EuroMed Rights
EuroMed Rights encompasses 68 organisations from 30 countries.
Its work aims to promote and protect Human Rights & Democracy in the Southern & Eastern Mediterranean regions. A network of more than 80 human rights organisations, institutions and individuals based in 30 countries in the Euro-Mediterranean region. Established in 1997 in response to the Barcelona Declaration and the establishment of the Euro-Mediterranean Partnership. With a membership adhering t
12/06/2026
Today, the EU Pact on Migration and Asylum becomes fully applicable. As we already denounced, it expands mass screening and biometric surveillance, risks racial profiling, normalises detention (including for children), channels people into accelerated asylum and return procedures at the border and deepens externalisation of borders.
EuroMed Rights condemns this rights-eroding approach. The EU and its member states must uphold the right to asylum, individual assessment, non-refoulement, effective appeals, independent HR monitoring mechanisms and safe and legal pathways.
https://www.nrc.nl/nieuws/2026/06/11/met-het-europese-asiel-en-migratiepact-wil-de-eu-asielmigratie-sneller-strikter-en-eensgezinder-aanpakken-a4928647?utm_source=clipboard&utm_medium=clipboard&utm_campaign=share&utm_term=share-modal&gift_token=4928647~1781787040~kCLY4XQUTd-hSoSo47qqIQ~AA8_VLSxq7PNkSw35HDzQrY3xlvp0zdBMZlGdszcqiY
08/06/2026
We join 14 NGOs and human rights groups in calling on the EU and its Member States to stop treating repression as a path to stability in Egypt.
Two years after the EU-Egypt Strategic Partnership, there has been no meaningful progress on human rights, democracy, or the rule of law, while repression continues to deepen.
Read the full joint statement : https://euromedrights.org/publication/joint-statement-egyptians-deserve-human-rights-not-a-fragile-status-quo-supported-by-the-eu/
05/06/2026
EuroMed Rights is saddened to learn the passing of trans human rights defender Deniz Soydan on the first day of the month. This is not an isolated incident, but rather reflects the oppressive anti-LGBTIQ+ policies of the Turkish government. The intensification of the repressive climate against + people in has grave ramifications for the psychological and physical health of human rights defenders.
03/06/2026
À l’occasion de l’audience en appel du 2 juin 2026, les organisations signataires expriment leur pleine solidarité avec Saâdia Mosbah, présidente de l’association Mnemty, ainsi qu’avec ses collègues poursuivi·e·s. Nous dénonçons la criminalisation croissante des défenseur·e·s des droits humains, des organisations de la société civile et des acteurs humanitaires en Tunisie.
Figure reconnue de la lutte contre le racisme et les discriminations en Tunisie, Saâdia Mosbah est détenue depuis mai 2024. Son arrestation s’inscrit dans une campagne menée par les autorités tunisiennes contre les associations, les défenseur·e·s des droits humains et les organisations humanitaires. Cette dynamique s’accompagne d’un discours politique ouvertement hostile à la société civile indépendante et à celles et ceux qui œuvrent pour la protection de la dignité humaine et des droits fondamentaux.
Comme de nombreuses personnes et organisations en Tunisie, Saâdia Mosbah et ses collaborateur·rice·s font aujourd’hui l’objet de poursuites fondées sur l’usage détourné de la législation antiterroriste et de dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent. Ces instruments juridiques sont mobilisés pour entraver des activités citoyennes et associatives légitimes menées en faveur des droits humains et de la défense des personnes marginalisées.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte marqué par un rétrécissement continu de l’espace civique, des pressions croissantes exercées sur les associations, les journalistes, les avocat·e·s et les militant·e·s, ainsi qu’une remise en cause progressive des garanties essentielles de l’État de droit.
Lorsque la solidarité est assimilée à une menace, lorsque la lutte contre les discriminations devient un motif de poursuite, lorsque l’engagement en faveur des personnes les plus vulnérables est suspecté plutôt que protégé, c’est l’ensemble des libertés fondamentales qui se trouve fragilisé.
Avec plusieurs organisations partenaires, Avocats Sans Frontières exprime sa solidarité avec Saâdia Mosbah, les membres de Mnemty et toutes les personnes qui, en Tunisie et ailleurs, s’engagent pour la défense de la dignité humaine et des droits fondamentaux.
Nous appelons à la libération immédiate de Saâdia Mosbah, à l’abandon des poursuites visant les membres de Mnemty et au respect des engagements internationaux de la Tunisie en matière de droits humains.
La solidarité n’est pas un crime. Défendre les droits humains ne devrait jamais conduire en prison.
✒️ Les signataires :
✅ Amnesty International
✅ Avocats Sans Frontières
✅ EuroMed Rights
✅ Legal Action Worldwide (LAW)
✅ Minority Rights Group
✅ OMCT Tunisie
✅ Protect Humanitarians
🔗 Lire le communiqué complet ➡️ https://lnkd.in/eY9aXasm
03/06/2026
The May edition of our EU – Israel/Palestine Newsletter is now online🇪🇺🇮🇱🇵🇸
Read it here:👇
https://mailchi.mp/2c12fbdf42e9/eu-israelpalestine-monitor-april-6063918
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02/06/2026
🎙️ Dans une interview accordée à RFI, Sara Prestianni, directrice du département plaidoyer à EuroMed Droits réagit à l’accord sur le règlement retour
💬 « Ce règlement va dans la direction opposée de ce que devraient être les valeurs de la UE, renforçant la dimension externe de l'asile et migration et une logique sécuritaire de gestion de la migration »
👇🏼 Découvrez l’article et l’interview audio:
https://www.rfi.fr/fr/europe/20260601-l-union-européenne-valide-le-projet-de-création-de-centres-où-renvoyer-les-migrants-à-l-étranger
02/06/2026
Justice pour Saâdia Mosbah et ses collègues : Non à la criminalisation des défenseurs des droits humains et de l’action humanitaire en Tunisie
À l’occasion de l’audience en appel du 2 juin 2026, les organisations soussignées expriment leur pleine solidarité avec Saâdia Mosbah, présidente de l’association Mnemty, ainsi qu’avec ses collègues poursuivis. Nous dénonçons la criminalisation croissante des défenseurs des droits humains, des organisations de la société civile et des acteurs humanitaires en Tunisie.
Contexte
Saâdia Mosbah, figure reconnue de la lutte antiraciste et anti-discrimination en Tunisie et présidente de l'association Mnemty, est détenue depuis mai 2024. Son arrestation s'inscrit dans une campagne délibérée des autorités tunisiennes visant à criminaliser les associations, les défenseurs des droits humains et les organisations humanitaires qui apportent une assistance aux populations vulnérables. Cette dynamique s’accompagne d'un discours politique ouvertement hostile à la société civile indépendante et à celles et ceux qui œuvrent pour la protection et la dignité humaine.
Seule membre du groupe placé en détention, Saâdia y est maintenue depuis plus de deux ans, dont environ vingt-deux mois de détention provisoire, courant de mai 2024 à mars 2026, dépassant largement le plafond légal de quatorze mois prévus par le droit tunisien. Une telle durée constitue une violation flagrante du droit à être jugé dans un délai raisonnable, garanti par l'article 9(3) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).
Saâdia a été condamnée le 19 mars 2026 à 8 ans d’emprisonnement en première instance et à la déchéance de ses droits civiques pour une durée de 5 ans, à une amende de 120 000 dinars (environ 35 000 euros) ainsi qu’à la saisie de ses biens – téléphone, ordinateur et retraite pourtant protégée par la loi, mais gelée depuis mai 2024. Elle attend aujourd’hui l’issue de son procès en appel. Cinq autres membres et collaborateurs de Mnemty ont été également condamnés à des peines de prison allant d'un à trois ans. Quatre d'entre eux, actuellement en Tunisie, risquent une arrestation imminente si la condamnation est confirmée en appel.
En soutien à Saâdia Mosbah et à Mnemty, l’ONG Protect Humanitarians a lancé une pétition internationale appelant à sa libération immédiate et inconditionnelle, dénonçant la criminalisation croissante des défenseurs des droits humains et des organisations humanitaires. Mnemty, association des droits humains et de la lutte anti-discrimination est poursuivie entre autres sur la base de la loi antiterroriste n° 2015-26 et de la législation sur la lutte contre le blanchiment d'argent, sans fondement d'application dans cette affaire. Ce détournement de lois de leur finalité pour criminaliser une activité associative ordinaire constitue en lui-même une violation grave de l'État de droit, telle que rappelée par les rapporteurs spéciaux de l'ONU, dans leur communication conjointe du 14 août 2025 au gouvernement tunisien, qui ont exprimé leur profonde préoccupation quant aux poursuites engagées contre Saâdia Mosbah et d'autres défenseurs des droits des migrants et militant.e.s anti-racistes. Par ailleurs, ces poursuites s'inscrivent dans un contexte de répression croissante de la société civile en Tunisie.
L’instrumentalisation des lois antiterroristes contre la société civile constitue une violation des standards internationaux des droits humains, et porte également atteinte aux principes protégeant l’action humanitaire et l’assistance apportée aux personnes en situation de vulnérabilité. Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection des droits de l'homme dans la lutte antiterroriste, a rappelé dans son rapport au Conseil des droits de l'homme (mars 2024) que l'utilisation abusive des lois antiterroristes contre les défenseurs des droits humains et les associations constitue une violation des libertés d'expression, de réunion et d'association, et que les mesures de lutte contre le blanchiment d’argent ne doivent pas entraver les activités légitimes à but non lucratif ni l'aide humanitaire.
Les organisations signataires condamnent par ailleurs l'approche sécuritaire qui domine la gestion des migrations en Tunisie et dans la région. Une approche qui criminalise des militant.e.s antiracistes et de la solidarité avec toutes les victimes du racisme, y compris les personnes migrantes, mais aussi des Tunisien.ne.s noir.e.s. La criminalisation des activités menées par l’association Mnemty, qui agit notamment dans le cadre de la loi n 50 relative à l'élimination de toutes les formes de discrimination, les autorités ne font pas application de cette loi, nient l'existence même du racisme et répriment celles et ceux qui le combattent, en violation directe de la solidarité et la défense des droits humains. Assimiler l’assistance apportée aux personnes vulnérables à une activité criminelle compromet gravement la capacité des organisations de la société civile à exercer leur mission légitime et crée un climat d’intimidation incompatible avec les engagements internationaux de la Tunisie.
Au-delà de cette affaire, le discours raciste ambiant, nourri par des prises de position politiques qui désignent les personnes migrantes comme une menace, constitue l'environnement dans lequel Mnemty exerce son action, et dans lequel ses membres sont aujourd'hui poursuivis et condamnés. Enfin, nous alertons sur le danger que représente la normalisation de ce discours et de ces pratiques pour l'ensemble des droits fondamentaux.
Nous appelons à:
● La libération immédiate et inconditionnelle de Saâdia Mosbah ;
● L'abandon de toutes les charges contre les membres de Mnemty ;
● La cessation de l'instrumentalisation des lois antiterroristes contre les organisations de la société civile, les défenseurs des droits humains et les acteurs humanitaires fournissant une assistance légitime aux populations vulnérables ;
● La fin des discours et politiques attisant la haine envers les personnes migrantes victimes de racisme, et celles et ceux qui les défendent ;
● Le respect du droit international des droits humains et des engagements internationaux de la Tunisie, notamment en matière de protection des personnes en mouvement, de non-discrimination, de dignité, d'accès à la protection et de garanties contre la détention arbitraire, les expulsions collectives et toute autre violation des droits humains.
Organisations signataires :
● OMCT dans le cadre de l'observatoire pour la protection des défenseur.e.s des droits humains (Obs)
● Protect Humanitarians
● EuroMed Rights
● Amnesty International
● Minority Rights Group
● Legal Action Worldwide
● Avocats Sans Frontières
● FIDH dans le cadre de l'Observatoire pour la protection des défenseur.e.s des droits humains (Obs)
26/05/2026
🚨 Join us for the launch of our new report on the right to life and the duty to investigate in Türkiye!
📅 Tuesday, 2 June 2026
🕒 14:30–16:00 CEST (15:30–17:00 GMT+3)
💻 Online via Zoom
🗣️ Language: English
Produced under the impunity project led by EuroMed Rights, İnsan Hakları Derneği - Human Rights Association and İnsan Hakları Ortak Platformu - İHOP, this report examines State obligations arising from the right to life through the lens of European Court of Human Rights and Constitutional Court case-law, focusing on the duty to conduct effective investigations into suspicious deaths.
Ten monitored cases from involving unnatural deaths are assessed against the full range of State obligations, revealing patterns of failure and accountability gaps.
The webinar will bring together experts from Türkiye to present the findings and open a broader discussion on the protection of the right to life in the country.
📌 Register here: https://eu01web.zoom.us/webinar/register/WN_2LoQmkCXTg2sdKErhPPZ-Q #/registration
📄 Read the report:https://euromedrights.org/wp-content/uploads/2026/05/ENG-EUROMED-REPORT.pdf
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