PRIX JEAN VIGO

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Cette association se propose, dans un but philanthropique et social, de promouvoir le 7è art et l’œuvre de Jean Vigo, notamment en organisant et en remettant chaque année Le Prix Jean Vigo. Notre association a, dans un but philanthropique et social, de promouvoir le 7è art et l'oeuvre de Jean VIGO, notamment en organisant et en remettant chaque année le Prix Jean VIGO.

« Là où les autres Jurys p

29/04/2026

« INTIMIDER JUSQU'A REDUIRE AU SILENCE »
Comment le RN fait du cinéma sa cible privilégiée
Critique au vitriol du CNC, offensives sur les subventions accordées aux films, dénonciation d'un « entre-soi » déconnecté... Le Rassemblement national a fait du 7e art sa cible privilégiée.
Quand Marine Le Pen se présente en 2022, la culture tient en quelques lignes dans son projet présidentiel. Elle promet « d'oeuvrer à la restauration, à la protection et à la valorisation de notre patrimoine bâti et naturel et d'expérimenter la création d'un service national volontaire du patrimoine ». Mais, en 2023, loin de l'attention médiatique, sa soeur aînée, Marie-Caroline Le Pen, conseillère régionale d'Ile-de-France, tire au bazooka sur la subvention prévue pour « Emilia Pérez » de Jacques Audiard. « Le synopsis semble présenter le transgenrisme comme une sorte de rédemption, accuse-t-elle. [Je ne veux] pas que l'argent public serve à une opération d'inspiration wokiste. » Elle dénonce encore
« la propagande immigrationniste » du film « Ma France à moi » de Benoît Cohen (l'histoire d'une Parisienne hébergeant un jeune réfugié afghan) ou fracasse, en 2024, le documentaire « la Belle de Gaza » : « Encore du transgenrisme mais cette fois entre Gaza et Tel-Aviv ! » « Cette censure de la liberté de création me rend malade. C'est une dystopie de ce que pourrait être la France
en 2027 », s'alarme Florence Portelli, la vice-présidente de la région Ile-de-France LR à la culture, qui ferraille sans relâche contre l'élue RN. « Nous sommes aux avant-postes », avertit Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France où siège un groupe d'élus RN conséquent, parmi lesquels Jean-Philippe Tanguy et Sébastien Chenu. « En commission permanente quand arrivent les dossiers de la culture, ils demandent systématiquement un vote divisionnaire, c'est-à-dire qu'ils choisissent ce qui leur va et ce qui ne leur va pas. C'est complètement idéologique. Cela leur permet d'afficher leur vote du budget et de cacher ce qu'ils n'ont pas financé, ajoute l'ancien ministre, candidat LR à la présidentielle, qui est formel : « Si le RN arrivait au pouvoir, ce serait un choc pour le monde culturel. » « Menaces » et harcèlement Habile à retourner les stigmates, l'extrême droite diabolise le « gauchisme culturel » qui serait déconnecté du « peuple ». L'« entre-soi » d'un monde, forcément parisien et opulent, produisant de l'art contemporain ou des films d'auteur que « personne ne va voir ». Quant au pullulement d'associations culturelles dans les communes, il serait la preuve du « clientélisme » des maires. Cette opération de déstabilisation désinhibe les violences. « Sans les médias alignés qui recrachent leurs idées, il n'y aurait pas depuis mon arrivée en 2021 des groupuscules d'extrême droite qui m'attaquent. Je reçois des menaces et je dépose plainte après plainte », raconte le directeur du Festival d'Avignon, Tiago Rodriguez. Il se remémore les agressions à caractère raciste contre les performeuses de la pièce de Rébecca Chaillon, « Carte noire nommée désir », suivies de harcèlement en ligne pour lesquels six internautes viennent d'être condamnés.
La créature Bardella : couvé par les patrons, poussé par les médias Bolloré... enquête sur la fabrication d'un candidat
Dans un rapport (1) publié en janvier, Sylvie Robert, directrice de l'Observatoire de la Culture de la Fondation Jean-Jaurès et vice- présidente PS du Sénat, constate l'ampleur des atteintes à la liberté de création, de diffusion et de programmation. Elles touchent tous les champs culturels. Le cinéma, toutefois, est la de l'extrême droite. « La résurgence de ce fondamentalisme poursuit un but principal : 'à réduire au silence, c'est-à-dire à l'autocensure. Poison ultime de la démocratie », avertit la sénatrice. L'autocensure est déjà à l'oeuvre dans les commissions d'attribution des aides aux films, selon la réalisatrice Isabelle Brocard : « Les permanents qui préparent les résumés de présentation des projets évitent tous les mots qui peuvent provoquer un refus, genre "LGBT" ou "migrant"... » La Société des Réalisatrices et Réalisateurs français (SRF), dont elle est membre, constate « de plus en plus de remontées sur des élus de droite dure, voire du Rassemblement national, visant à favoriser des films mettant en valeur le patrimoine ».Grasset dans les griffes de Bolloré : comment le milliardaire resserre
son emprise réactionnaire
Jordan Bardella et Marine Le Pen peuvent se retirer sur l'Aventin et invoquer leur respectabilité quand leur base, leurs élus locaux et leurs alliés se chargent de la basse besogne. Cette croisade culturelle réunit toute la galaxie radicale, des populistes aux identitaires, des catholiques villiéristes aux ciottistes convertis, des anciens frontistes aux jeunes adeptes de Marion Maréchal ou Sarah Knafo. Ce terrain d'entente masque leurs désaccords sur l'économie ou l'Europe. Avec cinquante-cinq communes remportées par le RN aux municipales et des sondages favorables à Jordan Bardella et Marine Le Pen à un an de la présidentielle, l'inquiétude se propage parmi les artistes et responsables d'institutions publiques. En novembre dernier, c'est l'effroi quand le RN, en position de force à l'Assemblée, lance une attaque frontale, aussi foudroyante qu'inattendue, contre l'industrie du cinéma français. Chasse aux sorcières ? « Le monde du cinéma est gangrené par le clientélisme et l'oligarchie », accuse en pleine discussion budgétaire le député Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale. Son collègue, Matthias Renault, député de la Somme, porte l'estocade en proposant la liquidation pure et simple du Centre national du Cinéma et de l'Image animée (CNC), cet organisme public qui, selon lui, dilapide l'argent des Français en finançant « des navets et des films gauchistes ». De quoi glacer d'effroi les producteurs. Le CNC est la clé de voûte du financement des films, réputé pour son système vertueux et admiré à l'étranger. Est-ce l'annonce d'une chasse aux sorcières comme celle qui s'est déroulée lors de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public ? « On va faire de l'art mais sans les artistes. C'est grisant toute cette brutalité ! » riposte Camille Cottin lors de la Cérémonie des César, élevant « le CNC au rang de nos fiertés nationales comme la gastronomie, la mode et la sécurité sociale ».
« Alloncle a déjà gagné » : la grande inquisition de la commission sur l'audiovisuel public
Dans les coulisses, Sébastien Chenu, l'homme de confiance de Marine Le Pen sur la culture, fait passer un autre message. Il convie le président du CNC, Gaëtan Bruel, à venir le rencontrer. Le face-à- face a lieu le 3 mars dernier, en toute discrétion, dans une salle du Palais-Bourbon. Difficile pour Gaëtan Bruel de se soustraire à l'invitation de l'un des vice-présidents de l'Assemblée dès lors que la rencontre a lieu dans un cadre républicain. Auprès du « Nouvel Obs », Sébastien Chenu ne fait pas mystère de ses critiques : « J'ai dit à Gaëtan Bruel que le fonctionnement du CNC était opaque, qu'il donne le sentiment d'un entre-soi et d'être idéologiquement enfermé, allant toujours dans le même sens. » Bref, à gauche. Mais, ajoute-t-il, « je ne remets pas en cause la pertinence du modèle du CNC, je le lui ai dit. Ce que je conteste, c'est l'argent public affecté ». Pour finir, il glisse : « J'ai des collègues beaucoup plus hostiles. » Manière de dire que la culture aurait intérêt à se montrer plus souple avec ceux qui pourraient, demain, se trouver au pouvoir ? « Depuis quelque temps, Chenu fait passer le message aux établissements publics qu'ils peuvent venir discuter avec lui pour faire valoir les intérêts sectoriels », nous confie sous le sceau de l'anonymat un cadre de la culture.
Le RN veut la fin des aides au cinéma, et son projet est digne des plus grands nanars
Fâcheuse coïncidence, le 26 mars, le CNC a débarqué la streameuse Ultia d'une commission chargée d'attribuer de l'argent à des projets créatifs sur les plateformes de vidéos. Carla Giardina, à l'état civil, avait expliqué à ses fans qu'elle refuserait d'accorder de l'argent « si un projet [était] proposé délibérément par quelqu'un d'extrême droite ». Aussitôt, la fachosphère s'était déchaînée sur les réseaux sociaux contre la streameuse. Sans attendre, le CNC a mis fin à sa mission dans la commission Talent, estimant que ses propos
« contrev[enaient] à l'obligation de neutralité » d'une instance publique. Signe de fébrilité. (1) « Liberté de création et démocratie : quand la censure dévitalise notre débat public et érode notre souveraineté culturelle ».
Le Nouvel Obs (site web) du 26/4/2026
Par Marie Guichoux
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29/04/2026

Heureux que le film de Emmanuel Marre (PJV 2017) soit en compétition officielle

29/04/2026

Heureux de la sélection de Shana de Lila Pinell (PJV 2021) à la Quinzaine des Réalisatreurs(trices).
Bravo Lila

30/12/2025

Christian Paureilhe (PJV 1976 pour Caméra) nous a quitté. Toutes nos pensées pour Monica, sa femme et Anatole, son fils.

24/12/2025

Premier film «L’Engloutie» de Louise Hémon (Prix Jean Vigo 2025) : tourner l’alpage

La cinéaste française nous plonge dans la rudesse, l’isolement et le folklore des Alpes de 1900 où une institutrice est envoyée en mission pour implanter l’école de la République.

Aimée (Galatea Bellugi), hussarde de la République, arrive à Soudain pour enseigner.

ParElisabeth Franck-Dumas

Ça commence grumeleux, avancée pénible dans la neige un soir de tempête. Le moins qu’on puisse dire est que Louise Hémon sait planter un décor : flanc neigeux et abrupts, silhouettes noires se découpant sur la neige grisée par l’obscurité. N’était le blizzard hivernal, on se sentirait au creux d’une conque. Mais nous sommes dans le hameau de Soudain, drôle de nom de conte de fées, où au tournant du siècle dernier arrive une hussarde de la République bien décidée à civiliser les autochtones. C’est elle, l’une des frêles silhouettes dans la neige, que les villageois larguent sans autre forme de procès dans sa bicoque éclairée à la bougie. On en frissonnerait, mais elle s’empresse de sortir sa Marianne en plâtre.

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Cannes 2025 : Galatea Bellugi et Louise Hémon, tremblement de mystères

Eclairée à la lumière naturelle, crépitant du craquement des troncs d’arbre et des braises dans l’âtre, l’Engloutie, premier long métrage de fiction de Louise Hémon (aussi connue pour son travail au théâtre), fait d’abord l’effet d’une chronique naturaliste remarquable, qui prend son temps pour mettre en regard la jeune institutrice nommée Aimée (Galatea Bellugi) avec les enfants dont elle a la charge, et la petite communauté où ils grandissent, encore travaillée par la superstition. Un exemple parmi d’autres : coucher une histoire sur le papier est pour Aimée un moyen de la fixer, pour les vieilles femmes qui se les transmettent par oral, c’est au contraire la voler.

Dans la famille de la cinéaste, plusieurs générations d’institutrices ont été envoyées, pour leur premier poste, dans les confins reculés des Alpes, et Louise Hémon a choisi son camp : celui de fixer les histoires pour de bon. Elle s’est inspirée de leurs récits, notamment pour certaines scènes marquantes, plan fixe sur de jeunes hommes s’attardant au soleil allongés sur un rocher qu’Aimée contemple de loin avec un brin de convoitise, villageois clouant un cercueil sur le toit d’une chaumière en attendant le dégel. Le film est ponctué de ce genre de détails qui, aux yeux de la jeune femme donc aux nôtres, font figure de bizarreries, telle l’application de cœur de poulet sur le torse pour soigner.

Mais le volontarisme buté d’Aimée n’est pas en reste, moqué par petites touches chargées de souligner sa naïveté et son léger surplomb. L’interprétation de Galatea Bellugi, d’un bloc, est au diapason de la rudesse de l’endroit. Le plus intrigant est que l’on n’arrive jamais vraiment à connaître son statut à leurs yeux, l’instabilité du fil tenu sur lequel elle chemine créant une forme bienvenue de suspense. C’est le côté postcolonial du film, l’habile mise en place d’un bloc d’indicible, d’incompréhension aphone entre deux partis se regardant en chien de faïence. L’on en serait volontiers resté là, mais l’Engloutie ouvre, chemin faisant, une variété de pistes (éveil à la sensualité, disparitions mystérieuses…) dont la géométrie est un peu travaillée, entre lecture féministe et folk horror. De très incarné, le personnage en devient davantage un signe, ou une démonstration de l’intelligence du scénario.

L’Engloutie de Louise Hémon, avec Galatea Bellugi, Matthieu Lucci, Samuel Kircher... 1h37.

19/12/2025

Communiqué

Liberté de création : l'affaire de toutes et tous

Nous, acteurs de toute la filière du cinéma, condamnons avec la plus grande fermeté les multiples ingérences et atteintes au respect de la liberté de création et de son corollaire dans le champ de la diffusion du cinéma en salles : la liberté de programmation des exploitant·es.

Nous rappelons qu'il n'est nullement dans les prérogatives d'une collectivité territoriale et de ses élus de déprogrammer ou d’imposer une œuvre, y compris dans un établissement dont elle assure la tutelle. La déprogrammation ne peut être éventuellement prononcée que par une juridiction, très précise, et un cadre prévu par la loi.

Ce principe fondamental a récemment été bafoué par ceux-là même qui en sont légalement, de par leurs fonctions, les garants, des élus de divers bords politiques ayant voulu interdire ou imposer la programmation d’un film : Benoît Payan, maire (Printemps Marseillais) de Marseille déprogramme Sacré-Cœur, Ludovic Pajot, maire (Rassemblement National) de Bruay-la-Buissière déprogramme Put your soul on your hand and walk tout en encourageant… Sacré-Cœur, Rémi Muzeau, maire (divers droite) de Clichy-la-Garenne impose ce dernier film au cinéma municipal, entraînant la démission du directeur.

Il n’est aucunement question pour nous de mettre en parallèle les deux films qui en sont l’objet : du point de vue des libertés de création et de diffusion des œuvres, ce n’est pas le sujet. D’où qu’elle vienne, une ingérence du personnel politique et des élus dans la programmation d’un cinéma (et d’un lieu culturel en général) revient à soumettre les arts et la culture à un point de vue partisan quel qu’il soit et contrevient à la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine qui établit que « la diffusion de la création artistique est libre » et que « l'État, les collectivités territoriales et leurs groupements ainsi que leurs établissements publics veillent au respect de la liberté de programmation artistique. »

C’est en dévoilant la façon dont ces projets s’opposent à la démocratie parce qu’ils en foulent au pied les principes fondamentaux de pluralité et de tolérance, qu’on mettra au jour la brutalité des idéologues qui, au nom de la liberté d’expression qu’ils pervertissent et travestissent, entendent dérober à l’ensemble de la communauté des citoyen·nes l’un de ses biens les plus précieux : les libertés de création et de diffusion des œuvres.

Nous nous engageons à les protéger contre les atteintes qui les menacent de plus en plus violemment, aux côtés de celles et ceux qui les font vivre au quotidien.

Signataires :
ACID, ACRIF, ANCI, Agence du Court-Métrage, Boucle Documentaire, Carrefour des festivals, Cinéphare, CIP, DIRE, FACC, GNCR, Guilde des scénaristes, SCA, SFAAL, SFCC, SNAC, SPI, SRF


Contact Presse

ACID : Pauline Ginot - [email protected]
Boucle Documentaire : Camiille Trombi - [email protected]
Carrefour des festivals : Antoine Leclerc - [email protected]
CIP : Amandine Larue - [email protected]
DIRE : Hugues Quattrone - [email protected]
GNCR : Clément Dussart - [email protected]
Guilde des scénaristes : Camille Bouvelot - [email protected]
SCA : Sabine Le Stum - [email protected]
SFAAL : Loïc Zion - [email protected]
SNAC : [email protected]
SPI : Marion Golléty - [email protected]
SRF : Catherine Boissière - [email protected]

16/12/2025
13/12/2025

Félicitations à Louise Hémon qui remporte le Prix André Bazin 2025 pour son premier long métrage L’ENGLOUTIE. ✨

🏆Le Jury, composé de Rebecca Zlotowski, Anamaria Vartolomei, Marie Darrieussecq, Laurent Sénéchal, Elodie Tamayo et Affan Zahiri, a decerné hier soir le Prix à la réalisatrice : “Voilà un premier film qui ressemble à sa protagoniste : sa sobriété n’est pas sage, elle est le fourreau d’un tempérament déterminé, puissant, énigmatique. Et dans une année où seuls 24% des films français furent réalisés par des femmes, L’ENGLOUTIE de Louise Hémon prouve magistralement combien les réalisatrices renouvellent les fictions sur nos écrans.”

Sélectionné à la Quinzaine des Cinéastes lors du dernier Festival de Cannes, L’ENGLOUTIE sortira en salles le 24 décembre.

Avec le soutien de CHANEL.

📸Crédit Photo : Benoît Teillet.

12/12/2025

Encore un prix pour Louise
Mille bravos

L’ENGLOUTIE de Louise Hémon remporte le Prix André Bazin 2025. ✨

Le premier long métrage de la réalisatrice a conquis le Jury composé de Rebecca Zlotowski, Anamaria Vartolomei, Marie Darrieussecq, Laurent Sénéchal, Elodie Tamayo et Affan Zahiri.
L’ENGLOUTIE avait été sélectionné à la Quinzaine des Cinéastes lors du dernier Festival de Cannes et sortira en salles le 24 décembre.

Avec le soutien de CHANEL.



THE GIRL IN THE SNOW by Louise Hémon wins the André Bazin Prize 2025. ✨

The director’s first feature won over the Jury composed of Rebecca Zlotowski, Anamaria Vartolomei, Marie Darrieussecq, Laurent Sénéchal, Elodie Tamayo and Affan Zahiri.

THE GIRL IN THE SNOW was selected at the Director’s Fortnight at the last Cannes Film Festival and will be released in French theaters in December.

With the support of CHANEL.

Quinzaine des Cinéastes CHANEL

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