Worrom

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WoRRoM is the solo project of multi-instrumentalist and composer Alain Moreau. Welcome to my world!

Regard Noir (French Edition) 03/27/2026

REGARD NOIR : un nouveau livre signé WoRRoM.

Son regard noir transperce l'âme. Gare à vos actes! Si vous tenez à la vie...

0,99$ en format électronique ou gratuit avec Kindle Unlimited.

Bonne lecture!

Regard Noir (French Edition) Son regard noir transperce l'âme. Gare à vos actes! Si vous tenez à la vie...

OVNI: TIC (French Edition) 05/01/2025

OVNI (E-Book livre électronique de science-fiction)

Quatre jeunes adultes, aussi différents les uns des autres, partent en randonnée pédestre sur le sentier des sommets. Lors de leur aventure improvisée, ils recevront la visite d’un objet volant non identifié. Chacun d’eux aura l’occasion d’émettre son opinion sur l’origine de l’étrange visiteur. Est-ce un signe du destin, une technologie avancée, un voyageur d’une autre planète ou tout simplement un stupide canular?

Bonus :

TIC (E-Book livre électronique d’horreur)

Jack, le tenancier d’un bar de quartier, vit une journée hors de l’ordinaire. Suite à une mauvaise nouvelle, il a récemment développé un TIC nerveux, attirant ainsi les regards de ses nombreux nouveaux clients. Un de ces moments où on aimerait disparaître…

Livres électronique au format PDF.

Bonne lecture!

OVNI: TIC (French Edition) Quatre jeunes adultes, aussi différents les uns des autres, partent en randonnée pédestre sur le sentier des sommets. Lors de leur aventure improvisée, ils recevront la visite d’un objet volant non identifié. Chacun d’eux aura l’occasion d’émettre son opinion sur l’origine de l’ét...

03/14/2025
Over The Edge, by WoRRoM 03/14/2025

Un équilibre fragile au bord du gouffre. Over The Edge par WoRRoM, hard rock libre de droits.

https://worrom.bandcamp.com/track/over-the-edge

A fragile balance on the brink. Over the edge by WoRRoM, royalty free hard rock.

Over The Edge, by WoRRoM track by WoRRoM

S.O.L.D.E.R.92 (French Edition) 03/06/2025

Amateurs de science-fiction, laissez-vous tenter par le premier chapitre de cette histoire post-apocalyptique se déroulant au cœur de l’abri antiradiation S.O.L.D.E.R. 92. Bonne lecture!

Chapitre 1

En touchant le loquet d’ouverture de la porte de sécurité, Deborah se remémora brièvement sa courte vie…

Il y avait déjà assez longtemps qu’elle était enfermée ici. Bien qu’elle ne se souvienne pas du jour où elle était entrée dans l’abri, elle savait qu’elle n’était pas faite pour cette vie sous terre. Tout ici était gris, froid, humide et mort. À commencer par ces murs de béton et de métal à perte de vue ainsi que des planchers en céramique froids à la couleur verdâtre. La plupart des pièces communes ne semblaient pas terminées. C’était certainement le cas de l’atrium à en juger par les tas de boiseries et les pots de peinture couleur ciel entassés un peu partout. Que dire de ces miroirs étranges sur les murs donnant sur l’extérieur de l’abri. Ils sont sensés nous rassurer car ils sont là pour nous protéger des radiations mais ils donnent un aspect d’infini à toutes les pièces. Il y en a même dans les dortoirs et les douches donnant l’impression que nous ne sommes jamais seul. Le matin où son père est mort, elle avait tenté de briser celui dans son dortoir à l’aide d’une pierre de maçonnerie mais il semblait fait d’un verre incassable.

L’abri était construit en forme d’étoile à six branches. En son centre il y avait l’atrium, connectant toutes les ailes ensembles. Chacune d’elle avait ses murs peints d’une couleur différente, peut-être pour mettre de la vie ou simplement pour ne pas se perdre. Elles étaient principalement constituées de dix dortoirs pouvant accueillir dix personnes chacun.

Dans l’aile orange se trouvait la salle des machines. Un bon choix de couleur vu la chaleur qui y régnait en permanence. Malgré l’énorme purificateur d’air qui s’y trouvait on pouvait ressentir le goût de la poussière dans notre bouche à chaque inspiration, exactement comme dans le rayon des vieux livres de la bibliothèque de l’abri. Même l’eau, qui avait un goût puissant de métal et de chlore, ne pouvait laver cette sensation de respirer l’air d’un vieux tombeau égyptien. Le gigantesque réservoir de métal, de la toujours humide aile bleue, était conçu pour abreuver 600 personnes pendant environ 100 ans. Il n’était pas près de s’épuiser au rythme où les gens mouraient.

L’eau, une fois bouillie, mélangée à du café ou du bouillon en poudre, perdait un peu de son goût métallique. Par contre, le cerveau de Deborah connaissait son arrière-goût. Impossible de le tromper, pas même avec une de ces boissons pour sportifs en sachet aux saveurs douteuses telles : iceberg, bleu cool, cerise glaciale, sucette glacée, méta-lunaire, fraise pastèque… ce très surestimé melon d’eau.

La seule boisson qui n’était pas faite à base de cette eau et qui était disponible en quantité, était le vin rouge. « Un verre par jour pour éloigner les radiations », disait l’ancien Docteur Brown. Pourtant ça ne l’avait pas sauvé lui! Deborah n’aimait pas le goût du vin. Il lui donnait l’impression de boire du sang de bœuf. Rien à voir avec la description des sommeliers : « On peut dénoter un goût de petits fruits, d’épices, de poivre et de vanille. Sa robe rouge lui donne l’apparence d’un coulis de rubis… » Quelle foutaise! Néanmoins, elle prenait sa ration de vin, comme tout le monde, à chaque jour, par principe.

En accord avec ce nectar divin elle devait manger une ration de l’armée à chaque repas. C’est la seule nourriture garantie sans radiation, il y avait de multiples choix : pâtes au poulet parmesan à l’odeur des vieilles bottes de son père, un beau mélange intégralement brun de lentilles au bœuf et légumes en sauce, chili mexicain tellement épicé qu’il obligeait à boire encore plus de cette eau dégoûtante, pommes de terre rissolées humides au faux bacon, un jaune orange salé de tortellinis au fromage à la sauce tomate, ragoût de bœuf à l’allure de nourriture pour chat, créole de poulet sec au riz brun desséché, poutine de frites molles avec un seul petit morceau de fromage fondu dans cette même et unique sauce brune… Un seul et unique goût ressortait de tous ces mets, le salé. Une nouvelle raison pour boire encore plus d’eau infecte. Quelques fois, on pouvait tomber sur un sachet de poires ou de pêches au sirop, un petit bonheur de courte durée dans cet enfer culinaire. Il ne faut pas oublier de mentionner que chaque repas était accompagné d’un petit pain compressé et déshydraté et d'une de ces mauvaises pilules d’iode au goût médicamenteux qui rappelle vaguement le fromage bleu.

Par le passé, lorsque la serre de l’aile verte était encore utilisée, ils avaient eu accès à des légumes frais : tomates, concombres, salades et fraises…, un pur délice pour les papilles d’une enfant. Et que dire des couleurs rouge et verte, du feuillage, des fleurs odorantes et sucrées, la vraie nature! Aujourd’hui dans la serre tout est brun, desséché et une légère odeur de pourriture règne dans l’air. On aurait pu la renommer l’aile brune si il n’y en avait pas déjà une. C’était Susan, la mère du petit James, qui s’occupait de la serre mais elle a emporté ses connaissances dans la tombe depuis plusieurs années. Susan avait été une des premières à mourir. Deborah avait bien essayé de prendre le relais mais les graines restantes semblaient séchées et sans vie. N’ayant accès à aucun engrais, la terre était devenue stérile. La macédoine en conserve était désormais l’option végétale la plus fraîche.

Tout le monde portait les mêmes vêtements gris à rayures verticales. Une combinaison une pièce à manches longues avec un gros 92 brodé dans le dos. La fragrance de la lessive était lavande chimique. Pour Deborah une odeur qui fait vomir. La même était utilisée à la toilette pour camoufler l’odeur de leurs sales besognes.

Le savon pour le corps vert pâle était gravé d’un trèfle à trois feuilles et dégageait un parfum fort pouvant camoufler la sueur d’un travailleur irlandais et peut-être même d’un farfadet. On devait l’utiliser aussi comme shampooing car personne n’en avait trouvé dans l’entrepôt. Il laissait parfois le cuir chevelu de la jeune fille sec et irrité.

La seule façon de se distinguer un peu des autres était par une originale coupe de cheveux. C’était du moins le cas avant que les sœurs Edkins, coiffeuses professionnelles, ne trépassent. Depuis ce temps, Deborah était devenue par défaut la coiffeuse officielle de l’abri. Aucun homme ne voulait se rabaisser à cette tâche féminine. N’ayant aucune expérience, et possiblement aussi pour assouvir une petite vengeance, tout le monde avait droit à la même coupe rasée le plus court possible tels des fantassins au front. Pour sa part elle se laissait pousser les cheveux le plus long possible pour pouvoir tailler les pointes au besoin sans avoir à demander l’aide de personne. Présentement ils lui arrivaient au-dessus de la taille. Elle aurait tellement aimée avoir un toupet bien taillé en dégradé ou un de ces « brushings » qui donne du volume.

Elle était fatiguée, presque sur le point de perdre conscience. Depuis que David, son mari, était entré dans l’infirmerie, situé dans l’aile rouge sang, il n’y avait plus d’espoir. Son rêve d’avoir un enfant venait de disparaître. Il était le seul candidat viable et il allait bientôt mourir lui aussi. En plus elle l’aimait depuis toujours, c’était le match parfait. Il était seulement un an plus vieux qu’elle. Elle le connaissait depuis qu’ils étaient entrés dans l’abri. C’était son ami de jeux depuis aussi longtemps qu’elle se souvienne et maintenant son amoureux. Leurs destins étaient liés, du moins c’est ce qu’elle pensait.

Les deux seuls autres hommes disponibles étaient le petit James et le vieux Bill. John, le père de James, avait demandé au Docteur Brown de le vasectomiser après la naissance de son fils croyant être la source de sa malformation. Il était donc exclu de la liste.

James est beaucoup plus jeune que Deborah, il est né dans l’abri. Il ne semble pas toujours présent à 100% dans sa tête, il a une jambe plus courte que l’autre et il titube tout le temps. Peut-être est-ce les effets secondaires des radiations sur le fœtus? Après tout, sa mère était morte de cette cause peu après l’accouchement. De plus, il a de la difficulté à s’exprimer clairement. Si elle se fie aux autres habitants de l’abri, elle est possiblement le dernier espoir pour la race humaine étant la dernière femme survivante. Néanmoins, elle ne veut pas de lui comme père de l’humanité.

Le vieux Bill était un ami de sa mère avant qu’elle ne meure elle aussi. Elle pense qu’ils ont eu une courte liaison amoureuse avant qu’elle ne rencontre son père. C’était du temps où ils restaient tous en dehors de ce maudit abri. On l’appelle le vieux Bill mais il ne doit pas avoir plus de 50 ans. Il est simplement le plus vieux en cet endroit et elle ne se rappelle pas l’avoir vu sans sa grosse barbe grise. Il empeste, en tout temps, la sueur et l’alcool. Il est constamment ivre et se plaît à dire « Au yâbe toutes ceuses qui nous ont quittés. J’peux ben pendre leus rations d’vin, y’en ont pu b’soin! » Elle ne peut pas supporter son regard. Il la dévore des yeux depuis toujours et ne cesse de lui dire « Bon yieu qu’tu r’ssembles à ta mère! » Plutôt mourir que d’avoir un enfant de lui!

Sa décision était prise, il était temps d’en finir mais elle n’avait pas le courage de mettre fin à sa vie. Il valait mieux laisser l’air du monde extérieur la tuer rapidement plutôt que de rester ici à attendre l’inévitable. Juste avant d’actionner le loquet d’ouverture elle eut une pensée qui pouvait gâcher son plan. La porte de sécurité ne pouvait s’ouvrir que si le niveau de radiations était sécuritaire. Le compteur Geiger-Müller à côté de la porte indiquait un nombre de 7954 mSv. Une dose mortelle et rapide. La porte ne s’ouvrira pas.

Elle n’avait plus rien à perdre. En utilisant ses dernières forces elle poussa la porte qui s’ouvrit avec un grincement aigu, soudain une alarme forte se fit entendre. Trop t**d, Deborah était déjà à l’extérieur de l’abri S.O.L.D.E.R.92.


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S.O.L.D.E.R.92 (French Edition) Deborah n'était pas faite pour vivre sous terre. Elle avait pourtant vécu presque toute sa vie dans cette prison souterraine qu'est l'abri antiradiation . Le destin venait subitement de changer la donne. Il était grand temps d'agir et prendre le contrôle de sa propre vie postapocalyptique.

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