Easy Wine Formation
Easy Wine Formation propose des formations et animations œnologiques dans toute la France : séminaires, initiations, club de dégustation etc
Le temps d'une soirée, laissez moi vous faire découvrir le monde merveilleux de l'oenologie entre amis ou en famille,avec des mots simples et clairs,accompagné par un plateau de fromage et de charcuterie préparé par mes soins. Je vous ferai partager ma vision du monde du vin et ma devise : le vin doit être étrange parfois, insolite souvent, étonnant toujours. Et bon, bien sûr, mais cela va de soi.
11/11/2019
Du vin dans les tranchées
Le 11 novembre est l’occasion de célébrer l’armistice et, fait moins connu, la naissance de ce phénomène français qu’est l’amour du vin. Compagnon d’armes des Poilus, il est de tous les combats et devient vite la boisson incontournable des tranchées. Pinasse, pinard ou vinasse, quel que soit son sobriquet, il donne du baume au cœur et s’impose comme le breuvage patriote par excellence. Retour sur les années 14-18 et le rôle si ambivalent joué par le vin pendant la Première Guerre.
1914 : le vin coule à flots
Après des vendanges qu’on peut qualifier d’excellentes en 1913, les vignerons du midi ont du mal à écouler leurs stocks. On les retrouve donc, dès août 1914, à proximité des gares françaises à distribuer des rasades de vin aux soldats en partance sur le front. À l’époque, le vin n’est pas encore répandu dans toutes les régions de France, notamment dans le Nord et l’Ouest où les gens sont plus habitués à consommer des alcools industriels ou du cidre.
Dès le début de la Grande Guerre, c’est plus d’un tiers de la production nationale de vin qui est réquisitionnée pour distribution aux soldats. 25 cl en 1914, 50 cl en 1916 et même 75 cl en 1918… Les rations des Poilus s’agrémentent progressivement d’une bonne dose de vin censée donner de l’ardeur aux combattants.
Tous derrière le général Pinard
À l’époque, le vin distribué est plutôt qualifié de piquette et il ne fait encore que 9°, mais il sait réchauffer le cœur des soldats. Pour lutter contre le froid, les microbes, le mal du pays, la perte d’un camarade et aussi pour se donner du courage avant le combat, le pinard représente souvent la seule alternative à une eau souillée. Facteur de lien social, il fluidifie les rapports entre camarades et avec la hiérarchie. À tel point que l’État Major français adopte une position mitigée sur le sujet. On peut alors parler d’alcoolisation incitative, habilement maniée par les autorités qui ferment les yeux sur les risques d’alcoolisme massif. Tandis que d’autres accusent le vin par son côté désinhibant, d’être la source de conflits au sein des armées, au point d’entraîner ponctuellement des révoltes.
Ce qui est sûr c’est qu’en 1918, les hommes du front rentrent chez eux et emportent avec eux le goût, voire l’accoutumance, du vin. Désormais, il est consommé dans toutes les régions de notre pays et sa consommation décolle à plus de 140 litres par an et par habitant. Le vin avec la guerre est véritablement devenu « intouchable ».
Un assemblage qui rassemble
Même si le mot « pinard » vient de « Pinot », l’écrasante majorité des vins distribués dans les tranchées sont plutôt des assemblages de vins costauds du Languedoc et de vins plus légers du Beaujolais et des Charentes. Une partie provient également des grands vignobles industriels d’Algérie, d’autant plus que la consommation augmente et que la production française stagne. En effet, les hommes sont au front et ce sont donc les femmes qui assurent les vendanges, soit deux fois moins de main d’œuvre qu’en temps normal.
Mais, si la quantité est tout de même au rendez-vous, la qualité laisse à désirer. Qualifié de « piquette », le compagnon des Poilus est souvent frelaté, coupé ou « mouillé », c’est-à-dire coupé avec de l’eau. Il faudra donc attendre encore un peu avant de voir s’imposer « le bon vin » sur les tables françaises. Cependant, les jours de fête comme le 1er janvier ou le 14 juillet, c’est carrément du champagne qui s’invite dans les tranchées avec une bouteille pour 4 hommes, accompagnée d’un cigare.
Aux 4 coins de la France
Étant données les quantités astronomiques de vin consommées sur le front, il faut mettre en place une logistique adaptée. L’intendance de l’armée n’hésite pas à utiliser des wagons réservoirs appelés wagons-foudres. Les stocks sont ainsi entreposés dans des stations magasins près du front. Puis, ce sont des automobiles qui acheminent le vin jusqu’aux soldats. L’État Major réquisitionne également des navires spécialisés, appelés cargos-pinardiers pour acheminer le vin jusqu’au front Est.
Avec une telle organisation, ce sont entre 45 et 60 millions d’hectolitres qui sont consommés par les soldats pendant ces 4 années de guerre. Véritable bouclier liquide, le vin est cité comme un acteur de la Guerre des Tranchées. Et si nous buvons des canons aujourd’hui, c’est peut-être en lien avec cette vie de tranchée, comme un ultime geste en mémoire de ces Poilus qui se remontaient le moral en trinquant sous le terrible son du canon.
28/10/2019
J'ai eu ce matin, le privilège d'animer une formation professionnelle destinée au personnel de restauration, avec pour thème les vins issus du cépage Chenin blanc.
Une belle dégustation venant conclure une séance dynamique et enrichissante.
Merci à la fédération viticole d'Anjou Saumur pour l'organisation.
J'ai eu l'honneur et le plaisir d'animer hier soir la soirée de rentrée du club Œnophile de Brissac Loire Aubance autour des vins du Domaine Delesvaux, toujours aussi agréables.
Club Oenophile de Brissac Loire Aubance Retrouvez ici la programmation, les derniers événements, pour une simple soirée entre amis en com
19/09/2019
Quizz night à L'Ardoise pour le club Epicure d'Angers.
Des vins surprenants (même du vin Orange), des questions pas si faciles et des arômes à retrouver.
Bref encore une bien belle soirée.
08/09/2019
J'ai eu cette semaine la chance de visiter la célèbre maison de Champagne V***e Clicquot à Reims, avec , après un tour de cave,une dégustation des millésimes 2008 en blanc et rosé, puis un déjeuner exceptionnel dans l'hôtel particulier de cette institution, où j'ai eu le plaisir de déguster les cuvées Grande dames 2008 blanc et rosé, et une fin en apothéose, avec la cuvée Cave privée brut 1990.
La base de ce Champagne est le Vintage Réserve 1990, avec 17 Premiers et Grands Crus pour l'origine des raisins et un assemblage de 56% de pinot noir, 11% de pinot meunier et 33% de chardonnay. Au-delà de l'excellence des raisins et de la qualité de la vinification, ce qui marque cette cuvée est son très long séjour en cave : 20 ans pour gagner en profondeur et en richesse, avant un faible dosage à 4 grammes de sucre par litre.
Il en résulte un Brut complexe et concentré, frais et vineux, ample et tout en longueur, avec des arômes riches et variés de coing, de bergamote, de vanille, de brioche ou encore d'agrumes.
30/08/2019
Le ban des vendanges
Le Ban des Vendanges est un arrêté préfectoral fixant la date officielle du premier jour des vendanges. Le mot ban signifie « Proclamation ».
A quoi sert le ban des vendanges ?
Le ban des vendanges a pour objectif de préserver la qualité des vins. Depuis la véraison, l’acidité diminue et le sucre augmente ; les courbes d’acidité et de sucre se croisent. Il faut vendanger lorsque le raisin est à pleine maturité.
Quand a-t-il lieu ?
En principe, la vendange intervient 100 jours après la floraison, mais la date est fixée dans chaque département sur conseil des organisations de producteurs, de la DDA et de l'INAO à partir de prélèvements et des contrôles de maturité.
En moyenne, les dates de début des vendanges sont :
fin août : Corse, Languedoc-Roussillon, Provence
début septembre : Beaujolais, Vallée-du-Rhône méridionale
mi-septembre : Vallée-du-Rhône septentrionale, Bordelais, Bourgogne, Bugey Savoie, Jura, Centre, Sud-Ouest , Val-de-Loire
fin septembre : Alsace, Champagne
début octobre : Charentes – Cognac, Lorraine
Mais les variations sont importantes en fonction du climat de l'année. De plus, au sein d'une même appellation, la date de la récolte variera en fonction des cépages (précoces ou tardifs), des terroirs concernés, de l'âge des vignes...
Enfin, la vendange peut être « tardive » (novembre voire décembre) dans le cas de certains vins blancs moelleux ou liquoreux.
Le ban des vendanges est l'occasion de multiples festivités locales dont les plus connues sont celles d'Avignon au tout début de septembre et de Saint-Emilion à la mi-septembre.
23/08/2019
Du vin à la Réunion ?
Le Cilaos bien sûr...
Le vin de Cilaos est le vin de montagne produit depuis quelques années dans le cirque de Cilaos.La vigne apparaît à La Réunion dès le début de sa colonisation. Certains fondateurs des comptoirs de l'océan Indien affirment que « le blé produit de bons épis bien fournis et la vigne de très bons raisins dont on fait du vin ». Mais jusqu'en 1850, sa localisation ne connait aucune extension marquante, se limitant à la zone sous le vent, entre Saint-Paul et Saint-Denis.
Vers 1860, elle n'est introduite à Cilaos au départ que pour ses fruits. Il s'agit du cépage Vitis Labrusca, l'Isabelle. Le climat tempéré et sec de Cilaos se révèle très bien adapté à ce cépage, qui possède une très bonne résistance aux maladies et une très forte productivité. Puis, sous l'impulsion du père Teigny, des essais de vinification sont effectués en 1915.
Aujourd’hui, le vin de Cilaos s'affirme de plus en plus sur les tables réunionnaises. Les vignerons du chai espèrent développer, à terme, une vingtaine d'hectares de vignes. Quant au chai, il vinifie une gamme diversifiée de vins et recherche de nouveaux produits. Sa production de vins rouge, rosé, blanc sec et primeur, bénéficie depuis 2004 de la dénomination Vin de Pays, faisant du vignoble de Cilaos, le premier vignoble européen dans l'hémisphère Sud.
16/08/2019
Du vin sur Mars...
La Géorgie ambitionne de faire pousser des vignes sur le sol aride de la planète Mars.
Un verre de blanc après une journée d'exploration martienne? Fière de sa tradition viticole millénaire, la Géorgie a décidé de la prolonger au-delà de la surface terrestre: ce pays du Caucase veut devenir le premier à faire pousser des vignes sur le sol aride de Mars.
Si l'idée semble relever de la science-fiction, elle vise à étudier la possibilité de cultures sur cette planète où les Américains ont promis d'envoyer des hommes dans les décennies à venir, mais aussi à adapter l'agriculture sur terre aux conséquences du réchauffement climatique.
"Les premiers viticulteurs sont Géorgiens"
«Les Géorgiens ont été les premiers viticulteurs de l'Histoire et maintenant, nous espérons devenir des pionniers dans la viticulture sur une autre planète», assure Nikoloz Doborjguinidzé, cofondateur de ce projet ambitieux. Les premières traces de production de vin datent d'il y a 8.000 ans dans ce pays coincé entre les montagnes du Caucase et la mer Noire et qui bénéficie d'un climat tempéré idéal pour la culture viticole.
Fort de cette tradition, un groupe de chercheurs et d'entrepreneurs géorgiens se sont alliés pour répondre à un appel de la Nasa à imaginer une «présence humaine durable» sur Mars. Objectif: produire sous serre des variétés de vigne et de raisin pouvant être cultivées sur la planète rouge... et donner au passage une dimension interplanétaire à l'industrie viticole géorgienne.
Le projet, nommé IX Millenium, est chapeauté par un consortium comprenant l'agence géorgienne de recherche spatiale, l'Université de commerce et de technologie de Tbilissi, le Musée national et une entreprise baptisée Space Farms. La Nasa ambitionne d'envoyer dans les 25 ans à venir une mission habitée sur la quatrième planète en partant du Soleil, tandis que le milliardaire Elon Musk et sa compagnie SpaceX comptent l'atteindre avec le futur vaisseau Starship.
Une bactérie pour transformer le sol aride
L'une des scientifiques associées au projet géorgien, la biologiste Marika Tarasachvili, s'occupe de développer une bactérie qui pourrait transformer le sol aride et poussiéreux de Mars en terres fertiles, et assure avoir déjà obtenu des résultats «concluants» dans ses recherches. Les scientifiques ont collecté des bactéries de régions de Géorgie disposant d'«écosystèmes extrêmes», dont des sources d'eau chaude, et affirment avoir créé des souches de bactéries capables de résister aux rudes conditions martiennes.
L'idée, à long terme, est de transformer le sol martien sans vie en terrain «sur lequel les futurs colons pourront être à même de faire pousser des plantes», affirme Mme Tarasachvili en recevant l'AFP dans son laboratoire à Tbilissi.
Les chercheurs s'occupent aussi de tester la peau des 525 variétés de raisin présentes en Géorgie pour déterminer laquelle résistera le mieux aux niveaux élevés de rayonnement ultraviolet frappant la surface de Mars. Selon les résultats préliminaires, il s'agirait du rkatsiteli, l'un des plus anciens cépages connus, utilisé pour faire du vin blanc aux accents de pomme verte.
Tester les variétés de raisin géorgiennes
«Dans le futur, les colons sur Mars seront en mesure de faire pousser des plantes directement sur le sol de Mars. Mais nous devons d'abord créer un modèle de serre complètement contrôlable et durable«, explique Toussia Garibachvili, fondatrice de la firme Space Farms qui participe au projet. Space Farms développe un laboratoire agricole destiné à devenir «la technologie idéale pour l'agriculture martienne du futur». Situé dans un hôtel de Tbilissi, la capitale géorgienne, les plantes y poussent à la verticale par couches superposées et dans un environnement à température, lumière et humidité contrôlées.
La prochaine étape sera de tester les variétés de raisin géorgiennes dans un environnement simulant celui de Mars, à l'intérieur d'un laboratoire en cours de construction à l'Université de commerce et technologie de Tbilissi. «Les plantes seront soumises à des températures négatives, à des hauts niveaux de radiation et de monoxyde de carbone, ainsi qu'à une forte pression atmosphérique», résume la rectrice de l'université, Nino Enoukidzé.
«Au-delà du rêve martien, nos expériences fournissent des informations vitales alors que l'humanité est confrontée à une multitude de défis environnementaux», poursuit Mme Enoukidzé. «Nous serons capables d'identifier et de cultiver des cultures alimentaires résistantes aux problèmes causés par le changement climatique».
09/08/2019
Encore une très belle soirée de dégustation pour une famille, sur le thème des vins de Bourgogne.
Quizz, jeu des arômes à identifier, le tout dans la bonne humeur, et bravo à Charlie, grand gagnant de la soirée.
02/08/2019
Le vin rend-il heureux?
Chacun se fera sa propre opinion, mais ce qui est désormais scientifiquement prouvé, c’est qu’il empêche d’être malheureux. En effet, des chercheurs espagnols de l’Université de Navarre on conduit une étude qui tend à prouver que le vin a un effet bénéfique pour lutter contre la dépression.
Les « bons vivants » sont en effet toujours de bonne humeur, et ce sont plus de 5 500 hommes et femmes entre 55 et 80 ans qui se sont prêtées à cette expérience pour nous montrer montre qu’en consommant un verre de vin par jour, nous sommes mieux dans nos bottes.
Seulement, attention, si boire trop de vin est dangereux pour la santé, cela est aussi vrai pour la santé mentale, et trop en consommer entraîne la dépression.
26/07/2019
Visite et dégustation sur l'Ile d'Olonne, en Vendée,du Domaine Saint Nicolas d'un des vignerons star de la Loire, Thierry Michon.
Un domaine que j'avais eu la chance de déguster par le passé, mais pas dans une si grande étendue.
En tout, 23 vins dégustés, de 2018 à 2000, des blancs d'une grande finesse, des rosés flatteurs et et des rouges ample et généreux, avec un grand potentiel de garde , que ce soit sur leur cuvée générique ou parcellaire.
Un lieu idéal pour découvrir le potentiel sous-estimé des vins de Vendée, dans un domaine qui à fait de la Biodynamie un art de vivre.
19/07/2019
Le saviez vous ?
Les vins de Champagne et la maîtrise des bulles.
Dès le Moyen-Age, les premiers vignerons champenois faisaient un vin rouge ou blanc tranquille, c’est-à-dire non pétillant. Ces bulles que nous aimons tant aujourd’hui causaient de nombreux soucis aux producteurs qui surnommaient ces vins « Vin du Diable » ou encore « Saute Bouchon » car ils devenaient naturellement effervescents et faisaient exploser les bouteilles.
Ce n’est qu’au XVIIe siècle que les champenois vont finalement réussir à maîtriser ces bulles folles pour faire du Champagne. Période à laquelle il sera mis dans des bouteilles en verre.
Cela peut paraître surprenant, mais le champagne que nous apprécions tant aujourd’hui a évolué au fil des siècles, profitant du savoir-faire des hommes ainsi que de nombreuses innovations pour en arriver à un produit d’exception synonyme de célébration et de luxe. Les goûts des consommateurs ont aussi beaucoup changé.
Fait surprenant, il y a entre 6 et 8 bars de pression dans une bouteille de champagne, soit trois fois plus que la pression dans un pneu ! Pas étonnant que les premières bouteilles contenant ce vin explosaient. Même si le bouchon est fermement maintenu en place par le muselet aujourd’hui, il l’était par de la ficelle au 18e siècle.
Vous ferez certainement plus attention la prochaine fois que vous ouvrirez une bouteille de Champagne.
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