À cœur ouvert
Les confidences d’une maman ordinaire. Ici, je partage mes réflexions, mes hauts et mes bas, et mes instants d’imperfection.
Si tu cherches un peu de vrai dans un monde trop parfait, installe-toi confortablement.
04/14/2026
Ce matin-là, sur le pont Pierre‑Laporte, le brouillard est tombé d’un seul coup.
Un mur blanc.
Plus de fleuve. Plus d’horizon. Plus de repères.
Juste une impression étrange, presque irréelle, comme si le monde avait disparu autour de nous.
Et dans mon ventre, une peur a surgi.
Pas une panique, juste ce petit choc intérieur qui te dit :
« Je ne comprends plus ce que je vois. »
Même si je savais que j’étais en sécurité, mon corps, lui, réagissait à cette perte totale de visibilité.
En y repensant, je me suis dit que la vie ressemble souvent à ça.
Il y a des périodes où on avance sans vraiment voir où on s’en va.
Des moments où tout devient flou, où nos repères disparaissent, où on a l’impression d’être pris dans un brouillard intérieur.
On cherche une direction, un signe, quelque chose de clair… mais tout ce qu’on voit, c’est la prochaine petite étape devant nous.
Et ça fait peur.
Ça serre dans le ventre.
Ça déstabilise.
Mais comme sur le pont, le brouillard finit toujours par se dissiper.
Toujours.
On retrouve nos repères.
On revoit le paysage.
On respire mieux.
Et on réalise que même si on ne voyait rien, on avançait quand même.
Un mètre à la fois.
Un instant à la fois.
Le brouillard ne dure jamais éternellement.
Ni celui dehors, ni celui dans nos vies.
03/31/2026
✨ À toi, chère émotion sensible
Je comprends que mes mots peuvent parfois sembler sombres, lourds, moins lumineux. Mais je l’ai déjà dit : je suis toujours plus inspirée quand je vis quelque chose de fort. On m’a appris toute ma vie à être forte, à ne pas montrer ma peine, à ravaler ma colère, à sourire même quand ça brûle en dedans.
Aujourd’hui, j’ai envie de faire taire ces voix-là.
Parce que moi, je suis une personne qui vit ses émotions à 1000000 à l’heure.
Et en regardant ma petite Élizabeth grandir, elle qui ressent tout aussi fort que moi, je n’ai aucune envie qu’on lui dise de se calmer, de se taire, d’être « moins ». Ses émotions ont leur place. Tout comme les miennes.
À toi qui me lis et qui vis peut-être tes émotions de façon exponentielle :
c’est correct. Tu es entendu. Tu es validé ici.
Chaque personne sur cette terre est unique.
Chacun vit ses émotions à sa manière.
Et moi, je guéris quand je touche le fond.
Je guéris quand je laisse mes émotions me traverser, aussi intenses soient-elles.
Pour certains, je suis « trop sensible », j’exagère, je suis dramatique, dépressive.
Mais non.
Je suis MOI.
Une fille qui vit tout à fond : la peine, la colère, la joie.
Oui, j’ai des périodes sombres peut-être plus que d’autres, mais ça fait de moi quelqu’un qui se connaît profondément. Je comprends de mieux en mieux comment je fonctionne.
J’écoute mes petites voix intérieures.
Quand une émotion désagréable veut sortir, je la laisse venir.
C’est encore difficile, mais je me permets de plus en plus de vivre cette douleur, même quand elle fait peur.
Alors toi qui me lis :
lâche prise. Laisse-toi submerger par la vague, parfois.
Vis tes émotions, parce qu’elles ont le droit d’exister.
La douleur sera là, oui.
Mais le soleil revient toujours.
Et je te le promets : il est encore plus beau, encore plus lumineux après chaque vague que tu traverses.
03/19/2026
Respirer à nouveau
Depuis toujours, c’est dans la douleur que mes mots prennent vie.
J’ai appris à écrire comme on panse une blessure : lentement, maladroitement, mais avec une vérité brute que la joie n’a jamais su m’offrir.
Petite, je noircissais des pages de poèmes sombres, mais pleins de sens, pleins d’émotions que je n’arrivais pas à dire autrement.
Et puis la vie m’a frappée plus fort que mes propres mots.
Il y a bientôt cinq ans que ma maman est partie,
et depuis, j’ai l’impression d’être prise dans un tourbillon sans fin —
un mélange de tristesse, de solitude, et de questions sans réponse.
Sa mort m’a percutée comme une catastrophe naturelle,
sans avertissement, sans préparation, sans dernier regard.
Je ne me souviens même plus de notre dernière conversation.
Elle ne savait rien de ma rencontre avec William,
elle qui savait tout de moi.
Cette pensée me déchire encore.
La douleur est si vive que parfois j’ai l’impression que tout est arrivé hier.
Et pourtant, ma vie a continué.
J’ai connu des moments lumineux,
comme mon mariage avec l’homme que j’aime.
Mais même dans la lumière, je me cherche.
Je marche dans un chemin sans fin,
comme si la sortie se dérobait à chaque pas.
J’ai l’impression de revivre les mêmes épreuves sous des formes différentes.
Je tente de comprendre, de ne pas répéter les mêmes erreurs,
mais le cycle recommence, encore et encore.
Autour de moi, le monde s’écroule comme un éboulement,
et j’ai peur de rester prise au piège.
Je me sens seule dans cette épreuve silencieuse.
Alors j’élève ma prière :
Que quelqu’un entende ma fatigue.
Que la vie me laisse respirer.
Que la lumière revienne.
Que je retrouve un peu d’air, un peu d’eau, un peu de paix.
Je veux aimer la vie à nouveau.
Je veux sentir mon cœur battre pour autre chose que la survie.
Je veux renaître, même doucement, même lentement.
Parce que malgré tout, une petite flamme brûle encore en moi —
et je refuse de la laisser s’éteindre.
03/14/2026
Ma fête mouvementée… mais remplie de douceur ✨
Hier, c’était ma fête. Une journée pas comme les autres, vraiment pas.
Le matin avait pourtant si bien commencé, avec ma petite Charlotte d’amour collée contre moi. Un vrai petit rayon de soleil.
Vers 16h30, on se prépare à partir. On s’était réservé, mon mari et moi, une soirée en amoureux. Pas d’enfant, pas de responsabilités, juste nous deux. Ma grande sœur gardait la petite.
Mais… on était un peu stressés, parce que deux jours avant, on avait reçu un 48 heures de la police pour le bruit du muffler. Oui, oui… ça commence bien.
La soirée se passe, déjà ponctuée de quelques événements insolites — parce que bien sûr, rien n’est simple avec nous. Puis le lendemain matin, 8h30 tapante, on prend la route pour aller porter l’auto chez le père de William. Trois heures de route. Facile… en théorie.
Il reste une heure à faire. On a tellement froid qu’on ne sent plus nos orteils — normal, il n’y a plus de chauffage dans l’auto.
Et là… la chaleur se met à monter, descendre, remonter, redescendre. L’auto fait un drôle de bruit, le cadran retombe à cold, puis d’autres lumières s’allument. On réussit à se rendre dans le stationnement d’un dépanneur, juste à temps.
Et boum.
De la boucane blanche. Partout. À l’extérieur, à l’intérieur. On tousse un peu, mais au moins on est arrêtés, on peut sortir.
Joyeuse fête Marie.
34 ans de moments insolites. J’aime mieux en rire… mais je vous avoue que j’ai un méga motton dans le ventre.
2026, que je croyais douce, est finalement un peu trop mouvementée.
Merci la vie… si tu pouvais te calmer un petit peu, ce serait apprécié.
Malgré tout, on est en sécurité.
La vie, même dans le chaos, nous a permis de vivre tout ça en douceur.
J’attends tranquillement le père de William, au chaud, avec un bon café entre les mains.
Et bientôt, je pourrai retourner à la maison retrouver mon petit rayon de soleil, qui s’amuse avec sa tante.
03/11/2026
Quand les chiffres apparaissent sur le papier
Il y a un moment étrange, presque brutal, quand les chiffres apparaissent sur le papier. Quand tu vois noir sur blanc ce que tu as gagné dans l’année… et ce que tu n’as plus. Ça fesse. Ça traverse le cœur comme une vérité qu’on n’était pas prête à regarder en face.
2025 a été une année particulièrement intense. Pas juste un petit défi, non. Une année qui secoue, qui arrache des morceaux, qui oblige à s’arrêter. J’ai perdu mon emploi en août, et malgré tous mes efforts, rien n’a fonctionné. Pas d’opportunité. Pas de porte ouverte. Juste un silence qui pèse.
Alors j’ai fini par prendre du temps pour me recentrer. Pas par luxe. Par nécessité.
La vérité, c’est que je n’ai jamais eu de chance dans mes emplois. Mais vraiment jamais. On dirait que chaque fois que je me relevais, la vie trouvait une nouvelle façon de me tester. Et aujourd’hui, j’ai peur. Peur de retourner dans le même pattern, peur de retomber dans des environnements qui me brisent, peur de recommencer à m’effacer pour survivre.
Mon cœur est en miettes.
Je dois me recentrer, mais en même temps je dois gagner de l’argent pour ma famille. Et pourtant… je le sais, profondément : je ne suis pas apte à retourner travailler pour l’instant. Pas dans cet état. Pas avec ce poids sur les épaules.
Et malgré tout, ça me manque. Me sentir utile. Me sentir accomplie. Avoir un rôle, une place, une raison de me lever le matin. Cette partie-là de moi cogne encore à la porte.
J’ai toujours réussi à m’en sortir. Toujours. Mais cette fois, je suis un peu perdue. Je retombe dans mes vieux patterns anxieux, je me blottis dans ma zone de confort comme si c’était un bunker, et je refuse d’en sortir. J’ai eu mal. Beaucoup trop mal. Et là, j’ai juste besoin de mettre tout sur pause.
Mais la vie, elle, ne met rien sur pause. Les paiements continuent. Le coût de la vie grimpe comme une vague qui ne redescend jamais. Et moi, je suis là, au milieu, à essayer de respirer.
Ce texte n’est pas une conclusion. Ce n’est pas une victoire ni une défaite. C’est un instantané. Un moment suspendu. Une vérité que je dépose ici, parce que parfois, écrire c’est la seule façon de ne pas s’effondrer.
Je ne sais pas encore où je m’en vais. Mais je sais que je ne suis pas finie. Je sais que quelque part, une version de moi est en train de se reconstruire, lentement, doucement, avec des fissures qui laisseront passer la lumière.
Et ça… c’est déjà un début.
03/08/2026
L’hiver a toujours eu ce drôle d’effet sur moi.
Il fige mes idées comme il fige les branches, il ralentit mon élan, il étire les journées grises jusqu’à ce que je perde un peu le fil de mon inspiration. Ça fait plus d’un mois que je n’ai rien écrit, et honnêtement… je n’avais rien à dire. Ou du moins, rien qui voulait sortir.
Je sais que certaines personnes trouvent l’hiver apaisant, inspirant même. Moi, c’est tout le contraire. Quand le froid s’installe et que le soleil disparaît trop tôt, ma créativité se met en hibernation. Je me sens comme une graine sous la neige : vivante, mais en attente.
Et pourtant, il y a quelque chose de beau dans cette pause forcée.
Quelque chose qui ressemble à un souffle, à un moment pour se recentrer, à une permission de ne pas produire, de simplement être. Peut-être que l’hiver n’est pas une période créative pour moi… mais c’est une période qui prépare doucement le terrain.
Parce que je le sens : la lumière revient.
Les journées s’allongent, le soleil recommence à réchauffer les joues, et avec lui, mes idées recommencent à bouger. J’ai hâte que le printemps ouvre les fenêtres, que la terre dégelée me rappelle que tout finit par renaître — même l’inspiration.
Alors voilà. Ce n’est pas un grand texte, ni une révélation.
C’est juste un petit retour, un pas vers l’avant, une façon de dire : je suis encore là. Et bientôt, la créativité aussi.
02/06/2026
Aujourd’hui, j’avais envie d’écrire.
Pas un grand texte, pas une révélation, juste quelque chose.
Mais rien ne venait. Pas une idée, pas une phrase qui s’impose, pas même un petit début d’élan. Juste un grand blanc, comme une page qui me regarde en attendant que je fasse le premier pas.
Et puis je me suis dit : pourquoi ne pas écrire justement sur ça?
Sur ces moments où l’inspiration décide de prendre congé sans prévenir.
Sur ces jours où la vie prend toute la place, où les obligations s’empilent, où l’esprit est ailleurs trop ailleurs pour se poser devant un clavier.
On a souvent l’impression qu’un blogue doit être rempli d’idées brillantes, de réflexions profondes, de textes parfaitement ficelés. Mais la vérité, c’est que la création, c’est aussi ça : des pauses, des silences, des respirations. Des moments où on ne sait pas quoi dire, mais où on ressent quand même le besoin d’être là.
Alors aujourd’hui, je n’ai pas une grande histoire à raconter.
Je n’ai pas de morale, pas de leçon, pas de révélation.
J’ai juste cette envie de revenir ici, doucement, même si les mots se font timides.
Peut-être que c’est ça, finalement, écrire :
accepter que certaines journées soient pleines, et que d’autres soient vides.
Accepter que l’inspiration ne se commande pas.
Accepter que revenir, même sans idée précise, c’est déjà un début.
Et parfois, c’est suffisant
01/30/2026
L’hiver : la saison qui nous ramène à nous
L’hiver arrive toujours avec la même franchise : un froid qui pique, une lumière qui se fait rare, un silence qui s’installe doucement sur nos journées. Et pourtant, derrière cette apparence un peu rude, il y a une beauté tranquille, presque intime. L’hiver, c’est la saison qui nous invite à mettre nos projets sur pause, à respirer plus lentement, à écouter ce qui se passe à l’intérieur.
C’est le moment de l’année où l’on se permet d’être un peu plus doux avec nous-mêmes. On range les ambitions trop bruyantes, on laisse les grandes décisions patienter, et on se tourne vers ce qui compte vraiment : notre propre rythme. L’hiver nous ramène à l’essentiel, à cette introspection qu’on repousse trop souvent quand la vie va trop vite.
Et puis il y a ces petits rituels qui rendent tout plus supportable : s’installer confortablement sous une couverture, une tasse chaude entre les mains, et lancer une bonne série sur Netflix. Ce n’est pas de la paresse, c’est un refuge. Une façon de se créer un cocon, de se déposer, de se laisser porter par quelque chose de simple et réconfortant.
L’hiver, c’est peut-être la saison la plus froide… mais c’est aussi celle où l’on se rapproche le plus de soi.
01/20/2026
Il y a ce geste qui revient sans que je m’en rende compte.
Un petit mouvement du pouce, presque invisible, presque innocent.
Je scrolle. Encore. Et encore.
Pas parce que c’est intéressant.
Pas parce que j’en ai vraiment envie.
Pas parce que j’ai du temps à perdre.
Je scrolle pour remplir quelque chose.
Un vide. Un trop-plein. Une pensée qui pique.
Une émotion qui cogne trop fort.
Un moment où je ne sais plus où me mettre.
Je scrolle quand le film devient trop calme.
Quand une pensée me traverse trop vite.
Quand mes enfants rient et que, pourtant, mon esprit flotte ailleurs.
Je suis là… mais pas vraiment.
Plugée dans un monde qui ne me nourrit pas, mais qui m’apaise juste assez pour que je reste.
C’est fou comment un écran peut devenir un refuge.
Un pansement.
Un anesthésiant.
Un bruit blanc pour étouffer ce qui fait trop de bruit en dedans.
Mais la vérité, c’est que le vide ne se remplit jamais.
Il se distrait.
Il se contourne.
Il se repousse à plus t**d.
Et plus je scrolle, plus je me perds un peu.
Dans les autres.
Dans leurs vies.
Dans leurs images.
Dans leurs mots.
Pendant que la mienne attend que je revienne.
Je ne me juge pas.
Je comprends pourquoi je fais ça.
Je comprends ce besoin de m’échapper, même juste trente secondes.
Je comprends la fatigue, la charge mentale, les pensées qui débordent.
Mais j’apprends doucement à revenir.
À déposer mon cellulaire un peu plus loin.
À respirer quand l’impulsion monte.
À regarder mes enfants dans les yeux au lieu de regarder un écran.
À être là, vraiment là.
Pas parfaite.
Pas toujours présente.
Juste… consciente.
Parce que le vide ne se remplit pas avec un scroll.
Il se remplit avec de la présence.
Avec du vrai.
Avec du vivant.
Avec moi.
01/02/2026
Bienvenue 2026,
je t’attendais sans vraiment oser le dire.
Pas comme une année miracle,
pas comme une promesse magique,
mais comme un souffle neuf,
un espace où je peux enfin me déposer.
Je viens vers toi fatiguée,
mais vraie.
Écorchée,
mais lucide.
Fragile,
mais debout.
Je ne te demande pas la perfection.
Je te demande la douceur.
Je te demande la lumière après trop de gris.
Je te demande un peu d’espace pour respirer,
pour me retrouver,
pour me choisir.
Je veux que tu sois l’année où je me traite avec tendresse,
où je me parle avec respect,
où je me regarde avec amour.
L’année où je cesse de me restreindre,
où je cesse de me punir,
où je cesse de croire que je dois mériter ma place.
Je veux que tu sois l’année où l’abondance entre enfin dans ma vie,
pas seulement dans mon compte bancaire,
mais dans mon cœur,
dans ma maison,
dans mes pensées.
L’année où je n’ai plus peur de manquer,
où je n’ai plus peur de rêver,
où je n’ai plus peur de prendre ma place.
Je veux que tu sois l’année où je crée,
où j’écris,
où ma voix résonne,
où mes mots trouvent leur chemin vers ceux qui en ont besoin.
L’année où je deviens la femme que j’ai toujours su être,
celle que j’avais mise sur pause trop longtemps.
Je veux que tu sois l’année où je me sens libre.
Libre de choisir.
Libre de dire non.
Libre de dire oui.
Libre d’être moi, sans m’excuser.
2026,
je ne viens pas vers toi pour fuir ce que j’ai vécu.
Je viens vers toi pour honorer ce que je deviens.
Je t’ouvre la porte.
Entre doucement.
J’ai besoin de lumière,
de paix,
de stabilité,
de beauté simple,
de moments vrais,
de rires qui guérissent,
de projets qui m’allument,
de sécurité pour mes enfants,
et d’un peu de magie pour mon âme.
Bienvenue 2026.
Je suis prête à t’accueillir.
Et surtout…
je suis prête à m’accueillir moi-même.
12/31/2025
Cher 2025,
je ne sais même pas par où commencer avec toi.
Tu as été rude, imprévisible, déroutante.
Tu m’as arraché des choses que je croyais solides,
tu m’as forcée à demander de l’aide alors que j’ai toujours voulu me débrouiller seule,
tu m’as mise à genoux plus souvent que je veux l’admettre.
Tu m’as vue perdre un emploi dans lequel j’avais mis mon cœur,
et tu m’as laissée croire, pendant trop longtemps,
que c’était ma faute.
Tu m’as fait goûter à la peur du manque,
à l’angoisse de ne pas avoir assez,
à la honte silencieuse de compter chaque dollar
en espérant que ça suffise pour nourrir mes enfants.
Tu m’as fait rouler avec le réservoir presque vide,
pas juste dans mon auto,
mais dans ma tête, dans mon corps, dans mon âme.
Tu m’as vue me restreindre,
me rapetisser,
me retenir.
Tu m’as vue me perdre un peu,
me regarder dans le miroir sans trop savoir où était passée ma flamme.
Mais tu sais quoi, 2025?
Tu ne m’as pas brisée.
Tu m’as fatiguée, oui.
Tu m’as écorchée, oui.
Tu m’as secouée, oui.
Mais tu ne m’as pas brisée.
Parce que malgré tout,
j’ai continué.
J’ai aimé.
J’ai tenu.
J’ai écrit.
J’ai rêvé en secret, même quand j’étais trop épuisée pour y croire.
J’ai gardé quelque chose de moi vivante,
même si c’était juste une petite braise cachée sous les cendres.
Et aujourd’hui,
je te dis adieu.
Pas avec rancune.
Pas avec colère.
Avec lucidité.
Tu as été la fin d’un cycle.
La fin d’une version de moi qui survivait.
La fin d’une femme qui se mettait en dernier.
La fin d’une histoire où je me croyais petite.
Je te laisse partir.
Je laisse partir la peur,
le manque,
la culpabilité,
la fatigue qui colle,
les chaînes que je me suis mises moi-même sans m’en rendre compte.
Je garde seulement ce que tu m’as appris :
que je mérite mieux,
que je suis capable,
que je suis résiliente,
que je suis faite pour plus grand,
plus doux,
plus vrai.
Alors 2025… merci pour les leçons.
Mais je ne te suivrai pas plus loin.
Je marche vers 2026 avec un cœur qui veut se choisir,
avec une plume qui veut écrire,
avec une femme qui veut se retrouver,
avec une mère qui veut offrir le meilleur,
avec une âme qui réclame enfin
la douceur,
la liberté,
et l’abondance.
Adieu 2025.
Je ferme la porte doucement.
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