Méditation avec Roxanne Dault
Enseignante de méditation au Canada, aux États-Unis et en Europe. Retraites en silence et plus. www.roxannedault.com
Roxanne Dault est passionnée par la pratique de la présence attentive depuis plus de 15 ans. Elle a fait de nombreuses retraites en Occident et en Asie (Birmanie, Inde, Népal et Thaïlande). Roxanne enseigne la présence attentive pour l'organisme Voie boréale, dans le cadre du programme de deuxième cycle sur la présence attentive offert à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) ainsi que dans diff
04/02/2026
Coucou à tou·te·s,
Je partage l’annonce d’un projet de recherche mené par une doctorante en psychologie humaniste et membre de la sangha de True North Insight Meditation - Méditation Voie boréale. Elle s’intéresse à la présence attentive et tout ce que ceci invite.
Si le sujet vous parle, vous pouvez contacter Anik. Merci d’aider la recherche!
03/24/2026
Coucou! Demain, je vous laisse entre bonnes mains avec Pascal Auclair pour la sangha de True North Insight Meditation - Méditation Voie boréale! Je suis avec ma famille à Gatineau 💜 On se revoit ce printemps. Prenez soin de vous! 🌱🌿
02/28/2026
Retraite francophone cet été dans les Laurentides à Kio-o, Centre de ressourcement et de créativité! On a ajouté une nuit de plus pour vraiment plonger dans le silence.
Par ici : https://www.truenorthinsight.org/index.php/fr/presence-au-coeur-de-l-ete
02/28/2026
Envie de pratiquer ensemble? Regardez le cours de mardi dernier - 20 minutes de pratique suivi d'un enseignement - La vie sous toutes ses formes - à True North Insight Meditation - Méditation Voie boréale 🫧
« La rareté et valeur de notre vie » avec Roxanne Dault - Sangha francophone 2025-26 Dāna — Dons aux enseignant.e.sDāna fait référence au système de générosité mutuelle qui maintient les enseignements bouddhistes en vie depuis plus de 2600 an...
02/23/2026
Demain on sera en ligne seulement au chaud chacun chez soi! Mon dernier cours pour un petit bout. 🫧
Exceptionnellement ce mardi : en ligne seulement
La séance aura lieu en ligne ce MARDI avec Roxanne Dault avec Roxanne Dault.
Roxanne sera avec la sangha francophone de 19h à 20h15.
🕊️🪽🪷🌺
Inscrivez-vous pour accéder au lien Zoom et recevoir des rappels par courriel.
https://programs.truenorthinsight.org/courses/sangha-francophone
́ditationpleineconscience
02/19/2026
Merci à tou.te.s pour votre présence hier à la Sangha franco de True North Insight Meditation - Méditation Voie boréale!
Par ici : https://www.youtube.com/live/5_34DzfS8hc
J’étais bien inspirée par la nouvelle année lunaire! On jase de connexion, d’engagement et de générosité - enseignement à 32 minutes de la vidéo après une pratique ensemble si vous avez manqué ou envie d’être ensemble encore pour un moment.
P.s. mon ordi fonctionne!
02/10/2026
Ce MARDI, Méditation avec Roxanne Dault enseigne à la sangha francophone!
On se retrouve en EN PERSONNE ou EN LIGNE de 19h à 20h15 !
Nous sommes au 4460 rue Chambord sur le Plateau!
🐢✨✨🐢🐢✨✨✨🐢
Inscrivez-vous pour accéder au lien Zoom et recevoir des rappels par courriel. Lien dans la bio pour IG et le lien ici pour FB :
https://programs.truenorthinsight.org/courses/sangha-francophone
́ditationpleineconscience
01/15/2026
Retour à la maison après une semaine à enseigner une retraite de méditation à 94 méditants à l’Insight Meditation Society avec Bob Stahl et Jeanne Corrigal.
Cette retraite est spécialement conçue pour les professionnels impliqués dans les approches basées sur la pleine conscience, qu'ils soient enseignants, formateurs, psychothérapeutes, cliniciens ou chercheurs - si ça vous intéresse l’an prochain!
01/03/2026
Dans Le Devoir ce matin ~ de Pauline Gravel
Dans Le Devoir ce matin :
L’hyperactivité du cerveau pendant la méditation
La dynamique cérébrale devient plus complexe et permet à l’organe de donner sa pleine mesure, selon une étude.
Le cerveau est loin d’être inactif pendant qu’une personne expérimentée médite. Alors que plusieurs croient que le cerveau se vide de toutes pensées et s’éteint, une nouvelle étude confirme qu’il en est tout autrement. Durant la méditation, la dynamique cérébrale devient plus complexe et se rapproche d’un point critique où le cerveau est au mieux pour traiter l’information et réagir rapidement.
Les chercheurs derrière cette étude italo-canadienne qui est publiée dans Neuroscience of consciousness sont arrivés à ces conclusions après avoir analysé à l’aide d’outils d’intelligence artificielle (IA) l’activité cérébrale de 12 moines bouddhistes pendant qu’ils méditaient et étaient au repos. Chacun de ces moines, qui avaient cumulé en moyenne plus de 15 000 heures de méditation, s’est prêté à des enregistrements de l’activité neuromagnétique de leur cerveau qui ont été effectués par la technique de magnétoencéphalographie (MEG) au Centre MEG de l’Université G. d’Annunzio de Chieti-Pescara, en Italie, dirigé par Laura Marzetti.
Ces moines de la tradition forestière thaïlandaise, un courant du bouddhisme theravāda qui impose un mode de vie austère et centré sur la méditation, pratiquent deux formes de méditation : le Samatha, qui consiste à concentrer son attention sur un objet précis, par exemple les battements cardiaques ou la respiration, en faisant abstraction de tout le reste, et le Vipassana, qu’on décrit comme « une observation ouverte, où on porte son attention sur l’expérience du moment présent, soit sur les sons, les sensations, les pensées, les émotions qui nous traversent, mais sans s’y attarder ».
On a donc enregistré les moines pendant qu’ils pratiquaient ces deux formes de méditation, afin de les comparer, étant donné qu’« il s’agit de deux exercices d’allocation de notre attention qui sont très différents. Dans Samatha, notre attention est focalisée sur une seule chose, alors que dans Vipassana, c’est l’inverse, on ouvre le filtre de notre attention, qui peut explorer plus de choses, mais sans s’y accrocher et sans les juger », fait remarquer le directeur de l’étude, Karim Jerbi, du Département de psychologie de l’Université de Montréal.
Les chercheurs ont ensuite analysé les enregistrements à l’aide de « méthodes avancées de traitement de signal » qui ont permis d’extraire les propriétés des signaux enregistrés par MEG durant les différents états de conscience, comme l’amplitude des oscillations neuronales dans différentes bandes de fréquence, le degré de complexité des signaux cérébraux, et la distance par rapport au point critique (point d’équilibre entre le chaos et l’ordre).
Ils ont ensuite transmis ces informations à un algorithme d’apprentissage machine, afin de l’entraîner à distinguer les différents états de conscience — celui du repos et ceux atteints lors de séances de méditation Samatha et Vipassana —, et ainsi à prédire dans quel état se trouvait le moine à partir d’un simple segment d’un enregistrement neuromagnétique de son cerveau.
Une fois bien entraîné, l’algorithme a pu indiquer aux chercheurs les caractéristiques des signaux qu’il avait utilisées pour identifier les différents états de conscience. Les chercheurs ont ainsi pu constater que les deux formes de méditation se distinguent de l’état de repos par le fait qu’elles induisent une augmentation de la complexité de la dynamique cérébrale, une modification des oscillations dans certaines structures particulières du cerveau, ainsi qu’un rapprochement du point critique.
« Le point critique désigne un état particulier dans lequel le cerveau va fonctionner à l’équilibre entre l’ordre et le chaos. Dans cet état-là, les réseaux neuronaux sont suffisamment stables pour transmettre de l’information de manière fiable, mais aussi assez flexibles pour s’adapter rapidement à de nouvelles situations. Cela permet au cerveau d’optimiser sa capacité de traitement de l’information, d’apprentissage et de réaction », précise M. Jerbi, qui est également directeur du Centre UNIQUE (pour Union neurosciences et intelligence artificielle — Québec).
N’est-ce pas l’état dans lequel on voudrait toujours être dans la vie de tous les jours ? « C’est effectivement l’état idéal pour raisonner, pour prendre une décision, pour apprendre, peut-être même aussi pour être créatif. On pense que cet état critique peut vraiment avoir beaucoup d’avantages », répond le spécialiste des neurosciences cognitives et computationnelles.
L’algorithme a également mis en évidence le fait que durant la méditation Vipassana, l’activité cérébrale était encore plus proche de ce point critique que durant la forme Samatha. « L’algorithme réussit à différencier les deux types de méditation en fonction de leur distance par rapport au point critique », souligne M. Jerbi.
Ce dernier fait remarquer que la méditation de pleine conscience dont on parle souvent aujourd’hui est somme toute une adaptation contemporaine de ces deux pratiques ancestrales : « Samatha pour ancrer et stabiliser l’attention et Vipassana pour cultiver une conscience ouverte et lucide sur le moment présent. Les deux servent des objectifs légèrement différents, mais complémentaires. Pour pouvoir orienter son attention vers différentes choses de façon brève, il faut d’abord être capable de manier de façon efficace son attention. Or, Samatha va agir comme des exercices très utiles pour obtenir cette aptitude. Même s’il est plus facile quand on est débutant de commencer par Samatha, beaucoup de gens ont du mal à focaliser leur attention sur leur respiration, par exemple. Samatha entraîne ainsi notre système attentionnel à cibler quelque chose, ce qui crée des compétences solides en attention qui pourront être très utiles dans une pratique un peu plus complexe comme Vipassana. »
En renforçant « la capacité à orienter volontairement son attention », la méditation favorise probablement « une meilleure autorégulation des émotions, qui est un mécanisme central dans le bien-être psychologique des humains », avance M. Jerbi, qui souligne la popularité grandissante de l’utilisation de la méditation dans le traitement de la dépression, de l’anxiété et du stress. « Aussi, la flexibilité cognitive qu’on peut accroître grâce à la méditation peut aider à sortir de ces pensées qui tournent en boucle, qu’on appelle ruminations, dans la tête des personnes déprimées. »
Selon M. Jerbi, les résultats de son étude montrent que « le cerveau est très actif durant la méditation et que celle-ci a vraisemblablement des effets sur la neuroplasticité. Elle peut changer notre cerveau ».
article de Pauline Gravel.
01/03/2026
Dans Le Devoir ce matin ~ de Pauline Gravel
https://www.ledevoir.com/actualites/science/945186/hyperactivite-cerveau-pendant-meditation?
Dans Le Devoir ce matin :
L’hyperactivité du cerveau pendant la méditation
La dynamique cérébrale devient plus complexe et permet à l’organe de donner sa pleine mesure, selon une étude.
Le cerveau est loin d’être inactif pendant qu’une personne expérimentée médite. Alors que plusieurs croient que le cerveau se vide de toutes pensées et s’éteint, une nouvelle étude confirme qu’il en est tout autrement. Durant la méditation, la dynamique cérébrale devient plus complexe et se rapproche d’un point critique où le cerveau est au mieux pour traiter l’information et réagir rapidement.
Les chercheurs derrière cette étude italo-canadienne qui est publiée dans Neuroscience of consciousness sont arrivés à ces conclusions après avoir analysé à l’aide d’outils d’intelligence artificielle (IA) l’activité cérébrale de 12 moines bouddhistes pendant qu’ils méditaient et étaient au repos. Chacun de ces moines, qui avaient cumulé en moyenne plus de 15 000 heures de méditation, s’est prêté à des enregistrements de l’activité neuromagnétique de leur cerveau qui ont été effectués par la technique de magnétoencéphalographie (MEG) au Centre MEG de l’Université G. d’Annunzio de Chieti-Pescara, en Italie, dirigé par Laura Marzetti.
Ces moines de la tradition forestière thaïlandaise, un courant du bouddhisme theravāda qui impose un mode de vie austère et centré sur la méditation, pratiquent deux formes de méditation : le Samatha, qui consiste à concentrer son attention sur un objet précis, par exemple les battements cardiaques ou la respiration, en faisant abstraction de tout le reste, et le Vipassana, qu’on décrit comme « une observation ouverte, où on porte son attention sur l’expérience du moment présent, soit sur les sons, les sensations, les pensées, les émotions qui nous traversent, mais sans s’y attarder ».
On a donc enregistré les moines pendant qu’ils pratiquaient ces deux formes de méditation, afin de les comparer, étant donné qu’« il s’agit de deux exercices d’allocation de notre attention qui sont très différents. Dans Samatha, notre attention est focalisée sur une seule chose, alors que dans Vipassana, c’est l’inverse, on ouvre le filtre de notre attention, qui peut explorer plus de choses, mais sans s’y accrocher et sans les juger », fait remarquer le directeur de l’étude, Karim Jerbi, du Département de psychologie de l’Université de Montréal.
Les chercheurs ont ensuite analysé les enregistrements à l’aide de « méthodes avancées de traitement de signal » qui ont permis d’extraire les propriétés des signaux enregistrés par MEG durant les différents états de conscience, comme l’amplitude des oscillations neuronales dans différentes bandes de fréquence, le degré de complexité des signaux cérébraux, et la distance par rapport au point critique (point d’équilibre entre le chaos et l’ordre).
Ils ont ensuite transmis ces informations à un algorithme d’apprentissage machine, afin de l’entraîner à distinguer les différents états de conscience — celui du repos et ceux atteints lors de séances de méditation Samatha et Vipassana —, et ainsi à prédire dans quel état se trouvait le moine à partir d’un simple segment d’un enregistrement neuromagnétique de son cerveau.
Une fois bien entraîné, l’algorithme a pu indiquer aux chercheurs les caractéristiques des signaux qu’il avait utilisées pour identifier les différents états de conscience. Les chercheurs ont ainsi pu constater que les deux formes de méditation se distinguent de l’état de repos par le fait qu’elles induisent une augmentation de la complexité de la dynamique cérébrale, une modification des oscillations dans certaines structures particulières du cerveau, ainsi qu’un rapprochement du point critique.
« Le point critique désigne un état particulier dans lequel le cerveau va fonctionner à l’équilibre entre l’ordre et le chaos. Dans cet état-là, les réseaux neuronaux sont suffisamment stables pour transmettre de l’information de manière fiable, mais aussi assez flexibles pour s’adapter rapidement à de nouvelles situations. Cela permet au cerveau d’optimiser sa capacité de traitement de l’information, d’apprentissage et de réaction », précise M. Jerbi, qui est également directeur du Centre UNIQUE (pour Union neurosciences et intelligence artificielle — Québec).
N’est-ce pas l’état dans lequel on voudrait toujours être dans la vie de tous les jours ? « C’est effectivement l’état idéal pour raisonner, pour prendre une décision, pour apprendre, peut-être même aussi pour être créatif. On pense que cet état critique peut vraiment avoir beaucoup d’avantages », répond le spécialiste des neurosciences cognitives et computationnelles.
L’algorithme a également mis en évidence le fait que durant la méditation Vipassana, l’activité cérébrale était encore plus proche de ce point critique que durant la forme Samatha. « L’algorithme réussit à différencier les deux types de méditation en fonction de leur distance par rapport au point critique », souligne M. Jerbi.
Ce dernier fait remarquer que la méditation de pleine conscience dont on parle souvent aujourd’hui est somme toute une adaptation contemporaine de ces deux pratiques ancestrales : « Samatha pour ancrer et stabiliser l’attention et Vipassana pour cultiver une conscience ouverte et lucide sur le moment présent. Les deux servent des objectifs légèrement différents, mais complémentaires. Pour pouvoir orienter son attention vers différentes choses de façon brève, il faut d’abord être capable de manier de façon efficace son attention. Or, Samatha va agir comme des exercices très utiles pour obtenir cette aptitude. Même s’il est plus facile quand on est débutant de commencer par Samatha, beaucoup de gens ont du mal à focaliser leur attention sur leur respiration, par exemple. Samatha entraîne ainsi notre système attentionnel à cibler quelque chose, ce qui crée des compétences solides en attention qui pourront être très utiles dans une pratique un peu plus complexe comme Vipassana. »
En renforçant « la capacité à orienter volontairement son attention », la méditation favorise probablement « une meilleure autorégulation des émotions, qui est un mécanisme central dans le bien-être psychologique des humains », avance M. Jerbi, qui souligne la popularité grandissante de l’utilisation de la méditation dans le traitement de la dépression, de l’anxiété et du stress. « Aussi, la flexibilité cognitive qu’on peut accroître grâce à la méditation peut aider à sortir de ces pensées qui tournent en boucle, qu’on appelle ruminations, dans la tête des personnes déprimées. »
Selon M. Jerbi, les résultats de son étude montrent que « le cerveau est très actif durant la méditation et que celle-ci a vraisemblablement des effets sur la neuroplasticité. Elle peut changer notre cerveau ».
article de Pauline Gravel.
01/03/2026
Dans Le Devoir - article de Pauline Gravel
https://www.ledevoir.com/actualites/science/945186/hyperactivite-cerveau-pendant-meditation
Dans Le Devoir ce matin :
L’hyperactivité du cerveau pendant la méditation
La dynamique cérébrale devient plus complexe et permet à l’organe de donner sa pleine mesure, selon une étude.
Le cerveau est loin d’être inactif pendant qu’une personne expérimentée médite. Alors que plusieurs croient que le cerveau se vide de toutes pensées et s’éteint, une nouvelle étude confirme qu’il en est tout autrement. Durant la méditation, la dynamique cérébrale devient plus complexe et se rapproche d’un point critique où le cerveau est au mieux pour traiter l’information et réagir rapidement.
Les chercheurs derrière cette étude italo-canadienne qui est publiée dans Neuroscience of consciousness sont arrivés à ces conclusions après avoir analysé à l’aide d’outils d’intelligence artificielle (IA) l’activité cérébrale de 12 moines bouddhistes pendant qu’ils méditaient et étaient au repos. Chacun de ces moines, qui avaient cumulé en moyenne plus de 15 000 heures de méditation, s’est prêté à des enregistrements de l’activité neuromagnétique de leur cerveau qui ont été effectués par la technique de magnétoencéphalographie (MEG) au Centre MEG de l’Université G. d’Annunzio de Chieti-Pescara, en Italie, dirigé par Laura Marzetti.
Ces moines de la tradition forestière thaïlandaise, un courant du bouddhisme theravāda qui impose un mode de vie austère et centré sur la méditation, pratiquent deux formes de méditation : le Samatha, qui consiste à concentrer son attention sur un objet précis, par exemple les battements cardiaques ou la respiration, en faisant abstraction de tout le reste, et le Vipassana, qu’on décrit comme « une observation ouverte, où on porte son attention sur l’expérience du moment présent, soit sur les sons, les sensations, les pensées, les émotions qui nous traversent, mais sans s’y attarder ».
On a donc enregistré les moines pendant qu’ils pratiquaient ces deux formes de méditation, afin de les comparer, étant donné qu’« il s’agit de deux exercices d’allocation de notre attention qui sont très différents. Dans Samatha, notre attention est focalisée sur une seule chose, alors que dans Vipassana, c’est l’inverse, on ouvre le filtre de notre attention, qui peut explorer plus de choses, mais sans s’y accrocher et sans les juger », fait remarquer le directeur de l’étude, Karim Jerbi, du Département de psychologie de l’Université de Montréal.
Les chercheurs ont ensuite analysé les enregistrements à l’aide de « méthodes avancées de traitement de signal » qui ont permis d’extraire les propriétés des signaux enregistrés par MEG durant les différents états de conscience, comme l’amplitude des oscillations neuronales dans différentes bandes de fréquence, le degré de complexité des signaux cérébraux, et la distance par rapport au point critique (point d’équilibre entre le chaos et l’ordre).
Ils ont ensuite transmis ces informations à un algorithme d’apprentissage machine, afin de l’entraîner à distinguer les différents états de conscience — celui du repos et ceux atteints lors de séances de méditation Samatha et Vipassana —, et ainsi à prédire dans quel état se trouvait le moine à partir d’un simple segment d’un enregistrement neuromagnétique de son cerveau.
Une fois bien entraîné, l’algorithme a pu indiquer aux chercheurs les caractéristiques des signaux qu’il avait utilisées pour identifier les différents états de conscience. Les chercheurs ont ainsi pu constater que les deux formes de méditation se distinguent de l’état de repos par le fait qu’elles induisent une augmentation de la complexité de la dynamique cérébrale, une modification des oscillations dans certaines structures particulières du cerveau, ainsi qu’un rapprochement du point critique.
« Le point critique désigne un état particulier dans lequel le cerveau va fonctionner à l’équilibre entre l’ordre et le chaos. Dans cet état-là, les réseaux neuronaux sont suffisamment stables pour transmettre de l’information de manière fiable, mais aussi assez flexibles pour s’adapter rapidement à de nouvelles situations. Cela permet au cerveau d’optimiser sa capacité de traitement de l’information, d’apprentissage et de réaction », précise M. Jerbi, qui est également directeur du Centre UNIQUE (pour Union neurosciences et intelligence artificielle — Québec).
N’est-ce pas l’état dans lequel on voudrait toujours être dans la vie de tous les jours ? « C’est effectivement l’état idéal pour raisonner, pour prendre une décision, pour apprendre, peut-être même aussi pour être créatif. On pense que cet état critique peut vraiment avoir beaucoup d’avantages », répond le spécialiste des neurosciences cognitives et computationnelles.
L’algorithme a également mis en évidence le fait que durant la méditation Vipassana, l’activité cérébrale était encore plus proche de ce point critique que durant la forme Samatha. « L’algorithme réussit à différencier les deux types de méditation en fonction de leur distance par rapport au point critique », souligne M. Jerbi.
Ce dernier fait remarquer que la méditation de pleine conscience dont on parle souvent aujourd’hui est somme toute une adaptation contemporaine de ces deux pratiques ancestrales : « Samatha pour ancrer et stabiliser l’attention et Vipassana pour cultiver une conscience ouverte et lucide sur le moment présent. Les deux servent des objectifs légèrement différents, mais complémentaires. Pour pouvoir orienter son attention vers différentes choses de façon brève, il faut d’abord être capable de manier de façon efficace son attention. Or, Samatha va agir comme des exercices très utiles pour obtenir cette aptitude. Même s’il est plus facile quand on est débutant de commencer par Samatha, beaucoup de gens ont du mal à focaliser leur attention sur leur respiration, par exemple. Samatha entraîne ainsi notre système attentionnel à cibler quelque chose, ce qui crée des compétences solides en attention qui pourront être très utiles dans une pratique un peu plus complexe comme Vipassana. »
En renforçant « la capacité à orienter volontairement son attention », la méditation favorise probablement « une meilleure autorégulation des émotions, qui est un mécanisme central dans le bien-être psychologique des humains », avance M. Jerbi, qui souligne la popularité grandissante de l’utilisation de la méditation dans le traitement de la dépression, de l’anxiété et du stress. « Aussi, la flexibilité cognitive qu’on peut accroître grâce à la méditation peut aider à sortir de ces pensées qui tournent en boucle, qu’on appelle ruminations, dans la tête des personnes déprimées. »
Selon M. Jerbi, les résultats de son étude montrent que « le cerveau est très actif durant la méditation et que celle-ci a vraisemblablement des effets sur la neuroplasticité. Elle peut changer notre cerveau ».
article de Pauline Gravel.
01/02/2026
1er janvier 2026 ~ Une lune presque pleine nous éclaire pour la nouvelle année.
En prenant un moment pour écouter ce qui m’appelle pour l’année à venir, le mot qui s’impose est « alignement » : être en accord avec la direction de sa vie, agir avec une intention sage, se relier à soi et à son appel intérieur.
Je vous souhaite à tous une année claire, alignée et en équilibre.
2026, on est prêts. 🤍
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| 5pm - 10pm | |
| Samedi | 6am - 6pm |
| Dimanche | 6am - 3pm |