Vimala Pons
En tournée
🔮 𝐋𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐢𝐦𝐞𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐞𝐧𝐯𝐞𝐫
25/01/2026
Ce moment où on lâche les mains. Comme quand enfant, pour la première fois, on enlève les petites roues à l’arrière du vélo et on pé**le comme un fou pour se sauver de sa propre décision. J’adore ce moment. C’est le corps qui prend le dessus sur le cerveau. Et il faut pas trop réfléchir pour décider. C’est le même principe pour le « wheeling » et le « willing »: la roue arrière et la volonté.
Il s’agit bien sûr d’une vraie moto cross: on a immobilisé sa roue en bloquant le frein. C’est affreux parce qu’on dirait toujours que c’est faux, « qu’il y a un truc », mais y en a pas. Je vous jure. C’est l’obsession de dialoguer avec la gravité. Et ça fait mal à la tête.
Là, c’est la première fois que j’ai lâché les mains et que je réussi à tenir l’équilibre au bout de 30mn.
Merci pour ce shooting avec le photographe si sharp, smart et sensible:
Fashion weak
Elle était assise juste au dessus de son café noir et elle se surprit à compter.
Pas des minutes, pas des gorgées : elle comptait des jours.
C’était un inventaire.
Chaque couche correspondait à un jour interchangeable.
Chaque jour à une version d’elle-même qu’elle avait portée sans y penser. Machinalement.
La première était celle d’un jeudi propre quelconque identique. Un jeudi avec un « ressenti » lundi.
La cinquième: le moment précis où Pierre lui avait dit : « OSEF » — pas violemment, pire: distraitement.
La douzième: un souvenir en trop, malaisant: ruminations.
La dix-neuvième, cette phrase qu’elle avait trop entendue: « c’est pas que je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis, c’est que je suis pas d’accord avec ce que tu dis pas, bitch » —
Tout en réfléchissant à tout ça, elle s’appliquait à créer des rosaces de café sur la table en bois à l’aide du dessous de sa tasse.
C’était les JO mentaux : des épreuves interminables, mais aucune médaille, zéro récompense à l’arrivée.
Rien n’indiquait que cette femme était en train d’exécuter un geste radical, presque violent, à l’intérieur.
En réalité elle cherchait juste quelque chose de différent mais chaque jour se ressemblait de plus en plus.
On pouvait dire qu’elle se débattait presque — pour rester debout. Elle se disait d’ailleurs que cette agitation devait ressembler à ce qui se passe dans la tête d’un footballeur au moment d’un tir au but décisif : à l’extérieur, calme et virilité ; à l’intérieur, une personne fragile qui enlève sa culotte.
Est ce que les footballeurs enlèvent leurs culottes? Oui.
Titre.
Elle comprit alors, avec la lucidité brève et hystérique que procure la caféine trop forte, qu’on ne se déshabille pas de l’habitude. On apprend à ne pas la remettre le lendemain matin.
Slay.
Costume :
Marie La Rocca
Anne Tesson
Rémy Ledudal
Montage :
Lundi:
J’ignore pourquoi mon corps s’évertue à saboter mon esprit, alors que mon esprit y arrive très bien tout seul.
Mardi:
Combien de temps lui a-t-il fallu pour atteindre ce moment?
Trois ans et trois mois d’effort ininterrompus.
Et c’est ça que nous venons regarder maintenant.
Ce n’est pas ce qui est fait, mais le temps qui a été passé à le faire et le lien émotionnel avec ce temps. Rien de plus.
Mercredi:
« Ceux qui cherchent à comprendre, périront. » Miyazaki
Jeudi:
« Créer une tension, puis une détente, puis une tension, puis une détente pendant 90 minutes. »
Mel Brooks
Vendredi:
« Ça me rendait tellement joyeuse que j’avais de l’eczéma sur le bras »
Sarah Silverman
Samedi:
Rien
Dimanche:
Je me suis achetée un sandwich et je n’ai pas réussi à le manger et je me suis dis:
« Peut être que j’étais un peu trop complexe pour ce sandwich. »
Bonne semaine
20/10/2025
Photography & interview for / Fashion / Hair / Make-Up / Hair colouring by Catarina Lopez at L’Atelier des Couleurs
18/10/2025
The love issue pour
photographs by
interview by
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J’ai essayé de documenter les 3 mois de création de Honda Romance, les trébuchements, les décalages, les tentatives de maintien au milieu du désordre l’obstination, le désir, les vases communicants, le ridicule et le et la joie. Le confessionnal du travail, la perte, la reprise… tout circule. — tout fait partie du même mouvement.
Écrire, c’est surtout écrire la manière dont on vit. Garder l’équilibre dans même dans l’écrasement, comme une herbe qui pousse sous la pierre.
Le déséquilibre n’est pas un défaut à corriger, c’est une source vitale, un espace de devenir, une dynamique de survie: on ajuste, on cède, on reprend.
C’est une éthique du maintien, pas de la domination.
Le corps vacille mais continue,
la pensée trébuche mais de ce fait, invente.
La vérité surgit dans la secousse.
Créer aujourd’hui, c’est incarner l’instabilité du monde à travers son propre corps.
Un spectacle de
Production et
Musiques :
Avec .decange .raeesdana .trommenschlager
Images teaser :
Équipe de création / tournée
.wallet
(sans insta) chevillon marsollier anne tesson philippi
En collaboration avec
Presse
Réseaux sociaux
Coproduction / Tournée 24-25
be
Merci à toutes les équipes de la
18/02/2025
50e cérémonie des César ce 28 fevrier.
Sur .
Equipe Photo :
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1207