Roland TSAPI officiel
Journaliste Editorialiste, spécialiste des questions de société et défenses des droits de l'homme.
25/05/2026
https://youtu.be/NHREjqU_V34
Un conflit au sommet de l’Etat a abouti à la rupture entre le Président de la république et son premier ministre. L'Assemblée nationale a pris le relais avec la démission du président de la chambre. L‘émulation politique observée dans ce pays contraste avec l‘immobilisme que vit un pays comme le Cameroun
Sénégal : la politique faite par les hommes Un conflit au sommet de l’Etat a abouti à la rupture entre le Prési...
25/05/2026
https://roland-tsapi.com/senegal-la-politique-faites-par-les-hommes/
Divorce
Au-delà des analyses, le président de la république n’a pas à expliquer son acte, qui relève de son pouvoir discrétionnaire, surtout que les logiques politiques transcendent souvent les logiques rationnelles. Toujours est-il qu’au Sénégal les choses vont vite. Moins de 48 h après le départ de Ousmane Sonko de la primature, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a annoncé sa démission le 24 mai. Aussitôt, le vice-président a convoqué une séance plénière pour le 26 mai, avec deux points à l’ordre du jour : la réintégration de Ousmane Sonko comme député et l’élection du nouveau président de l’assemblée nationale. Certains analystes voient déjà avec ce scénario, Ousmane Sonko rebondir à la présidence de l’Assemblée nationale, pour devenir officiellement le contrepoids du président Bassirou. Mais cette possibilité est déjà remise en cause par les puristes de la loi en vigueur au Sénégal. Déjà, il est à noter que bien que Premier ministre depuis le 2 avril 2024, Ousmane Sonko s’était présenté aux élections législatives du mois de novembre de la même année et avait été élu. Son parti le Pastef avait par ailleurs remporté 130 sièges sur 165, soit la majorité écrasante. Se soumettant à la clause de l’incompatibilité, Ousmane Sonko était resté Premier ministre. Aujourd’hui, peut-il revenir à l’Assemblée ? Cela est possible, selon le communiqué du vice-président de la Chambre convoquant la séance plénière du 26 mai. Mais selon le journal Dakaractu s’appuyant sur l’interprétation de la loi par deux anciens députés, la réponse est non. Le média explique que le règlement intérieur de l’Assemblée nationale distingue deux cas de figure. Premier scénario : un député en exercice est nommé au gouvernement, l’article 124 prévoit alors une suppléance provisoire et il conserve vocation à retrouver son mandat. Second scénario, celui qui nous occupe : un membre du gouvernement est élu député. Là, les articles 123 et 132 sont formels. « L’incompatibilité est immédiate », rappellent les deux anciens députés. L’élu dispose de huit jours pour choisir. Passé ce délai sans décision, il est déclaré démissionnaire d’office.
Ousmane Sonko, déjà Premier ministre au moment de son élection en 2024, relève de cette seconde catégorie. En conservant ses fonctions gouvernementales, il a juridiquement renoncé à son mandat parlementaire. Son suppléant est installé de plein droit, pour toute la législature. « Le suppléant n’est pas un remplaçant temporaire », précise Théodore Chérif Monteil l’un des anciens députés, « il devient titulaire définitif du siège pour toute la législature. » Certains évoquent l’article 56 de la Constitution, qui permet à un député devenu ministre de retrouver son siège à la fin de ses fonctions. Cette passerelle ne s’applique pas ici. « Le cas Sonko ne relève pas de cette disposition », tranche Cheikhou Oumar Sy L’autre ancien député, elle est réservée aux parlementaires qui quittent l’hémicycle pour rejoindre le gouvernement et pas à ceux qui entrent au Parlement alors qu’ils exercent déjà des fonctions exécutives. La rupture avec le mandat est définitive. Ce n’est pas une interprétation : c’est la lettre de la loi.
En attendant l’issue, les Camerounais se surprennent à rêver, contraints de regarder à la télévision et sur les réseaux sociaux l’émulation politique dans un pays qui partage la même histoire coloniale que le leur. Un parti au pouvoir, dont sont issus le Président de la République et son Premier nommé, mais ce dernier qui ose prendre des positions et trouver à redire sur les politiques de celui qui l’a nommé. Ce serait un sacrilège au Cameroun. Une fois le Premier ministre démis de ses fonctions, l’Assemblée nationale dominée par le même parti au pouvoir, se met en ébullition, avec le président qui démissionne. Au Cameroun c’est être « fou ». Immédiatement, son remplaçant prend ses responsabilités et convoque une session pour remplacer le démissionnaire, sans attendre que les députés du parti soient convoqués au Palais des Congrès pour ouvrir une quelconque enveloppe contenant des hautes instructions. Comme le dit Jean Pierre Bekolo les citoyens camerounais, emprisonnés par l’immobilisme politique, se surprennent à se représenter le réel dans la fiction, à travers la télévision ou les réseaux sociaux,
Sénégal : la politique faites par les hommes Un conflit au sommet de l’Etat a abouti à la rupture entre le Président de la république et son premier ministre. L'Assemblée nationale a pris le relais avec la démission du président de la chambre. L‘émulation politique observée dans ce pays contraste avec l‘immobilisme que vit un pay...
22/05/2026
https://youtu.be/u07d8Otf9cE
Depuis l’avènement de l’ère démocratique en Afrique francophone, le Bénin, le Bénin s’est distingué comme le laboratoire de la démocratie. Alors que dans certains pays du pré carré, le tripatouillage de la constitution est devenu un mode de conservation du pouvoir, le 4eme président entre en fonction le 24 mai 2026
Benin :une vie après le pouvoir Depuis l’avènement de l’ère démocratique en Afrique francophone, le Bénin, le Bénin s’est distingué comme le laboratoire de la démocratie. Alors que dans cer...
22/05/2026
https://roland-tsapi.com/benin-une-vie-apres-le-pouvoir/
Simple, pas d’énumération des grands projets, juste un mot d’au revoir d’un homme s’adressant aux hommes, chacun avec ses défauts et ses qualités. Les oreilles fermées aux motions de soutien fabriquées ou réelles. Patrice Talon pense à la prochaine génération, là où certains présidents pensent aux prochaines élections. Et même à leur succession. Ils sont nombreux, ces autres présidents qui devraient en tirer des leçons. On pourrait en dire autant pour le Cameroun, mais peut-être le niveau de cette leçon est trop élevé, pour un pays où on peut être admis au concours d’entrée en 6eme avec 5/20 de moyenne. Depuis 1962, l’Afrique est mal partie pour René Dumont, mais en 2026 certains pays n’ont pas encore pris le départ.
21/05/2026
https://youtu.be/cUZcvl5KqGA
Le processus engagé en 1961 par la fédération des deux Cameroun, et qui visait à terme à arriver à l’unité, a été jonché de beaucoup d’irrégularités. L’aboutissement au forcing en 1972 à l’unité nationale n’aura été qu’un leurre, car c’est un château de cartes sur du sable qui a été construit, et avec le temps les germes de la destruction ont fait leur effet.
Réunification l'illusion d'une fin Le processus engagé en 1961 par la fédération des deux Cameroun, et qui visait à terme à arriver à l’unité, a été jonché de beaucoup d’irrégularités. L’about...
21/05/2026
https://roland-tsapi.com/reunification-lillusion-dune-fin-2/
En 2026, l’unité nationale fabriquée et actée en 1972, traîne encore les séquelles des malformations congénitales qu’elle avait déjà à la naissance. Le politique, pour rester fidèle aux institutions de la république continue de la célébrer, sans que les populations ne la vivent au quotidien. A la crise anglophone venue rappeler à tous que la plaie restait ouverte, s’est ajoutée depuis 2018 une autre manifestation du mal être de l’unité, la montée du discours haineux et tribal. Il est florissant dans les réseaux sociaux et des médias, entretenu par certains titulaires de doctorat et de Phd, aux côtés d’une meute politique qui se réclame de diverses obédiences, tout cela sous le regard admirateur d’un article introduit dans le code pénal en 2019, et qui punit le tribalisme et est supposée promouvoir le vivre ensemble
Réunification : le parti unique comme laboratoire* La réunification des deux Cameroun s’est davantage consolidée par l’instauration du parti unique, devenu dès lors le laboratoire d’expérimentation des méthodes qui seront utilisées pour souder les deux morceaux du Cameroun, dont les fissures n’adhéraient pas forcément
19/05/2026
https://youtu.be/7DUlC6d2Gjc
La réunification des deux Cameroun s’est davantage consolidée par l’instauration du parti unique, devenu dès lors le laboratoire d’expérimentation des méthodes qui seront utilisées pour souder les deux morceaux du Cameroun, dont les fissures n’adhéraient pas forcément
Réunification le parti unique comme laboratoire La réunification des deux Cameroun s’est davantage consolidée par l’instauration du parti unique, devenu dès lors le laboratoire d’expérimentation des méthod...
https://roland-tsapi.com/reunification-le-parti-unique-comme-laboratoire-2/
Au cours d’une conférence de presse, le 11 novembre 1961, il propose que le « grand parti national » qu’il appelait de ses vœux au congrès de Maroua, un an plus tôt, devienne un « grand parti national unifié ». Ce parti unifié, qui s’appellera Union nationale camerounaise (Unc), servira de laboratoire pour l’unité de la nation. Les méthodes utilisées pour arriver à un parti unique, seront plus t**d dupliquées pour obtenir un Etat dit unifié. Tout comme l’adhésion au parti unique sera obligatoire sous peine de punition pour subversion, telle sera également l’adhésion à l’Etat unitaire, c’est-à-dire obligatoire au risque d’être taxé d’antipatriote. Rien ni personne ne pouvait y échapper surtout qu’on a eu par la suite à faire à un parti Etat ou à un Etat parti, le tout étant comme bonnet blanc, blanc bonnet
18/05/2026
https://youtu.be/qX2h6F9nUQU
Dans la logique d’arriver à une réunification biaisée, le premier président s’était entouré des conseillers dont le rôle était de proposer une loi fondamentale taillée sur mesure. Il s’appuiera par la suite sur cette loi pour affirmer ses véritables intentions, l’assimilation du Cameroun anglophone
Réunification : le piège de la constitution fédérale Dans la logique d’arriver à une réunification biaisée, le premier président s’était entouré des conseillers dont le rôle était de proposer une loi fondamenta...
https://roland-tsapi.com/reunification-le-piege-de-la-constitution-federale-2/
Le népotisme ethnique vise en réalité à diffuser et à faire accepter la politique de Yaoundé à travers le pays. En échange de quelques honneurs, de quelques postes et d’un confortable salaire, les ministres, secrétaires d’État et autres députés acceptent de jouer les porte-voix du régime lorsqu’ils rentrent dans leur région d’origine, devant des populations admiratives de leur ascension sociale et de leurs belles voitures. Lorsque les mêmes envisagent de sortir de ce modeste rôle et de prendre des initiatives trop hardies, comme par exemple signifier en haut lieu que telle ou telle mesure est mal acceptée par leurs administrés, une simple menace fait prestement oublier de telles velléités. Car le président n’a pas seulement le pouvoir de nommer à tous les postes. Il a également celui de destituer ». On assistait là à l’unité par la force, chaque bénéficiaire d’un poste ayant obligation de faire rallier son village à la cause du pouvoir.
17/05/2026
https://youtu.be/8sQXIxT1hpw
Face à la perte de vitesse et de prestige de son pays en Afrique, le président français Emmanuel Macron est engagé dans une logique de reconquête. Discours adoucis, langage inclusif, choix des lieux des Sommets dont la dénomination est allée de France Afrique à Africa Foward. Mais il reste évident que c’est le lion qui tente de rentrer dans la peau d’un agneau, tout en restant le même dans le fond
Africa Foward : les nouvelles voies de la colonisation Face à la perte de vitesse et de prestige de son pays en Afrique, le président français Emmanuel Macron est engagé dans une logique de reconquête. Discours a...
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