Action dignité de Saint-Léonard
Groupe de défense des droits des locataires.
03/31/2026
Les loyers explosent. Le logement social recule. Vous trouvez ça logique ? Nous non plus. 🤔
😡Depuis des années, les gouvernements délaissent les solutions qui fonctionnent — les HLM, les coopératives et les OSBL d'habitation — au profit de formules dites « abordables » qui ne garantissent ni des loyers adaptés à la capacité de payer des locataires, ni des logements répondant à leurs besoins.
🤓Lisez notre nouvelle brochure. Elle retrace comment on en est arrivé là — et pourquoi il est urgent de changer de cap.
📖 À lire et à faire circuler :
https://www.frapru.qc.ca/ou-est-le-logement-social/
03/30/2026
Pourquoi sommes-nous à Boutte ?!
Notamment, à cause de l'augmentation fulgurante de la bureaucratie et de la reddition de comptes !
Quand le gouvernement mentionne qu'il coupe la bureaucratie... ce n'est pas vrai. Le gouvernement coupe des bureaucrates dans son administration et la refile aux organismes communautaires !
Nous suivons attentivement les points de presse de Mme la Ministre Chantal Rouleau, députée de Pointe-aux-Trembles à l'Assemblée nationale, malheureusement, elle vous induit en erreur !
Voici la démonstration pour notre organisme, sachez que c'est la même chose pour tous nos partenaires au Québec !!
Le communautaire à boutte
03/30/2026
📢 𝐋𝐚 𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐠𝐚𝐥𝐚 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́. Alors que débute une deuxième semaine de grève avec Le communautaire à boutte pour des milliers de groupes à travers le Québec, dont plusieurs associations de locataires et comités logement, une importante lette ouverte de la coordonnatrice du Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA), dont nous sommes membres, remet les pendules à l’heure sur le financement de l’action communautaire autonome.
«Le communautaire est à boutte. Nous sommes en grève parce que nous n’avons plus de souffle. Chaque jour, nous faisons face à des situations de plus en plus graves, avec de moins en moins de moyens : itinérance, faim, isolement, violence, maltraitance. Ce ne sont pas des statistiques: ce sont des personnes, avec des prénoms, des histoires, de la souffrance. De plus en plus grande. De plus en plus complexe.
Pour mieux soutenir notre travail essentiel, on nous dit d’aller chercher plus de dons auprès des fondations. Comme si nous ne le faisions pas déjà. Et comme si la dignité devait dépendre de la charité ou de la capacité des personnes d’être jugées « méritantes ».
À celles et ceux qui pensent que l’État finance trop le communautaire autonome, rappelons les faits : en moyenne, l’argent du gouvernement du Québec représente 41 % des revenus des organismes. Et seulement 17 % correspondent à du financement stable et récurrent pour la mission globale : c’est l’Institut de la statistique du Québec qui a fait une enquête auprès de 4860 organismes en 2025. Le reste provient de projets, de contrats, de dons et d’autofinancement. Autrement dit, le communautaire ne vit pas « aux crochets » de l’État : il jongle avec l’instabilité, les redditions de comptes multiples et un sous-investissement qui use les équipes.
Nous rejetons une vision du monde où la solidarité sociale dépend de la charité.
Au Québec, l’action communautaire autonome existe depuis des décennies. Elle vient des groupes populaires et de la défense collective des droits. Elle porte des valeurs de justice sociale, de respect des droits et de dignité.
Un droit et non un rapport de pouvoir
La charité, même bien intentionnée, installe un rapport de pouvoir : une personne donne, l’autre reçoit. Trop souvent, la personne aidée doit remercier, se justifier, s’effacer. Un droit, lui, ne dépend de personne. Il ne se mérite pas. Il existe, et c’est la responsabilité de l’État de le faire respecter. Nous payons des impôts, et l’État doit protéger les droits et garantir des conditions de vie dignes.
Le modèle communautaire autonome part d’une idée simple : les besoins essentiels sont des droits. La santé, l’éducation, la protection sociale et le soutien aux personnes en situation de vulnérabilité sont des responsabilités collectives. Les personnes directement concernées doivent être entendues et faire partie des solutions.
Pendant que les besoins augmentent et que le filet social craque, on nous dit que l’État n’a plus les moyens d’honorer son contrat social. Mais qui en paie le prix ? Il y a un million de personnes en situation de pauvreté au Québec, en majorité des femmes. Parmi celles-ci, de plus en plus de travailleuses du communautaire qui s’épuisent à tenir le filet social à bout de bras, sous pression, avec des salaires qui ne suivent pas le coût de la vie.
Nous ne demandons pas la charité.
Nous exigeons un financement stable et récurrent, à la mission, pour des conditions de travail dignes et équitables qui nous permettront de continuer à soutenir les communautés.
Nous exigeons qu’on traite la pauvreté comme une violation des droits de la personne, et non pas comme une cause à « commanditer ». La solidarité sociale, ce n’est pas un gala de charité : c’est une responsabilité. La dignité n’est pas un don : c’est un dû.»
📢Rejoignez la mobilisation du 2 avril : https://www.facebook.com/share/16aspTQJtJ/
03/24/2026
Le Tribunal administratif du logement vient de renverser une clause d'interdiction de posséder des animaux dans un logement!👇
Depuis plusieurs années, Québec solidaire et des organismes comme la SPCA de Montréal dénoncent que de telles clauses discriminatoires soient encore permises au Québec, en pleine crise du logement.
Ce jugement est une première victoire, mais il n'a pas force de loi. Signez notre pétition pour que la CAQ mette définitivement fin aux interdictions d'animaux de compagnie dans les baux : signez.quebecsolidaire.net/animaux-compagnie
03/24/2026
Victoire historique pour les locataires avec animaux au Québec ! 🐾
Le cabinet Défends-toit se réjouit d’annoncer une décision historique rendue par le Tribunal administratif du logement le 12 mars 2026 qui a déclaré contraire à la Charte des droits et libertés de la personne une clause d’un bail interdisant la présence d’animaux dans les logements.
Nous sommes fiers d'avoir porté ce dossier et saluons le courage et la résilience de la personne locataire.
👉 Lien vers la décision :
https://canlii.ca/t/kjxdm
03/24/2026
1 622 organismes, dans les 17 régions du Québec, qui disent : ça suffit.
Le milieu communautaire sera en grève dès demain, et jusqu'au 2 avril prochain, pour dénoncer le sous-financement chronique et revendiquer des conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs du communautaire.
Des organismes qui soutiennent des familles, accompagnent des aîné·es, défendent des droits, prennent soin des personnes en crise, tiennent des communautés à bout de bras... le tout avec des ressources insuffisantes depuis trop longtemps.
Le message est clair. Le rapport de force est là. Maintenant, c'est au gouvernement d'entendre.
Le communautaire refuse de se taire.
www.aboutte.info
03/16/2026
Excellente chronique de Nathalie Collard dans La Presse. Elle s’est entretenue avec deux résidantes engagées dans le Quartier chinois, Shi Tao Zhang et Wawa Li, qui rappellent que ce quartier historique a toujours été un lieu d’accueil et qu’il doit le rester.
Elles défendent notamment la nécessité d’y réaliser davantage de logements SOCIAUX. À lire. Extraits👇🏽
«Le Quartier chinois a fait la manchette pour les mauvaises raisons au cours des dernières années, et les résidants ont été nombreux à exprimer leurs inquiétudes. Mais d’autres voix y plaident pour l’intégration et la cohabitation sociale(…)
«Le Quartier chinois n’est pas un musée, c’est un espace vivant, lance Shi Tao Zhang. Il y a des personnes qui vivent ici et dont les besoins méritent d’être satisfaits. »(…)
« Les résidants du quartier englobent plusieurs communautés et les personnes non logées en font partie intégrante, physiquement et historiquement », insiste quant à elle Shi Tao Zhang.(…)
« Historiquement, ce secteur abritait aussi le Red Light, me rappellent Wawa Li et Shi Tao Zhang. Le quartier est en outre un espace qui sert de tremplin face à la pauvreté grâce aux institutions communautaires qui y ont été créées. » Selon elles, il est donc normal qu’on y retrouve des ressources pour le logement social, pour l’itinérance et pour la réduction des méfaits.(…)
👉🏽 « On ne s’oppose pas au logement social, au contraire, m’explique Wawa Li. On en veut plus, notamment dans les rues Clark et Viger. On aimerait que ce soit vraiment du logement social, pas du privé qui en ferait du “logement abordable” qui n’est pas réellement abordable pour les gens au salaire médian. »
À l’heure actuelle, il y aurait 341 personnes asiatiques en attente d’un logement social dans le secteur, selon le Comité logement Ville-Marie»
03/16/2026
Pour répondre à la diversité des besoins des locataires de se loger décemment à l’extérieur du marché privé de plus en plus cher, les coopératives d’habitation sont essentielles. C’est pour augmenter leur nombre tout comme celui de logements publics, particulièrement, HLM et de logement OSBL que nous demandons de doubler le nombre de logements sociaux d’ici 15 ans.
🔖À lire, une texte signé par le directeur de la Fédération de l'habitation coopérative du Québec dans Le Devoir du jour. Le FRAPRU aussi demande le retrait intégral du projet de loi 20. Un projet de loi mal ficelé, dont les conséquences négatives seront difficilement gérables à plusieurs égards.
«Le contexte socioéconomique actuel, s’il est inquiétant, accélère l’appauvrissement des ménages québécois. Pour en ajouter une couche, le tout se déroule au moment où nous vivons une crise de l’abordabilité sans précédent. Ainsi, non seulement tout coûte plus cher, mais nos capacités d’assurer notre sécurité ont fondu aussi vite que la neige ces derniers jours.
Parmi les victimes les plus touchées par cette hausse marquée du coût de la vie : les femmes. Malgré tous les efforts de notre société, et sans nécessairement crier à l’échec, on peut certainement constater que nous sommes encore loin de l’objectif.(…)
Fort heureusement, il existe des solutions qui ont fait leurs preuves, et l’une d’elles est les coopératives d’habitation. Au Québec, il en existe près de 1300, où logent quelque 30 000 ménages coopératifs. Et parmi elles, des femmes. Beaucoup de femmes. Des femmes, compétentes, fortes et bienveillantes. Des femmes qui font changer les choses dans leur communauté. Qui donnent du temps sans compter.
Un sondage mené en 2022 auprès de 1200 membres de coopératives du Québec a révélé que 66 % d’entre eux étaient des femmes. La moitié vivent seules, le tiers sont des retraitées et 20 % sont des familles monoparentales.(…)
Les coopératives d’habitation sont pour elles un lieu refuge qui assure leur sécurité, financière bien entendu, mais aussi sociale, puisque ces milieux de vie sont des lieux de résilience, d’entraide et de collaboration. Par ailleurs, les coopératives s’adaptent à leurs membres et certaines ont mis sur pied un CPE pour faciliter l’accès au marché du travail.(…)
En somme, les coopératives renforcent leur point d’ancrage de ses membres par un accès à un logement à coût raisonnable et l’accès à un réseau d’entraide.
👉🏽Dans le contexte actuel, il est frappant de constater que le gouvernement du Québec n’a pas plus d’appétit pour développer des coopératives d’habitation. Dans les officines du pouvoir, on dit qu’on n’a pas les moyens d’en faire plus. Moi, je dis qu’on n’a pas les moyens de ne rien faire.
Pire que de ne rien faire, le gouvernement vise maintenant à nuire aux coopératives d’habitation. En effet, le 11 février, la ministre responsable de l’Habitation, Caroline Proulx, annonçait le projet de loi 20 visant à « favoriser l’accès au logement ». Or, ce dernier n’atteindra pas sa cible. En effet, le problème n’est pas dans les coopératives, mais à l’extérieur. Nous avons besoin que le gouvernement s’engage à amplifier les investissements pour la création de logements sociaux et abordables afin de répondre aux besoins de la population et de lui permettre de sortir du cercle vicieux de la spéculation.
En lieu et place, le gouvernement semble vouloir trouver un bouc émissaire pour porter la responsabilité du manque de logements réellement abordables en s’attaquant aux ménages qui auraient, selon eux, un salaire trop élevé. L’objectif : les inciter à quitter la coopérative. Mais pour aller où ? Retourner sur le marché spéculatif et s’appauvrir davantage ?
Mettons les choses au clair : il n’y a personne de riche qui vit en coopérative. En réalité, si certains membres de coopérative ont un salaire plus élevé, c’est que leurs conditions de vie ont évolué, se sont améliorées. Dans une société comme la nôtre, cela devrait être une bonne nouvelle. Ces femmes évoquées plus haut sont retournées aux études, ont reçu un soutien de leur milieu de vie, ont eu une promotion. Et elles le rendent à leur coopérative en apportant leur expérience, leurs connaissances et leur expertise. Elles sont attachées à leur coop.
🦈 Priver les coopératives de ces femmes, de ces membres, c’est affaiblir les coopératives (et le Québec). Priver ces femmes, et ces membres, de coopératives, c’est les forcer à sauter du tremplin dans des eaux tumultueuses remplies de requins.»
03/03/2026
Des nouvelles de notre passage à Val-d’Or dans le cadre de notre tournée 𝑅𝑒𝑡𝑜𝑢𝑟 𝑣𝑒𝑟𝑠 𝑙𝑒 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑙.
«La situation des logements non-abordables et du taux d’inoccupation très bas est connue partout au Québec. Toutefois, chaque région vit une lutte bien à elle face à ces enjeux socio-économiques. À Val-d’Or, le loyer moyen a connu une hausse frappante de 54,5 % depuis la pénurie de 2018, atteignant une moyenne de 967 $ en 2025, selon les plus récentes données de la Société d’hypothèque et de logement (SCHL). Pour les ménages à très faible revenu, cette hausse s’avère inquiétante puisque cette moyenne mensuelle est hors de prix. D’ailleurs, le slogan de la campagne Logement : retour vers le social apporte une solution fortement suggérée par le FRAPPU et l’ALOCAT face aux enjeux du logement. Il veut à tout prix éviter aux foyers à plus faible revenu de se retrouver sans logement adéquat : « […] Au lieu de dilapider l’argent public sur des logements privés ou abordables hors de prix, il apparaît urgent d’investir plutôt dans des mesures structurantes comme le logement social », propose Carl Lafrenière du FRAPRU.
En Abitibi-Témiscamingue, depuis le début des années 2000, le taux d’inoccupation des logements est très faible, soit à 1 %. « Les différents alliés gouvernementaux ne semblent pas s’être mis en action depuis toutes ces années. Nous avons aussi constaté qu’il y avait beaucoup de coupures au niveau du logement social », affirme Gabrielle Izaguirré-Falardeau, chargée de projets pour l’ Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue. Parmi ces constats, il y a plusieurs autres causes au problème : les programmes de subventions abolis, les nouvelles constructions hors de prix, les logements convertis en Airbnb… elles ne cessent de s’empiler. En région, un phénomène qui ressort du lot est, entre autres, les chambres pour travailleurs en fly-in/fly-out et pour touristes, car « c’est plus payant pour les propriétaires, mais ça enlève du logement pour des personnes qui veulent être des résidents permanents », ajoute-t-elle.
Tandis que les rares fonds publics sont orientés vers d’autres besoins que celui criant du logement réellement abordable, on y voit une augmentation de constructions neuves. « Il faut avoir un regard critique sur ce que l’on construit, parce que les logements neufs sont finalement des logements plus chers et qui contribuent à la hausse des prix des loyers. Aussi, au fur que la crise du logement s’aggrave, les propriétaires en profitent entre les changements de locataires […] malgré la disponibilité très limitée, les gens vont souvent accepter de payer plus cher », explique la chargée de projets de l’ALOCAT. Elle invite donc les locataires à contester toutes augmentations qui dépassent ce dont la loi permet.
Pour qu’il y ait une augmentation de construction des logements sociaux, le FRAPPU et l’ALOCAT ne cessent de marteler le gouvernement et les municipalités de « s’affirmer, de venir à la défense des locataires et des personnes vulnérables et d’investir dans le logement social ». Ce manque de logements à bas prix entraîne des conséquences comme de la détresse individuelle, des coupures au niveau des besoins essentielles et même des problèmes de santé. Mme Izaguirré-Falardeau termine en mentionnant que « ça amène une grosse pression sur notre fonctionnement global, mais aussi au niveau de l’itinérance. Comme on peut le constater, il y a eu une hausse visible de l’itinérance, notamment. » Selon les deux associations, ce retour vers le social est indispensable afin de prévenir l’itinérance et pour garantir l’accessibilité financière immédiate.»
🔗Article complet: https://linktr.ee/frapru
09/29/2025
Au Québec en 2025…
Vivre dans un camping, faute de choix
Ce n’est pas en finançant avec les rares fonds publics destinés au logement « abordables » des logements à 150% du loyer du marché qu’on va éviter que la situation ne se détériore…
«Marie-Ève Archambault redoute les semaines qui passent. Les températures qui chutent augurent un deuxième hiver pénible, passé dans un camping.
Incapable de trouver un logement dans le Grand Montréal, Mme Archambault habite depuis plus d’un an dans une maison mobile d’un camping à Saint-Rémi, en Montérégie.
«Jamais on n’aurait pensé qu’on passerait une partie de notre vie coincés dans un camping.» (…)
Le chauffeur d’autobus se trouvera un emploi dans la région, mais le couple, lui, n’arrivera jamais à dénicher un logement.
Ce n’est pourtant pas faute d’essayer. Tous les soirs depuis leur arrivée au camping, Marie-Ève Archambault cherche en ligne. Elle guette les logements disponibles dans toutes les villes avoisinantes, de Châteauguay jusqu’à Saint-Jean-sur-Richelieu passant par Montréal et Longueuil. Son champ de recherche s’étend même à Waterloo, dans l’ouest de l’Estrie.(…)
D’abord, parce qu’ils sont trop chers. Prestataire de l’invalidité en raison de problèmes d’arthrite et de fibromyalgie, Marie-Ève Archambault reçoit environ 1300 $ par mois. Son conjoint gagne environ 1600 $, depuis quelques mois (…)
« On aurait les moyens d’avoir un logement, mais ça serait synonyme de ne plus manger à notre faim ou ne plus avoir d’auto. On ne pourrait plus sortir d’ici », conclut Mme Archambault.
« Je me sens démunie. Je me sens pauvre. Ça commence sérieusement à nous décourager, de penser qu’on sera coincés ici encore un bout.»(…)
Comme Marie-Ève Archambault et Martin C, nombreux sont ceux qui doivent vivre dans un camping, faute de logement, estime la porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme.(…)
« La crise du logement ne touche plus que les grands centres : elle n’épargne plus aucune région, et risque de devenir permanente. »(…)
Au début du mois de septembre, en Montérégie, 269 ménages étaient accompagnés par un SARL, soit 43 de plus qu’au même moment l’année précédente. L’accompagnement dans d’autres régions comme les Laurentides (292,86 %) et Chaudière-Appalaches (248,57 %) a connu des hausses encore plus fulgurantes, selon les données de la Société d’habitation du Québec (SHQ).
👉🏽«𝐋𝐞 𝐜œ𝐮𝐫 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐛𝐥𝐞̀𝐦𝐞, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐥’𝐚𝐛𝐨𝐫𝐝𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐨𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬. Les locataires qui réussissaient jusqu’ici à s’en sortir en changeant de quartier, de village ou même de région n’arrivent plus à le faire, parce que les prix ont augmenté de façon drastique partout au Québec », déplore Véronique Laflamme.
🔗Lien vers l’article complet: https://linktr.ee/frapru
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