Baptiste et Nous

Baptiste et Nous

Partager

Baptiste et Nous. j'essaie d'écrire un livre où je parlerai de ma vie de mamange 🕊️ et de maman ❤️

04/03/2026

𝗖𝗵𝗮𝗽𝗶𝘁𝗿𝗲 6 – 𝗟𝗮 𝘃𝗶𝘀𝗶𝘁𝗲 𝗰𝗵𝗲𝘇 𝗹𝗲𝘀 𝗯𝗲𝗮𝘂𝘅 𝗽𝗮𝗿𝗲𝗻𝘁𝘀

Le lendemain de l’échographie, nous prenons le train vers un village alsacien à côté de Schirmeck.
Je serre contre moi l’enveloppe contenant la photo. Ce simple morceau de papier a le poids d’un avenir.
Jean-Philippe bois une 8.6 en silence. Il est concentré, mais je vois son sourire discret. Celui d’un homme qui s’apprête à offrir une immense joie à ses parents.
La maison des beaux parents apparaît au bout du chemin. Cette maison que je connais bien. Celle où l’on est toujours accueillis avec chaleur.
Les "parents" ( mes beaux parents) son assis tranquille. Le "vieux" ( surnom affectif du père) regarde la TV et la "vielle" ( surnom de la mère) rempli ses mots casé. On rentre et on prépare le café.
Nous nous installons autour de la table de la cuisine. L’odeur du café flotte dans l’air. Le vieux parle de choses simples, du jardin, du temps.
Je sens mon cœur accélérer.
Jean-Philippe me regarde. C’est le moment.
Il sort doucement l’enveloppe et la pose devant eux.
« On voulait vous l’annoncer en personne. »
La vielle fronce légèrement les sourcils, intriguée. Elle ouvre.
La photo glisse entre ses doigts.
Il y a quelques secondes de silence.
Puis sa main tremble.
« C’est… ? »
Je hoche la tête.
« Oui. »
Les larmes montent immédiatement dans ses yeux. Le vieux pleure de joie.
« Vous allez être grands-parents. » dit mon fiancé
Les mots résonnent dans la pièce comme une bénédiction.
La vielle fait un bisou à son fils. Le vieux serre son fils longuement. D’homme à homme. Sans grand discours. Mais avec une fierté immense.
L’émotion est là. Forte. Mais différente de l’année passée.
Il y a la mémoire de Baptiste. Elle ne disparaît pas. Elle fait partie de nous.
Mais aujourd’hui, il y a aussi l’espérance.
Le vieux :
« On va prier pour lui. Chaque jour. »
Jean-Philippe m’entoure de son bras. Je me sens protégée. Soutenue. Entourée.
Nous restons l’après-midi à parler du futur. Des prénoms. Des dates. De la chambre. De l’organisation.
Je les observe. Ils n’osent pas trop s’emballer. La prudence est encore là. La blessure aussi.
Et c’est normal.
Quand nous repartons vers Saâles, je ressens une paix nouvelle.
Cette grossesse n’est plus seulement la nôtre.
Elle est portée par toute une famille.
Dans le train, Jean-Philippe prend ma main.
« Cette fois, on va jusqu’au bout. »
Sa voix est calme. Déterminée.
Je regarde le paysage défiler en écoutant Kyo.
Je pose la main sur mon ventre.
Oui, cette fois, nous avançons entourés, plus forts, plus conscients.
La vie ne remplace pas.
Elle continue.
Aujourd’hui, elle a été accueillie avec amour.

03/03/2026

Bonjour voici une petite présentation de ma page. N'hésitez pas à liker partager et commenter 😀. J'accepte les critiques constructives mais pas méchante ! ( Oui je fais des fautes de grammaire) Me conseiller sur la forme et d'éventuelles adresse de correcteur merci 😗. Bonne journée à vous tous.

02/03/2026

𝗖𝗵𝗮𝗽𝗶𝘁𝗿𝗲 5 "𝗗𝗮𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻"

Nous voici à l’échographie de datation du 4 juillet 2025, une date hautement symbolique.
4 juillet 2025 , L’échographie de datation,
Maternité de Sélestat 😍.
Le réveil sonne tôt.
Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres.
4 juillet.
La date brûle doucement dans mon cœur. L’anniversaire de naissance au ciel de Baptiste et l'anniversaire de mon fiancé… et aujourd’hui, notre première rencontre avec ce nouveau petit miracle.
Je m’habille avec soin. Jean-Philippe est plus silencieux que d’habitude. Il essaie d’être fort, mais je vois bien l’émotion dans ses yeux.
Dans le train qui nous mène à Sélestat, je garde une main posée sur mon ventre. Je ne dis rien. Je prie intérieurement. Pas avec des mots. Avec l’âme.
À la maternité, la salle d’attente est calme. Mon cœur bat vite. Trop vite. Après une heure d'attente on nous appelle enfin.
Je m’installe sur la table d’examen. Le gel est froid sur mon ventre. L’écran est tourné vers la sage-femme tout aussi froide.
Quelques secondes de silence.
Ces secondes paraissent interminables.
Et puis…
Un petit point apparaît.
Un petit être minuscule, parfaitement visible.
La sage-femme nous montre :
« Voilà votre bébé. »
Elle ajuste l’image. On distingue une forme. Une vraie forme. Et soudain…
Un clignotement rapide.
Un battement.
Son cœur.
Régulier. Vivant. Puissant.
Je retiens mon souffle.
Jean-Philippe serre ma main si fort que j’en ai presque mal. Mais je ne veux pas qu’il lâche.
La sage-femme mesure.
« Vous êtes enceinte depuis début mai. Environ 9 semaines d’aménorrhée.»
Je ferme les yeux une seconde.
Ce bébé était déjà là, discret, silencieux, pendant que nous apprenions à revivre après l’absence.
4 juillet, un an jour pour jour après la naissance de Baptiste.
Et aujourd’hui, la vie nous montre qu’elle continue.
Les larmes coulent, mais ce ne sont pas des larmes de tristesse. Ce sont des larmes de réparation.
Sur l’écran, ce petit cœur continue de battre. Comme une promesse.
La sage-femme imprime la première photo.
Je la tiens entre mes mains comme un trésor fragile.
En sortant de la maternité, l’air est doux. Le ciel est clair.
Jean-Philippe m’embrasse longuement sur le front.
« Il est là… » murmure-t-il.
Je pose ma main sur mon ventre.
Oui.
Il est là.
Et cette fois, nous avançons avec foi, avec force, avec amour.
Le train du retour semble différent. Plus léger.
Dans le train, mon homme appelle son frérot TomTom qui est heureux pour nous, grâce à dieu la vie est dénouveau là quelques semaines après le carême et Pâques. Le renouveau est là. À peine qu'il a su la nouvelle que TomTom fait une prière pour le petit. " Je vais être tonton merci bon dieu"😍.
Arriver au Burger king Strasbourg, Moi et Jean-Philippe on prend un menu et j'appelle Jean de Molsheim qui est vraiment trop heureux pour nous également. Et on se dit que on vas chez "les parents" ( parents de Jean-Philippe) demain pour leurs dire en personne c'est mieux que le téléphone. Ils vont être grand parents à nouveau mais cette fois d'un bébé en vie si dieu le veut.

À la maison, Yann nous attend. Il connaît la date. Il sait ce qu’elle représente.
Je lui tends simplement la photo de l’échographie.
Il comprend immédiatement.
Ses yeux se remplissent d’émotion.
« Le 4 juillet… » souffle-t-il.
Personne ne parle pendant quelques secondes.
Puis Yann nous prend dans ses bras.
« Baptiste veille. Et ce bébé arrive avec sa bénédiction. »
Ce soir-là, la maison ne porte plus seulement le souvenir.
Elle porte l’avenir.
Et moi, au fond de mon cœur, je sais une chose avec certitude :
Cette grossesse n’est pas un hasard.
C’est une continuité.
Une renaissance.
Et le 4 juillet ne sera plus jamais seulement une date de douleur.
Ce sera aussi le jour où nous avons entendu à nouveau un cœur battre.

Nous pouvons fêter les deux anniversaires Baptiste 1 an au ciel+ mon fiancé 36 ans au près de nous ❤️. On fait simple car fatiguée. Ça sera soirée tarte flambée.

04/05/2025

Baptiste et Nous
Chapitre 4, la surprise
Jour de l’ovulation – Chez nous à Saâles

Le matin, une lumière dorée filtre doucement par la fenêtre.

Aujourd’hui, c’est un jour précieux, un jour d’espoir.

On ne se presse pas. Jean-Philippe me prend dans ses bras avec toute la douceur du monde.

Nos regards se croisent et, sans un mot, nos corps se cherchent, se retrouvent.

C’est un câlin plein d’amour, de tendresse et d’envie de créer la vie.

Pas de stress, pas de pression. Juste nous deux, liés par ce désir profond d’agrandir notre famille.

Jean-Philippe pose tendrement ses mains sur mon ventre, comme pour bénir ce futur petit être qu’on appelle déjà de tout notre cœur.

Après l’amour, on reste blottis l’un contre l’autre sous les couvertures, écoutant les battements de nos cœurs apaisés.

Dehors, le vent joue doucement avec les feuilles, comme un murmure de promesse.

Quelques jours plus t**d ,Premiers signes d’espoir!

Le matin, le soleil éclaire notre maison d’une lumière douce et rassurante.

Je me réveille avec une sensation étrange… une impression de chaleur dans le bas-ventre, de fatigue agréable.

Jean-Philippe me prépare un petit déjeuner avec soin : croissants, jus d’orange, et mon thé préféré.

Il me regarde avec un sourire complice, comme s’il ressentait lui aussi que quelque chose est en train de changer.

En caressant doucement mon ventre, je murmure à voix basse :

"Tiens bon, petit miracle…"

On passe la journée tranquillement, entre promenade dans les rues calmes de Saâles et petites siestes câlines sur le canapé.

Le soir, en regardant un film blottis l’un contre l’autre, Jean-Philippe me serre un peu plus fort dans ses bras.

Sans rien dire, on rêve déjà à cette petite vie qui, peut-être, grandit doucement en moi.

Nous sommes désormais le 7 juin au matin, je me lève tôt, un peu nerveuse.

Quelque chose en moi me souffle que c’est le bon moment.

Dans la salle de bain encore tiède de la do**he de Jean-Philippe, je fais discrètement un test de grossesse.

Je pose le bâtonnet sur le rebord du lavabo, le cœur battant à toute vitesse.

Les minutes s’écoulent, longues comme une éternité…

Et soudain… deux barres.

Deux barres bien nettes !

Mes jambes flageolent, mes mains tremblent.

Je porte mes doigts à ma bouche pour retenir un cri de bonheur.

Les larmes montent toutes seules.

Jean-Philippe entre dans la salle de bain, s’inquiétant de mon silence.

Quand il voit mes yeux brillants et le test positif dans mes mains, il comprend immédiatement.

Il me soulève dans ses bras, riant et pleurant en même temps.

"On y est, mon amour… On y est !" souffle-t-il, ému.

7 juin l'anniversaire de Yann mon frère ❤️.Yann ce prépare pour son anniversaire, nous avons décidé de le fêter à Saint-Dié-des-Vosges.

On prend le train jusqu’à Saint-Dié, où on a réservé une pizzeria.

À table, pendant que tout le monde trinque, moi à la bière sans alcool,Jean-Philippe au picon et Yann au panaché je prends un instant pour appeler Yann dans un coin.

"Yann... Aujourd'hui, c'est ton jour… mais j’ai aussi une surprise à t’annoncer."

Intrigué, il me fixe.

"Tu vas devenir tonton..."

Son visage s’illumine, il me serre dans ses bras si fort que j’ai du mal à respirer, les larmes au bord des yeux.

Jean-Philippe nous rejoint et Yann le serre également contre lui.

"Baptiste veille sur vous... et sur ce bébé aussi" murmure-t-il avec émotion.

Le reste de la fête est rempli de rires, de souvenirs, d'espoir.

Un anniversaire inoubliable, qui marque un nouveau départ pour toute notre famille.

Après cette soirée pleine de rires et d’émotions à la pizzeria de Saint-Dié, on reprend le dernier train pour Saâles.

Il fait frais dehors, un doux vent d’été caresse nos visages pendant que l’on marche jusqu’à notre maison.

Notre maison de cœur, celle héritée de nos parents, notre cocon à Yann,moi et mon homme.

Jean-Philippe tient tendrement ma main.

Yann, à côté de nous, ne cesse de sourire.

On est heureux, simplement heureux.

Quand on arrive devant la maison, Domy vient nous accueillir en miaulant doucement sous la lumière de la lune.

On enlève nos chaussures dans l’entrée, bercés par le calme de la nuit.

Yann monte dans sa chambre après nous avoir encore serrés très fort dans ses bras. Il est impatient de devenir tonton.

Avec Jean-Philippe, on reste encore un instant dans le salon, silencieux.

On allume juste une petite lampe, et on s’installe sur le canapé, enlacés, à caresser doucement mon ventre.

"Bientôt, on sera trois à la maison…", murmure Jean-Philippe en embrassant tendrement mon front.

La maison semble respirer la paix et la promesse d’un nouveau bonheur.

Dehors, la nuit veille sur nous, comme un doux manteau d’étoiles.

27/04/2025

Baptiste et Nous ❤️

🔥Chapitre 3: l'espoir Renaît

Le 12 mai 2025, Le rendez-vous de l’espoir. On a pris cette décision mars après une journée où j'ai pleuré car j'avais encore mes règles. J'ai téléphoné pour prendre Rdv avec la gynécologue médical qui m'avait reçu en octobre 2023 avant la conception de Baptiste et que je n'ai pas rappelé car j'étais enceinte 🤰. Je me suis souvenue d'elle et je me dis que le miracle va de nouveau opéré. Avril, cycle 9 déjà, je maintiens le rdv car je suis toujours pas enceinte. Le temps est interminable !

Ce soir là,le12 mai,Jean-Philippe et moi quittons la maison main dans la main. Direction Strasbourg pour notre tout premier rendez-vous en AMP, à la Clinique Sainte Anne.

Une heure de train. C’est long. Le paysage défile, un mélange de vert et de ciel bleu. À Strasbourg, on enchaîne avec le tramway, puis un bus. On arrive devant la Clinique Sainte Anne, service AMP.

La gynécologue nous accueille avec douceur. Dans son bureau, elle nous écoute, attentive, presque maternelle. On parle de Baptiste, du deuil, de notre désir immense de devenir à nouveau parents. Elle pose des mots simples, rassurants. On se sent compris, soutenus. Elle nous explique le parcours, les examens, les étapes à venir. Et termine par un sourire :

— Je vous sens prêts. On va y aller étape par étape, mais vous avez toutes vos chances.

À la sortie, on se dirige vers Burger king. Avant de monter dans le train, on s'offre une petite pause goumande, Un rituel à nous, comme pour se donner du courage. Lui prend un menu avec un gros burger bien épicé, moi un wrap au poulet avec des frites. On rigole, on se détend, on profite. Le stress est là, tapi dans un coin du ventre, mais l’amour est plus fort.

— On a franchi une grande étape, je souffle, dit je.

— Et le meilleur reste à venir, il répond tendrement.

Sur le chemin du retour, on est plus légers, remplis d’un mélange de courage et d’espoir. Le 12 mai est une date que je garderai précieusement dans mon cœur.

Le soir du 12 mai, Un moment de tendresse.

De retour à la maison, le soleil commence doucement à décliner derrière les montagnes. On retire nos manteaux, un peu fatigués du voyage, mais le cœur apaisé. L’air est doux, une brise légère fait frémir les rideaux de la cuisine.

Jean-Philippe prépare un chocolat chaud , pendant que je me change, enfile ma chemise de nuit confortable. On s’installe tous les deux sur le lit, Domy ronronne à nos pieds.

On se regarde longuement. Pas besoin de mots. C’est un de ces soirs où tout se dit avec les yeux. On se rapproche, peau contre peau, comme pour se retrouver complètement. C’est tendre, lent, rempli d’émotion. On fait l’amour doucement, sans précipitation, comme une danse silencieuse entre deux cœurs liés par un même rêve.

Après, il me serre fort dans ses bras, une main posée sur mon ventre.

— Elle va venir, notre étoile, il murmure.

Je hoche la tête en silence, les larmes aux yeux, remplies d’amour et de foi.

Cette nuit-là, je m’endors contre lui, sereine. Dans mon ventre, un futur possible palpite déjà doucement.

15 mai, matin gris à Saâles

Le réveil sonne doucement. Je me lève, un peu engourdie, mais l'esprit clair. Je me rend compte que mes règles viennent d'arriver. C'est une petite déception, mais aussi une nouvelle étape. Elle prend une grande inspiration, regarde le ciel par la fenêtre, et murmure avec espoir :

— C’est parti, on y va doucement, mais sûrement…

Elle envoie un petit message à Jean-Philippe, déjà parti au travail :

«j'ai mes règles je vais pouvoir faire la prise de sang demain. À ce soir je t'aime»

16 mai,J2, 8h, laboratoire de Sâales,j'entre calmement dans le centre d’analyses médicales. J'ai dormi peu, mais je suis déterminée. On l’appelle :

— Madame!

Je m’installe, retrousse ma manche et sourit timidement à l’infirmière.

— C’est pour un dosage hormonal, premier test pour la PMA.

La prise de sang se fait en silence. Dans son cœur, elle pense à Baptiste, à Jean-Philippe… et au petit être qu’ils espèrent bientôt accueillir.

En sortant, elle regarde le ciel clair.

— Merci mon Dieu, une étape de plus.

Le soir :

Oh, j’ai reçu les résultats ! dis-je soudain.

Je clique. Mon cœur bat un peu plus vite. Quelques valeurs sont légèrement en dehors des normes. Je fronce les sourcils. Petit dérèglement hormonal. Ce n’est pas dramatique, mais ce n’est pas parfait non plus.

Jean-Philippe s’approche, curieux.

— C’est grave ? demande-t-il doucement.

— Non, je pense pas. Juste un petit dérèglement. On verra ce que la gynéco dira.

Le lendemain c'était au tour de Jean Philippe de faire son examen, il fit un bilan sanguin complet et un spermogramme.

Quelques jours plus t**d – Rendez-vous à la Clinique Sainte-Anne

Encore une fois, nous quittons notre maison de Saâles l'après midi.

Le petit vent frais nous accompagne jusqu’à la gare. Main dans la main, on monte dans notre train direction Strasbourg.

Dans le wagon, Jean-Philippe écoute de la musique en regardant les forêts défiler. Moi, je caresse doucement mon ventre en pensant à notre futur bébé.

Arrivés en ville, on reprend le tramway, puis un bus. On connaît presque ce trajet par cœur maintenant.

À la clinique, la gynécologue nous accueille avec un grand sourire réconfortant. Elle feuillette nos résultats et nous regarde tendrement.

— Rien de dramatique, dit-elle doucement. Vous avez seulement besoin d’un peu d’aide.

Elle nous prescrit alors des compléments alimentaires pour booster la vitalité des spermatozoïdes de Jean-Philippe.

Pour moi, elle ajoute un traitement à base de progestérone, pour bien préparer mon corps à accueillir une grossesse.

Je sens un grand soulagement m’envahir. On n'est pas seuls. On est entourés.

Jean-Philippe serre fort ma main.

Après le rendez-vous, on s’arrête dans un petit café en terrasse. On trinque au martini et picon , souriants, remplis d'espoir.

Le train du retour semble plus léger. À Saâles, la montagne nous accueille sous un ciel doré de fin de journée.

On sait que bientôt, la vie nous fera un merveilleux cadeau.

25/04/2025

𝘼𝙥𝙧𝙚̀𝙨 𝙪𝙣𝙚 𝙡𝙤𝙣𝙜𝙪𝙚 𝙥𝙖𝙪𝙨𝙚 𝙫𝙤𝙞𝙘𝙞 𝙡𝙚 𝙘𝙝𝙖𝙥𝙞𝙩𝙧𝙚 2

Baptiste et Nous

Chapitre 2 : Deuil périnatal et post-partum

Le deuil périnatal, nous venons tout juste de découvrir ce terme. C'est un deuil d'un bébé mort in utero, une IMG (interruption médicale de grossesse), une fausse couche… et certaines femmes en IVG peuvent aussi être dans ce type de deuil, mais nous ne rentrerons pas dans ce débat. Pendant ma grossesse, j'avais appris le décès d'une petite princesse née extrêmement prématurément, ce qui m'a bouleversée pendant plusieurs jours. Mais le vivre, depuis le 4 juillet 2024, c'est bien autre chose, car c'est mon histoire personnelle.

Je n'étais pas en état pour organiser les funérailles de Baptiste, heureusement Jean-Philippe a tout fait. Le 4 juillet, l'après-midi, il est allé voir les pompes funèbres. Nous ne croyions plus en Dieu, alors nous avons décidé de l'incinérer et d’organiser une petite cérémonie civile, rien que nous deux. Le 15 juillet à 14h30, c’était la cérémonie civile. C’était magnifique avec des chansons que l’on avait choisies.

Un ange dans le ciel - Kool Shen

Tel est ma prière - Kyo

Quelques choses de Tennessee - Johnny Hallyday

Seya - Gims

Après la cérémonie, nous nous sommes baladés dans le parc à côté de la chapelle. À 16h30, nous avons rendez-vous au crématorium où le petit cercueil a été incinéré. Là, on a éclaté en sanglots, c’était pas un cauchemar, c’était réel. Notre Baptiste était parti rejoindre mes parents, mes grands-parents et les amis de Jean-Philippe.

Le post-partum, en deuil, c’est sûrement différent du post-partum avec un bébé, mais c’est tout aussi réel. J’ai saigné après l’accouchement, j’étais fatiguée, j’ai eu le retour de couches… Et également des envies suicidaires. Malheureusement, cela arrive même aux mamans, car on est parfois laissées seules, sans soutien, après la naissance du bébé.

Heureusement, j’ai rencontré d’autres mamanges, comme moi, ainsi qu’une thérapeute spécialisée en deuil périnatal, formidable.

En septembre, nous avons essayé de concevoir bébé 2, mais malheureusement, cela n’a pas fonctionné. Décembre a été difficile, c’était notre premier Noël sans Baptiste et sans bébé 2. Mais malgré tout, nous avons su nous amuser. Nous sommes allés au marché de Noël de Molsheim, où nous avons bu du vin chaud et du rhum arrangé. C’était super. Nous allions aussi voir notre ami Nicolas, que nous surnommons Yaya, car il dit souvent "ya" à la fin de ses phrases.

Au même moment, depuis octobre 2024, je travaillais comme agent de restauration au lycée Camille Schneider. C’était un travail que j’aimais vraiment, mais qui, physiquement, ne me convenait pas. J’ai rencontré Marie, une collègue super, et ma cheffe de cuisine, Stéphanie, était douce et compréhensive. Je n’oublierai jamais ce travail.

Ensuite, après les vacances de Noël, j’ai commencé à travailler comme agent de nettoyage au lycée Henri Meck. Là aussi, j’ai rencontré des collègues inoubliables. Malheureusement, en février, mon contrat s’est terminé. Il n’y avait plus de remplacement à faire, mais ces expériences dans les lycées resteront gravées en moi.

Ce deuil périnatal est difficile, mais il nous renforce, malgré les nombreux clashs que nous avons eus. Notre amour est encore plus fort. Grâce à Yaya, Tom, un ami de Lyon, et aux parents de Jean-Philippe, nous avons pu surmonter cette épreuve. Et aussi grâce à Dieu ✝️. J’étais en colère, je l'avais ignoré, mais il m’a relevée. Désormais, je lui fais confiance à 200%. Merci la vie, merci l’univers et merci Jésus ✝️. Amen.

Enfin, depuis mars, nous sommes un peu plus dans la joie, même si chaque matin, nous pensons à Baptiste. Le 12 mai, nous avons rendez-vous avec une gynécologue spécialisée en AMP (PMA). C’est notre dernier espoir pour avoir bébé 2.

"La vie est joueuse, puisqu’elle sait compter les cartes, mais dans ma manche se cache un cinquième As."
— Kyo

05/03/2025

𝗕𝗼𝗻 𝗰𝗮𝗿𝗲̂𝗺𝗲 𝗮̀ 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗵𝗿𝗲́𝘁𝗶𝗲𝗻𝘀 ✝️

Bonjour les amhi 😀,

J'espère que vous allez bien et que vous avez bien profité de votre mardi gras 😀.

Aujourd'hui pour moi c'est mercredi des Cendres, l'ouverture de 40 jours de jeûne

🌟 Jeûn alimentaire: pas de viandes le vendredi, jeûn complet le mercredi des Cendres et vendredi saint. On peut aussi faire un repas léger par jour pour ceux qui le veulent. Moi c'est pas de viande le vendredi+ pas de bonbons ni chocolat 🍫 et aujourd'hui ainsi que vendredi saint je mange pas de la journée mais on s'hydrate ( ce n'est pas ramadan)

🌟 Jeûn des réseaux sociaux, les jeunes peuvent faire un effort pour diminuer les réseaux.

🌟 Prières ✝️ et ouverture aux autres.

🌟 Charité

🌟 Dimanche prières et bon repas.

Voilà un peu ma vie de Chrétienne pendant c'est 40 jours+ les dimanches. Merci l'univers, Jésus, Dieu merci ✝️

03/03/2025

𝗕𝗮𝗽𝘁𝗶𝘀𝘁𝗲 𝗲𝘁 𝗡𝗼𝘂𝘀

# # Chapitre 1: la naissance et la mort
4 juillet 2024, une date gravée pour toujours dans l'histoire de notre famille. 4 juillet 4h28, tu es né sans vie,sans un bruit. Comment est-ce possible? Tout à commencé en octobre 2023 après l'anniversaire de ta grand-mère paternelle,Marie, deux jours après, le 18 octobre 2023. J'ai fait un test de grossesse, j'y croyais pas, tu étais là, dans mon utérus. Mon homme Jean-Philippe a eu peur que ça soit un rêve mais non la prise de sang du 19 octobre était également positif. Ce n'est pas un rêve, on va devenir parents dans 9mois. Notre histoire a commencé ce jour béni du 19 octobre 2023.

Je me suis inscrite à "wemons", une super application pour futur maman, essaie bébé et maman. Là j'ai su qu'il fallait faire une échographie de datation. Qu'est ce que c'est ? Maman n'est pas là pour m'expliquer tout cela car elle est malheureusement décédé en septembre 2022. J'ai pris rdv sur Doctolib à 20 km de chez moi. Oui j'habite à la campagne dans un petit village du bas Rhin à la frontière entre l'Alsace et les Vosges, à 25 km de Saint-Dié-des-Vosges et 20 km de Schirmeck. J'ai été à mon rdv à la clinique saint Luc où une sage femme d'un âge avancé m'a ausculter. Elle m'a fait une échographie pelvienne où elle a vu un sac avec un embryon waouh qu'elle bonheur ! Son cœur battait vraiment bien.

Ensuite à 12 SA (12 semaines d'aménorrhée, sans règles) j'ai eu l'échographie du premier trimestre. Mon homme travaillais au périscolaire de Bishoffsheim où il fessait le ménage, chauffer les plats et faisait la plonge. Il a pris une pause se jour là de décembre 2023, pour m'appeler en vidio pour voir notre bébé. La sage femme nous a montré notre bébé et a examiné la nuque et son cœur. Tout était normal, il était en excellente santé et aucune suspicion de trisomie. Même si il aurait été trisomique on l'aurait gardé car on désirais ce bébé plus que tout.

Mars 2024, échographie du deuxième trimestre, c'est un garçon, un petit prince whaou nous étions au anges. Cette fois mon concubin était venu avec moi. Son cœur battait normalement, aucune anomalie à par de mon côté où une artère avait un problème alors on devait faire une échographie de contrôle en avril. Avril, toujours aucune anomalie et Rocky (surnom que on lui a donné) grandi bien et finalement l'artère est tout à fait normal.

En plus des grandes échographie, une sage femme nous faisait une échographie chaque mois lors du rdv mensuel. En effet, je suis de nature anxieuse et j'avais peur qu'il lui arrive quelque chose. Malheureusement elle était enceinte également alors elle s'est arrêté. J'étais à 7 mois de grossesse.

31 Mai 2024, fini les échographie c'était la dernière, elle a rien vu d'anormal et pourtant mon Baptiste avait un problème.

Juin 2024, on fête l'anniversaire de mon frère le 7 juin à Nancy, c'était une bonne journée, je me doutais pas que Baptiste était trop maigre ni qu'il jouait avec le cordon ombilical.

Nous voilà donc là veille de sa naissance le 3 juillet 2024, jour du terme. Le 2 juillet au soir je le sentais plus mais au doppler on entendait son cœur alors j'ai dormi sans craintes même si au fond de moi je me sentais mal. À 11h on s'est rendu à la maternité de Sélestat. Une équipe de sage femme nous a reçu dans la salle d'accouchement. Elle a sorti le doppler et là elle a pas trouvé le coeur alors elle appelle sa collègue. La collègue fait une échographie mais rien alors elle appelle le médecin. Le médecin fait une échographie et là toujours rien. Elle nous annonce " Je suis désolée, le coeur de votre bébé s'est arrêté". Tout s'effondre autour de nous. Comment est-ce possible en 2024 qu'il y a encore des morts in utero à terme ?

Mon cœur de maman saigne, Baptiste avait 9 mois dans mon ventre. Il a habité 9 mois plein en moi. Je suis maman ! À ce moment là j'avais envie de sauté par la fenêtre et mon homme qui pleurait pleurait pleurait ! Moi qui me disait que les sages femmes se sont trompés je vais accoucher et serrer mon bébé dans mes bras.

On m'a mis un tanpon vers 16h, on est retourné dans la chambre, mon homme est resté avec moi heureusement. Vers 22h on a commencé à dormir mais je me suis réveillée vers minuit avec des contractions. À 1h j'arrivais plus à les gérer j'ai appelé les sages femmes et mon homme. Jean-Philippe m'a conduit jusqu'à la salle d'accouchement sur le fauteuil roulant. Arrivée à la salle d'accouchement j'avais le choix entre morphine où péridurale. J'ai choisi la péridurale j'avais trop trop trop mal. Vers 4h j'étais ouverte à 10! C'est l'heure de pousser ! C'était silencieux et pour me donner du courage une sage femme demande à mon homme si on voulait de la musique. Sans hésiter il mit Gims "Spider". 4h28, Baptiste 🕊️ tu es né sans vie, sans cri et sans pleure. Le cordon ombilical s'était enroulé 5 fois autour de ton coup. Pourquoi à Schirmeck on nous a pas fait une échographie au 8 ème et 9 mois on aurait vu le cordon s'enroulais ?!

4 juillet 2024 4h28, une date inoubliable tu es né sans vie le jour de l'anniversaire de ton papa né le 4 juillet 1989.

**Punaise ! Et voilà le début du deuil périnatal.**

Vous voulez que votre personnage public soit Personnage Public la plus cotée à Strasbourg ?
Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.

Site Web

Adresse

Strasbourg