“Tôt à 10 ans, t**d à 24 ans, nous croyons dans le pouvoir catalyseur et transformateur de l'autonomisation et du leadership des adolescentes, propulseurs de notre militantisme. La formation et le renforcement des capacités des adolescentes permettent de nous doter du pouvoir ; l'accès égal à l'information, aux services et produits, ressources et opportunités nous permet de j***r pleinement de nos droits, décider et contrôler notre vie en vue de projeter notre futur. Nos rencontres aux espaces sécurisés nous permettent de nous exercer à prendre parole, nous exprimer, partager nos expériences et à développer nos mécanismes d’auto-défense et de solidarité ; nous pouvons ainsi valablement participer aux espaces intégrateurs et stratégiques de prise de décisions politiques et communautaires. Tout cela n'est possible que quand nous sommes en mesure de disposer et contrôler notre corps, décider de notre présent et projeter nous-même notre futur, si nous pouvons faire face aux violences et pratiques nuisibles nous-mêmes. Vivant dans des communautés autochtones et conservatrices, nous avons ainsi pris notre destin en mains et conduisons nous-même notre initiative. Nous encourageons les politiques de gouvernance et de financement soutenant la diversité et l'inclusion en vue de promouvoir l’égalité des genres et le développement durable”
Nous sommes ‘Solidarité des Jeunes Filles pour l’Education et l’Intégration Socioprofessionnelle’, ‘SOJFEP’ en sigle, Association sans but lucratif de droit congolais légalement constituée et dotée de la personnalité juridique.
Nous rêvons un monde où les filles et jeunes femmes autochtones ont le pouvoir, peuvent rehausser leur voix et accèdent équitablement aux ressources et opportunités, tout en étant à l’abri de la violence, de la discrimination, de pratiques nuisibles et effets néfastes du changement climatique en vue de l’égalité des genres sexes, la justice climatique et du développement durable.
Nous militons pour la reconnaissance et promotion de droits des filles et jeunes femmes autochtones/minorités ethniques dans une vision féministe globale d’égalité des sexes, d’autonomisation, participation politique de la femme et de justice écologique et climatique tenant compte du genre et des diversités identitaires et sexuelles.
Pour y parvenir, nous nous sommes fixées les objectifs spécifiques suivants :
· Défendre et promouvoir le droit d’éducation et de formation pour l’autonomisation de la fille autochtone ;
· Promouvoir les droits et la santé sexuelle et reproductive tout en luttant contre les violences et les mariages précoces et forcés ;
· Encourager et soutenir la pleine participation civique, économique et politique de la fille et jeune femme autochtone pour l’intégration nationale et régionale des peuples autochtones
· Promouvoir l’art, la culture et l’accès des filles et jeunes femmes autochtones aux NTICs pour la paix, l’égalité de sexes, la justice et les droits de la femme ;
· Militer pour la reconnaissance des droits, la participation active des hommes et femmes autochtones et la redevabilité dans les processus d’exploitation, gestion et contrôle de leurs territoires, terres et ressources naturelles tout en œuvrant pour l’atténuation et l’adaptation face au changement climatique.
Nous avons mis en œuvre une « Campagne stop Violence à l’égard des filles à l’école et en famille, préservons l’éducation de la jeune fille », financée par le Fonds Mondial pour les Femmes, dans la sous-division éducationnelle de Fizi II, territoire de Fizi, province du Sud-Kivu en RDC, entre le 1er juillet 2015 et le 30 juin 2016. Le Rapport complet peut être téléchargé ici :http://www.genreenaction.net/IMG/pdf/sojfep_rdc_campagne_stop_violence_a_l_egard_des_filles_a_l_ecole_et_en_famille_preservons_l_education_de_la_jeune_fille_subvention_13_47538_of_the_global_fund_for_women.pdf ’
Cette campagne avait contribué au renforcement des capacités d’auto-défense et de leadership des filles à faire face aux violences sexuelles basées et mariages précoces et forcés et au renforcement des mécanismes scolaires et communautaires de prévention et de répression en notre contexte de crise humanitaire permanente liée aux conflits armés perpétuels. https://www.girlsnotbrides.org/wp-content/uploads/2019/05/PO49566-Girls-Not-Brides-Full-Report-French-LR.pdf ).
Depuis 2016, avec le soutien du FRIDA-le Fonds des Jeunes Féministes (https://youngfeministfund.org/grantees/solidarite-des-jeunes-filles-pour-leducation-et-lintegration-socioprofessionnelle-sojfep/), nous mettons en place un programme ‘Ados Féministes Stop Violence et Mariage d’enfants au Club et en Ligne’ dans la sous-division éducationnelle Fizi I, en territoire de Fizi, province du Sud-Kivu en RDC, à travers lequel nous soutenons les espaces sécurisés pour les rencontres éducatives et d’auto-défense des adolescentes aux clubs et en ligne, permettant à ces dernières de développer des compétences sur leurs droits et des capacités d’auto-défense face aux violences et mariages forcés.
Grace à une subvention stratégique du Fonds Mondial pour les Femmes en 2019, nous avons développé et soutenons un Programme stratégique du Leadership des adolescentes à travers lequel nous permettons aux adolescentes et jeunes filles de prendre part active aux espaces stratégiques de prise de décision sur leurs corps et anté et droits sexuels et reproductifs, tant au niveau local, national et international.
Membre de Filles, pas Epouses - https://www.girlsnotbrides.org/members/solidarite-des-jeunes-filles-pour-leducation-et-lintegration-socioprofessionnelle-sojfep/, grace à la subvention pluriannuelle 2019-2023 de Capital for Good USA - Girls First Fund, nous mettons en œuvre depuis juin 2019 un Programme d’appui aux mécanismes communautaires de prévention et de réduction des risques des mariages d’enfants en contexte humanitaire à Manono, province du Tanganyika en République Démocratique du Congo. Jusqu’en décembre 2019, 109 adolescentes victimes et/ou en situation en situation de risque de mariage précoce et forcé (kidnappées, fiancées ou proposées, victimes de grossesses non désirées, victimes d’agressions sexuelles) et d’avortement non sécurisé, parmi lesquelles 54 adolescentes et filles vulnérables autochtones pygmées ont été accueillies, écoutées, conseillées, et prises en charge (soutien médico-sanitaire et psychosocial, économique et socioprofessionnel ; soutien juridique par les conseils juridiques, la récupération, la médiation familiale, et réintégration des adolescentes mariées).
Depuis mars 2020, avec la subvention de Renforcement de Mannion Daniels LTD - AmplifyChange, nous accompagnons un mouvement féministe de solidarité avec les adolescentes autochtones dans la mobilisation des leaders communautaires, la construction des partenariats avec les alliés non traditionnels à la SSRAJ et OSC en vue d’entreprendre un plaidoyer au niveau provincial pour l’intégration des services et des allocations budgétaires destinées aux produits SSR en faveur des jeunes et adolescentes, et ce dans le cadre de notre programme ‘Pouvoir, Espace et Voix des adolescentes autochtones de Lukwangulo pour l’accès aux services SSR’
En outre, dans le cadre de notre 5eObjectif institutionnel, nous avons conduit entre 2018 et 2019 un ‘Plaidoyer pour la participation paritaire des peuples autochtones à la gestion et contrôle de leurs terres et ressources et la reconnaissance juridique de leurs droits’ grâce à la subvention du Fonds des Femmes Autochtones – AYNI du Forum International des Femmes Autochtones (FIMI - http://www.fimi-iiwf.org/detalle-nota.php?id=438 ).
Grace à ce plaidoyer, un Projet d’Edit portant promotion et protection des droits des peuples autochtones du Tanganyika a été élaboré par les membres de la coalition du plaidoyer avec l’appui d’un groupe de trois parlementaires provinciaux et attend être soumis au débat lors de la prochaine session ;
Des Termes de référence Genre fixant les modalités de participation des hommes et femmes autochtones aux processus de consultation pour l’obtention du Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP) et autres espaces politiques de prise de décision, ont été élaborés par l’équipe du plaidoyer et soumis à la Division provinciale du Genre pour avis et considérations.
Nos efforts pour permettre aux adolescentes et jeunes filles vulnérables et marginalisées en contexte humanitaire de disposer, contrôler et décider de leurs corps, de revendiquer leurs droits et de participer aux espaces de prise de décision ont fait l’objet de recherches par les jeunes de notre mouvement des jeunes féministes de la RDC qui, de leur retour du 13e Forum International de l’AWID sur les droits des Femmes dans le Développement, ont publié un Ouvrage sur « Le leadership féminin au plus jeune âge : l’avenir des femmes dépend de ce que nous faisons pour les filles aujourd’hui », paru aux Editions Universitaires Européennes, que vous pouvez retrouver en ooursuivant ce lien :
https://www.morebooks.de/store/fr/book/le-leadership-f%C3%A9minin-au-plus-jeune-%C3%A2ge/isbn/978-613-8-42985-2
Membre de la Branche NGO CSW NY, nous participons aux travaux (webinaires) des coalitions d’actions dans le cadre du Groupe de Conseil consutlatif Beijing+25 pour les Forums Génération Egalité reportés au premier semestre 2021 auxquels nous prendrons part active grace à la subvention de participation et de voyage du Fonds Mondial pour les Femmes. Toujours dans le cadre de processus Beijing+25, nous sommes engagées dans plusieurs groupes feministes de travail et des jeunes professionnels à travers nos réseaux dont Girls Not Brides, AWID, FIMI-IIWF et la Communauté des Jeunes Féministes- FRIDA.