Adrien Pouliot
Ex-Chef du Parti conservateur du Québec
https://www.conservateur.quebec
05/19/2026
La loi sur les décrets de convention collective n’a aucun équivalent dans le reste de l’Amérique du Nord. Elle impose un fardeau unique aux PME québécoises. Il est temps de moderniser cette loi qui date de 1934 en réduisant les obligations administratives et le fardeau bureaucratique important aux comités paritaires (patronaux-syndicaux). La réforme vise à simplifier les démarches, limiter certaines obligations et réduire les dépenses des comités paritaires. Il faut aussi accélérer les processus et réduire les délais : actuellement, l’entrée en vigueur des modifications (ex. : hausses salariales) peut prendre jusqu’à 18 mois! Le projet révise le processus réglementaire pour accélérer l’application des conditions convenues par les parties, tout en maintenant la transparence. il vise aussi à améliorer la gouvernance et la reddition de comptes des comités. Finalement, les modifications proposées visent à redonner du contrôle aux parties et flexibilité en permettant l’abrogation ou la modification d’un décret si les conditions justifiant son extension ne sont plus remplies (pouvoir de recommandation du ministre) et la fin automatique d’un décret en cas d’avis de non-renouvellement par une partie, ce qui redonne du pouvoir aux acteurs concernés.
J’ai écouté cet entretien entre Éric Duhaime et Kevin Houde (que j’ai aussi entendu à l’émission d’Isabelle Maréchal). Ça met le « modèle québécois » sous le feu des projecteurs.
En lisant les commentaires, on voit bien que Kevin n’est pas seul.
Mais personne ne devrait être surpris. Au Québec, on travaille jusqu’à la mi-juillet pour payer toutes les taxes et impôts que les gouvernements nous prennent (incluant les déficits gouvernementaux annuels). Les impôts et taxes représentent la dépense la plus importante des ménages, surpassant le coût combiné du logement, de la nourriture et des vêtements!
Autrement dit, en moyenne, la moitié du temps que tu travailles, tu es payé zéro dollar de l’heure. Pas étonnant que Kevin ait de la misère à arriver et qu’il doive travailler 80 heures par semaine.
Mais au moins, la santé est gratissssse,..
Hydro-Québec: motivée par des incitatifs contradictoires?
Normalement, Hydro-Quebec devrait charger plus cher aux consommateurs, qui sont subventionnés par les PME qui paient environ 20-30 % de plus en coût effectif par kWh (ou 1-4 ¢/kWh supplémentaires selon le profil), en raison des frais fixes de puissance et d’une indexation des tarifs élevée.
Mais si Hydro-Québec faisait plus de revenus et de profits, la formule de péréquation est telle que le montant transféré d’Ottawa au Québec serait alors diminué d’autant! Par exemple, si HQ augmentait substantiellenent ses tarifs d'electricité pour rattraper la moyenne canadienne ou pour financer les chantiers éventuels du Labrador, les montants actuellement disponibles de péréquation pour le Québec prendraient la direction des autres provinces, à commencer par l'Ontario! Remercions donc nos compatriotes du Rest-of-Canada pour leur générosité!
Autre problème avec HQ: le gouvernement exige un dividende beaucoup trop élevé de la part d’Hydro-Québec, ce qui fait qu’elle n’a pas assez d’argent pour maintenir son réseau. Résultat: la durée moyenne des interruptions de service a augmenté de 485 % de 2013 à 2023 quoiqu’il y a eu une bonne amélioration en 2024. Combien de milliards faut-il injecter pour remettre le réseau en état ? Pour l’instant, la réponse n’est écrite nulle part, même si Hydro veut doubler sa capacité de production d’ici 25 ans, pour « décarboner » le Québec. En fait, Hydro-Québec a comme stratégie de laisser vieillir son parc d’actifs et d’« intervenir au moment opportun ». C’est ainsi que 78 % des actifs étaient dans leur deuxième moitié de vie, en 2021, une hausse significative par rapport à 65 %, en 2008. Cette stratégie n’a pas été renversée du jour au lendemain, mais elle est nettement plus proactive et mieux financée depuis le Plan d’action 2035 qu’HQ a adopté récemment. Les critiques sur le « déficit de maintien » (dette invisible) persistent, car Hydro ne publie pas un indicateur clair de déficit d’actifs comme le font d’autres organismes publics, mais les investissements en cours visent précisément à corriger la situation.
Le dividende (~2,2 G$) réduit les marges de manœuvre internes, ce qui force Hydro à emprunter davantage pour rattraper le re**rd d’entretien et répondre à la croissance de la demande. Le gouvernement pourrait théoriquement exiger moins pour accélérer la résilience, mais dans un contexte de finances publiques serrées, il le maintient à un niveau élevé. Hydro compense par l’endettement, ce qui reporte une partie du coût sur les contribuables futurs via les intérêts et les tarifs.
05/17/2026
Article du Food Professor Sylvain Charlebois sur le recyclage.
Le Québec non seulement a adopté de la réglementations EPR comme celles décrites dans l’article, mais il l’a empiré d'une manière qui affecte directement les coûts d'emballage alimentaire. Heureusement, la résolution de l’Association de Chute-de-la-Chaudière proposant d’abolir la structure de Consignaction a été adoptée au Congrès de janvier dernier! Le PCQ combat l’inflation alimentaire!
https://open.substack.com/pub/agrifoodanalyticslab/p/the-hidden-food-inflation-tax-nobody?utm_campaign=post-expanded-share&utm_medium=web
“À travers le Canada, les provinces sont en train de mettre en œuvre ce qu'on appelle des programmes de responsabilité étendue des producteurs (EPR), transférant les coûts de recyclage des municipalités aux fabricants, aux transformateurs, aux détaillants et aux propriétaires de marques. Bien que les politiques EPR existent dans certaines parties du Canada depuis des années, l'expansion majeure des règles d'emballage et des obligations des producteurs ne s'est accélérée qu'entre 2021 et cette année. Au fur et à mesure que les provinces ont transféré les coûts de recyclage aux producteurs, les coûts de conformité dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire ont considérablement augmenté, des coûts qui sont maintenant de plus en plus intégrés dans les prix des produits d'épicerie.
L'idée semble raisonnable, rendre les producteurs responsables des déchets qu'ils génèrent. Mais l'emballage alimentaire n'est pas comme les autres emballages. Il protège la sécurité, prolonge la durée de conservation, réduit la détérioration, permet le transport et favorise la sécurité alimentaire.
Pourtant, les décideurs politiques traitent de plus en plus tous les emballages comme des déchets.
Tranquillement, l'EPR ajoute des coûts structurels tout au long de la chaîne d'approvisionnement alimentaire du Canada. Les estimations de l'industrie suggèrent que les obligations de conformité et de recyclage totalisent désormais des centaines de millions par an, et que ces coûts se répercutent inévitablement sur les prix des produits d'épicerie. D'après notre analyse, les coûts liés aux EPR peuvent maintenant contribuer à environ 0,3 à 0,8 point de pourcentage à l'inflation globale des produits d'épicerie, certaines catégories à forte intensité d'emballage ayant des impacts encore plus élevés. Les plats préparés, les aliments surgelés, les soupes, les sauces et les boissons pourraient faire face à des pressions inflationnistes approchant de 1 à 1,5 % des seuls coûts de l'EPR. Les produits laitiers, la viande, les produits de boulangerie, les conserves et les collations sont également de plus en plus exposés. C'est beaucoup.”
The Hidden Food Inflation Tax Nobody Talks About Canadians see higher grocery prices, but few realize recycling policy is quietly becoming another permanent cost in our food system. There are better ways to help the planet.
05/16/2026
Le Québec perd 129 600 emplois à temps plein en un an. C’est la faute de Trump.
Pendant ce temps, l’Ontario pète le feu et créé rien de moins que 136 100 emplois à temps plein. Les tarifs et le protectionnisme à la Donald Trump n’ont pas affecté l’Ontario!
Il me semblait que la CAQ avait dit que le Québec rattrapait l’Ontario…
05/16/2026
La taxe sur le carbone a été réduite et reportée à 140 $/t d’ici 2040, en échange de la promesse d’un nouveau pipeline mais qui « est lié à Pathways », ce projet de 30 G$ de capture et entreposage de carbone qui est sans pertinence et extrêmement coûteux et ne verra le jour (ou probablement jamais) qu’à coup de subventions. Aucun autre pays au monde ne se fait ça à lui-même, seulement le Canada.
Pas un mot des catastrophistes climatiques.
En avril 2026, l’équipe ScenarioMIP, celle qui prépare les scénarios de réchauffement climatique pour la prochaine réunion du GIEC, a publié une mise à jour majeure. L’auteur principal, Detlef van Vuuren, et ses collègues ont officiellement déclaré le scénario à fortes émissions appelé le scénario SSP5-8.5 (et son prédécesseur RCP8.5) « invraisemblable » pour le XXIe siècle.
C’est une grosse nouvelle.
Pendant plus de 15 ans, RCP8.5/SSP5-8.5 — projetant un réchauffement de ~4-5 °C d’ici 2100 avec une forte dépendance au charbon et une faible atténuation — a été largement utilisé dans les recherches et les médias comme ce qui arriverait si on ne faisait rien.
Il a alimenté d’innombrables titres alarmistes sur la hausse extrême du niveau de la mer, les feux de forêt, les inondations et l’effondrement sociétal.
Par exemple, en mars 2023, Radio-Canada titrait: « Notre sirop d’érable en péril”. L’article est explicitement basé sur l’analyse RCP 8.5 (le scénario désormais jugé « invraisemblable »). Il prévoit un déplacement majeur de la niche climatique de l’érable à sucre vers le nord, menaçant l’industrie du sirop au sud du Québec.
Autre exemple récent : Titre : « D’ici 2100, la température moyenne au Québec pourrait augmenter de 6,6 °C en hiver »(La Presse et Radio-Canada, janvier 2026). L’article présente ce réchauffement de +5 °C dans le sud et +9 °C dans le nord comme un « scénario pessimiste qualifié de probable », basé sur des projections proches de l’ancien RCP8.5/SSP5-8.5). Il évoque des hivers transformés, une perte importante du couvert neigeux et des impacts majeurs sur les sports d’hiver.
Ces titres et traitements, très alarmistes, ont été courants dans les médias québécois (Radio-Canada, La Presse, Le Devoir) pendant des années en s’appuyant sur les scénarios extrêmes aujourd’hui retirés ou fortement atténués par les modélisateurs du GIEC. Le nouveau cadre retire ou atténue ces extrêmes ; le scénario « élevé » révisé pointe désormais vers environ 3-3,5 °C de réchauffement si les politiciens ne font rien.
Cela n’efface pas le réchauffement anthropique mis de l’avant par le GIEC mais ça invalide les nombreuses histoires les plus catastrophistes basées sur l’ancien scénario.
Réaction des médias à cette nouvelle? Les grands médias anglophones mondiaux (Guardian, NYT, BBC, CNN) qui ont beaucoup promu les récits RCP8.5 et s’en sont servi comme piège à clicks restent aujourd’hui largement silencieux. Au Canada, c’est pareil : CBC, Radio-Canada, La Presse, Le Devoir et les autres médias francophones du Québec n’ont publié aucun article sur cette nouvelle.
Ce silence sélectif pose des questions sur la communication de la science quand elle tempère plutôt qu’elle n’amplifie l’alarmisme. Les chercheurs de clicks de ces médias doivent se dire que ce n’est pas vendeur. Pourtant, la mise à jour est publique et transparente, venant des modélisateurs eux-mêmes. Les lecteurs méritent d’en être informés.)
05/14/2026
En tout respect pour M. Marceau et Mme Forget, je crois qu'ils sont tombés dans la facilité en proposant que des hausses de taxes municipales soient nécessaires pour régler les problèmes d'infrastructures des villes.
D'abord, ils suggèrent que les revenus de taxes foncières, en raison des promesses électorales des maires, augmentent moins vite que leurs dépenses, une situations qu'ils jugent intenable. Au contraire! Une chance qu'il y a de la concurrence entre les villes et que les contribuables peuvent mettre de la pression sur leurs élus, autrement ces maires pourraient hausser encore plus leurs taxes pour dépenser encore plus! Il faut encourager la concurrence entre les villes et faciliter la mobilité des contribuables pour qu'ils puissent plus facilement voter avec leurs pieds et quitter les villes où leurs taxes sont mal gérées pour aller là où ils ont en pour leur argent.
Deuxièmement, on blâme les mandats additionnels que les villes ont pris en charge: itinérance, logement social, sécurité publique, transport collectif, adaptation aux changements climatiques. Mais qui trop embrasse mal étreint! J'ai plutôt l'imprression que les maires de grandes villes (surtout les maires étatistes de gauche comme Mme Plante et M. Marchand) sont ravis d'augmenter la taille de leur empire en se mettant le nez partout: trottoirs-éponges, pistes cyclables et entreprise de location de vélos, entreprise de transport monopolistique syndiquée inefficace, développeurs immobiliers amateurs ne connaissant rien au marché locatif, etc. Peut-on qu'on devrait revenir à la base?
Troisièmement, l'étude d'Aviseo commandée par l'Union des municipalités ne parle pas de la hausse fulgurante des salaires des employés municipaux. La rémunération globale de ceux-ci est 28% plus élevée que celles des employés du gouvernement provincial, qui ne sont pas à plaindre. Les fusions municipales ont élargi le pouvoir syndical, les petites villes se sont collées aux conventions des grandes villes, les régimes de retraite dorés ont dû être contenus par une loi en 2014, les syndicats prennent les résidents en otage lors des négociations, le Code du travail donne le rapport de force aux grévistes: il est temps de rétablir un équilibre!
Quatrièmement, l'effectif municipal a grossi plus vite que la croissance de la population... pas partout mais par exemple, sur l'Ile de Montréal, on parle d'une hausse trois fois plus rapide de 2018 à 2023.
Cinquièmement, comment expliquer le succès de gestion de Saint-Augustin-de-Desmaures qui a pourtant toutes les mêmes contraintes que celles soulevées par Mme Forget et M. Marceau? ll y a dix ans, cette Ville était dans un piteux état : finances hors de contrôle, processus inefficaces, voire illégaux, gouvernance et gestion chaotiques. Aujourd’hui, Saint-Augustin-de-Desmaures est un modèle à maints égards: finances rétablies, dette en voie d’être entièrement remboursée (ce qui épargnera 12 millions $ par année en intérêts!), processus et gestion administrative performants et conformes, gouvernance intègre, niveau de taxation en baisse par rapport aux autres villes de la grande région. Depuis 2021, les taxes municipales sont gelées à Saint-Augustin-de-Desmaures. En 2022, elles ont été diminuées de 8 %. Sur cette même période, l’inflation aura été de près de 20%. 2024 : La ville a annoncé un gel des taxes et des tarifs pour la deuxième année consécutive, malgré l'inflation. 2025 : Le compte de taxes est resté stable pour une résidence de valeur moyenne. Nouveau rôle 2025-2027 : La valeur moyenne des résidences a augmenté de 31,5% mais la ville a réduit les taux de taxation pour neutraliser l'impact de cette hausse de valeur sur le compte de taxes.. Et tout cela, en maintenant les infrastructures en excellent état (on a même rénové et agrandi le garage municipale et l'hôtel de ville) et en améliorant le niveau de service, sans replonger dans l’endettement onéreux. Et cerise sur le sundae, Saint-Augustin-de-Desmaures est classée comme la ville la plus heureuse au Québec en 2025 selon le sondage de la firme Léger, atteignant un indice de bonheur de 78,8 %. Cette banlieue de Québec se distingue par sa gestion locale efficace et un fort sentiment de communauté, dépassant la moyenne québécoise de 72,4.
Bref, c'est trop facile de dire: on plume encore plus les contribuables pour boucher les nids-de-poule!
05/13/2026
Une économie de propriétaires et non de succursales.
J'écrivais en 2013 que, dans leur manifeste sur l’économie précédant la naissance officielle de la CAQ, MM. Legault et Sirois nous incitaient à avoir une économie de propriétaires et non de succursales. Voilà une idée qui ne manquait pas de gonfler notre fierté nationaliste. Qui, en effet, veut être relégué au simple poste de minable succursale ou de pantin dont les ficelles sont tirées par des étrangers de leurs lointains sièges sociaux?
Mais c'est un mythe économique.
J'écrivais: "M. Legault laisse entendre que les bénéfices que le Québec retire d’une entreprise reposent sur la présence de son siège social à Montréal. Selon lui, ce n’est pas l’entreprise qui contribue au développement économique d’une région, mais son siège social. Cette proposition est absurde.
M. Legault devrait nous expliquer par quelle logique une entreprise devient un chef de file ou cesse de l’être selon la localisation de son siège social. Pratt & Whitney Canada et Rolls-Royce Canada ne sont-elles pas des leaders mondiaux dans leur domaine même si elles appartiennent des étrangers? Short Brothers, d’Irlande du Nord, n’est-elle pas devenue un leader mondial en technologies aérospatiales depuis qu’elle est une « succursale » de Bombardier? Mépriser des entreprises parce qu’une fiction juridique (le siège social) n’est pas située à côté de leur usine de production n’encouragera sûrement pas les étrangers à venir investir au Québec. Et pourquoi mépriser les Québécois qui ont réussi à grimper les échelons de ces « succursales » pour atteindre les officines du pouvoir des multinationales qui les exploitent ?"
23 ans plus t**d, une étude sur les retombées locales des entreprises internationales, qui a été réalisée pour le compte d’Investissement Québec International, de Montréal International et de Québec International, vient confirmer une fois encore que les filiales d’entreprises étrangères contribuent de façon marquante au développement économique du Québec et à son rayonnement sur les marchés étrangers.
Et ben... qui l'eût crû!
Mais on entretient encore la fiction qu'il ne faut pas vendre nos entreprises à des étrangers. Ça aussi, c'est un mythe ridicule.
Je donnais en 2013 l'exemple d'Alcan. François Legault, avant et pendant son mandat de premier ministre du Québec, a souvent critiqué la vente d'Alcan à Rio Tinto en 2007, la qualifiant de décision ayant entraîné une perte de contrôle sur une richesse québécoise. Or, le groupe aluminium élargi issue de cette fusion est devenu aujourd'hui, avec ses 14 000 employés, le nouveau leader mondial de l'aluminium, un titre dont elle ne pourrait pas se réclamer si la Caisse en avait empêché l’acquisition comme l’aurait souhaité M. Legault. Son siège social est demeuré à Montréal. La compagnie australienne a continué à investir dans le développement de sa « succursale » canadienne et celle-ci a poursuivi ses activités de philanthropie au Québec.
Autre exemple éloquent: celui de Van Houtte que je citais en 2013. Les ventes de Van Houtte étaient alors en hausse de 25% depuis son acquisition par l’américaine Green Mountain, propulsées par les ambitions canadiennes que lui a confiées sa nouvelle compagnie-mère. Ces ambitions n’auraient certainement pas été insufflées par un morne bureaucrate de la Caisse de dépôt bloquant la vente pour protéger le siège social! L’embauche et les investissements y sont également à la hausse. Le président Gérard Geoffrion avouait à l'époque avoir retrouvé le plaisir de «gérer de la croissance et de créer des emplois de valeur» sous la gouverne des propriétaires étrangers. Pas mal, pour une vilaine succursale!
Une compagnie étrangère qui investit ici peut le faire de deux façons: elle peut investir son argent à bâtir directement une entreprise ou elle peut investir son argent par acquisition d'un entrepreneur qui en a déjà bâtit une. Celui-ci réinvestira ce cash dans l'économie (dépôt à la banque, investissement, dépenses de consommation, etc.). Les deux façons sont bonnes et doivent être encouragées.
05/12/2026
Un autre monopole étatique inefficace du modèle québécois!
La Loi sur le régime de rentes du Québec prévoit explicitement que Retraite Québec (qui assume les fonctions de l’ancienne Régie des rentes du Québec) doit déposer auprès de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) tout l’argent reçu (cotisations, etc.). Retraite Québec n’a pas la latitude de confier la gestion du portefeuille à un autre gestionnaire ; le dépôt et la gestion à la CDPQ sont obligatoires en vertu de la loi.
Résultat de ce monopole? La Caisse n’a aucun incitatif de bien performer.
Coût de ce monopole? Pour une personne avec une carrière identique (mêmes salaires annuels cotisables), la rente de retraite de base à 65 ans sera pratiquement la même (maximum identique) au Québec que dans le reste du Canada. Sauf qu’au Québec, les cotisations au RRQ sont toujours plus élevées qu’ailleurs au Canada. Par exemple, pour un salaire cotisable de 71 100 $, l’employé et son employeur paient ensemble 7537 $, soit 782 $ de plus que ce qui est versé au RPC. Pour un salaire cotisable de 51 500 $, la différence est de 567 $. Peu importe le salaire cotisable, cotiser au RRQ coûte environ 11,6 % de plus que cotiser au RPC.
Pourquoi ne pas donner à Retraite Québec le droit de confier une partie de son portefeuille à des gestionnaires privés, question de créer de la concurrence à la Caisse?
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