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22/11/2025
Une patrouille à l'allure de Pacific Blue dans le 5e arrondissement de Cotonou
Les années 2000 au Bénin, c’était véritablement le moment où LC2, je pense, transformait nos samedis matin en Hollywood tropical en concurrence avec la chaîne nationale où il était question de Giga Sport avec la traditionnelle séquence de Boxe pour les férus du sport.
A contrario, pendant que certains rêvaient de super-héros, nous, on rêvait de pédaler comme les agents de Pacific Blue. Les policiers californiens faisaient des cascades à vélo, et nous, devant nos écrans cathodiques en mode UHF ou VHF, on transpirait presque avec eux. Oui, c’est clair que les enfants de 2000 ne connaissent pas la joie que procurait les programmes télés des samedis matin à une certaine époque, loin des smartphones, et réseaux sociaux.
Et voilà que la vie nous surprend encore : plus de vingt ans plus t**d, la Police Républicaine du Bénin a désormais une unité de patrouille à vélo dans le cinquième arrondissement. Je ne les ai pas encore vus, hein, mais j’ai lu qu’ils ont même déjà effectué une patrouille officielle. Rien que ça ! On dirait que Pacific Blue n’a pas été diffusé pour rien finalement. Le rêve de nos samedis matin serait-il en train de devenir réalité ?
À ce rythme, la prochaine fois qu’ils feront une descente, les habitants vont sortir leur popcorn : « Hé, laissez-moi regarder, on dirait épisode 12 saison 3 avec les légendaires Chris Kelly et Paula McKenzie sur qui on fantasmait à l'époque ou Bobby Cruz, le plus jeune du groupe à qui on voulait surtout ressembler sans oublier que quand Del Toro, (qui m'a d'ailleurs inspiré un sobriquet plus t**d, El Toro Loco) débarquait, c'est que l'affaire était compliqué à gérer. ! »
Mais calmons un peu notre enthousiasme… On connaît le pays. Alors, prions juste pour que l’unité vélo ne suive pas le destin mystérieux de l’unité canine.
Vous vous souvenez ? Ces chiens renifleurs pleins de vie et d'avenir qu’on avait acquis pour renforcer la sécurité… puis pfiou ! Disparus comme une série annulée en milieu de saison.
Alors, chers agents cyclistes : pédalez fort, pédalez loin… mais surtout, ne faites pas comme les chiens. Eux, ils ont reniflé… puis ils ont disparu !
Avant de quitter, un dernier conseil: faites gaf. A vélo, l vulnérabilité est plus grande et quand on est exposé, il est important d'être juste et loyale.
PS: Il manque les talkies-walkies pour les agents.
✍🏾 Rabi Mars-Arès AGNOUN BASSO
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*L'art d'être en tête... sans avoir fait la queue, pardon le rang !!!*
Quand on était à l’Université d’Abomey-Calavi, il y avait un sport national beaucoup plus populaire que le football : l’embauche.
Surtout les vendredis de couscous, où même les anges descendaient surveiller la file, tellement la tension frôlait le paranormal.
Le service commençait à midi, parfois 13 heures… mais le rang était déjà déployé dès 10 heures. Chacun était prêt à défendre sa place comme s’il protégeait un héritage royal. Que quelqu’un ose embaucher, et soudain tout le monde retrouvait une carrière de boxeur avortée.
Mais évidemment, certaines embauches passaient crème.
Quand c’était les gars de l’État-major, de la Police universitaire, des CODE ou COGERES, là, bizarrement, tout le monde devenait philosophe. Tu avales ta colère comme une bouillie tiède, parce que l’UAC, c’était la république dans la république, avec ses lois, ses chefs, et surtout… ses injustices bien huilées.
Et si je raconte ça, c’est que l’affaire So...NoU m’a rappelé de vieux souvenirs délicieux.
Les gars étaient en rang, bien droits, bien positionnés… et soudain, PAF : une embauche surgit du ciel, directement en tête de file.
Ils étaient là depuis le matin des années, mais on leur a juste changé la locomotive sur les rails 19, en partance pour PK Palais du gouv au dernier moment, histoire de montrer que les rails, eux, n’appartiennent jamais aux voyageurs. Et comme ces rails six autres pièces ont été changées sur les rails sans ambages ni tapages.
Morale de l’histoire ?
Ne te moque jamais de ceux qu’on double dans la vie:
le jour où ce sera ton tour, tu n’auras même pas le temps de crier que quelqu’un aura déjà pris ta place… avec ton propre applaudissement comme bande-son.
✍🏾 Rabi Mars-Arès AGNOUN BASSO
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Quand le navire traverse une tempête, chacun révèle sa manière de naviguer
On dit souvent :
« Quand le navire coule, les rats sont les premiers à le quitter. »
Cette expression, bien que imagée, nous rappelle surtout une vérité essentielle :
c’est dans les moments difficiles que les engagements se distinguent.
Aujourd’hui, notre parti fait face à des défis réels.
Les exigences administratives, les contraintes pour aller aux élections et les pressions du contexte politique mettent à l’épreuve même les plus déterminés.
Il est donc compréhensible que certains choisissent, pour des raisons personnelles ou stratégiques, de prendre du recul ou de partir.
Mais nous tenons à rappeler ceci :
le navire ne coule pas.
Il traverse une tempête, oui, mais il reste solide.
Et l’histoire nous montre que ce sont souvent les tempêtes qui révèlent la qualité de l’équipage.
À celles et ceux qui demeurent, nous exprimons notre reconnaissance.
Votre constance, votre patience et votre foi en notre projet commun sont les véritables forces qui maintiennent notre mouvement debout.
Vous montrez que la politique n’est pas seulement un espace d’opportunités, mais un terrain de conviction, de résilience et de fidélité.
À celles et ceux qui s’en vont, nous souhaitons sincèrement bonne route.
Chacun est libre de ses choix et responsable de son parcours.
Nous espérons simplement qu’un jour, le calme revenu, ils se souviendront que c’est dans l’adversité que se forgent les alliances les plus durables.
Quant à nous, nous restons concentrés.
Nous restons engagés.
Nous restons debout.
Parce qu’un parti ne se définit pas par les départs, mais par la capacité de ceux qui restent à continuer d’avancer ensemble.
✍️ Mars-ares Rabindranath Agnoun Basso
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*Quand la stabilité se négocie avant les élections : l’accord de gouvernance en question*
*L’accord avant le vote : drôle d’idée, non ?*
Depuis quelque temps, un mot revient dans la bouche de tout le monde : accord de gouvernance. Le Président de la République monsieur Patrice TALON accuse même son prédécesseur d'avoir refusé de signer un accord de gouvernance avec les FCBE. Mais au fond, l'accord de gouvernance, c'est une expression séduisante, qui sonne bien dans les discours officiels. Mais quand on gratte un peu, on réalise qu’elle cache une drôle de logique : s’accorder avant même que le peuple ne parle.
Oui, au Bénin, on a réussi l’exploit d’écrire dans le Code électoral (article 146 nouveau de la loi n° 24-13 du 15 novembre 2024 ce que d’autres démocraties n’osent même pas formaliser : une alliance politique avant le verdict des urnes.
Ce concept, je ne l’ai pas découvert dans un livre de droit ou avec la loi modificative du code Électoral du Benin. Je l’ai vécu concrètement.
Entre 2018 et 2021, j'ai travaillais pour un programme financé sur le budget fédéral belge.
En 2020, la Belgique venait de passer plus d’un an sans gouvernement après les élections de 2019.
Chaque fin de mois, le doute planait : et si les négociations échouaient encore ? Et si le budget restait bloqué ?
Croyez-moi, quand on dépend d’un pays sans gouvernement, on comprend vite que la stabilité politique n’est pas qu’un mot. C’est une ligne sur la fiche de paie.
Alors oui, sur le papier, un accord de gouvernance semble être une solution élégante : on évite les blocages, on prépare la cohabitation, on assure la “continuité de l’État”.
_Mais quand la politique se met d’accord avant le peuple, ce n’est plus de la prévoyance. C’est une confiscation douce du débat démocratique._
*Le cas béninois : une invention à haut risque*
Au Bénin, l’accord de gouvernance est présenté comme une innovation institutionnelle.
Officiellement, il vise à encourager les partis à collaborer, dépasser les querelles de chapelles de s'assurer une présence dans la compétition électorale
Mais en réalité, c’est un peu plus compliqué…
Ce fameux accord a pour but de favoriser une dépendance des partis de l'opposition de ceux de la mouvance présidentielle.
Dit autrement : si vous êtes un petit parti et que vous ne signez pas un accord avec les plus gros, vos chances de survie deviennent quasi nulles.
C’est la loi de la jungle électorale, version juridique.
Sur le plan technique, le dispositif permet à plusieurs formations de déclarer une alliance avant les élections, partager les parrainages et additionner les votes pour atteindre le seuil de représentativité.
Sur le papier, c’est ingénieux. Dans les faits, cela affaiblit la diversité politique et réduit la liberté de manœuvre des partis d’opposition.
Et le contraste avec la Belgique est frappant : là-bas, les partis négocient après les élections pour former une coalition.
Le processus est long, parfois frustrant mais il respecte le vote du citoyen avant tout compromis.
Au Bénin, c’est l’inverse : on négocie avant, et le peuple se retrouve à voter sur un menu déjà fixé.
Résultat : on dit vouloir stabiliser la République, mais on risque surtout d’étouffer la démocratie.
*Les leçons de la Belgique, de l’Allemagne et des Pays-Bas : la lenteur comme garantie démocratique*
La Belgique est un laboratoire vivant de la démocratie de compromis.
C’est un pays multipartite, multiculturel, multilingue, bref, un terrain miné pour tout ce qui s’appelle « accord ». Et pourtant, ça tient.
Après les élections fédérales de 2019, les Belges ont mis près de 500 jours pour former un gouvernement.
Un record qui aurait fait hurler plus d’un Béninois.
Et pourtant, malgré ce vide apparent, le pays n’a jamais cessé de fonctionner : ministères ouverts, salaires versés, services publics opérationnels.
Pourquoi ?
Parce que là-bas, l’absence d’accord n’est pas un vide, mais une phase de respiration démocratique.
Chaque parti prend le temps d’écouter, négocier, céder.
Le processus est lent, mais honnête : il respecte le verdict des urnes avant d’en tirer les compromis.
Mon expérience en 2020, en suivant la lenteur des négociations belges tout en étant payé par leur budget depuis le Bénin, m’a appris une chose : la lenteur n’est pas forcément un défaut.
Elle est parfois le prix de la maturité démocratique.
Le temps que prennent les Belges à négocier, c’est aussi celui qu’ils accordent à la confiance et à la transparence.
Que dire de l'accord de gouvernance en Allemagne : le Koalitionsvertrag comme contrat moral
En Allemagne, le système parlementaire repose aussi sur des coalitions.
Après les élections, les partis négocient un Koalitionsvertrag (accord de coalition), souvent long de 150 à 200 pages, qui fixe le programme commun, la répartition des ministères et les priorités politiques.
Exemple : après les élections de 2021, la coalition dite « feu tricolore » (SPD, Verts, FDP) a mis plus de 4 mois à se mettre d’accord sur tous les détails.
Ces négociations sont publiques et détaillées, et le peuple sait exactement ce que chaque parti s’engage à faire, mais l’accord ne se fait qu’après le vote, jamais avant.
Leçon : la coalition peut prendre du temps, mais chaque compromis respecte la volonté du citoyen et la liberté de choix des partis.
Les Pays-Bas : le coalitieakkoord comme tradition politique
Aux Pays-Bas, aucun parti ne gouverne seul, et la proportionnelle intégrale crée un parlement éclaté.
Après les élections, il faut des coalitieakkoorden, accords politiques détaillés, parfois négociés pendant plusieurs mois, pour former un gouvernement.
Chaque accord définit le programme commun, les priorités budgétaires et la répartition des postes ministériels.
Le principe est similaire à l’Allemagne : les négociations viennent après le vote, et chaque citoyen conserve son rôle dans le processus démocratique.
La lenteur est perçue non pas comme un blocage, mais comme la garantie que toutes les voix et sensibilités sont respectées.
En résumé nous avons :
Belgique : négociation post-électorale, stabilité assurée malgré la lenteur.
Allemagne : Koalitionsvertrag, contrat moral détaillé après le vote.
Pays-Bas : coalitieakkoord, négociations longues mais respectueuses du suffrage.
La leçon pour le Bénin ?
La stabilité ne se garantit pas par la précipitation ou l’obligation légale d’accord pré-électoral, mais par la patience, le dialogue et le respect de la liberté de choix des électeurs et des partis.
*Le risque béninois : entre calcul politique et dérive démocratique*
L’accord de gouvernance, tel qu’il est inscrit dans notre Code électoral, se présente comme un outil de stabilité.
Mais derrière ce vernis se cache un mécanisme redoutable pour ceux qui détiennent déjà le pouvoir.
En encourageant les alliances avant les élections, on enferme le jeu politique dans une logique d’allégeance.
Les petits partis n’ont plus le choix : s’ils ne signent pas avec les grands, ils disparaissent.
Ce n’est plus une question de programme ou de projet, mais de survie. Le cas des FCBE actuellement
Pendant ce temps, les formations proches du pouvoir peuvent multiplier les accords, verrouiller les candidatures, mutualiser les scores.
L’opposition, déjà affaiblie, se retrouve piégée entre la loi et le calendrier.
Résultat : un pluralisme apparent, mais une uniformité politique de fait.
On justifie tout ça au nom de la stabilité… mais à quel prix ?
Chaque verrou ajouté à la compétition politique est une pierre en moins dans l’édifice de la liberté démocratique.
*Et si on faisait confiance au peuple ?*
L’accord de gouvernance peut être puissant… s’il reste politique et volontaire.
La Belgique l’a montré : la stabilité n’est pas garantie par la loi, mais par le dialogue, la patience et le respect du vote.
Au Bénin, la logique est différente.
Le code transforme cette pratique en condition préalable, et avec elle, impose un cadre qui peut étouffer le pluralisme et la créativité politique.
On ne convainc plus les électeurs, mais les alliés potentiels avant même le scrutin.
Mon expérience en 2020 m’a appris une chose : la démocratie n’est pas un sprint, ni un automatisme.
Elle est lente, bruyante, parfois frustrante… mais c’est cette lenteur qui garantit que chaque voix compte et que chaque parti garde sa liberté de choix.
En effet c'est après 2020 que j'ai vraiment compris l'enjeu de la durabilité car les écologistes avaient fait de tous vois pour peser dans le gouvernement De Croo
Alors oui, un accord de gouvernance peut aider à stabiliser l’État.
Mais s’il devient une obligation légale, il cesse d’être un outil de dialogue pour devenir un instrument de contrôle.
La vraie question reste simple : fait-on confiance au peuple ou à la loi pour décider des alliances politiques ?
Parce qu’une démocratie qui légifère le consensus avant le vote risque fort de perdre ce qui la rend vivante : le débat et la liberté.
✍🏾 Rabi Mars-Arès AGNOUN BASSO
Analysant l'actualité politique du Bénin pour OUZZY MEDIA
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27/10/2025
🎓 WEBINAIRE PRÉ-SOMMET NATIONAL DES JEUNES SUR LA BIODIVERSITÉ
🌿 Jeunesse, activisme et militantisme écologique : Comment saisir les opportunités au frais de la princesse (voyager et étudier tous frais payés) 🌍
Dans le cadre du Pré-Sommet National des Jeunes sur la Biodiversité, le comité d’organisation vous invite à un webinaire exclusif qui met en lumière les multiples opportunités offertes aux jeunes engagés pour l’environnement et la biodiversité
💡 Découvrez comment transformer votre passion pour l’écologie et le militantisme en véritables tremplins pour voyager, étudier et agir à l’international, tous frais pris en charge !
🎙️ Intervenant·e·s :
🇧🇪 Lina EL BOUCHAIBI, Attachée Agriculture au Service Public de Wallonie (ARNE)
🇹🇬 Rachimini MALAM MOUMOUNI, Activiste
🇧🇯 Bendjedid Rachad SANOUSSI, Responsable Plaidoyer, Écolotrip
🇨🇲 Erica Audrey Kuissi Takedjo, Fondatrice de Climate Life Movement
🎤 Modérateur :
🇧🇯 Rabi Mars-Arès AGNOUN BASSO
📅 Jeudi 30 octobre 2025
🕕 18h00 GMT | 19h00 à Porto-Novo
💻 En ligne sur Zoom
🔗 Lien de connexion : https://us02web.zoom.us/j/85412680796
🌱 Rejoignez ce moment d’échanges pour :
Découvrir les programmes de bourses et de volontariat verts 🌍
- Comprendre les stratégies d’accès aux opportunités internationales 🎯
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📩 Pour toute information, partenariat ou sponsoring :
✉️ [email protected]
📞 +229 01 44 07 13 13 | +229 01 97 14 99 02 | +229 01 46 46 18 68
11/10/2025
SOMMET NATIONAL DES JEUNES SUR LA BIODIVERSITÉ
🚨 Dernière ligne droite !
Les candidatures pour le 2ᵉ Sommet National des Jeunes sur la Biodiversité se ferment ce 12 octobre 2025
Si tu veux faire partie de l’aventure, c’est maintenant ou jamais 🌿🔥
Inscription par ici : https://forms.gle/gMX7Le97pS48eQeX6
Pour toutes informations complémentaires et pour ceux et celles qui veulent s'associer à l'événement c'est par ici, +2290144071313 ou le +2290146461868 ou par mail à l'adresse [email protected]
31/07/2025
ENTRE CRÉATIVITÉ, ENGAGEMENT ET SOLUTIONS DURABLES
Les jeunes à l’assaut des défis climatiques à la LCOY20 Bénin
La vingtième Conférence locale de la jeunesse sur le climat, qui s’est tenue à Natitingou du 23 au 26 juillet 2025, a connu en son troisième jour une présentation de projets innovants devant un jury (Climate Pitch Corner), une série de communications, des ateliers créatifs et une action citoyenne pour lutter contre le réchauffement climatique.
La salle de conférence de l’hôtel Totora a vibré le troisième jour de la LCOY20 au rythme du Climate Pitch Corner, dès son ouverture, où 10 candidats ont planché devant un jury et les participants, qui ont eu droit également à l’appréciation des projets. Il s’est agi d’idées audacieuses, portées par des jeunes passionnés, qui ont montré leur volonté de trouver résolument des solutions aux problèmes climatiques au Bénin.
Après les différentes présentations, et pendant que le jury se retirait pour délibérer, les participants ont eu droit à la présentation des politiques climatiques rédigées par des candidats, à des communications, avant de se retrouver en groupes de travail pour les ateliers créatifs.
L’approche One Health, qui est une présentation interdisciplinaire, a montré comment la santé humaine, animale et environnementale sont liées, mettant aussi en avant l’agroécologie à l’ère du numérique. Le droit foncier des jeunes et des femmes est une thématique qui a mis l’accent sur l’accès équitable à la terre dans un contexte de justice climatique et d’autonomisation.
Une introduction pratique à la fabrication de biopesticides et de biofertilisants est intervenue pour encourager des solutions agricoles naturelles, accessibles, efficaces et respectueuses de l’environnement, avant la présentation des stratégies de communication environnementale, dédiées à l’art de sensibiliser, d’éduquer et de mobiliser autour des questions climatiques à travers les outils du numérique.
Après les communications, les participants se sont retrouvés dans les ateliers de la fresque du plastique, du dessin, de la fabrication d’emballages biodégradables, du slam, afin de s’approprier les enjeux climatiques de manière créative.
À la suite des différentes expressions, intellectuelles et artistiques, les participants ont joint symboliquement l’acte à la parole en mettant en terre quelques jeunes plants d’arbre sous l’œil encadreur d’un représentant du chef de l’inspection forestière de l’Atakora.
La journée s’est clôturée par une soirée culturelle au cours de laquelle les lauréats du Climate Pitch Corner et de la rédaction de la politique climatique ont été récompensés.
Les regards sont désormais tournés vers la LCOY21 pour encore plus d’innovations et d’engagement de la part des jeunes.
N'dah koffi, de retour de la LCOY20 Bénin à Natitingou pour OUZZY MEDIA
31/07/2025
DEUXIÈME JOURNÉE DE LA LCOY20 BÉNIN À NATITINGOU
La gouvernance climatique à l’ère du numérique au cœur des discussions
La 20e édition de la Conférence locale de la jeunesse du Bénin sur le climat a débuté ce mercredi 23 juillet 2025 à l’hôtel Totora de Natitingou avec l’arrivée et l’installation des participants, suivies d’une entrevue sur les objectifs de la conférence et pour découvrir la ville qui accueille cette édition. Le deuxième jour de cette édition a connu le déroulement de différentes communications qui ont permis aux participants de s’approprier les notions liées à la gouvernance climatique et à l’agroécologie.
Après la cérémonie d’ouverture, qui a connu la participation des autorités à divers niveaux, la LCOY20 Bénin a accueilli la conférence thématique autour du thème Agroécologie et gouvernance climatique : outiller les enfants, les jeunes et les femmes à l’ère du numérique. Avec les experts, il a été question de l’autonomisation des jeunes, de la fracture numérique, de la gouvernance climatique et de la façon dont l’agroécologie peut contribuer à vivre en harmonie avec la nature. Les efforts consentis dans le cadre de la Contribution Déterminée Nationale (CDN) du Bénin et du Plan National d’Adaptation (PNA) ont été passés au peigne fin pour comprendre l’état d’avancement du Bénin dans ses engagements climatiques internationaux.
Dans une autre communication, c’est le Plan d’action Genre et Changements climatiques 2023-2025 (PAGCCB) qui a été exposé, mettant en avant les avancées et les défis nationaux en matière d’équité climatique.
Notons qu’une brève présentation de YOUNGO a eu lieu, suivie d’une communication sur les bases de l’agroécologie afin de cerner, dans un premier temps, comment s’engager et saisir les opportunités pour les jeunes, et dans un second temps, comment s’y prendre pour démarrer avec l’agroécologie.
Les ateliers thématiques sont intervenus dans l’après-midi autour de cinq différents groupes de travail :
• Agroécologie et résilience climatique,
• Genre et climat,
• Technologie et climat,
• Éducation et sensibilisation,
• Gouvernance climatique et inclusion des jeunes.
La journée du 24 juillet 2025 pour le compte de la LCOY20 Bénin s’est clôturée sur une note de soirée cinéma autour d’une projection du film « Storm Cell » (En pleine tempête) sur la crise climatique, dans une ambiance bon enfant.
N'dah Koffi, de retour de la LCOY20 Bénin à Natitingou pour OUZZY MEDIA
31/07/2025
VINGTIÈME CONFÉRENCE LOCALE DE LA JEUNESSE DU BÉNIN SUR LE CLIMAT :
Une édition placée sous le sceau de l’agroécologie et la gouvernance climatique
Le 24 juillet 2025, à l’hôtel Totora de Natitingou, s’est déroulée la cérémonie d’ouverture de la LCOY20 Bénin. Une édition placée sous le sceau de l’agroécologie, la gouvernance climatique et le genre.
Organisée par un consortium d’organisations de la société civile et de jeunes, la cérémonie d’ouverture de la 20e édition de la Conférence locale de la jeunesse du Bénin sur le climat, en marge de la trentième édition de la Conférence des Parties sur le climat qui se tiendra à Belém, au Brésil dans l’État de Pará, a réuni des autorités à divers niveaux et des jeunes venus de plusieurs départements du Bénin.
La cérémonie, empreinte de solennité, a connu les discours chronologiquement du coordinateur de la LCOY20, Monsieur Salem AYENA, de l’Adjudant-Chef Osée HOUNKPATIN, représentant le chef de l’inspection forestière de l’Atakora, du chef de cabinet du Maire de Natitingou, représentant le Maire, et du Secrétaire Général de la préfecture de l’Atakora, représentant Madame la Préfète.
Après avoir rappelé le contexte de l’organisation de cette conférence, le coordinateur de la LCOY20, Monsieur Salem A., prenant la parole au nom du consortium des organisations, a souligné l’innovation de cette édition qui a largement pris en compte les enfants dans cette activité. Pour l’Adjudant-Chef Osée H. de l’inspection forestière de l’Atakora, il est important que la LCOY20 s’accompagne d’actions fortes pour faciliter le retour aux pratiques endogènes qui favorisent l’agroécologie et le vivre en harmonie avec la nature.
Pour avoir choisi la ville de Natitingou, au nom du Maire, le Chef de Cabinet de la Mairie de Natitingou, Mousouhon SAHI, a remercié l’organisation pour le choix de la cité des Nanto tout en soulignant que l’heure n’est plus aux discours. Les jeunes doivent prendre sur eux la responsabilité de proposer des changements positifs, et la mairie, par l’entremise du Maire, est engagée pour accompagner les bonnes actions des jeunes.
Indisponible pour raison de tournée statutaire, Madame la Préfète de l’Atakora s’est fait représenter par Monsieur Abdoulaye AFO, Secrétaire Général de la préfecture de l’Atakora. C’est à lui qu’est revenu l’honneur de déclarer officiellement ouverte la vingtième édition de la Conférence locale de la jeunesse du Bénin sur le climat. On retient essentiellement de son discours que les jeunes doivent prendre leur destin en main en passant à l’action et en faisant porter leurs voix. Avant ses mots de fin, il a souligné, en faisant référence à un adage populaire, que lorsque les jeunes parlent, les anciens écoutent, et qu’à ce titre, la préfecture est à l’écoute de la jeunesse pour les préoccupations en lien avec les enjeux climatiques.
La cérémonie officielle d’ouverture a pris fin par la traditionnelle photo de famille des officiels, puis avec les participants, avant le démarrage de la conférence thématique qui a réuni cinq experts et un modérateur sur le thème :
Agroécologie et gouvernance locale : outiller les enfants, les jeunes et les femmes à l’ère du numérique
N'dah Koffi De retour de la LCOY20 Bénin pour OUZZY MEDIA
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