Crowah

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Matthieu B alias Crowah vous présente ici ses découpages, fresques et peintures.

05/06/2026

Derrière les œuvres finies, il y a la réalité de l'atelier… et les imprévus du quotidien.

Le grand point de mire de mon été, ce sont les Journées du Papier Découpé au Château-d’Œx, en Suisse. J'ai le plaisir de vous partager l'affiche de cette édition où j'aurai la joie de vous retrouver.

Mon objectif cette année ? Vous présenter mes tout derniers travaux en Kiri-e, notamment deux nouveaux temples japonais particulièrement détaillés, ainsi que quelques petites pièces surprises créées spécialement pour l'occasion.

Pour être tout à fait honnête, j'aurais profondément aimé passer mes journées entières derrière la table de découpe pour vous proposer une collection encore plus vaste. Mais le quotidien de plasticien demande parfois de sacrés talents d'équilibriste :

Un projet d'envergure : Je conçois actuellement un atelier ambitieux de vulgarisation architecturale pour une exposition à venir au Musée Mainssieux. C’est un défi technique et pédagogique immense, qui me demande énormément de temps de recherche et de création en amont.

Les chantiers de la vie : Entre la rénovation de ma maison, les cours hebdomadaires et les événements avec l'association Art et Budo, et les incontournables aléas du quotidien, les journées ne font définitivement que 24 heures.

L'horizon : Tout ce travail et ces projets s'inscrivent aussi dans un objectif à plus long terme qui me tient à cœur : la création et l'aménagement de mon propre atelier de création.

On avance donc un coup de lame après l'autre, en acceptant le rythme du temps long et le principe de réalité.

Si vous venez en Suisse, sachez que mon stand sera installé dans le passage sous voie. Venez me faire un coucou, j'aurai un immense plaisir à échanger avec vous, loin des écrans.

01/06/2026

Merci Morestel ! 🙏

Voilà, le rideau tombe aujourd'hui sur l'exposition de Morestel.

Merci aux organisateurs, aux visiteurs de passage et aux proches venus me surprendre. Vous donnez une réalité concrète à mon métier.

L'atelier ne s'arrête jamais vraiment : je me plonge dès maintenant dans la préparation de mes prochains rendez-vous de l'été. L'aventure continue.

Suivez-vous mon travail depuis longtemps ou m'avez-vous découvert récemment lors de cette exposition ? Dites-le moi en commentaire !

Photos from AACCPMorestel's post 29/05/2026

Je serai à l’espace Pictur’Halles dimanche à partir de 14h30 !

Photos from Office de Tourisme des Balcons du Dauphiné 's post 29/05/2026
Photos from Crowah's post 28/05/2026

Sculpter l'ombre : la série "Abîme".

Quand on parle de Kiri-e, on imagine souvent une feuille plate. Pourtant, j'aime travailler le pliage pour lui donner une dimension presque sculpturale. C'est avec ma série de nus, titrée "Abîme", que j'ai débuté cette technique.

Dans ce travail, le corps nu est le tangible, le réel. Sans défense, seul, le sujet est noyé dans une émotion intangible. Cette atmosphère, ce trouble intérieur dans lequel on a l'impression de baigner, est représenté par la texture complexe du papier découpé. C'est un jeu de réalités différentes : le découpage reste un contraste absolu, noir et blanc, alors que les pliages n’apparaissent et ne vibrent qu’en fonction de la lumière du lieu.

Cette série soulève souvent des réactions surprenantes. Certains sont choqués par la nudité, d'autres ne voient que les mains liées et passent complètement à côté du regard. Je sais aussi qu'en tant qu'homme, représenter le corps des femmes peut interroger. Une fois présentée, l’œuvre ne m'appartient plus. Mais mon intention, elle, est claire : la cause des femmes me tient profondément à cœur, et mes nus refusent toute objectification.

Mes personnages ont toujours un regard combatif, même — et surtout — en situation de faiblesse. Le corps est nu, exposé, l’attitude peut sembler abattue, mais elles n’ont pas abandonné. Il reste la volonté farouche de lutter, de se relever. À travers elles, c'est ma propre attitude mentale et mes émotions face aux épreuves que je projette.

Pourquoi une femme plutôt qu'un homme ? (Une question valable au-delà de mes nus). Parce que je cherche à mettre le spectateur en empathie avec des femmes combattantes. Chez l'homme, l'archétype du combat, du guerrier, est trop souvent une négation de l'autre, une absence d'empathie. Ici, la lutte est intérieure, intime et résiliente.

Le nu dépouille l’être humain de ses artifices et de ses marqueurs sociaux. Il est universel.

Mes œuvres ne sont pas des objets de fantasme, ce sont des manifestes de résilience.

Et vous, quand vous regardez ce travail, qu'est-ce qui vous frappe en premier ? Le lien qui entrave, ou le regard qui lutte ?

Photos from Crowah's post 25/05/2026

Derniers jours à Morestel.

Les semaines passent à une vitesse f***e, mais chaque coup de lame sur le papier reste ancré. Mon exposition à Morestel se termine déjà ce dimanche 31 mai.

Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de venir voir les détails de la série Hanamonogatari ou la précision chirurgicale de mes architectures japonaises "en vrai", c'est la dernière ligne droite. Les réseaux sociaux ne remplaceront jamais le relief du papier découpé face à la lumière.

Passerez-vous me faire un petit coucou avant la fin de la semaine ? Je serai présent à l'Espace Pictur'Halle ce dimanche 31 mai pour la clôture ! 😊👇

Chaque partage en story aide à faire circuler l'information pour ces derniers jours, merci infiniment pour votre soutien.

24/05/2026

Les réseaux sont une vitrine, mais la vibration du papier noir et du vide n'a pas d'équivalent numérique. Venez découvrir les 'Iris de Mai' et mes architectures sacrées à Morestel.

J'y suis jusqu'au 31 mai. (plus qu'aujourd'hui et le week end prochain !)

Photo :

Photos from AACCPMorestel's post 22/05/2026
Photos from Crowah's post 22/05/2026

Inspirée par le jeu traditionnel Hanafuda, cette œuvre associe la radicalité du papier découpé au raffinement de la dentelle.

Comme souvent dans mon travail, c'est le portrait d'une expression volée. Un regard ailleurs, une pensée suspendue entre les fleurs et le vent. C’est un hommage à la résilience : celle de la nature qui revient chaque saison, et celle de l'artisan qui avance un millimètre à la fois.

Le mois de mai est celui de l'Iris. Une fleur fragile comme le papier sous ma lame, mais symbole de courage et d'espoir.

Chaque partage est une fenêtre que vous ouvrez sur mon atelier. Merci d'aider mes œuvres à voyager.

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