Soucis des champs, pensées sauvages

Soucis des champs, pensées sauvages

L'association "Soucis des champs, Pensées sauvages" a pour objectif le recueil et la transmission d'informations aussi bien théoriques que pratiques sur les plantes et leurs usages paysans, en particulier culinaires et médicinaux.

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Et c'est partie !!

03/09/2021

🌿🐝 Bonjour à toutes et à tous 🐝🌿

La 5eme édition de Miel & Frigoule aura lieu le Dimanche 10 Octobre 2021!

Cette année encore, producteurs de plantes aromatiques et médicinales et apiculteurs vous recevront avec plaisir tout au long de la journée pour vous présenter leurs activités et leurs produits, qui font partie intégrante de notre patrimoine local.

Vous attendent des rencontres avec les producteurs, des conférences, des animations tous publics, des démonstrations, et d'autres activités qui rythmeront cet événement dans un esprit des plus convivial.
La projection d'un documentaire aura également lieu le samedi soir au cinéma Le Palace.
Le programme complet sera diffusé très prochainement!

Nous réinvitons les exposants et animateurs à publier dans les commentaires les liens vers leurs pages Facebook ou sites internet afin de susciter l’intérêt autour de vos pratiques!

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Soucis des Champs Pensées Sauvages 30/08/2021

Soucis des Champs Pensées Sauvages

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28/07/2021

L'Héliotrope d'Europe (Heliotropium europaeum) appartient à la famille des boraginacées comme la bourrache, le myosotis ou la consoude. C'est une plante des sols durs et secs, des bords de route voire des trottoirs largement répandue en Afrique du Nord, en Australie et en Europe méridionale. Elle tire son nom (du grec "hêlios" - soleil - et tropos - se tourner vers -) du fait que son feuilage se tourne en direction de l'astre solaire. La plante entière est toxique du fait de sa teneur en alcaloïdes pyrrolizidiniques qui lui permettent de se défendre face aux herbivores. Si on lui connaît peu d'usage, il est possible qu'elle ait été utilisée comme "herbe aux verrues", a l'instar de sa cousine africaine heliotropium indicum ou de la chélidoine, plus connue sous nos latitudes.

L'Héliotrope d'Europe (Heliotropium europaeum) appartient à la famille des boraginacées comme la bourrache, le myosotis ou la consoude. C'est une plante des sols durs et secs, des bords de route voire des trottoirs largement répandue en Afrique du Nord, en Australie et en Europe méridionale. Elle tire son nom (du grec "hêlios" - soleil - et tropos - se tourner vers -) du fait que son feuilage se tourne en direction de l'astre solaire. La plante entière est toxique du fait de sa teneur en alcaloïdes pyrrolizidiniques qui lui permettent de se défendre face aux herbivores. Si on lui connaît peu d'usage, il est possible qu'elle ait été utilisée comme "herbe aux verrues", a l'instar de sa cousine africaine heliotropium indicum ou de la chélidoine, plus connue sous nos latitudes.

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Photos from Soucis des champs, pensées sauvages's post 26/03/2021

Corydale à bulbe plein (corydalis solida) photographiée en Lozère, sur la commune de Prévenchères.
La corydale est une plante toxique dont le tubercule était néanmoins consommé pour son amidon par des peuples du Sud-Ouest de la Russie (dont les Kalmouks, seul peuple historiquement bouddhiste d'Europe dont les ancêtres viennent du Xinjiang où vivent les Ouïghours).
Les principes actifs de la plante sont utilisés entre autres dans des traitements contre la maladie de Parkinson. La corydaline est un alcaloïde aux propriétés narcotiques à faible dose dont l'action sur la moelle épinière peut à forte dose entraîner la paralysie.

24/09/2020

Actuellement en pleine floraison dans les basses-Cévennes (et depuis quelques semaines)...
La sarriette vivace (satureja montana) est un sous-arbrisseau aromatique, condimentaire et médicinal, employé depuis l'Antiquité. On l'appelle localement "pèbre d'aï" (ou "poivre d'âne"). Elle pousse spontanément dans le sud de la France, surtout le Sud-est, jusque dans les Hautes-Alpes, l'Ain ou la Lozère, sur les sols calcaires et pauvres, dans les endroits suffisamment lumineux et ou la température baisse suffisamment en hiver, jusqu'à 2000m d'altitude. On la retrouve également sur tous le nord du pourtour méditerannéen, de la Syrie à l'Espagne, et, d'introduction plus récente, au Portugal et au Texas.
Sa parente, la sarriette annuelle (satureja hortensis), cultivée, partage sensiblement les mêmes propriétés (bien que moindres pour le Dr Valnet).
La sarriette est employée en phyto-thérapie principalement pour son huile essentielle, observable avec une loupe sur les faces inférieures des ses feuilles). Riche notamment en carvacrol et en thymol, qui lui confère des propriétés anti-infectueuses et immuno-stimulantes (activité principalement dans l'appareil respiratoire, les intestins et la sphère uro-génitale), l'HE de sarriette est très caustique, on évite donc absolument le contact avec les muqueuses et de préférence avec la peau, et l'on ne l'utilise pas en aérosol, ni pour les femmes enceintes et les jeunes enfants.
La plante entière a des propriétés anti-virales, anti-fongiques et anti-bactériennes mais aussi anti-oxydantes, anti-spasmodiques et légèrement anti-dépressives. Elle est également préconisée dans les fatigues chroniques (tonique cortico-surrénal et hypertenseur).
Ses propriétés expliquent sa présence dans des prescriptions en vue de soigner des pathologies aussi variées que mononucléoses, indigestions, asthénies (physique, nerveuse ou sexuelle), diverticulites, ballonements, bronchites, cystites, candidoses, prostatites, diarhées infectieuses...
La médecine provençale ancienne s'en servait également pour soigner les caries dentaires.
Le caractère médicinal de la plante devrait davantage inciter à l'utiliser comme plante condimentaire, et pas seulement pour contrer les effets des légumineuses sur la digestion. Son nom viendrait du latin satura (ragoût, farce). Elle entre dans la composition traditionnelle du mélange dit "herbes de Provence" (avec le thym et l'origan). La tradition qui consiste à parsemer de sarriette les fromages de chèvre frais ne s'explique pas seulement pour la saveur mais aussi pour le caractère anti-fongique de la plante.
La floraison tardive de la sarriette, d'août à octobre, est par ailleurs une aubaine pour les insectes comme les abeilles qui n'ont pas toujours grand chose à se mettre sur la langue à cette péripode.

(Sources : Dr J.Valnet, Dr J.-M.Morel, P.Lieutaghi)

04/08/2020

La nigelle aromatique (ou cumin noir, nigella sativa), l'herbe à poivre (houttuynia cordata), l'absinthe chinoise (ou armoise annuelle, artemisia annua), sont trois des plantes qui ont obtenue une certaine attention dans la recherche de traitement curatif ou préventif contre la maladie induite par le SARS-CoV-2. Ces plantes sont utilisées à des fins médicales (au moins) depuis l'Antiquité, en Égypte ou en Chine.
On peut également citer d'autres plantes dont un ou plusieurs des principes actifs pourraient avoir une action bénéfique pour combattre la maladie ou ses complications, en curatif ou en préventif : le thym vulgaire à linalol, la mélisse officinale, le lindera aggregata, la sarriette, l'arnica, le laurier noble, la benoîte commune, le myrte vert, l'eupatoire chanvrine, le lycoris rouge, le thé, la fougère asiatique pyrrosia lingua, la citronnelle (des Indes), le ravintsata, le piment de la Jamaïque, l'éphédra chinois, l'eucalyptus radié, l'eucalyptus commun, la scutellaire du Baïkal, la réglisse, le niaouli, le cyprès commun, le gingembre, etc. ou encore le quinquina dont est indirectement issu la chloroquine...
Bien loin de toute démarche scientifique (si telle était le cas, celle-ci serait alors à rapprocher plus de l'ethnobotanique que de la médecine !), il s'agit ici simplement de diffuser une information liée aux usages des plantes... Il convient néanmoins de rappeler que si certaines plantes utilisées par la pharmacopée sont d'usage alimentaire courant, d'autres sont très fortement toxiques.
Les plantes, à la différence de la plupart des médicaments issus de la chimie de synthèse, sont un véritable cocktail de principes actifs mais ceux-ci sont présents en bien moins grande quantité que dans les préparations pharmaceutiques monomoléculaires (il y a par exemple bien moins de dérivés salyciliques dans une tisane de reine des près que d'acide acétylsalicylique dans une dose d'aspirine). Les teneurs en principes actifs peuvent par ailleurs varier en fonction des conditions où les plantes croissent et de comment elles sont ensuite conditionnées. Notons que les modes et voies d'administration sont aussi un des éléments majeurs à prendre compte lorsqu'il est question de traitement (par exemple, la voir rectale est à privilégier pour l'administration d'huiles essentielles dans le cas d'une maladie pulmonaire).
La prudence est de rigueur (aussi) en matière de plantes, quelque soit l'usage que l'on en fait et surtout si il s'agit d'un usage médical.
Les savoirs en phytothérapie se développent depuis l'aube de l'humanité (la zoopharmacognosie pourrait suggérer davantage...), mais ils n'en sont qu'à leurs prémices, tant à cause de l'immensité du monde végétal, qu'aux atteintes innombrables contre les populations et les savoirs "indigènes" ou "paysans" sur tous les continents, ou à l'acharnement des sciences modernes et des laboratoires pharmaceutiques à saper toutes expériences et connaissances empiriques pour mieux s'en réserver les bénéfices.
L'intérêt que suscite la médecine par les plantes ne peut s'épargner un regard sur l'histoire des connaissances liées aux pathologies comme aux remèdes, une histoire faite d'expérimentations mortifères, d'appropriations des savoirs, de conflits pour la ressource, de commerce sans scrupule.
L'histoire médicale, en terme de pharmacopée notamment, mais aussi en terme de gestion des crises sanitaires, est faite, à minima, de tâtonnements et d'erreurs. Cette épidémie du Covid-19 a semble t'il tendance à nous le faire oublier, notamment lorsque l'on aborde telle mesure sanitaire, telle molécule, tel vaccin à venir ou tel mélange de plantes comme un remède miracle...

Pour qui souhaiterait aller plus loin sur les recherches en cours autour des plantes et du Covid-19 :
> Wikiphyto, (Dr J-M. Morel) : www.wikiphyto.org
> et, par exemple :
- Sur l'action de Nigella sativa (en anglais)
https://chemrxiv.org/articles/Identification_of_Compounds_from_Nigella_Sativa_as_New_Potential_Inhibitors_of_2019_Novel_Coronasvirus_Covid-19_Molecular_Docking_Study_/12055716/1
- Sur l'action d'Houttuynia cordata (SARS-CoV, 2008, en anglais) https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0378874108001529

01/08/2020

Le cardon et l'artichaut sont issus d'une même plante originaire de la Méditerrannée (espèce Cynara cardunculus) . Les tiges centrales et les jeunes capitules du cardon sauvage, dont l'usage était répandu dans l'Antiquité, sont encore consommées de nos jours au Maghreb. Selon Pline, les Romains semblaient les apprécier grandement, et les conservaient confits au vinaigre délayé au miel et assaisonné de cumin et racine de laser.
La plante était largement cultivée à l'époque d'Al-andalous. C'est probablement en Espagne que la sous-espèce scolymus (ou le groupe "artichaut") a vu le jour, probablement des sélections variétales effectuées au fil du temps. Ce n'est qu'au XVIe siècle que l'artichaut connaîtra un véritable succès, via l'Italie. La mode arrive en France suite au mariage de Catherine de Médicis et Henri III.
Aujourd'hui, c'est surtout dans les pays du Sud de l'Europe que le capitule est consommé. Le cardon quant à lui est encore plus difficilement apprécié, connu principalement dans certaines régions françaises comme le Lyonnais, la Provence, les basses Cévennes et la Touraine ou encore au Portugal, en Espagne, au Maghreb et en Italie.
L'Italie et l'Espagne produisent la majeure partie des cardons (18000t chacune) et sont parmi les principaux pays producteurs d'artichaut derrière l'Egypte (le Pérou et l'Argentine en produisent également des quantités importantes).
L'artichaut a longtemps eu une réputation sulfureuse et a été associé au relâchement des moeurs ("avoir un coeur d'artichaut" signifie être volage).
La plante est par ailleurs utilisée comme plante médicinale au moins depuis l'Antiquité et on lui reconnaît toujours de nombreuses propriétés : dépuratif, diurétique, stimulant du foie et de la vésicule biliaire, antioxydant, antipléthorique, etc. Il est utilisé dans des pathologies comme le diabète, le cholestérol, l'hypertriglycéridémie...

07/07/2020

La fleur d'Onagre (Oenothera biennis), s'ouvre le soir pour se refermer avant le lendemain midi, raison pour laquelle elle a pour noms "evening primrose" en anglais, "diego de noche" en espagnol, "boa tarde" en portugais... Originaire d'Amérique du Nord où les amérindiens l'utilisaient comme plante médicinale et comme plante alimentaire, elle a été introduite au XVIIe siècle en Europe. Si ses jeunes pousses ou ses feuilles peuvent se consommer en légume, ce sont surtout ses racines, apprêtées comme des salsifis, qui lui ont valu d'être cultivée et surnommée "jambon du jardinier". Aujourd'hui, elle est cultivée pour l'huile extraite des ses graines, médicinale et complément alimentaire, et pour la production d'acides gamma-linolénique et de prostaglandines. En Europe, elle s'est naturalisée en bord de rivière et dans les terrains sableux. Son nom d'Oenothera viendrait des mots grecs "oinos" (vin) et "thér" (sauvage) mais l'explication est assez floue. Pour les uns, cela viendrait des "propriétés vineuses" de la plante dont la racine sentirait le vin... Pour les autres, ce serait pour la raison que la plante, trempée dans du vin, aurait la propriété d'aider à apprivoiser les bêtes sauvages...

27/06/2020

Le tournesol sauvage serait originaire du centre des Etats-Unis. Les premiers restes de tournesols domestiques datent de 1000 avant JC en Arizona mais les graines de tournesols sauvages étaient ramassées bien avant et la pratique a perduré puisque elle était encore observée chez les shoshones au début du XIXe siècle. Un second centre de domestication, avec des graines plus grosses, datant de 290 avant JC, a été découvert dans l'Etat de Morelos au Mexique.
Le tournesol était associé chez les Aztèques au dieu de la guerre, Huitzilopochtli, divinité solaire. Comme ils l'ont fait pour l'amarante, les Espagnols ont sans doute cherché à bannir la plante du Mexique à cause de signification païenne. Arrivé en Europe par l'Espagne, le tournesol y est avant tout considéré comme plante ornementale avant que ne soit redécouvert l'usage de ses graines, d'abord comme alimentation pour les volailles. Lorsqu'au début du XVIIIe siècle l'Eglise orthodoxe russe interdit la consommation des aliments riches en gras pendant le carême et la période précédent Noël, elle omet le tournesol, nouvellement introduit et presque inconnu. Les paysans le cultivent alors pour son huile et les premières usines de trituration apparaissent vers 1830. La teneur en huile des graines est améliorée, passant de 20 à 30% en 1920 à 45% en 1955. En 1950, face aux problèmes d'alimentations en huile coloniale, les recherches agronomiques européennes s'orientent vers la production d'hybrides F1 puis en 1969 un chercheur de l'INRA de Clermont-Ferrand fait une découverte qui permet le doublement de la production mondiale (37,3 millions de tonnes en 2012).
(Source : Michel Chauvet, Encyclopédie des plantes alimentaires)

27/06/2020

Le mélilot blanc (melilotus albus) a les mêmes usages que le mélilot jaune (mélilotus officinalis). Connu comme fourragère appréciée des chevaux et comme "mauvaise herbe" envahissante le mélilot est aussi un excellent engrais vert, une plante mellifère, une médicinale (veinotonique, anti-oedémateux...) et une plante aromatique. Les mélilots contiennent un glucoside, le mélilotoside, qui se transforme en coumarine (composé aromatique que l'on retrouve notamment dans la fève tonka, l'aspérule odorante, la cannelle de Chine ou l'herbe de bison), qui lui confère des saveurs qui évoquent le foin coupé, de vanille, d'amande et de miel. Le mélilot blanc, comme le mélilot jaune, s'emploie pour aromatiser crèmes anglaises ou pâtissières, glaces, flans, biscuits ou même purées ou sauces. On utilise la plante fraîche ou sèche que l'on fait infuser ou de la poudre de plante sèche finement tamisée. Fleurs et graines ont par ailleurs servi à l'aromatisation de fromages.
NB : Il convient d'apporter le plus grand soin lors de la cueillette et du séchage de la plante car sous l'action de moisissure le mélilotoside (coumarine) peut se transformer en dicoumarol, substance fortement toxique. Il faut donc éliminer toute partie abîmée et veiller à ce que la récolte sèche rapidement, sans noircir.

Soucis des champs, Pensées sauvages

L'association, créée début 2020, a pour objectif le recueil et la transmission d'informations sur les plantes et leurs usages paysans, en particulier culinaires et médicinaux. L'association a pour vocation la mise en place d’outils tels que des publications papier ou sur Internet, une bibliothèque, des plantations, des ateliers, etc. Elle compte également organiser des manifestations culturelles, des moments d'autoformation et de partage des connaissances, des essais culinaires, des dégustations, des promenades botaniques...

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