CoE-Cbrn/RDC Officiel
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Le Centre D'excellence Chimique, Biologique, Radiologique et Nucléaire, (CoE-CBRN), en sigle, est une unité de Coordination de toutes les activités d'atténuation des risques liés à la propagation et aux trafics illicites des substances CBRN en RDC.
09/05/2026
🇨🇩🇿🇦Le CoE-CBRN/RDC renforce sa diplomatie scientifique lors d’une mission stratégique en Afrique du Sud
Pretoria, 29 avril 2026 — Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations issues de la mission scientifique effectuée en février 2026 en République d’Afrique du Sud, une mission de suivi et de consolidation a été conduite du 19 au 29 avril 2026 sous la conduite du Professeur Thierry TANGOU TABOU, Coordonnateur et Point Focal National du CoE-CBRN/RDC.
Réalisée sur la base d’un ordre de mission officiel émis par Son Excellence Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations, Professeur Docteure Marie-Thérèse SOMBO AYANE SAFI MUKUNA, cette mission s’inscrit dans les priorités nationales liées au développement scientifique, à la coopération internationale, à la sécurité scientifique et au renforcement des capacités en matière de gestion des risques CBRN.
Cette mission constitue une étape importante dans le processus de structuration des partenariats scientifiques engagés lors de la mission exploratoire de février 2026.
Celle-ci avait permis d’identifier plusieurs opportunités majeures de coopération avec l’AUDA-NEPAD, le réseau SANBio, le CSIR, la NECSA, MINTEK ainsi que plusieurs universités sud-africaines de premier plan.
La mission d’avril 2026 avait ainsi pour objectif de transformer ces premiers contacts en cadres de collaboration plus opérationnels, à travers l’approfondissement des échanges techniques, l’évaluation des capacités scientifiques mobilisables, la structuration des projets en cours et la formalisation progressive des mécanismes de coopération.
Les échanges menés avec les partenaires sud-africains ont porté sur plusieurs domaines prioritaires, notamment l’évaluation des produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés, les analyses CBRN, les matériaux à faible empreinte carbone, la caractérisation avancée des matériaux, la sûreté radiologique et nucléaire, les matériaux de blindage, les nanotechnologies, l’analyse des risques systémiques et les mécanismes régionaux de coopération scientifique.
Au Doornfontein Campus de l’Université de Johannesburg, la délégation a échangé avec les responsables des laboratoires impliqués dans les projets scientifiques du Centre. Les travaux ont notamment porté sur l’évaluation des produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés, considérée comme une priorité stratégique pour la sécurité sanitaire nationale, ainsi que sur la caractérisation des matériaux développés dans le cadre des projets de ciments bas carbone.
Le Council for Scientific and Industrial Research a constitué l’un des axes centraux de la mission. La délégation y a effectué une visite approfondie de plusieurs laboratoires spécialisés en minéralogie, biologie, textile, cosmétique, nanotechnologie et analyses environnementales. Les échanges ont permis d’ouvrir des perspectives en matière de recherche appliquée, d’analyses CBRN, de contrôle qualité, de transfert de compétences et de cofinancement de projets scientifiques.
Une réunion stratégique avec le Professeur Suprakas ainsi qu’une séance technique avec le Dr Saku, Business Manager du Département de nanotechnologie du CSIR, ont permis d’avancer sur le projet de protocole d’accord entre le CSIR et le CoE-CBRN/RDC.
La visite à la South African Nuclear Energy Corporation, sur le site de Pelindaba, figure parmi les séquences les plus stratégiques de la mission. La délégation a été reçue par le Dr Pradish Rampersadh, Group Executive for Innovation and Research, avant d’effectuer une visite du réacteur nucléaire SAFARI-1, infrastructure de référence sur le continent africain.
Les échanges avec la NECSA ont porté sur la sûreté nucléaire, la radioprotection, la gestion des matières radioactives, les technologies de réponse aux incidents radiologiques, les usages pacifiques des technologies nucléaires et la formation spécialisée des experts congolais.
Cette coopération ouvre des perspectives importantes pour le développement des capacités nationales en matière de sécurité radiologique et nucléaire.
La délégation s’est également entretenue avec les équipes de MINTEK, institution spécialisée dans les technologies minières et la valorisation des ressources. Les discussions ont porté sur la caractérisation des matériaux, la gestion des risques miniers, les métaux lourds, les risques chimiques et radiologiques, la contamination environnementale et les matériaux innovants.
La mission a comporté une importante dimension diplomatique et institutionnelle. La délégation a été reçue à l’Ambassade de la République Démocratique du Congo en Afrique du Sud par Son Excellence Monsieur John NYAKERU, Ambassadeur de la RDC, avec qui les échanges ont porté sur le rôle de la diplomatie scientifique dans l’accompagnement des initiatives stratégiques du Centre.
Parallèlement, la participation aux travaux techniques de la SADC sur l’innovation et l’industrialisation régionale a permis au CoE-CBRN/RDC de renforcer sa visibilité régionale et de s’intégrer davantage aux mécanismes africains de coopération scientifique.
Les échanges avec l’AUDA-NEPAD ont également confirmé le rôle stratégique de l’institution dans la facilitation des partenariats continentaux et dans l’intégration progressive du Centre aux dynamiques africaines de science, technologie et innovation.
Au-delà des partenariats institutionnels, cette mission contribue au renforcement du positionnement scientifique et technologique de la République Démocratique du Congo.
Elle ouvre des perspectives concrètes dans la sécurité sanitaire, le contrôle qualité pharmaceutique, la formation spécialisée, la sûreté nucléaire, les technologies analytiques, les matériaux innovants, la recherche appliquée et la gestion intégrée des risques CBRN.
Selon les responsables du Centre, cette mission marque une transition entre la phase d’identification des opportunités et celle de leur opérationnalisation progressive.
Malgré les avancées enregistrées, plusieurs défis demeurent, notamment les contraintes financières, la nécessité de renforcer les infrastructures scientifiques nationales, les mécanismes de cofinancement, la coordination des agendas institutionnels et le besoin d’un suivi rigoureux des engagements pris avec les partenaires.
À travers cette mission, le CoE-CBRN/RDC confirme sa volonté de s’affirmer comme une plateforme nationale et régionale d’expertise, de coordination scientifique et de gestion intégrée des risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.
Cette dynamique traduit également l’ambition de la RDC de renforcer progressivement sa souveraineté scientifique et technologique à travers des partenariats structurants, la montée en compétence de ses experts et l’intégration active aux réseaux africains de recherche et d’innovation.
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NGOMA WABASOLELE Armand
Chargé de Communication du CoE-Cbrn/RDC Officiel
05/05/2026
04/05/2026
MATINÉE SCIENTIFIQUE AU CoE-CBRN/RDC : DOUBLE FOCUS SUR LA VULNÉRABILITÉ PSYCHIATRIQUE ET LA GESTION NUMÉRIQUE DES CRISES CHIMIQUES
Kinshasa, lundi 04 mai 2026 — Le Centre d’Excellence pour la Réduction des Risques Chimiques, Biologiques, Radiologiques et Nucléaires (CoE-CBRN/RDC) a tenu, ce lundi, une matinée scientifique marquée par deux communications de haut niveau, axées sur des enjeux critiques de gestion des risques en contexte de crise.
Une première communication axée sur les vulnérabilités psychiatriques
Il est exactement 10h00 lorsque s’ouvre la première séquence scientifique.
D’entrée de jeu, le Docteur Mbokolo Clovis, Assistant de Recherche 1, plante le décor d’une problématique encore peu explorée dans les dispositifs de réponse aux risques majeurs : les risques CBRN chez les personnes présentant des troubles psychiatriques.
Dans une approche analytique et documentée, l’intervenant met en exergue les vulnérabilités spécifiques de cette catégorie de population.
Altération du jugement, difficultés de compréhension des consignes de sécurité, comportements à risque : autant de facteurs qui exposent davantage ces individus lors d’incidents impliquant des agents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires.
Le Présentateur souligne que les voies d’exposition sont multiples : contamination directe, défaut d’utilisation des équipements de protection, ou encore re**rd dans les procédures d’évacuation.
À cela s’ajoute une aggravation notable des risques chimiques et biologiques, liée notamment à un accès limité aux soins de santé.
S’agissant des risques radiologiques et nucléaires, le non-respect des périmètres d’exclusion et les difficultés de décontamination constituent des défis majeurs, exacerbés par des pathologies telles que la psychose, la dépression, l’anxiété ou les addictions.
Dans ses recommandations, le Docteur Mbokolo insiste sur la nécessité d’une approche inclusive : formation spécifique du personnel d’intervention, élaboration de protocoles adaptés, accompagnement personnalisé lors des opérations de décontamination et d’évacuation. En filigrane, un impératif s’impose : intégrer pleinement ces patients dans les plans nationaux de préparation et de réponse CBRN.
TIC et gestion de crise : la seconde communication met l’accent sur la coordination opérationnelle
À 13h20, la seconde présentation vient clore cette matinée scientifique. Portée par Madame Mauwa Martini, Assistante de Recherche 1, elle s’articule autour du thème : « TIC : Gestion d’alerte et suivi des victimes lors d’une opération de décontamination de masse consécutive à une fuite d’ammoniac ».
Dans un exposé structuré, l’intervenante met en lumière le rôle stratégique des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans la gestion des situations d’urgence.
Elle rappelle que, face à un incident chimique tel qu’une fuite d’Ammoniac, la réactivité et la coordination constituent des leviers déterminants pour limiter l’impact sanitaire et environnemental.
Selon elle, la gestion efficace de l’alerte repose sur une circulation fluide et sécurisée de l’information entre les cellules de crise, les équipes opérationnelles déployées sur le terrain et les autorités sanitaires.
Cette interconnexion permet non seulement d’orienter les secours en temps réel, mais également de prioriser la prise en charge des victimes en fonction du degré d’exposition.
Au cœur de ce dispositif, la communication de crise s’impose comme un pilier stratégique.
Elle garantit la cohérence des actions engagées, renforce la sécurité des intervenants et répond aux attentes légitimes des populations exposées, souvent en situation de forte anxiété.
Madame Mauwa Martini insiste enfin sur l’importance d’un suivi rigoureux des victimes, facilité par des outils numériques adaptés, permettant d’assurer une traçabilité des interventions et une meilleure prise en charge post-incident.
À travers ces deux communications complémentaires, le CoE-CBRN/RDC réaffirme son engagement à renforcer les capacités nationales en matière de prévention, de préparation et de réponse aux risques CBRN. Entre prise en compte des vulnérabilités humaines et optimisation des outils technologiques, la démarche se veut résolument intégrée et tournée vers la résilience des systèmes de santé et de sécurité.
Cellule de Communication
CoE-Cbrn/RDC Officiel
19/04/2026
Mission scientifique du CoE-CBRN/RDC en Afrique du Sud : de la première prise de contact à la reprise des activités à Johannesburg
Johannesburg, 19 avril 2026 – La délégation de la République Démocratique du Congo conduite par le Coordonnateur et Point Focal National du Centre d’Excellence CBRN/RDC, le Professeur TANGOU TABOU Thierry, est arrivée à Johannesburg ce dimanche 19 avril 2026 à 05 heures du matin, marquant la poursuite de l’agenda de travail engagé dans le cadre de la coopération scientifique avec les partenaires sud-africains.
Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité de la première visite de prise de contact effectuée au mois de février 2026 en République d’Afrique du Sud.
Cette mission initiale avait permis d’engager des échanges stratégiques avec plusieurs institutions scientifiques et techniques de premier plan, en vue de renforcer les capacités du Centre d’Excellence CBRN/RDC dans les domaines liés aux risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.
Au cours de cette première phase, la délégation avait notamment tenu des réunions de travail avec des structures scientifiques régionales et établi des contacts avec des centres de recherche spécialisés.
Ces échanges avaient permis d’identifier des axes prioritaires de coopération, portant sur la mobilité scientifique, l’accès aux équipements de laboratoire, la création d’équipes mixtes de recherche ainsi que le développement de projets conjoints dans les domaines de la biosécurité, de la détection chimique et biologique et des applications nucléaires civiles.
La mission de février 2026 avait également permis d’ouvrir des perspectives de collaboration avec plusieurs institutions scientifiques sud-africaines, tout en posant les bases d’une coopération structurée visant le renforcement des capacités scientifiques nationales et l’intégration du Centre d’Excellence CBRN/RDC dans les réseaux africains d’innovation.
Cette dynamique bénéficie de la volonté affirmée de Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations, Dr Marie-Thérèse SOMBO AYANE, d’accompagner le Centre d’Excellence CBRN/RDC dans le développement de ses missions scientifiques et de coopération internationale.
Cet engagement s’est notamment matérialisé par la signature de l’ordre de mission ayant autorisé la délégation à effectuer cette mission scientifique en République d’Afrique du Sud, traduisant l’appui institutionnel du Gouvernement au renforcement des capacités scientifiques nationales.
C’est dans cette continuité que la délégation rdcongolaise, conduite par le Professeur TANGOU TABOU Thierry, a effectué son arrivée à Johannesburg ce dimanche à l’aube, afin d’assurer la poursuite des échanges engagés et de concrétiser les pistes de collaboration identifiées lors de la première visite de prise de contact.
Cette étape prévoit notamment la tenue de réunions techniques, des visites institutionnelles et des séances de travail destinées à structurer les modalités opérationnelles des partenariats envisagés.
La reprise de la mission en Afrique du Sud traduit la volonté du Centre d’Excellence CBRN/RDC de consolider son positionnement scientifique régional et de développer des partenariats durables au service du renforcement de la sécurité scientifique, sanitaire et environnementale de la République Démocratique du Congo.
Cette démarche s’inscrit dans une vision stratégique visant à doter le pays d’outils scientifiques modernes pour la prévention, la détection et la gestion des risques CBRN, tout en favorisant le transfert de technologies et le développement des compétences nationales.
Le Collège de Communication du
CoE-CBRN/RDC
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À gauche: photo avec l’expert du P111 à l’aéroport de Ndjili/Kinshasa
À droite:l'arrivée dans un taxi à Johannesburg
15/04/2026
RDC : Mission d’évaluation du projet P111 sur la gestion des déchets chimiques dangereux
Le Centre d’Excellence Chimique, Biologique, Radiologique et Nucléaire de la République Démocratique du Congo (CoE-CBRN/RDC) organise, du 16 au 17 avril 2026 à Kinshasa, une mission d’état des lieux du projet régional P111 consacré à la gestion des déchets chimiques dangereux. L’activité se tiendra dans la salle José MPANDA du CRESH, dans la commune de la Gombe.
Cette mission vise à réunir les experts nationaux, les parties prenantes institutionnelles et techniques ainsi que les responsables du projet afin d’évaluer les dispositifs existants, d’identifier les défis opérationnels et de formuler des recommandations pour renforcer la gestion sécurisée des substances chimiques à risque en RDC.
La première journée, prévue le jeudi 16 avril, sera consacrée aux travaux techniques entre experts.
Elle débutera par une réunion des experts du projet P111 avec le Coordonnateur et Point Focal National ainsi que le COGES restreint élargi aux experts internes identifiés.
Les échanges se poursuivront avec l’équipe nationale CBRN avant une séance élargie avec les parties prenantes d’intérêt au projet. La journée s’achèvera par un résumé succinct des discussions et des premières orientations.
Le vendredi 17 avril sera dédié aux activités de terrain. Les participants se retrouveront au CRESH avant le départ pour la visite des sites concernés.
Deux séquences de visites des installations de traitement des déchets sont prévues, entrecoupées d’une pause technique. La mission prendra fin par une synthèse des constats et recommandations formulées par les rapporteurs.
À travers cette initiative, le CoE-CBRN/RDC entend renforcer la coordination nationale autour de la gestion des déchets chimiques dangereux, améliorer les capacités de prévention des risques et soutenir la mise en œuvre efficace du projet régional P111.
Cette démarche s’inscrit dans la dynamique de consolidation de la sécurité chimique et de protection de l’environnement, en cohérence avec les priorités nationales de gestion des risques CBRN.
Cellule de Communication du
CoE-Cbrn/RDC Officiel
22/03/2026
CoE-CBRN RDC : une nouvelle note de service pour mieux encadrer les collaborations et activités externes
Kinshasa, 20 mars 2026 — Le Centre d’Excellence Chimique, Biologique, Radiologique et Nucléaire de la République démocratique du Congo (CoE-CBRN/RDC) vient de franchir un nouveau cap dans l’organisation de ses activités.
À travers une note de service signée par le Coordonnateur et Point Focal National, le Professeur TANGOU TABOU Thierry, l’institution renforce le cadre réglementaire régissant la participation de son personnel aux activités externes ainsi que les collaborations institutionnelles.
D’emblée, cette note s’inscrit dans une logique de cohérence institutionnelle et de protection des intérêts stratégiques du Centre. En effet, face à la multiplication des initiatives dans le domaine CBRN, il devenait essentiel d’harmoniser les interventions des cadres et agents. Ainsi, toute participation à une activité externe — qu’il s’agisse d’un atelier, d’un séminaire ou d’une conférence — est désormais soumise à une autorisation préalable.
Dans cette perspective, le texte précise que toute demande doit être introduite au moins cinq jours avant la tenue de l’activité. Par ailleurs, des informations essentielles telles que l’identité de l’organisateur, l’objet de l’activité ou encore le rôle attendu du participant doivent être fournies.
Toutefois, en cas d’urgence dûment justifiée, un délai réduit à 48 heures peut être accordé, sous réserve de validation expresse.
En outre, le Comité de Gestion conserve un droit de regard décisif, pouvant autoriser, reporter ou refuser toute participation jugée non conforme aux orientations du Centre.
Par ailleurs, la note met un accent particulier sur les collaborations institutionnelles. Désormais, il est strictement interdit à tout agent d’engager, à titre individuel, une quelconque collaboration dans le domaine CBRN ou connexe sans un accord formel du Centre.
De ce fait, toute coopération devra obligatoirement être encadrée par un instrument juridique reconnu, tel qu’un protocole d’accord ou un accord spécifique. Cette mesure vise notamment à éviter les initiatives isolées susceptibles de compromettre la crédibilité ou les intérêts du CoE-CBRN/RDC.
Dans le même ordre d’idées, toute participation à une activité externe est considérée comme une représentation officielle du Centre. Dès lors, les agents sont tenus de respecter les positions institutionnelles et de défendre les intérêts de leur structure.
Ensuite, la note insiste sur l’obligation de redevabilité. À cet effet, chaque agent ayant pris part à une activité autorisée devra soumettre un rapport de mission dans un délai de trois à sept jours. Cette exigence vise à capitaliser les connaissances acquises et à renforcer le partage d’expériences au sein de l’institution.
Enfin, le texte prévoit des dispositions disciplinaires en cas de non-respect.
Toute violation pourra entraîner des sanctions administratives, conformément aux textes en vigueur en République démocratique du Congo.
En définitive, cette note de service, entrée en vigueur dès sa signature, s’applique à l’ensemble du personnel du CoE-CBRN/RDC. Elle marque une étape importante vers une gouvernance plus structurée, transparente et alignée sur les standards internationaux en matière de gestion des activités scientifiques et institutionnelles.
En somme, à travers cette initiative, le CoE-CBRN/RDC envoie un signal fort : celui d’une institution soucieuse de discipline, de crédibilité et d’efficacité dans un domaine aussi sensible que stratégique.
Collège de communication du CoE-Cbrn/RDC Officiel
08/03/2026
RDC : le ciment bas carbone du physicien Seke Vangu Max, une innovation nationale que le pays tarde à valoriser
Trois ans après la mise en place en République démocratique du Congo d’un ciment bas carbone développé par le physicien Seke Vangu Max, l’enthousiasme scientifique qui avait entouré cette innovation semble s’être estompé dans les sphères décisionnelles nationales.
Pourtant, dans un monde engagé dans une transition écologique urgente, ce type de technologie est aujourd’hui activement recherché par les pays et les industries de la construction.
La question se pose désormais avec insistance : pourquoi la RDC tarde-t-elle à valoriser une innovation scientifique capable de contribuer à la réduction de l’empreinte carbone du secteur du bâtiment, l’un des plus polluants au monde ?
Le ciment bas carbone constitue l’une des pistes majeures explorées à l’échelle internationale pour réduire les émissions liées à la production du ciment classique, responsable d’une part importante des émissions mondiales de CO₂.
Dans ce contexte, l’innovation portée par le scientifique congolais apparaît comme une opportunité stratégique pour la RDC : non seulement sur le plan environnemental, mais également sur les plans industriel, économique et scientifique.
La pertinence de cette innovation a été récemment illustrée lors de la conférence internationale ICCCSC 2026, à capetown en Afrique du Sud, où la RDC était représentée aux côtés de figures majeures de la recherche mondiale, notamment la professeure Karen Scrivener, spécialiste reconnue des matériaux cimentaires.
Cette présence a permis de renforcer les perspectives de collaboration entre universités, centres de recherche et industries, ouvrant la voie à des partenariats scientifiques et technologiques susceptibles de valoriser davantage les travaux menés par les chercheurs congolais.
Un soutien présidentiel déjà exprimé
Il convient de rappeler qu’en 2023, lors du premier conclave du génie scientifique congolais, le Président de la République Félix Tshisekedi avait personnellement salué l’impact potentiel de cette innovation dans le domaine de la construction.
À cette occasion, le Chef de l’État avait même exprimé le souhait de voir cette contribution scientifique reconnue officiellement, notamment par l’attribution d’une médaille honorifique.
L’urgence d’une décision politique
Malgré ces signaux encourageants, la concrétisation institutionnelle et industrielle de cette innovation tarde à se matérialiser.
Or, dans un contexte international marqué par une compétition accrue autour des technologies vertes, le risque est réel de voir des solutions développées localement être valorisées ailleurs, faute de soutien national suffisant.
Pour plusieurs observateurs du monde scientifique, la RDC dispose pourtant d’une occasion rare : transformer une découverte scientifique nationale en véritable filière industrielle durable.
Ne pas laisser dormir l’innovation congolaise
La b***e est désormais dans le camp du gouvernement et des décideurs publics. L’enjeu dépasse la simple reconnaissance d’un chercheur : il s’agit de soutenir une innovation capable de positionner la RDC dans la nouvelle économie verte mondiale.
Pendant que le pays tarde à agir, l’innovation congolaise suscite déjà l’intérêt de nombreux acteurs à l’étranger.
Et l’histoire des sciences le rappelle souvent : les nations qui négligent leurs inventeurs finissent parfois par acheter, à prix fort, ce qu’elles ont pourtant vu naître chez elles.
✍️CoE-CBRN/RDC
Cellule de Communication
Tel: 082 82 43 973
06/03/2026
RDC : un atelier sur le leadership féminin dans la sécurité CBRN organisé à Kinshasa
Kinshasa, 6 mars 2026 (CoE-CBRN/RDC).- Le réseau Women in CBRN/RDC a organisé, vendredi, un atelier consacré au leadership féminin dans la gestion des risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN), dans la salle Saint-Pierre-Claver du Collège Boboto, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, en marge de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars.
Placée sous le thème « Femmes, leadership et sécurité CBRN : bâtir une résilience inclusive », cette rencontre a réuni plusieurs participants issus de différents horizons professionnels, notamment des professeurs d’université, chercheurs, militaires, policiers et spécialistes des domaines scientifiques et sécuritaires.
Les échanges ont été structurés autour de trois panels consacrés à la participation des femmes dans la prévention et la gestion des risques CBRN.
Créé en février 2025, Women in CBRN est un réseau de professionnelles congolaises engagées dans les domaines scientifiques, sécuritaires et institutionnels liés à la gestion des risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.
Ouvert également aux hommes partageant cette vision, ce réseau vise à promouvoir la participation et le leadership féminin dans ce secteur stratégique afin de contribuer au renforcement de la sécurité et de la sûreté CBRN en République démocratique du Congo.
L’activité s’est tenue sous le haut patronage de la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et innovations, Marie-Thérèse Sombo Ayané Safi Mukuna, représentée à cette occasion par l’une de ses collaboratrices, en la personne de Docteure Nivelle.
Plusieurs personnalités ont pris part à cet atelier, notamment l’honorable Christelle Vuanga, députée nationale élue de la circonscription de la Funa à Kinshasa, le représentant du Secrétaire général à la Recherche scientifique et innovation, le président du Conseil scientifique national de la RDC, le professeur Pius MPIANA Tshimankinda, le coordonnateur et point focal national du Centre d’Excellence CBRN de la RDC, le professeur Thierry Tangou Tabou, le Coordonnateur adjoint ainsi que le directeur scientifique.
Dans son mot de bienvenue, la présidente du réseau, Mme Rosie Mubindukila, a exprimé sa reconnaissance à l’endroit des autorités nationales, particulièrement la ministre de l’ESURSI, pour son appui à cette initiative.
Elle a salué le leadership des pouvoirs publics dans la promotion de l’égalité des chances et l’accès des femmes aux sphères décisionnelles, notamment dans les domaines scientifiques et sécuritaires.
Prenant la parole au nom de la ministre, Dr Nivelle a transmis les salutations et encouragements de cette dernière aux participants.
Elle a rappelé que, sous la très haute autorité du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le gouvernement congolais attache une importance particulière à la promotion de l’égalité des chances et au renforcement du leadership féminin, en particulier dans les secteurs scientifique et de l’innovation.
Au cours de la rencontre, la présidente du réseau a également présenté la vision, la mission et les objectifs de Women in CBRN. Elle a indiqué que cette plateforme regroupe des membres issus de plusieurs disciplines, notamment l’économie, la médecine, la biologie, le droit et la police criminelle.
Selon elle, les actions du réseau reposent essentiellement sur la recherche et la sensibilisation. En une année d’existence, Women in CBRN a déjà mené une étude sur l’utilisation et la commercialisation des pesticides. Par ailleurs, trois membres du réseau bénéficient actuellement d’une bourse de master en management des risques et menaces CBRN au Maroc et en France.
Des activités de sensibilisation dans les établissements scolaires sur certaines maladies saisonnières sont également en préparation, a-t-elle indiqué.
Les panels organisés au cours de la journée ont donné lieu à des échanges enrichissants entre panelistes et participants, avec des interventions d’experts et expertes issus notamment des domaines de la biologie, de la physique, du droit, de l’environnement, de la communication et de la sécurité. Des témoignages vidéo de membres du réseau actifs au niveau continental ont également été présentés.
L’atelier s’est achevé dans une atmosphère conviviale apres l’exécution de l’hymne national de la République démocratique du Congo. après le mot de la présidente du réseau qui a remercié l’ensemble des participants et partenaires ayant contribué à la réussite de cette activité.
La cérémonie s’est finalement clôturée par un repas.
Cellule de Communication
CoE-CBRN/RDC
19/02/2026
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