Collectif HIMA
Hima, se traduit en Shikomori par "lève toi"! Le féminisme ne combat pas les hommes, il combat l' inéquité homme/femme. Mwanamche hima hu dayi ze haki za haho!
Hima est un collectif de jeunes femmes comoriennes de différents horizons qui ont décidé de se lever pour les droits des femmes comoriennes. Le feminisme comorien ne combat pas la culture ni la tradition, il combat l'isolement des femmes dans des cases définies par les hommes. Les femmes comoriennes sont plurielles leurs droits le sont aussi. Femme lève toi pour tes droits !
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💥 # BONNE ANNÉE 2026💥
Elles sont femmes au foyer, femmes de bureau, femmes artistes, femmes journalistes, femmes de loi, femmes créatrices, femmes d'association, femmes politiques, femmes militantes.
Elles sont des femmes comoriennes, tout simplement.
Merci à ELLES d’avoir une nouvelle fois prêté leurs voix pour porter celles que l’on a réduites au silence : les femmes ass*ssinées, et celles qui survivent encore, trop souvent sans protection, sans accompagnement, sans justice.
L’année #2025 restera comme une ANNÉE DE L'HORREUR pour les femmes comoriennes.
Vi*lences répétées. Vies brisées. M*rts.
Et face à cela : le silence des autorités.
Toute l'année nous avons attendu qu'un message clair soit porté pour dire que ces vi*lences devaient cesser.
Ce silence n’est pas neutre.
Il est complice.
Complice parce que l’impunité protège les bourreaux et condamne les victimes.
Aujourd’hui, nous le disons sans détour :
il ne s’agit plus de prévention.
Il s’agit d’intervenir, de protéger, de sanctionner.
Nous sommes vivantes.
Nous sommes libres.
Et à ce titre, il est de notre devoir de porter la voix de celles que la vi*lence a enfermées dans le silence, jusqu’à la m*rt.
Cette vidéo est pour nos sœurs et à nos filles , parties trop tôt, que nous n’oublierons jamais.
Collectif HIMA
#2025
💥 BONNE ANNÉE 2026💥
Elles sont femmes au foyer, femmes de bureau, femmes artistes, femmes journalistes, femmes de loi, femmes créatrices, femmes d'association, femmes politiques, femmes militantes.
Elles sont des femmes comoriennes, tout simplement.
Merci à ELLES d’avoir une nouvelle fois prêté leurs voix pour porter celles que l’on a réduites au silence : les femmes ass*ssinées, et celles qui survivent encore, trop souvent sans protection, sans accompagnement, sans justice.
L’année #2025 restera comme une ANNÉE DE L'HORREUR pour les femmes comoriennes.
Vi*lences répétées. Vies brisées. M*rts.
Et face à cela : le silence des autorités.
Toute l'année nous avons attendu qu'un message clair soit porté pour dire que ces vi*lences devaient cesser.
Ce silence n’est pas neutre.
Il est complice.
Complice parce que l’impunité protège les bourreaux et condamne les victimes.
Aujourd’hui, nous le disons sans détour :
il ne s’agit plus de prévention.
Il s’agit d’intervenir, de protéger, de sanctionner.
Nous sommes vivantes.
Nous sommes libres.
Et à ce titre, il est de notre devoir de porter la voix de celles que la vi*lence a enfermées dans le silence, jusqu’à la m*rt.
Cette vidéo est pour nos sœurs et à nos filles , parties trop tôt, que nous n’oublierons jamais.
Collectif HIMA
Dans le cadre des 16 jours d’activisme, nous allons aujourd’hui vous parler 🚨🚨🚨🚨🚨🚨🚨
d’une forme de cyberviolence dont on ne parle pas assez : la manière dont les violences faites aux femmes et aux filles sont souvent DÉTOURNÉES, MINIMISÉES OU NOYÉES dans des commentaires complètement hors sujet.
Pour expliquer ce mécanisme, nous avons choisi d’illustrer avec cette video d’une affaire de 2024, dont la photo du batimet de la banque a été utilisée pour illustrer l’information.
Il s’agit du viol d’une mineure de 15 ans par le directeur général adjoint de la BDC de l’époque Mohamed Moussa Moudjahid. Une affaire lourde et choquante, qui aurait normalement dû provoquer de la colère, de la compassion, de l’indignation, une vraie prise de conscience.
Quand on regarde les réactions sous la publication de l’époque, une grande partie parlait de l’état du BÂTIMENT. Oui vous avez bien lu, le bâtiment, comme si on parlait de peinture écaillée, alors qu’une mineure avait été VIO**LÉE
Ce décalage nous choque toujours autant, parce qu’il montre quelque chose de plus profond : cette façon qu’ont certains de détourner les yeux du sujet qui dérange.
On préfère commenter les murs plutôt que de regarder en face la violence subie par une enfant. On déplace le débat, on minimise, et on met en arrière-plan celle qui aurait dû être au centre.
Et ça aussi, c’est une forme de cyberviolence.
Ce n’est pas bruyant, ce n’est pas insultant, mais c’est destructeur : ça efface la victime, ça banalise l’agression, ça réduit une affaire grave à un simple décor.
Pour rappel, la violence, ce n’est pas seulement l’acte, c’est aussi la manière dont la société réagit, ou choisit de ne pas réagir.
26/11/2025
A l'occasion des 16 jours d'activisme, aujourd'hui nous allons vous parler de ..........
🚨🚨🚨🚨🚨🚨🚨🚨🚨🚨🚨🚨
Bigira, divorces, interrogatoires : quand les tribunaux deviennent des armes contre les femmes.
Aux Comores, trop de femmes qui dénoncent une agression ne se battent pas seulement contre l’auteur des violences. Elles doivent affronter un système judiciaire qui les humilie, les soupçonne et parfois les réduit au silence. Porter plainte devient alors un deuxième combat, une deuxième violence.
Lors d’interrogatoires pour viol, on demande encore à des femmes si leur agresseur leur a “pris leur bigira” leur virginité comme si la gravité du crime dépendait de cela. On exige d’elles des détails intimes, intrusifs, parfois même salaces.
Ce ne sont pas des questions utiles à une enquête : ce sont des violences institutionnelles.
Certains exemples posés par des victimes dans nos communautés sont réels :
– “Est-ce qu’il t’a prise devant ou derrière ?”
– “Combien de fois a-t-il pénétré ?”
– “Est-ce que c’était doux ou violent ?”
– “Est-ce que tu as gémi ?”
– “Tu étais vierge avant ou pas ?”
- " Est ce qu'elle a toujours la virginité ?"
_ "Est ce que l'agresseur est ton hawara?"
Autant de questions qui n’ont rien à faire dans une procédure censée protéger les survivantes.
Dans une affaire impliquant des femmes présumées lesbiennes, certains hommes présents ont posé des questions obscènes pour obtenir des détails sexuels. Ce jour-là, un tribunal est devenu un espace de voyeurisme. Pas de justice, juste une mise en scène de domination.
Et ce problème dépasse les cas de viol.
Beaucoup de femmes se voient refuser le divorce, même lorsqu’elles prouvent être trompées ou agressées.
Parfois, c’est le mari qui exige d’être “payé” pour accepter la séparation.
Parfois, c’est le juge qui décide qu’une femme battue ou violentée n’a “pas de raison valable” pour demander le divorce.
Une institution qui devrait protéger devient alors une barrière qui enferme.
Il faut rappeler ce que certains semblent encore ignorer :
Le viol n’est pas défini par la virginité, l’âge ou la manière dont l’agression a eu lieu.
Le viol est défini par l’absence de consentement.
Un bébé ne peut pas consentir.
Une mineure ne peut pas consentir.
Une femme âgée dans son champ ne consent pas.
Une femme droguée ou manipulée, qu’elle soit vierge ou non; ne consent pas.
Une femme mariée qui subit une pénétration forcée ne consent pas.
Une fille de 15 ans ne consent pas non plus.
Pourtant, un procureur a déjà refusé de prendre une plainte en déclarant qu’un bébé violé “serait mort si c’était vrai”.
Voilà à quoi se heurtent encore aujourd’hui certaines victimes.
Nous dénonçons ces violences institutionnelles, ces humiliations normalisées et ces décisions qui transforment les tribunaux en armes contre les femmes.
La justice doit protéger, pas violenter.
La justice doit libérer, pas punir celles qui ont survécu.
**n
25/11/2025
🚨🚨🚨🚨🚨Cette année, le thème de la journée internationale de lutte contre les vi*lences faites aux femmes met en lumière les vi*lences en ligne faites aux femmes et aux filles, une réalité trop banalisée mais qui détruit profondément.
La CYBERVI*LENCE n’est pas un simple débordement d’opinion : c’est le prolongement numérique des vi*lences patriarcales qui existent dans nos sociétés. Elle change de forme, elle se camoufle derrière des écrans, mais elle poursuit le même objectif : faire taire, contrôler, humilier, punir et rappeler aux femmes que leur liberté dérange.
Les femmes et les filles sont attaquées dès qu’elles prennent la parole, dès qu’elles existent, dès qu’elles occupent un espace qu’on estime ne pas leur appartenir. Elles sont insultées, humiliées, harcelées. Leurs photos sont commentées, leur corps est disséqué, jugé, ridiculisé. Le body shaming est devenu une arme quotidienne : “trop grosse”, “trop maigre”, “mal habillée”, “pas assez ceci”, “trop cela”. Des attaques gratuites qui brisent l’estime de soi, qui instaurent la honte, qui poussent beaucoup à se cacher, à s’effacer. On réduit des femmes entières à leur apparence, comme si leur corps était un bien public que chacun peut critiquer.
À côté de ça, la violence devient encore plus grave. Le revenge p**n, la diffusion non consentie d’images intimes, le chantage : “si tu ne fais pas ça, je publie tout”. Des menaces qui enferment, qui paralysent, qui piétinent la dignité et la sécurité. Des photos prises en confiance deviennent des armes. L’intimité est transformée en outil de contrôle. Des vies sont brisées par un simple clic.
Et lorsque des filles disparaissent, sont agressées, violées… une deuxième vi*lence surgit immédiatement : celle des commentaires. Ici, sur nos réseaux. Des phrases vi*lentes qui accusent la victime, qui la ridiculisent, qui remettent en question sa parole ou sa dignité. La victime devient coupable. L’agresseur disparaît du cadre. Et la vi*lence se multiplie sous couvert d’anonymat.
Nous avons choisi d’illustrer cette réalité avec des commentaires réels, lus ici, sous nos yeux, dans nos communautés. Des commentaires qui montrent que la vi*lence envers les femmes n’est pas un accident isolé mais un système entretenu, partagé, normalisé. Un système où l’humiliation est divertissement, où la misogynie se cache derrière “l’humour”, où la haine devient un réflexe.
Mais rien de tout cela n’est virtuel. Les conséquences sont réelles : anxiété, isolement, perte de confiance, traumatisme, honte imposée, voire tentatives de su***de. La cybervi*lence détruit des vies autant que les violences hors ligne.
🔥Nous ne pouvons plus ignorer ce phénomène. Nous ne pouvons plus rester silencieux. Refuser de liker, de partager, de rire avec les agresseurs. Soutenir celles qui sont ciblées. Signaler. Éduquer. Rappeler que publier des images intimes sans consentement est un crime. Apprendre à nos garçons et à nos filles que le respect n’est pas optionnel et que le corps d’une femme n’est la propriété de personne.
Les écrans ne protègent pas les agresseurs : ils les amplifient.
Et nous refusons de laisser l’espace numérique devenir un terrain de chasse.
Assez.
Nous ne négocions plus avec la vi*lence.
Nous la dénonçons.
Nous la combattons.
Et nous défendons les femmes, partout y compris en ligne.
15/11/2025
🔥🔥🔥 TW : VIOLENCE CONJUGALE / TENTATIVE DE FÉMINICIDE 🔥🔥🔥
Dans la nuit du 4 novembre 2025, Mohamed Anziza, originaire de Ouellah Mitsamiouli, a tenté d’assassiner sa femme, Fatima Oumouri, sous les yeux de leurs trois enfants.
Les faits se sont déroulés dans leur chambre. Les enfants présents dans la maison, il l’a frappée violemment aux épaules et à la tête. Selon Fatima, il aurait enroulé un câble USB autour de son cou. Il a voulu la traîner jusqu’à la forêt pour l’achever.
En chemin vers cette forêt, terrifiée et croyant que sa dernière heure était arrivée, Fatima a réussi à hurler le nom de sa petite sœur. Ce cri a alerté les voisins, qui sont intervenus et lui ont sauvé la vie.
Et pourtant… malgré cette tentative de meurtre, malgré les violences infligées devant ses enfants traumatisés, les audiences des 10 et 13 novembre 2025 ont abouti à un verdict scandaleux :
Mohamed Anziza a été condamné pour coups et blessures volontaires à 8 mois de prison avec sursis et à une amende de 100 000 FC.
Il est libre.
Il n’a jamais passé une seule nuit derrière les barreaux.
Comment protéger les victimes quand la justice elle-même minimise ce qu’elles ont vécu ?
Une femme presque assassinée ne devrait jamais vivre dans la peur de recroiser son agresseur.
Et des enfants qui ont vu leur père tenter de tuer leur mère méritent une protection totale, pas une justice indifférente.
Les violences conjugales sont réelles, graves, dévastatrices… mais trop souvent pas prises au sérieux.
La justice doit protéger, pas banaliser.
Chaque décision clémente renforce l’impunité.
Chaque agresseur laissé libre met une femme, et des enfants en danger.
Nous refusons de normaliser l’inacceptable.
Nous refusons de laisser passer un féminicide annoncé.
La justice doit agir.
La prison doit être la règle pour les agresseurs dangereux, pas l’exception.
Parce que la vie d’une femme et la sécurité de ses enfants valent infiniment plus que quelques mois de sursis.
31/07/2025
Ce 31 juillet, Le Monde publie le témoignage glaçant de Raanti A., une jeune Comorienne réfugiée en France, qui accuse plusieurs personnalités de notre pays, dont un ministre en fonction, de viols, de traite humaine, de séquestration et d’avortements forcés.
Et que fait l’État comorien ?
Rien.
Aucun mot.
Aucune enquête publique.
Aucun soutien affiché à la victime présumée.
Ce même État qui trouve pourtant le temps de publier un communiqué officiel pour expliquer l’absence de la Première Dame aux cérémonies de mariages cet été.
Pour les cérémonies mondaines, ils parlent.
Pour les crimes contre les femmes, ils se TAISENT.
Ce silence est une violence.
Ce silence est une complicité.
Ce silence est une insulte à toutes les femmes comoriennes qui ont souffert ou qui souffrent dans l’ombre.
Le courage de Raanti brise le mur de l’impunité. Et face à ce mur, nous choisissons de nous tenir debout pour elle et pour toutes les autres.
Ce n’est pas à Raanti d’avoir honte. Ce n’est pas à sa mère de craindre pour sa vie.
C’est à nous, collectivement, de faire en sorte que le silence ne soit plus une obligation pour survivre.
Aux Comoriennes :
➡️ Nous, nous choisissons de croire Raanti.
➡️ Nous exigeons que justice soit faite.
➡️ Nous refusons que ce pays continue d’enterrer ses filles vivantes pour préserver l’image de quelques hommes puissants.
À toutes les femmes comoriennes qui portent leur douleur en silence :
vous n’êtes pas seules. On vous croit. Votre parole compte. Votre douleur est légitime. Votre vie a de la valeur.
Lien de l’article:
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/07/31/une-comorienne-porte-plainte-pour-viol-contre-un-ministre-de-son-pays-je-ne-veux-plus-me-taire_6625670_3212.html?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR5sofamYdtwMqALl2Q27B90c9-xCDIL15WzzJlB-48dRpfkoAmf87BmZqymUw_aem_Q5siocGJm9BQYva7uYQbUw #
29/06/2025
On demande aux victimes de parler. Mais dès qu’elles parlent, on cherche à les faire taire.
On dit « il faut libérer la parole ». Mais quand une femme ose enfin raconter ce qu’elle a vécu, certains se précipitent pour la juger, l’accuser de mentir, de vouloir attirer l’attention, ou de “parler trop t**d”.
Il faudrait savoir : voulez-vous vraiment entendre la vérité, ou seulement quand elle ne dérange personne de puissant ?
Être majeure ne veut pas dire être en position de dire non. Et garder le silence au moment des faits ne veut pas dire qu’on a consenti. Parfois, parler c’est risquer son avenir, sa sécurité, sa paix mentale. Alors quand une victime trouve enfin le courage de le faire, le minimum, c’est de l’écouter.
Quand on vous promet un soutien scolaire ou un emploi, mais qu’on vous isole, qu’on vous impose des gestes ou des situations que vous n’avez pas choisies, ce n’est pas un accord. C’est un abus. Et ce n’est pas à la victime d’en porter la honte.
À cette jeune femme, et à toutes celles qu’on a voulu faire taire : on vous croit, on vous soutient. Vous n’avez pas parlé trop t**d. Vous avez parlé quand vous avez pu. Et c’est déjà immense
26/06/2025
Pour celles et ceux qui se demandent comment soutenir les victimes de violences. Voici quelques éléments qui peuvent vous aider.
Après une violence sexuelle, la victime se retrouve dans un tourbillon d’émotions. L’abattement, la culpabilité, la honte, la colère… Tous ces sentiments peuvent surgir. Arriver à exprimer la violence subit est déjà éprouvant en soi. Alors, écoutez la victime, croyez la, rassurez la et rappelez qu’il n’y a pas de façon correcte ou incorrecte de réagir. Ses sentiments peuvent être troublants voire même contradictoires et c'est ok.
Mettez en avant le courage dont elle a fait preuve pour en parler et le fait qu’elle a eu raison de le faire. Déculpabilisez la en lui rappelant qu’aucune attitude de sa part ne justifie les violences subies et que l’agresseur est le seul responsable.
La victime peut encore se sentir coupable longtemps après les faits. La question typique « Que se serait-il passé si j’avais fait ceci ou cela ? » peut la poursuivre très longtemps. Faites savoir à la victime qu’il n’y a pas de limite dans le temps pour gérer une violence sexuelle et qu’elle a le droit de prendre le temps nécessaire. Que ce temps se compte en jours, mois, années, c'est ok. Dans deux tiers des cas, une violence sexuelle a un impact permanent sur la santé (mentale) des victimes.
Une victime ne doit rien à personne. Elle ne doit ni le récit de sa violence, ni une saisie de justice, ni un accompagnement thérapeutique. Ces dispositifs de soutien et d'aide à la réparation sont néanmoins essentielles et nous devons veiller à ce qu'ils soient adaptés et exempt de culture du viol. Ceci afin que les victimes puissent les saisir lorsqu'elles en ressentent l'envie et le besoin mais encore une fois c'est à leur rythme, quand et comme elles le souhaitent.
Il est important de redonner aux victimes le pouvoir qu'on a voulu leur arracher, le pouvoir sur leur être, le pouvoir sur leur vie en les laissant la gérer de nouveau comme elles le souhaitent.
Alors que faire face à une victime de violences sexuelles ? Se tenir de son côté et lui redonner le contrôle.
22/06/2025
Aujourd’hui, c’est un jour de colère et de tristesse
Nous venons d’apprendre une autre affaire grave : celle de Hanissa Mmadi, originaire de Ntsinimoipanga Mbadjini. Selon les informations relayées par sa famille, Hanissa a été violemment agressée par un homme de sa propre localité. Grièvement atteinte, elle a dû être évacuée à l’étranger pour recevoir des soins. Sa famille, profondément choquée, a eu le courage de saisir la justice.
Mais ce courage a été accueilli par un verdict glaçant : la relaxe de l’agresseur. Une décision qui laisse sans voix, et qui fait écho à un sentiment d’abandon que beaucoup de victimes connaissent trop bien.
Ce matin déjà, nous évoquions le cas bouleversant d’une jeune fille de 16 ans, victime d’un viol par un voisin.
Une plainte a été déposée, et pourtant… l’agresseur est toujours libre.
Pire encore, la mère de la victime a été violemment prise à partie par l’entourage du présumé agresseur. Verbalisée, frappée, humiliée, simplement pour avoir osé demander justice pour sa fille.
Où est la justice lorsque les victimes sont laissées seules face à leurs douleurs ?
Pourquoi certaines affaires mobilisent tout un pays, tandis que d’autres sont noyées dans le silence ?
Nous nous souvenons encore des mobilisations récentes pour une femme influente du gouvernement. Des pancartes, des manifestations, un soutien massif. Et c’était légitime. Mais aujourd’hui, alors que d’autres femmes subissent des violences physiques, où sont ces pancartes ? Où est cette indignation ?
Nous refusons que la souffrance d’une femme soit prise au sérieux seulement quand elle a un statut ou des relations.
Nous refusons qu’on choisisse quelles victimes méritent notre solidarité, notre mobilisation, notre justice.
Aujourd’hui, nous exigeons une égalité de traitement.
Une justice cohérente, équitable et protectrice.
Un droit de manifester pour chaque femme agressée, pas seulement pour celles qui sont visibles dans les cercles du pouvoir.
Parce qu’une agression, c’est une agression.
Parce qu’un silence, c’est une trahison.
Soutenir une victime n’est pas un privilège. C’est un droit.
On ne cesse pas de le répéter: Il est temps que chaque femme, chaque jeune fille, se sente entendue, protégée et défendue.
📷 : fcbk fm
22/06/2025
Encore une affaire de viol… et toujours la même injustice.
C'est avec une immense tristesse et une profonde rage que nous apprenons qu'une jeune fille de 16 ans a été violée par son voisin, par introduction digitale. Il est impératif de le répéter : l'introduction d'un doigt, ou de tout autre objet, dans le corps d'une personne sans son consentement est un VIOL. Point final. Ne laissons personne minimiser cet acte, ni le qualifier de "simple attouchement" ou « kadja mviolé soifi ». C'est une agression sexuelle grave, qui laisse des séquelles profondes et durables.
Mais l'horreur ne s'arrête pas là. Le courage de la mère, qui a osé porter plainte, a été récompensé par une nouvelle agression. Elle a été agressée physiquement et verbalement par l'épouse de l'agresseur et une complice. C'est inacceptable. C'est une tentative lâche et odieuse de faire taire la victime et sa famille, de les intimider pour qu'elles renoncent à la justice.
Nous nous battons sans relâche pour la libération de la parole des victimes. Nous voulons qu'elles puissent parler, qu'elles puissent être entendues, qu'elles puissent être crues. Mais comment peuvent-elles le faire en toute sécurité quand la réalité est si brutale ? Comment pouvons-nous accepter que l'agresseur présumé soit toujours en liberté, croisant quotidiennement la famille qu'il a traumatisée ? C'est une insulte à la justice, une source d'angoisse insupportable pour la jeune victime et sa mère.
Il est temps d'arrêter les discours et les séminaires qui ne mènent à rien. Il est temps d'agir. Nous exigeons des actions concrètes et immédiates :
- Que justice soit faite ! L'agresseur doit être arrêté, jugé et condamné. Il doit répondre de ses actes.
- Que la victime et sa famille soient protégées ! Des mesures concrètes doivent être mises en place pour assurer leur sécurité et éviter toute nouvelle agression ou intimidation.
- Que la société comprenne ce qu'est un viol ! Cessons de minimiser la pénétration digitale. Éduquons, informons, sensibilisons pour que de tels drames ne se reproduisent plus.
Nous sommes solidaires de cette jeune fille et de sa mère. Leur courage est un exemple. Ne les laissons pas seules. Le viol n'est jamais la faute de la victime. La justice doit l'emporter.
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