Jean-Pascal Labille

Jean-Pascal Labille

Delen

Secrétaire général de Solidaris

20/05/2026

« On ne nous demande plus de soigner les malades, on nous demande de les compter. »

Je refuse que la question des malades de longue durée soit réduite à une logique comptable.

Derrière les chiffres, il y a des femmes, des hommes, des parcours de vie, des réalités de travail et de santé qu’on ne peut pas balayer d’un revers de main.

Ce ne sont pas les malades qu’il faut sanctionner mais le travail qu’il faut soigner.

Dans cette interview, je reviens sur les attaques visant les mutualités, sur la logique budgétaire à l’œuvre et sur la nécessité de remettre l’humain au centre.

Découvrez l’interview 👉 https://www.sudinfo.be/id1152219/article/2026-05-19/controle-des-malades-de-longue-duree-jean-pascal-labille-le-patron-de-solidaris

3,4 milliards d’euros de dépenses pour les médicaments 28/04/2026

Les dépenses de soins de santé liées à l’assurance maladie-invalidité devraient augmenter de 10,9 milliards d’euros entre 2025 et 2035. Avec une hausse de 3,4 milliards d’euros seulement pour les fournitures pharmaceutiques.

Depuis longtemps, Solidaris interpelle les politiques sur l’urgence de réguler le secteur pharmaceutique. Tous les rapports montrent que nous avions raison de tirer la sonnette d’alarme : il y a une opportunité d’aller chercher l’argent là où il se trouve pour le réinvestir dans les besoins nouveaux.

Nous rentrons bientôt dans un nouvel exercice budgétaire. Si le gouvernement s’obstine à réaliser des économies, qu’il le fasse sur les profits de l’industrie pharmaceutique.

Augmenter les tickets modérateurs sur les médicaments et ne pas s’attaquer aux surprofits de l’industrie pharmaceutique : n’y a-t-il pas un deux poids, deux mesures incompréhensibles pour les patients ?

Solidaris propose de modifier la loi afin d’intégrer le modèle du « fair price » comme base de négociation avec l’industrie pharmaceutique. Cette solution permettrait de négocier des prix justes pour les médicaments.

Dans le cadre de l’élaboration du budget INAMI, nous serons extrêmement vigilants à ce que les patients soient protégés et que la qualité des soins soit préservée.

3,4 milliards d’euros de dépenses pour les médicaments Solidaris appelle à cibler les surprofits plutôt que les patients

Photos from Solidaris Wallonie's post 24/04/2026

💊 Alors que certains patients renoncent encore à des soins, les systèmes de santé européens supportent des prix des médicaments largement déconnectés des coûts réels et de la valeur thérapeutique.

💸 Une récente étude estime que jusqu’à 27 milliards d’euros par an pourraient être économisés si les nouveaux médicaments étaient vendus à un prix juste. L’analyse a porté sur dix médicaments encore protégés par un brevet couvrant des traitements dans les domaines de l’oncologie, des maladies rares et des affections chroniques (dont les quatre illustrés ci-dessus).

➡️ Réduire la protection sociale au nom de contraintes budgétaires, tout en acceptant ces dérives, n’est pas une option. La question n’est pas celle du manque d’argent, mais celle de son utilisation. Le débat sur le financement de la sécurité sociale ne peut plus faire l’impasse sur le prix des médicaments.

🔎 Chez Solidaris, nous plaidons pour un changement de paradigme : une fixation des prix des médicaments transparente, publique et responsable, au service des patients et de la solidarité.

Partagez ce post pour que le hold-up cesse !

Plus d’infos 👉 https://bit.ly/4u4vXsq

17/04/2026

"Alors qu’une enquête journalistique menée par l’ICIJ à laquelle Le Soir a participé soulève des questions quant à l’accessibilité financière de certains traitements onéreux, la mutualité socialiste Solidaris remet, ce lundi, sur la table sa proposition d’instaurer un modèle de juste prix pour les médicaments".

👉 Pour récupérer près d'un milliard d'euros par an pour la sécurité sociale. De l'argent qui va jusqu'à présent injustement chaque année dans les poches des actionnaires de l'industrie pharma.

Lien vers l’article en commentaire.

16/04/2026

La même semaine où l’on découvre que l’industrie pharmaceutique ponctionne massivement la sécurité sociale, 150 soignants alertent sur le déremboursement de médicaments vitaux au nom de l’austérité.

D’un côté, on apprend que des patients atteints du VIH doivent désormais payer leurs médicaments.

Quand on parle de VIH, de tuberculose, d’insuline ou de chimiothérapie, on ne parle pas de confort : ce sont des traitements indispensables pour vivre. Même “modeste”, ce déremboursement touche des médicaments vitaux.

Et il fragilise la santé publique : sur le terrain, des soignants constatent déjà que certains patients interrompent leur traitement.
Or, pour le VIH et la tuberculose, arrêter de se soigner, c’est redevenir contagieux. Ce n’est pas seulement un risque individuel, c’est un risque collectif.

Chez Solidaris, on a vérifié les chiffres :
👉 90% des patients VIH ne sont pas protégés par le maximum à facturer (MAF).
👉 6.821 personnes devront payer, en tout ou en partie l’augmentation du coût du médicament.
👉 Et avec les hausses sur IPP et statines : double peine pour ces patients.

Et au même moment ?

Une enquête internationale révèle que le Keytruda, un médicament contre le cancer, est vendu jusqu’à 35 fois son prix juste, en Belgique.
👉 En Belgique : 2,6 milliards d’euros dépensés entre 2016 et 2025 par la sécu.
👉 Et globalement : jusqu’à 1 milliard d’euros de trop par an payé, par la sécu, à l’industrie pharmaceutique, tout médicament confondu.

De manière générale, l'industrie pharma dans son ensemble ferait payer jusqu’à 1 milliard d’euros de trop par an à la sécurité sociale en Belgique.

Donc résumons :

👉 On demande à des malades de “faire un effort”.
👉 On laisse des multinationales engranger des marges colossales.

Et entre les deux ? Un gouvernement qui parle d’économies.

Soyons clairs : ce n’est pas un problème d’argent. C’est un problème de choix.

Avec 1 milliard récupéré, on pourrait maintenir la gratuité des médicaments vitaux, mieux rembourser les soins et éviter des renoncements.

Mais pour ça, il faut une décision politique :
👉 fixer un prix juste, transparent et contraignant pour les médicaments.

S’attaquer aux patients, c’est facile.
S’attaquer aux géants pharmaceutiques, c’est autre chose.

Ce n’est pas une fatalité.
C’est un choix politique.
Et il est temps d’en changer

14/04/2026

Entre ses premiers remboursements en 2016 et juin 2025, le Keytruda aurait coûté jusqu’à 2,6 milliards d’euros à la Belgique, révèle Le Soir ce lundi. Selon notre étude, réalisée dans le cadre de la campagne pour le juste prix des médicaments, ce traitement serait vendu jusqu’à 35 fois son prix juste.

Celles et ceux qui demandent aux Belges de se serrer la ceinture en réduisant la protection sociale, au prétexte qu’il n’y aurait plus d’argent, doivent aujourd’hui prendre leurs responsabilités et cesser de pointer du doigts des boucs émissaires pour faire diversion. Il faut instaurer un modèle de “fair price”, afin de récupérer au moins 1 milliard d’euros par an sur les remboursements de médicaments.

13/04/2026

Pendant que certains patients renoncent à se soigner, l’industrie pharmaceutique surfacture honteusement à la sécurité sociale pour soigner ses actionnaires.

Une enquête internationale portée par plus de 120 journalistes dans 48 médias (dont Le Soir) sort aujourd’hui sur le médicament Keytruda (contre le Cancer) de la firme MSD (lien vers cette enquête édifiante en commentaire).

En Belgique, l’industrie pharmaceutique fait payer à la sécurité sociale 1 milliard d’euros de trop le prix de ses médicaments. Un milliard d’euros qui pourrait servir à rembourser davantage de soins, à mieux couvrir les patients, et à répondre à des besoins qui restent aujourd’hui sans réponse.

Rappelons nous l’affaire de la petite Pia, cette enfant atteinte d’une maladie rare, dont la famille a dû lancer une cagnotte géante pour réunir 1,9 million d’euros et accéder à un traitement. Dans un pays comme le nôtre, une telle situation ne devrait jamais exister.

Le problème est profond : une partie de l’argent issu des cotisations sociales est captée par de grands groupes pharmaceutiques qui utilisent notre solidarité collective comme une source de profits. Et pourtant, une large part de la recherche à l’origine de ces médicaments a été financée par la puissance publique, donc par la collectivité.

En Belgique, selon notre modèle de calcul du juste prix, et en prenant un médicament comparable comme l’Opdivo, nous estimons que le prix exigé par MSD pour le Keytruda pourrait être jusqu’à 35 fois supérieur à un prix juste, hors ristournes.

Ces constats confirment ce que Solidaris dénonce depuis longtemps. Nous avons fait campagne pendant 2 ans sur le juste prix des médicaments (voir lien en commentaire).

Le sujet n’est donc pas technique. Veut-on un système de santé qui soigne d’abord les patients, ou un système qui garantit des marges exorbitantes à quelques multinationales ?

Celles et ceux qui demandent aux Belges de se serrer la ceinture en réduisant la protection sociale, au prétexte qu’il n’y aurait plus d’argent, doivent aujourd’hui prendre leurs responsabilités et mettre en place un mécanisme clair, public et transparent de fixation du prix des médicaments.

08/04/2026

Le 9 avril, on descend dans la rue parce qu’on refuse de laisser casser ce qui fait tenir la société.

Quand on attaque la jeunesse, l’enseignement, la culture, l’enfance ou les maisons de justice, ce ne sont pas des lignes dans un budget qu’on coupe : ce sont des droits, des parcours de vie, des horizons qu’on abîme.

Face aux mesures d’austérité du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, on dit stop.
Stop aux économies dans des secteurs déjà à l’os.
Stop aux décisions qui précarisent encore plus les jeunes et les familles, comme la hausse du minerval.

Le 9 avril, on se mobilise pour des services publics forts, pour l’égalité des chances, pour un avenir digne pour toutes et tous.

📍 Rendez-vous le 9 avril à 9h30 à la Gare du Midi, à Bruxelles.
Jeunes, parents, enseignants, fonctionnaires, travailleurs des secteurs concernés : on est toutes et tous concernés.

26/03/2026

Le Ministre de l’Emploi Pierre-Yves Jeholet s’apprête à faire passer une réforme qui pourrait supprimer près de 3 500 emplois en Wallonie.

Oui, vous avez bien lu.

Les mêmes qui nous expliquent que les personnes sans emploi devraient “traverser la rue” pour trouver du travail… organisent la disparition de milliers d’emplois essentiels pour la collectivité.

👉 De quoi parle-t-on ?
Du dispositif SINE (Soutien à l’Insertion Économique).

Ce mécanisme permet à des personnes éloignées du marché du travail de retrouver un emploi… tout en rendant des services essentiels à la société.

📍 Exemple concret :
Dans les Centrales de soins à domicile de Solidaris Wallonie, 91 travailleurs et travailleuses sont engagés grâce à ce dispositif.
Chaque jour, ils accompagnent près de 4 000 patients vers leurs traitements : chimiothérapie, dialyse, examens médicaux…

Derrière ces chiffres, il y a :

des emplois réels
des parcours de réinsertion
et des milliers de patients qui dépendent de ces services

👉 En fragilisant le plan SINE, le gouvernement met en danger à la fois l’emploi ET l’accès aux soins.

Le texte doit encore passer en 3e lecture dans les prochaines semaines.
Il est encore temps d’agir.

J’ose espérer que le ministre de l’économie sociale, Yves Coppieters, entendra cet appel et pèsera pour une solution.

❓ Une question reste :
Pourquoi un Ministre de l’Emploi détruirait-il de l’emploi ?

👉 Mon analyse :
Ce n’est pas un accident.
C’est une vision.

Une vision qui affaiblit les protections, réduit les dispositifs d’insertion, et rend les travailleurs plus vulnérables… pour les pousser à accepter n’importe quelles conditions dans le secteur marchand. De plus, nous assistons à un transfert de richesse du collectif vers le privé. Il ne s'agit pas de faire des "économies". Les aides à l'emploi dans le secteur tourné vers les besoins collectifs (santé, aide à la personne, petite enfance, enseignement etc), sont transférés directement dans les entreprises marchandes sous forme de subsides.

Ce sujet ne fait pas la une des médias. Faisons monter la pression pour que Yves Coppieters puisse s'opposer à la destruction de ces emplois.

Plus d'info : voir en commentaire.

25/03/2026

Malades de longue durée : et si le gouvernement écoutait les personnes concernées ? C’est le travail qui doit s’adapter à l’humain, pas l’inverse.

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