAYA Archives est lancé pour préserver, structurer et transmettre son héritage avec rigueur et intégrité.
Nous invitons toutes celles et ceux qui détiennent :
– photographies
– enregistrements
– documents
– témoignages
– archives personnelles
à contribuer à cette mémoire collective.
📩 [email protected]
Préserver ne signifie pas contrôler.
Préserver signifie protéger, documenter et transmettre avec vérité.
L’œuvre de KAYA n’est pas seulement de la musique.
C’est une mémoire.
C’est une identité.
C’est un héritage spirituel et culturel.
Et cet héritage appartient à l’histoire de Maurice.
Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.
Site Web
Adresse
Maison Des Associations, 4 Place Du Général Leclerc
Colombes
92700