Farid Chaachoua

Je m'inspire des faits d'actualités, des faits de société et très souvent, se sont des réminisc

23/06/2022

« FRAGMENTS » exposition du peintre Farid Chaachoua, Galerie 41, Lyon, Mai 2022
Farid Chaachoua est un peintre d’origine aurésienne bien connu des Lyonnais puisqu’il habite dans cette ville depuis 1998 et a déjà eu l’occasion d’y montrer sa production artistique, suffisamment nourrie pour qu’on puisse y reconnaître à la fois sa manière et son évolution.
Pour ne parler que de ce que donne à voir son exposition actuelle (mai 2022), elle propose à la fois plusieurs formes de complexité et plusieurs raisons de séduire et de retenir l’attention.

Cela fait maintenant nombre de décennies que la peinture occidentale nous pose la même question : est-elle abstraite et figurative ? et dans le cas de Farid Chaachoua, on ne peut répondre que les deux à la fois, comme le prouvent notamment les titres qu’ils donnent ou ne donnent pas à ses tableaux, les uns n’évoquant rien d’autre que des questions purement techniques (« technique mixte sur papier », « acrylique sur papier »)parce qu’ils sont « sans titre », tandis que d’autres nous orientent vers des interprétations parfois chargées d’affectivité (« brisure », « mélancolie », « exils »).
De toute façon, il serait difficile de trouver une vraie différence entre ces deux catégories, d’une part parce que la couleur et les lignes parlent d’elles-mêmes si l’on peut dire et impliquent une entière participation du peintre à ce qui est montré si « abstraitement » que ce soit, d’autre part parce qu’il est rare qu’une ou des figures humaines ne se dégagent pas du tableau de manière à nous accrocher quitte à rester énigmatiques puisqu’on sait bien que dans un tableau tout ne s’explique pas et ne se réduit évidemment pas à un sens : lorsque figure il y a, le titre se réduit souvent au mot « portrait »—toutefois ne minimisons pas l’importance de cette mention, qui veut dire que nous regardons une personne, c’est-à-dire unique et à chaque fois distincte. Certains de ces portraits sont centrés sur l’humanité du personnage et suggèrent sa proximité avec nous, d’autres sont davantage une sorte de constat d’étrangeté et propres à nous perturber : « schizophrénie » nous dit le peintre, à moins que ce ne soit, présenté sur le mode humoristique, un autoportrait ? Les termes psychanalytiques font partie de son vocabulaire de référence, comme le prouvent deux tableaux de la récente série, qu’il intitule « forclos » : on sait que dans un certain langage, ce mot désigne ce qui est exclu du psychisme du sujet et donc voué à rester dans un hors champ inaccessible —on pourrait y voir une sorte de mise en garde du peintre lui-même qui nous prévient de ne pas chercher à sur-interpréter ses tableaux ni même à les interpréter tout simplement, l’acte auquel nous sommes conviés étant d’abord et avant tout de les regarder tout simplement


Cette attitude implique-telle de notre part et de la part du peintre une certaine impassibilité ou neutralité, qui serait celle du regard « à l’état pur » si l’on peut dire, ? Il pourrait d’autant plus en être ainsi que les personnages des portraits, eux, ne nous regardent pas. Ils ont pourtant, souvent, des yeux immenses mais ne les tournent pas vers l’extérieur et font même plus précisément comme s’ils ne le voulaient pas. On pourrait alors parler d’un regard intérieur, sorte de fente ne laissant pas vraiment deviner ce qui se passe dans leurs énormes têtes, dans les cavernes profondes des lobes frontaux dont la taille semble démesurée, volontairement disproportionnée.

Les personnages appartiennent à la matérialité de ce qui les entoure et qui est signifié surtout par les couleurs, distinctes et bien diversifiées, nullement simplificatrices, contribuant au contraire pleinement à la complexité du tableau. Celle-ci est tout autant prise en charge par le dessin, très délié mais nullement grêle pour autant, très affirmé et parfois même proliférant ; couleur et dessin sont aussi indispensables l’un que l’autre, étant entendu que la première renvoie plutôt à l’espace et à l’environnement et le second aux particularités individuelles, déterminées et aussi, pour jouer sur les mots, exprimant une détermination. Les créatures que fait surgir la peinture de Farid Chaachoua ne sont nullement des ectoplasmes, comme il arrive chez les peintres qui veulent montrer l’écrasement de l’humain dans le monde contemporain. Chez lui, les personnages sont schizophrènes peut-être ou menacés de le devenir, néanmoins têtus et quoi qu’il en soit des malheurs du temps (exils, errances, naufrages), à leur manière indestructibles.

Les fils tracés par le dessin auraient pu les ligoter ou signifier leur annulation par un griffonnage. Ici pourtant le sentiment dominant n’est pas celui de la solitude individuelle, car le dessin sert aussi à relier, en sorte qu’assez étonnamment cette peinture ne signifie pas l’enfermement. Il y a de la mélancolie dans ce monde comme le disent certains titres et elle peut aller jusqu’à l’apathie, pour autant on ne parlera pas de désespoir, pas même d’une vision pessimiste de l’humanité . Vision dramatique plutôt et qui ne laisse aucun être en repos. Plusieurs tableaux parlent de « l’anima », alors pourquoi ne pas retenir de ce mot ce qu’il implique de vitalité : le peintre nous montre un monde animé, d’où les forces de mort sont rejetées vers l’extérieur par la volonté d’exister.

Denise Brahimi

Photos from Farid Chaachoua's post 27/05/2022

Quelques photos prises lors du vernissage

27/05/2022

Merci à Michèle pour ce montage vidéo

17/05/2022

Lors des dernières retouches, ce personnage s'est introduit par effraction !

04/05/2022

J'ai le plaisir de vous annoncer ma prochaine exposition à la Galerie 41

Photos from Farid Chaachoua's post 01/03/2022

En cours de réalisation

01/03/2022

Sans titre. crylique sur papier 2021

08/03/2021

Rescapé I (Acrylique sur toile. 1m/1m) Exposition "Réminiscence " galerie "Accueil et rencontre" au Vieux Lyon en avril 2006.

04/02/2021

Huile sur carton. Peinture datant de 88 l'année de l'émergence du style personnel et du caractère de ma démarche artistique.

02/02/2021

L'ancêtre de "Singulières " (technique mixte sur carton)

02/02/2021

Schizophrénie ( technique mixte sur papier)

02/02/2021

Composition. (Acrylique sur toile). Inachevée

15/01/2021

Naufrage 2 (Acrylique sur papier toilé)

15/01/2021

Naufrage 1 (acrylique sur papier toilé)

11/12/2020

Sans titre. (Technique mixte sur papier) 2020

11/12/2020

Errance. (Technique mixte sur papier) 2020

Photos from Farid Chaachoua's post 20/09/2020

Inspirations insulaires

15/05/2020

Sans titre..2020 (Acrylique sur plastique)

24/04/2020

Méandres. Avril 2020. Technique mixte

13/04/2020

Sans titre. Avril 2020. Technique mixte sur papier.

08/03/2020

Détail

25/02/2020

"Connaitre, c'est se souvenir de ce que l'on a vu. Voir c'est reconnaitre ce qu'on a oublié. Peindre, c'est donc se souvenir de ses ténèbres" Mon nom est Rouge. Orhan Pamuk.

23/02/2020

Détail

20/02/2020

Enchevêtrement. Technique mixte sur papier entoilé. 2015

20/02/2020

Exilés. Acrylique sur carton. 2019

17/02/2020

En cours de réalisation

26/01/2020

Forclus. Acrylique sur carton. 2019

15/12/2019

L'une des toiles qui sont en cours de réalisation, dont la thématique est la "destruction "

18/11/2019
Farid Chaachoua updated their website address. 13/11/2019

Farid Chaachoua updated their website address.

Farid Chaachoua updated their website address.

Photos from Farid Chaachoua's post 13/11/2019

Peintures réalisées dans les années 90, période de révolte, de rage et de subversion !

Photos from Farid Chaachoua's post 12/11/2019

Des esquisses datant de la même période de la publication précédente.

Photos from Farid Chaachoua's post 11/11/2019

Lors du dernier séjour au pays, J'ai retrouvé des esquisses datant de la fin des années 80, durant cette période je travaillai avec la peinture à l'huile et où je réalisai des études sur papiers avant l'exécution sur la toile.

21/10/2019

L'apathie. Technique mixte sur papier.

20/10/2019

"Le doute" technique mixte sur papier.

Photos from Farid Chaachoua's post 19/10/2019

Immolation. Acrylique sur toile (2015).
J'ai accordé gracieusement à Monique Molière les droits de faire de cette toile la couverture de son livre "Lignes de fuite"

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Merci à Michèle pour ce montage vidéo

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