Partie ALURE
22/03/2026
*2024 au Sénégal : une victoire du peuple à protéger, une coalition à préserver*
En politique, il y a des victoires qu’il faut savoir gagner.
Et d’autres qu’il faut absolument savoir protéger.
Le Sénégal est aujourd’hui à ce tournant.
*Le changement de 2024 appartient au peuple sénégalais.*
C’est une vérité simple.
C’est une vérité incontestable.
Le peuple a décidé.
Le peuple a imposé l’alternance.
Le peuple a ouvert une nouvelle page de notre histoire.
*Mais cette victoire populaire n’est pas née dans le vide.*
Elle a été rendue possible par un instrument politique décisif : la Coalition Diomaye Président.
*Dans un contexte marqué par la dissolution de PASTEF, aucune force isolée ne pouvait prétendre porter seule l’espoir national jusqu’à la victoire.*
Il fallait :
reconstruire un cadre légal,
élargir les alliances,
rassurer la nation,
et transformer une aspiration populaire en victoire électorale.
*C’est ce que la coalition a permis.*
Elle a été le socle.
Elle a été le cadre.
Elle a été la condition de possibilité du changement.
*Aujourd’hui, un glissement préoccupant s’opère.*
Des tentatives, parfois subtiles, parfois assumées, cherchent à :
fragiliser l’équilibre de la coalition,
reconfigurer le récit de la victoire,
ou affaiblir les fondements de cette dynamique collective.
*Il faut le dire avec clarté :*
toute tentative de remise en cause des équilibres qui ont permis la victoire de 2024 constitue une menace pour cette victoire elle-même.
*C’est pourquoi le moment appelle à une posture de lucidité et de responsabilité.*
*L’exigence de vigilance et de désolidarisation*
Le peuple sénégalais, auteur du changement, ne peut pas rester spectateur de sa fragilisation.
Il lui revient aujourd’hui de :
se désolidariser clairement de toute démarche visant à diviser ou affaiblir la coalition,
refuser les discours qui réduisent une victoire collective à des intérêts particuliers,
rejeter toute tentative, directe ou indirecte, de nuisance aux fondements de l’unité politique construite en 2024.
*Il ne s’agit pas de confrontation.*
Il s’agit de protection.
*Protéger quoi ?*
- La vérité du processus démocratique
- L’unité qui a permis la victoire
- La mission présente et future de transformation du pays
Une coalition victorieuse n’est pas un acquis figé.
C’est un équilibre vivant, qu’il faut défendre contre toute forme d’érosion.
*Préserver l’essentiel*
L’histoire politique montre une constante :
ce ne sont pas les adversaires qui détruisent les victoires,
mais les divisions internes et les erreurs d’appréciation.
Le Sénégal ne peut pas se permettre ce scénario.
*La responsabilité collective impose aujourd’hui une ligne claire :*
- défendre la coalition,
- *préserver ses fondements,*
- *et sécuriser sa mission.*
Car au fond, la vérité reste inchangée :
Le peuple sénégalais est l’auteur du changement.
La coalition en a été l’instrument.
Et toute fragilisation de cet instrument affaiblit la volonté du peuple.
*En substance*
L’heure n’est pas à la dispersion.
L’heure est à la consolidation, à la vigilance et à la protection.
Le peuple sénégalais a gagné en 2024.
Il lui appartient désormais de ne pas laisser cette victoire être affaiblie, détournée ou divisée.
20/03/2026
20/03/2026
**Bassirou Diomaye Faye : une institution au-dessus des turbulences, une responsabilité collective à préserver**
Dans toute démocratie mature, il existe une frontière nette entre la critique légitime et l’affaiblissement délibéré des institutions. Le Sénégal, fort de son héritage républicain, ne peut se permettre de brouiller cette ligne.
Bassirou Diomaye Diakhar Faye n’est pas seulement un homme. Il est aujourd’hui une institution. En tant que Président de la République, il incarne la Constitution, la continuité de l’État et l’espérance démocratique issue d’un moment historique sans précédent.
Mais il est également le produit d’une dynamique politique structurée : la Coalition Diomaye Président. Cette coalition n’est pas un simple attelage électoral. Elle est le socle politique, stratégique et populaire qui a permis l’alternance et qui demeure un levier essentiel pour la réussite de l’action publique.
Dès lors, toute tentative de désunion, de confusion ou de remise en cause désordonnée ne relève pas de la liberté d’expression constructive, mais d’un affaiblissement collectif.
Il faut le dire avec clarté :
* La critique est légitime lorsqu’elle est argumentée, responsable et orientée vers l’intérêt général.
* Mais l’invective, la désinformation, la surenchère et les attaques personnelles fragilisent l’État lui-même.
L’histoire politique, au Sénégal comme ailleurs, nous enseigne une leçon constante : les régimes ne chutent pas seulement sous la pression extérieure, mais souvent par leurs propres divisions internes. De Senghor à Wade, en passant par Diouf et Macky Sall, chaque séquence politique a été marquée par cette tension entre cohésion et fragmentation.
Aujourd’hui, la responsabilité est donc double :
**Responsabilité des acteurs politiques de la coalition :**
Faire preuve de discipline, de loyauté stratégique et de sens de l’État. Une majorité ne se fragilise pas publiquement sans conséquences.
**Responsabilité des citoyens et de l’opinion :**
Exiger des résultats, oui. Mais sans céder à la tentation du nihilisme ou de la déconstruction permanente.
**Responsabilité des élites et des leaders d’opinion :**
Éclairer, structurer, apaiser. Non attiser.
La Coalition Diomaye Président doit rester ce qu’elle a été à l’origine : un cadre d’unité, de cohérence et de transformation. Elle ne peut devenir un espace de rivalités désordonnées ou de règlements de comptes publics.
Ceux qui s’engagent dans des logiques d’escalade doivent être ramenés à une vérité simple :
on ne construit pas un projet national dans le bruit, la confusion et la défiance permanente.
Le moment exige de la hauteur.
Le moment exige de la discipline.
Le moment exige de la responsabilité.
Car au-delà des hommes, c’est la crédibilité de l’État, la stabilité des institutions et l’avenir du Sénégal qui sont en jeu.
**« On peut débattre dans une République ; on ne doit jamais fragiliser ce qui la tient debout. »**
20/03/2026
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*CAN 2025 : le jour où le droit du sport africain a été mis à l’épreuve*
Il est des décisions qui dépassent le cadre d’un match. Celle rendue par le jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF), déclarant le Maroc vainqueur d’une rencontre de la CAN 2025 sur tapis vert, deux mois après les faits, appartient à cette catégorie.
Car au-delà du résultat, c’est une question essentielle qui se pose : le football africain est-il gouverné par des règles stables, prévisibles et équitables, ou par des décisions susceptibles d’évoluer au gré des circonstances ?
*Le droit ne se résume pas à des règlements*
La CAF justifie sa décision par l'application des articles 82 et 84 de son règlement. Mais dans toute démocratie sportive, le droit ne se limite jamais à une lecture mécanique des textes. Il repose sur des principes fondamentaux reconnus par toutes les grandes juridictions, y compris le Tribunal arbitral du sport (TAS) : sécurité juridique, proportionnalité, égalité de traitement.
C’est précisément sur ces principes que cette décision interroge.
*Une compétition ne peut vivre dans l’incertitude*
Premier point : le temps.
Une décision prise deux mois après une rencontre bouleverse l’un des fondements du sport de haut niveau : la stabilité des résultats.
Dans la jurisprudence internationale, un principe s’impose avec constance : un résultat sportif ne peut être remis en cause que dans des délais raisonnables, sauf circonstances exceptionnelles solidement établies.
À défaut, c’est toute la compétition qui vacille. Les équipes ne savent plus si ce qu’elles gagnent sur le terrain leur appartient réellement. Les supporters doutent. Les partenaires aussi.
Une compétition dont les résultats peuvent être reconfigurés a posteriori devient une incertitude organisée.
*Sanctionner, oui. Mais avec mesure*
Deuxième point : la nature de la sanction.
Le forfait, entériné par un score de 3-0, constitue l’une des sanctions les plus lourdes dans le droit du sport. Il ne peut être prononcé qu’avec une extrême prudence.
Or, toute sanction doit respecter un principe simple et universel : elle doit être proportionnée aux faits. Cela implique d’examiner toutes les alternatives possibles, d’évaluer le contexte, et de justifier pourquoi la mesure la plus sévère s’impose.
En l’absence de cette démonstration rigoureuse, la sanction perd sa légitimité, même si elle trouve un fondement dans un texte.
*La preuve, pilier de toute décision crédible*
Troisième exigence : la preuve.
Dans tout système juridique digne de ce nom, une décision lourde ne peut reposer sur des approximations. Elle doit s’appuyer sur des éléments factuels clairs, établis, incontestables.
Sans cela, le doute s’installe. Et dans le domaine du sport, le doute est corrosif : il fragilise l’arbitrage, les institutions, et à terme, l’ensemble de l’écosystème.
*Interpréter un règlement, ce n’est pas l’appliquer aveuglément*
Quatrième point : l’interprétation des textes.
Les règlements ne sont pas conçus pour être appliqués hors contexte. Ils doivent être lus à la lumière des circonstances, de l’esprit du jeu et des principes supérieurs du droit.
Appliquer un article sans tenir compte de la réalité du terrain, c’est prendre le risque de transformer la règle en instrument d’injustice.
*L’enjeu de l’égalité et du précédent*
Enfin, une question cruciale demeure : celle de l’égalité entre les fédérations.
Toute décision qui semble isolée, non alignée sur des cas comparables, ouvre la voie à un soupçon de traitement différencié.
Plus encore, elle crée un précédent. Et dans le football africain, ce précédent pourrait être lourd de conséquences : demain, d’autres matchs, d’autres compétitions, pourraient être remis en cause selon des logiques similaires.
*Le rôle décisif du Tribunal arbitral du sport*
C’est dans ce contexte que le recours annoncé devant le TAS prend toute son importance. Il ne s’agit pas d’un simple appel. Il s’agit d’un moment de clarification.
Le TAS aura à répondre à une question simple mais fondamentale :
les règles ont-elles été appliquées dans le respect des principes universels du droit du sport ?
Selon sa réponse, il ne tranchera pas seulement un litige. Il fixera un cap.
*Un enjeu qui dépasse le Sénégal*
Ce débat ne concerne pas uniquement une nation, aussi légitime soit-elle dans sa contestation. Il concerne l’avenir du football africain dans son ensemble.
À l’heure où l’Afrique ambitionne de renforcer son influence dans les instances internationales, elle ne peut se permettre des zones d’ombre dans sa gouvernance sportive.
La crédibilité ne se proclame pas. Elle se construit, décision après décision.
*Rétablir une évidence*
Au fond, la situation actuelle nous ramène à une vérité simple, presque évidente :
le football ne peut exister sans règles,
et les règles ne peuvent exister sans justice.
Lorsque cette chaîne est fragilisée, ce ne sont pas seulement des équipes qui sont affectées. C’est l’ensemble du système qui perd en crédibilité.
Le moment est donc venu, non pas de s’opposer, mais de clarifier. Non pas de diviser, mais de renforcer.
Car de cette affaire dépend peut-être plus qu’un résultat :
elle engage la confiance que l’Afrique place dans son propre football.
Par Ousseynou Coulibaly
Technicien en techniques quantitatives de gestion
Spécialiste en audit et contrôle de gestion
Secrétaire Exécutif National chargé de la Communication – ALLURE (Alliance pour les Urgences de la République)
Engagé au sein de la Coalition Diomaye Président
*Réforme des agences publiques au Sénégal :* *l’économie budgétaire peut-elle justifier un* *risque institutionnel ?*
Au Sénégal, l’annonce de la suppression de plusieurs agences publiques, accompagnée de la mise en sursis de près d’un millier d’agents et d’une économie annoncée de 55 milliards de francs CFA sur trois ans, a ouvert un débat qui dépasse largement la seule question budgétaire.
Car si la rationalisation de l’État est une exigence légitime, une réforme administrative de cette ampleur ne peut être évaluée uniquement à l’aune des économies qu’elle promet. Elle doit aussi être examinée à travers les risques qu’elle peut faire peser sur l’efficacité institutionnelle, la continuité de l’action publique et la capacité stratégique de l’État.
Depuis plusieurs années, la question de la taille et de l’organisation de l’État sénégalais revient régulièrement dans le débat public. L’existence d’un nombre important d’agences a souvent été critiquée, certains y voyant une source de dispersion administrative et de dépenses publiques excessives.
Dans ce contexte, la décision de supprimer plusieurs structures est présentée comme une mesure de rationalisation destinée à améliorer l’efficacité de l’administration et à alléger les charges de l’État. Sur le principe, cette ambition peut difficilement être contestée. Aucun pays ne peut durablement se permettre de maintenir des structures publiques inefficaces ou redondantes.
Mais derrière cette logique de réduction des coûts se cache une réalité beaucoup plus complexe : celle du fonctionnement concret de l’action publique.
Car une agence publique n’est pas simplement une ligne budgétaire que l’on peut supprimer sans conséquence. Dans de nombreux cas, ces structures jouent un rôle opérationnel essentiel dans la mise en œuvre des politiques publiques.
Depuis plus de deux décennies, elles ont été créées pour répondre à un besoin précis : doter l’État d’outils plus souples et plus spécialisés afin de piloter des programmes complexes. Dans plusieurs secteurs — infrastructures, développement territorial, gestion de projets, coordination avec les partenaires techniques et financiers — les agences ont progressivement servi de bras opérationnels à l’action publique.
Les supprimer revient donc à modifier en profondeur l’architecture administrative à travers laquelle l’État agit.
Or, l’expérience internationale montre que les réformes institutionnelles de grande ampleur comportent toujours une part de risque. Lorsqu’une structure disparaît, sa mission ne disparaît pas pour autant. Elle doit être transférée vers une autre entité, souvent un ministère ou une direction administrative.
Mais ces structures ne disposent pas toujours des mêmes capacités opérationnelles ni de la même flexibilité dans la gestion des projets. La transition peut alors provoquer des périodes de flottement institutionnel, où les responsabilités deviennent moins lisibles et les circuits de décision plus lourds.
Dans ce type de situation, les politiques publiques peuvent subir des ralentissements qui ne sont pas immédiatement visibles dans les chiffres budgétaires, mais qui peuvent avoir des conséquences réelles sur le terrain.
À cette dimension organisationnelle s’ajoute un enjeu humain particulièrement sensible.
Les 982 agents concernés par la réforme représentent un capital de compétences accumulé au fil des années. Dans un État moderne, la qualité de l’action publique repose en grande partie sur la mobilisation d’expertises techniques : ingénieurs, économistes, spécialistes de projets, juristes, experts sectoriels.
Ces profils constituent une ressource stratégique pour la conduite des politiques publiques.
Toute réforme administrative qui fragilise ce capital humain doit donc être conduite avec une extrême prudence. La démotivation des agents, les départs vers le secteur privé ou la dispersion des compétences peuvent entraîner une perte de mémoire institutionnelle difficile à reconstruire.
Un autre aspect mérite également d’être pris en compte : le rôle des agences dans la coordination des programmes financés avec l’appui des partenaires internationaux. Dans plusieurs domaines, ces structures servent d’interface entre l’administration nationale, les bailleurs de fonds et les opérateurs économiques. Leur disparition ou leur restructuration peut introduire une période d’incertitude administrative susceptible de ralentir certains projets.
Mais c’est peut-être sur le plan financier que le paradoxe apparaît le plus clairement.
Les 55 milliards de francs CFA d’économies annoncés sur trois ans représentent environ 18 milliards par an. Rapportée au budget global de l’État sénégalais, cette somme demeure relativement modeste.
En revanche, les coûts indirects d’une réforme mal maîtrisée peuvent être bien plus élevés : re**rds de projets, réorganisation administrative, perte d’efficacité dans la gestion des politiques publiques.
C’est pourquoi la question centrale ne devrait pas être uniquement de savoir combien d’agences supprimer. Elle devrait être de savoir comment moderniser l’État sans affaiblir sa capacité d’action.
Dans toutes les administrations modernes, la réforme de l’État est une nécessité permanente. Les structures publiques doivent évoluer pour s’adapter aux nouveaux défis économiques, technologiques et sociaux.
Mais les réformes administratives réussies reposent toujours sur une méthode rigoureuse : audit des missions, préservation des compétences, et gestion rigoureuse des risques institutionnels.
Sans ces précautions, une réforme administrative peut produire l’effet inverse de celui recherché.
Dans un pays confronté à des défis majeurs — croissance économique, emploi des jeunes, transformation agricole, souveraineté énergétique, stabilité sociale — la capacité administrative de l’État demeure un facteur déterminant de réussite.
La modernisation de l’État est nécessaire. Mais moderniser l’État ne consiste pas seulement à supprimer des structures administratives. Cela consiste surtout à renforcer la capacité de nos institutions à produire des résultats pour les citoyens.
Dans ce domaine, la prudence stratégique demeure toujours préférable à la précipitation budgétaire.
*Par Ousseynou Coulibaly*
*Technicien en techniques quantitatives de gestion*
*Spécialiste en audit et contrôle de gestion*
*Secrétaire Exécutif National chargé de la* *Communication – ALLURE*
*Disciple mouride de la voie de Cheikh Ahmadou Bamba*
Partie ALURE https://whatsapp.com/channel/0029VbBegLi4SpkNzDQWa72g
*🇸🇳 LE MYTHE RÉVOLUTIONNAIRE FACE AU TEST DE LA RÉALITÉ*
Le Sénégal ne peut pas vivre de slogans
*Par Ousseynou Coulibaly* *Secrétaire Exécutif National de* *ALLURE – Chargé de la Communication*
Le Sénégal est à un carrefour historique.
Jamais une alternance n’a suscité autant d’attentes.
Jamais un discours de rupture n’a été aussi central.
Jamais une entrée dans l’ère pétrolière n’a coïncidé avec une telle promesse de transformation.
Mais une vérité dérangeante doit être dite :
Un pays ne se transforme pas par incantation.
Il se transforme par exécution.
*La révolution proclamée*
Le mot “révolution” est puissant.
Il crée une fracture morale :
D’un côté, l’ancien système.
De l’autre, le nouveau monde.
Il installe une dramaturgie :
Résistance. Combat. Victoire. Refondation.
Mais l’histoire enseigne une leçon simple :
Les révolutions authentiques bouleversent les structures.
Elles ne se limitent pas au récit.
*Ce que disent les faits* *(et que personne ne peut ignorer)*
*Croissance spectaculaire…* *mais sectorielle*
Le FMI projette une croissance supérieure à 8–10 % grâce au pétrole et au gaz.
Mais cette croissance est largement extractive.
Le secteur pétrolier :
mobilise du capital,
mobilise peu de main-d’œuvre locale.
La question stratégique est brutale :
Si la croissance est forte mais que le chômage reste élevé,
peut-on parler de révolution économique ?
*L’emploi : le talon d’Achille*
Plus de 80 % des emplois restent informels (ANSD).
Cela signifie :
précarité structurelle,
faible productivité,
absence de protection sociale.
Une révolution réelle se verrait par une formalisation massive et rapide.
Nous n’y sommes pas.
*Le pouvoir d’achat :* *le juge silencieux*
L’inflation a ralenti, certes.
Mais le citoyen ne vit pas dans les moyennes statistiques.
Il vit dans la réalité des prix accumulés.
Si les ménages ne ressentent pas un mieux-être tangible,
le discours s’épuise.
*Dette et contraintes*
Avec une dette autour de 70–75 % du PIB,
la marge budgétaire est limitée.
Une transformation ambitieuse exige des ressources maîtrisées.
La discipline financière n’est pas une option.
C’est une obligation.
*Le véritable danger :* *la confusion entre rupture politique et* *transformation économique*
Il faut le dire clairement :
Une alternance n’est pas une révolution.
Une victoire électorale ne restructure pas automatiquement l’économie.
Un leadership fort ne remplace pas une administration performante.
Le Sénégal peut réussir son entrée dans l’ère énergétique.
Mais cela exige :
réforme administrative profonde,
industrialisation rapide,
discipline budgétaire stricte,
gouvernance transparente.
Sans cela, la croissance pétrolière restera macroéconomique,
pas sociale.
*La psychologie nationale :* *le temps joue contre tout pouvoir*
Aujourd’hui :
L’adhésion émotionnelle est forte.
Le capital politique est élevé.
Mais l’histoire politique est constante :
Le capital symbolique diminue si les résultats tardent.
Le risque n’est pas la contestation.
Le risque est l’érosion progressive de la confiance rationnelle.
Et quand la classe moyenne rationnelle bascule,
le climat change.
*Le message stratégique au pouvoir*
La rhétorique révolutionnaire a mobilisé.
Mais la phase actuelle exige autre chose :
efficacité technocratique,
rapidité d’exécution,
indicateurs mesurables,
résultats visibles.
La révolution véritable sera administrative et productive.
Elle sera silencieuse, mais irréfutable.
*Le message au peuple sénégalais*
Un peuple mature ne se laisse ni envoûter ni manipuler.
Il soutient.
Mais il observe.
Il espère.
Mais il évalue.
Le patriotisme ne consiste pas à applaudir.
Il consiste à exiger la performance.
*Le message au monde*
Le Sénégal entre dans l’ère énergétique.
Le monde observe.
Nous serons jugés non sur nos discours,
mais sur notre capacité à transformer la rente en prospérité partagée.
L’Afrique a trop d’exemples de richesses mal converties.
Le Sénégal peut être une exception.
Mais cela exige plus que des mots.
*En substance : l’heure du test*
Le moment révolutionnaire proclamé arrive à son test décisif.
Soit :
La transformation productive s’accélère,
et le récit devient réalité.
Soit :
La croissance reste sectorielle,
et la promesse devient vulnérable.
L’histoire n’est pas écrite.
Mais elle ne pardonne ni l’improvisation ni l’illusion.
Le Sénégal n’a pas besoin d’un mythe révolutionnaire.
Il a besoin d’une révolution méthodique.
*Ousseynou Coulibaly*
*Secrétaire Exécutif* *National de ALLURE*
*Chargé de la Communication*
Partie ALURE https://whatsapp.com/channel/0029VbBegLi4SpkNzDQWa72g
🇸🇳 *UCAD* : *Restaurer l’ordre académique par la méthode, pas par la réaction*
À l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, les tensions récentes autour de la restauration, des bourses et des re**rds académiques ne doivent ni être minimisées ni instrumentalisées.
Elles doivent être comprises.
Ce qui se joue aujourd’hui à l’UCAD dépasse la question d’un repas impayé ou d’un calendrier perturbé.
Il s’agit d’un enjeu de stabilité nationale, de crédibilité institutionnelle et de cohérence dans l’action publique.
*Une accumulation de fragilités*
Les faits sont connus :
Des re**rds dans le paiement des bourses ;
Des cycles universitaires prolongés au-delà des durées normales ;
Une pression croissante liée au coût de la vie ;
Une tension autour de la restauration universitaire.
Pris isolément, chacun de ces éléments peut sembler gérable.
Mais combinés, ils créent un climat de frustration structurelle.
Un étudiant qui devait achever sa licence en trois ans et qui en met cinq subit :
Deux années supplémentaires de charges ;
Deux années de re**rd d’insertion professionnelle ;
Une pression financière accrue sur sa famille.
Lorsque, dans le même temps, les bourses arrivent tardivement, l’équilibre social devient fragile.
*La restauration universitaire* : *symbole d’un déséquilibre plus large*
La restauration est massivement subventionnée par l’État.
Elle constitue un effort réel de solidarité nationale.
Mais lorsque les revenus étudiants sont irréguliers, même un ticket subventionné peut devenir inaccessible.
La question n’est donc pas celle de la gratuité généralisée.
La question est celle de la synchronisation des politiques publiques.
_Un système mal coordonné génère ses propres crises._
*Le coût de la réaction dépasse celui de la prévention*
Chaque épisode de tension entraîne :
Mobilisation des forces de sécurité ;
Dégradations matérielles ;
Suspension des cours ;
Retards académiques supplémentaires.
Cette spirale est budgétairement et socialement inefficace.
La prévention, la planification et la régularité coûtent moins cher que la gestion répétée des crises.
*La responsabilité collective*
ALLURE, membre de la Coalition Diomaye Président depuis le 11 décembre 2025, assume sa responsabilité politique dans l’exigence d’efficacité.
Soutenir une coalition ne signifie pas se taire face aux dysfonctionnements.
Cela signifie contribuer à les corriger.
Notre position est claire :
La violence et les destructions ne sont pas une solution.
Mais l’improvisation et les re**rds structurels ne sont pas acceptables non plus.
La jeunesse sénégalaise mérite mieux qu’une gestion au coup par coup.
*Les mesures urgentes à engager*
ALLURE préconise :
1. La régularisation immédiate et complète des arriérés de bourses
Avec publication d’un calendrier annuel fixe et opposable.
2. La digitalisation intégrale des paiements
Pour garantir transparence, traçabilité et ponctualité.
3. La stabilisation nationale du calendrier académique
Une année universitaire doit correspondre à une année réelle.
4. Un fonds d’urgence alimentaire ciblé
Réservé aux étudiants les plus vulnérables, sur critères transparents.
5. L’institutionnalisation d’un dialogue mensuel permanent
Entre autorités universitaires, étudiants et ministère.
*L’enjeu dépasse l’université*
Un étudiant en re**rd, c’est un médecin en re**rd.
Un ingénieur en re**rd.
Un enseignant en re**rd.
Un entrepreneur en re**rd.
Chaque décalage académique est un décalage de croissance nationale.
La stabilité universitaire est une question stratégique.
*En substance*
La crise actuelle doit être une opportunité de réforme méthodique.
Le Sénégal a besoin :
D’une administration prévisible ;
D’un calendrier respecté ;
De bourses versées à temps ;
D’une restauration accessible et durable.
*Gouverner, c’est anticiper.*
Investir dans la jeunesse, c’est sécuriser l’avenir.
Nous appelons à une réponse rapide, structurée et responsable.
La stabilité de l’université conditionne la stabilité de la République.
*Ousseynou Coulibaly*
*Secrétaire Exécutif* *National de ALLURE*
*Chargé de la* *Communication*
*Membre de la Coalition* *Diomaye Président*
*11 décembre 2025*
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