OPM - Œuvres Pontificales Missionnaires

OPM - Œuvres Pontificales Missionnaires

Page officielle des Œuvres Pontificales Missionnaires. De nombreux pays font face à des situations politiques dramatiques. Les chrétiens en sont souvent victimes. A leurs côtés, les OPM s’engagent par une aide financière, pastorale et spirituelle.

Les Œuvres Pontificales Missionnaires relèvent du Saint-Siège. Elle assurent matériellement et spirituellement le rayonnement de l’Église, chacune des quatre œuvres selon son domaine. Les Œuvres sont « l’esprit missionnaire universel au sein du Peuple de Dieu ». C’est ainsi que Saint Jean-Paul II définit leur raison d’être. En un mot, elles travaillent à ce que vive l’Église, partout dans le monde.

Chers amis,

Le Saint-Père a confié aux Œuvres Pontificales Missionnaires la mise en place d'un Fonds d'urgence afin d'aider les communautés démunies sur les terres de mission qui sont tragiquement affectées par la propagation du coronavirus : https://www.opm-france.org/faire-un-don

L’Église catholique se trouve en effet en première ligne dans les pays pauvres pour accueillir et soigner les personnes touchées par la pandémie. En Afrique par exemple, où plus de 74 000 religieuses et plus de 46 000 prêtres gèrent 7 274 hôpitaux et cliniques et 2 346 foyers pour personnes âgées et vulnérables, un quart des malades sont pris en charge par des institutions de santé catholiques.

Ce Fonds d'urgence sera utilisé pour répondre aux besoins sanitaires et aimentaires de première nécessité dans les pays de mission à travers les structures et les institutions de l'Église.

Le Saint-Père a doté ce Fonds d'urgence d'une somme de 750 000 $ et nous demande de contribuer à ce fonds par le biais des Œuvres Pontificales Missionnaires.

Vous pouvez également faire un don :

* par virement sur le compte de l'Association française des Œuvres Prontificales Missionnaires en précisant l'objet "Fonds d'urgence coronavirus", IBAN : FR76 1009 6180 0100 0267 4240 142 - BIC : CMCIFRPP

* par chèque à l'ordre de "AF-OPM / Fonds d'urgence coronavirus" aux Œuvres Pontificales Missionnaires, 12 rue Sala, 69 002 Lyon

Dans tous les cas, un reçu fiscal vous sera adressé, qui vous permettra si vous êtes imposable sur le revenu en France de déduire de vos impôts 66% du montant de votre don.

Si vous souhaitez bénéficier d'une déduction fiscale de 75% au titre de l'IFI, vous pouvez faire un don par chèque ou par virement à l'ordre de notre Fondation Enfance Missionnaire, en prenant soin de préciser en objet "Fonds d'urgence coronavirus" : IBAN FR76 3000 3022 8000 0372 6306 497 – BIC SOGEFRPP.

Soyez assurés, chers amis, de notre gratitude et de notre prière.

D'avance, merci de votre générosité.

Gaëtan Boucharlat de Chazotte
Secrétaire général des Œuvres Pontificales Missionnaires

Pour faire un don directement sur le portail dédié : https://www.opm-france.org/faire-un-don

rcf.fr

Être missionnaire malgré le confinement

📣Toutes les recettes spi pour vivre un confinement missionnaire ! Avec l'excellent William Avenier, responsable de l'animation aux OPM ;)))

rcf.fr Alors que l'épidémie de coronavirus fait chaque jour de nouvelles victimes, comment pouvons-nous être missionnaires, témoins de l'Évangile, quand on vit confiné chez soi?

Merci à nos prêtres - RCF

Une belle initiative portée par nos amis de RCF : ce grand mur pour dire MERCI 💝 à nos prêtres !

http://merci.rcf.fr/

merci.rcf.fr A l'occasion du jeudi saint, fêtons nos prêtres par un message

rcf.fr

Le Vatican constitue un fonds d'urgence pour lutter contre le coronavirus

Merci à nos amis de RCF pour leur soutien !

Si vous souhaitez faire un don au Fonds d'urgence du Pape François contre le coronavirus : https://www.opm-france.org/faire-un-don/

rcf.fr Le pape François a annoncé la constitution d'un fonds d'urgence par les Œuvres pontificales missionnaires (OPM) pour lutter contre l'épidémie de coronavirus dans le monde.

📣COMMUNIQUÉ DE PRESSE📣

𝗠𝗴𝗿 𝗚𝗲𝗼𝗿𝗴𝗲𝘀 𝗖𝗼𝗹𝗼𝗺𝗯 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱 𝗹𝗮 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 Œ𝘂𝘃𝗿𝗲𝘀 𝗣𝗼𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗰𝗮𝗹𝗲𝘀 𝗠𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲

𝘓'𝘦́𝘷𝘦̂𝘲𝘶𝘦 𝘥𝘦 𝘓𝘢 𝘙𝘰𝘤𝘩𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘦𝘵 𝘚𝘢𝘪𝘯𝘵𝘦𝘴, 𝘢𝘯𝘤𝘪𝘦𝘯 𝘚𝘶𝘱𝘦́𝘳𝘪𝘦𝘶𝘳 𝘨𝘦́𝘯𝘦́𝘳𝘢𝘭 𝘥𝘦𝘴 𝘔𝘪𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘌́𝘵𝘳𝘢𝘯𝘨𝘦̀𝘳𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘗𝘢𝘳𝘪𝘴 (𝘔𝘌𝘗), 𝘷𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘥'𝘦̂𝘵𝘳𝘦 𝘯𝘰𝘮𝘮𝘦́ 𝘢̀ 𝘭𝘢 𝘵𝘦̂𝘵𝘦 𝘥𝘶 𝘱𝘳𝘪𝘯𝘤𝘪𝘱𝘢𝘭 𝘪𝘯𝘴𝘵𝘳𝘶𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘧𝘳𝘢𝘯𝘤̧𝘢𝘪𝘴 𝘥𝘶 𝘚𝘢𝘪𝘯𝘵-𝘚𝘪𝘦̀𝘨𝘦 𝘢𝘶 𝘴𝘦𝘳𝘷𝘪𝘤𝘦 𝘥𝘦 𝘭'𝘦́𝘷𝘢𝘯𝘨𝘦́𝘭𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘢𝘥 𝘨𝘦𝘯𝘵𝘦𝘴.

Né le 15 juin 1953 à Saint-Anthème (diocèse de Clermont-Ferrand), le nouveau directeur général connaît bien la ville de Lyon, berceau des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM), dans laquelle il a effectué des études (Lyon III) qui l’ont conduit au D.E.A. en droit civil et à une licence en administration économique et sociale. Il a servi dans le corps des inspecteurs des postes en région parisienne, puis il est entré au séminaire de l’Institut Catholique de Paris. Ordonné prêtre et incardiné en 1987 à la Société des Missions Étrangères de Paris (MEP), fondée en 1658. Il a été envoyé au monde chinois.

Après deux années à Taiwan, Il est envoyé en Chine continentale en tant qu’« expert étranger », toute présence missionnaire en République populaire de Chine étant interdite. Professeur d’université, parmi ses activités, il enseigne le français et la civilisation française auprès des étudiants, ce qui lui vaudra de recevoir les palmes académiques. Rappelé à Paris en 1998 pour prendre en charge le service des vocations, des séminaristes et du volontariat des MEP, il en devient vicaire général en 2004, avant d'être élu supérieur général en 2010.

En mars 2016, le Pape François le nomme évêque de La Rochelle et Saintes. En mars 2018, Rome supprime le vicariat apostolique de Saint Pierre et Miquelon et rattache l’archipel au diocèse de La Rochelle. Monseigneur Colomb a pris pour devise « Sufficit tibi gratia mea » (2 Co 12), « Ma grâce te suffit ». Ce primat de la grâce résonne pleinement avec la vocation des OPM dont la responsabilité lui est donnée aujourd'hui, l'effort de soutien à l'activité missionnaire de l'Église universelle étant autant spirituel que matériel.

Suite à l'annonce de sa nomination comme directeur national des O.P.M. ad interim, le 31 mars 2020 par décret du cardinal Tagle, nouveau préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, Mgr Colomb a exprimé ses remerciements à l'endroit de son prédécesseur, Mgr Dubost. Il a invité ses nouveaux collaborateurs, salariés et bénévoles, à « redoubler d'énergie, d'intuitions et d'efforts pour la mission », mentionnant en particulier le "Fonds d'urgence contre le coronavirus" constitué actuellement par les OPM à la demande du Saint-Père dans le cadre d'une campagne mondiale de collecte.

𝘓𝘦𝘴 Œ𝘶𝘷𝘳𝘦𝘴 𝘗𝘰𝘯𝘵𝘪𝘧𝘪𝘤𝘢𝘭𝘦𝘴 𝘔𝘪𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯𝘯𝘢𝘪𝘳𝘦𝘴, 𝘯𝘦́𝘦𝘴 𝘪𝘭 𝘺 𝘢 𝘱𝘳𝘦̀𝘴 𝘥𝘦 200 𝘢𝘯𝘴 𝘢̀ 𝘓𝘺𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘭'𝘪𝘯𝘴𝘱𝘪𝘳𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘝𝘦́𝘯𝘦́𝘳𝘢𝘣𝘭𝘦 𝘗𝘢𝘶𝘭𝘪𝘯𝘦 𝘑𝘢𝘳𝘪𝘤𝘰𝘵, 𝘰𝘯𝘵 𝘦𝘯 𝘤𝘩𝘢𝘳𝘨𝘦 𝘭𝘢 𝘤𝘳𝘰𝘪𝘴𝘴𝘢𝘯𝘤𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘤𝘪𝘦𝘯𝘤𝘦 𝘮𝘪𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯𝘯𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘣𝘢𝘱𝘵𝘪𝘴𝘦́𝘴 𝘦𝘵 𝘭𝘦 𝘴𝘰𝘶𝘵𝘪𝘦𝘯 𝘢̀ 𝘭'𝘌́𝘨𝘭𝘪𝘴𝘦 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘵𝘦𝘳𝘳𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘮𝘪𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯. 𝘗𝘳𝘦́𝘴𝘦𝘯𝘵𝘦𝘴 𝘥𝘢𝘯𝘴 140 𝘱𝘢𝘺𝘴 𝘥𝘶 𝘮𝘰𝘯𝘥𝘦, 𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘷𝘪𝘦𝘯𝘯𝘦𝘯𝘵 𝘦𝘯 𝘢𝘪𝘥𝘦, 𝘤𝘩𝘢𝘲𝘶𝘦 𝘢𝘯𝘯𝘦́𝘦, 𝘢̀ 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘥𝘦 1100 𝘥𝘪𝘰𝘤𝘦̀𝘴𝘦𝘴 𝘥𝘦́𝘮𝘶𝘯𝘪𝘴, 𝘧𝘪𝘯𝘢𝘯𝘤̧𝘢𝘯𝘵 𝘯𝘰𝘵𝘢𝘮𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘭𝘢 𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘳𝘦̂𝘵𝘳𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘤𝘢𝘵𝘦́𝘤𝘩𝘪𝘴𝘵𝘦𝘴, 𝘭𝘢 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘳𝘶𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥'𝘦́𝘨𝘭𝘪𝘴𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘤𝘩𝘢𝘱𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴, 𝘭𝘦 𝘧𝘰𝘯𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥'𝘰𝘳𝘱𝘩𝘦𝘭𝘪𝘯𝘢𝘵𝘴, 𝘥'𝘦́𝘤𝘰𝘭𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘥𝘪𝘴𝘱𝘦𝘯𝘴𝘢𝘪𝘳𝘦𝘴.

𝗖𝗼𝗻𝘁𝗮𝗰𝘁 𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲 : 𝗝𝗲𝗮𝗻 𝗣𝗮𝘂𝗹 𝗠𝗼𝗻𝗴𝗶𝗻 - 𝗱𝗲𝘃𝗰𝗼𝗺@𝗼𝗽𝗺-𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲.𝗼𝗿𝗴 - 𝟬𝟳 𝟱𝟳 𝟰𝟭 𝟬𝟴 𝟴𝟳

« Chers Frères et Sœurs,

Au cours de cette Vigile pascale, nous sommes en communion spéciale avec nos frères et sœurs catéchumènes. Le confinement retarde leur baptême et celui de plusieurs milliers d’adultes dans notre pays. Mais avec eux, nous nous consolons car nous savons qu’ils continuent à chercher Dieu et ils nous invitent à en faire autant.

Cela fait plusieurs années que leur quête de sens, d’absolu, a commencé et elle les a conduits à Dieu par la rencontre du Christ. La prière en union avec eux dont nous avons célébré l’appel définitif lors du deuxième dimanche de carême nous rappelle notre situation personnelle. Nous sommes nous aussi des chercheurs de Dieu. Certes, me direz-vous, nous l’avons déjà trouvé, puisque ce soir, nous sommes rassemblés, d’une manière particulière en raison du confinement, mais rassemblés tout de même par la même foi, la même espérance, le même amour, dans la dispersion. Nous sommes dans la situation des communautés clandestines qui, dans tel ou tel pays où les chrétiens sont persécutés, se cachent pour célébrer la résurrection du Seigneur.

Nous sommes confinés chez nous, mais nous savons que le Seigneur nous a demandé de nous aimer les uns les autres. Il ne nous a pas demandé d’avoir peur des autres, mais de nous aimer ; il ne nous a pas demandé de nous enfermer dans nos maisons, mais de partir à la suite de Marie-Madeleine et de l’autre Marie, en Galilée, dans la Galilée d’aujourd’hui, dans tous ces aréopages qui ignorent le Christ. Il est frappant de constater qu’ils sont nombreux dans notre France, fille aînée de l’Eglise. Le livre de Jerôme Fourquet, « L’archipel français », nous montre que la culture chrétienne est répandue sur un îlot de l’archipel et pour la foi, qu’en est-il ?

Ce constat nous montre l’ampleur de la mission qui nous attend. La bonne nouvelle de cette vigile pascale c’est que la résurrection du Seigneur s’accompagne d’un envoi en mission « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront », dit Jésus ressuscité aux femmes. Toutes les lectures méditées au cours de cette célébration nous montrent que Dieu est toujours pour l'homme l'inouï, l'inattendu. Il nous précède toujours là où nous ne l'attendons pas.

Avant de devenir chrétiens, nos amis catéchumènes n’attendaient pas les bonnes nouvelles que la parole de Dieu méditée au cours de cette vigile pascale nous rappelle : l'héritage de la création qu’il nous faut protéger, l'amour qui interdit le sacrifice humain, le Dieu qui libère de l'esclavage en terre étrangère. Ils ne savaient rien du Dieu de tendresse et de miséricorde qui veut vivre au milieu de nous, faire sa demeure parmi ses enfants, les hommes ; ils ne savaient rien du projet d'amour manifesté en Jésus Christ, Sagesse éternelle du Père.
L’évangile, qu’ils ont découvert, est une bonne nouvelle parce que la vie divine rejoint l’homme, parce que ce dernier a la liberté de choisir entre deux voies : rester replié sur soi, ses peurs, ses petites ambitions, ses petits calculs, ses revendications, ses jalousies ou bien suivre le Christ sur le chemin exigeant, mais rempli de signification pour notre vie personnelle, pour les grandes décisions de la vie quotidienne, pour le vrai bonheur qui ne s’achète pas, mais que l’on trouve en suivant le Christ. Nos amis ont rencontré le Christ, leur vie en a été changée et ils seront bientôt baptisés. Faisons comme eux, ne nous lassons pas de chercher le Christ. Nous le connaissons un peu tout de même, par la lecture de l’évangile, la prière, le pardon qu’il nous donne lorsque nous le lui demandons, l’eucharistie, l’adoration qui nous permet de vivre avec lui dans l’intimité, le service de nos frères.

Les paroles de l’ange aux femmes «je sais que vous cherchez Jésus le crucifié», c’est à nous qu’elles s’adressent en cette nuit unique. Car bien souvent il nous arrive de chercher le crucifié au lieu de chercher le ressuscité. Nous avons accompagné Jésus sur les routes, nous avons vu ses miracles, nous en avons peut-être bénéficié et, pendant ces jours saints, nous avons assisté au procès, déjà un peu en retrait, prêts au reniement à cause de la peur, cette peur si familière à l'homme.

Nous avons suivi Jésus portant sa croix et assisté, impuissants, à sa passion et à sa mort. Avec l'homme mis à mort sur le bois de la croix, c'était tous nos espoirs qui étaient crucifiés. Nous avons contemplé dans le corps supplicié toute notre misère, tout notre péché. Notre cœur s'est brisé quand la pierre du tombeau a été roulée, quand la tombe s'est refermée.

Mais, notre foi nous donne une liberté éclairée par l’esprit saint reçu le jour de notre baptême, celui de notre confirmation. C’est cette vraie liberté qui nous libère de la peur et nous ouvre à une vie plus belle, une vie donnée à l’exemple de notre Seigneur, une vie où l’amour, le pardon, la recherche du bien commun ont la première place. Nous nous abandonnons à son mystère pascal. Et nos cierges dressés au cœur de la nuit deviennent le signe de la victoire du Ressuscité, lumière de notre vie de Baptisé reçue de lui, lumière qui, seule, peut déchirer la nuit de notre vieille humanité, blessée et promise à la mort. Le tombeau est vide parce que Le Seigneur n’a pas besoin des aromates préparés pour un mort selon la tradition juive, il a besoin de l’offrande de nos vies, de notre cœur, il a besoin que nous le cherchions, que nous le trouvions, que nous le suivions. C’est la grâce de Pâques que nous fêtons au cours de cette nuit. Nous ne sommes pas abandonnés, le Seigneur est ressuscité.

Alleluia ! »

+ Mgr Georges Colomb

« Le Christ, notre agneau pascal, a été immolé » (1 Co 5, 7) !

Cette exclamation de saint Paul que nous avons écoutée dans la deuxième lecture, tirée de la première Lettre aux Corinthiens, retentit en ce jour et nous fait prendre conscience de la nouveauté chrétienne. Le symbole central de l’histoire du salut, l’agneau pascal, est identifié à Jésus, qui est justement appelé «notre pâque». La Pâque juive, mémorial de la libération de l’esclavage en Égypte, prévoyait tous les ans le rite de l’immolation de l’agneau, un agneau par famille, selon la prescription mosaïque. Dans sa passion et sa mort, Jésus, se révèle comme l’Agneau de Dieu « immolé » sur la croix pour enlever les péchés du monde. La dernière cène, par les signes du pain et du vin, se substitue au rituel du repas de la Pâque juive. Jésus a porté à son accomplissement la tradition de l’antique pâque et l’a transformée en sa Pâque.

Partant du sens nouveau de la Pâque, l’Apôtre Saint-Paul fait référence à un usage juif selon lequel, à l’occasion de la Pâque, il fallait faire disparaître de la maison le moindre petit reste de pain levé. Cela représentait, d’une part, le souvenir de ce qui était arrivé aux ancêtres au moment de la fuite de l’Égypte (sortis du pays en hâte, ils n’avaient pris avec eux que des galettes non levées) et, d’autre part, « les azymes » étaient un symbole de purification (éliminer ce qui est vieux pour donner place à ce qui est nouveau). Saint Paul explique que cette tradition antique prend, elle aussi, un sens nouveau, à partir précisément du nouvel « exode » qu’est le passage de Jésus de la mort à la vie éternelle. Et puisque le Christ, comme agneau véritable, s’est offert lui-même en sacrifice pour nous, nous aussi, ses disciples, grâce à lui et par Lui, nous pouvons et nous devons être une «pâte nouvelle», des «azymes» libres de tout résidu du vieux ferment du péché : plus aucune méchanceté ni perversité dans notre cœur. La pâque des chrétiens est bien la fête de la libération, mais désormais, la libération est définitive. Par sa mort et sa résurrection, Jésus-Christ a triomphé des pires chaînes, celle de la mort et de la haine. Et cette libération est contagieuse, Saint-Paul écrit : «un peu de levain suffit pour que toute la pâte fermente». L’esprit qui poursuit son œuvre dans le monde fera irrésistiblement lever comme une pâte l’humanité tout entière…

Présence de Dieu dans l’invisible

En ce matin de Pâques, quand Marie-Madeleine arrive au tombeau, "c’était encore les ténèbres", nous dit l'évangéliste Jean. Quand Jean parle de ténèbres, c'est pour les opposer à l'incomparable Lumière qu'est Jésus, vainqueur de toutes nos ténèbres. Les ténèbres, c'est l'impossibilité de comprendre l'inattendu de Dieu.

Marie-Madeleine, voyant le tombeau vide, pense de manière toute humaine. Elle demeure dans les ténèbres du deuil: "On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé" (Jn 20, 1-9).

N'aurions-nous pas pensé la même chose qu'elle à la vue du tombeau vide ? Qui a enlevé le corps du Seigneur ? Pour le mettre où ? Elle doit penser que la belle aventure commencée avec Jésus est finie.

Ce sont les mêmes ténèbres qui enveloppent les disciples sur le chemin d'Emmaüs, incapables de reconnaître le Seigneur dans l'homme qui les rejoint sur la route jusqu'à ce qu'il leur donne le signe de la fraction du pain.

Ce sont encore les mêmes ténèbres qui envahissent le cœur de nos contemporains, notre propre cœur parfois, quand nous nous laissons gagner par le doute, l'indifférence, le cynisme. Après 2.000 ans, que reste-t-il du message du matin de Pâques ? Il reste des témoins courageux, des communautés persécutées, une espérance partagée et une foi portée en Eglise aux quatre coins du monde !

Présence de l’Eglise et annonce de la bonne nouvelle

Le disciple bien aimé, dans un même mouvement, voit le tombeau vide, comprend, croit et devient missionnaire. Jean dit de lui-même: "Il vit, et il crut." A ce moment, seul Jean est capable de comprendre et d'interpréter le vide du tombeau. Il sait, en un instant, relire l'événement à la lumière de l'Ecriture et de ce qu'il connaît de Jésus pour dépasser les apparences et entrer dans la foi. Il comprend que "la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle", selon le mot du psalmiste, et que désormais la mort n'aura plus le dernier mot : "Je ne mourrai pas, je vivrai". Il sait que désormais Jésus le Messie sera présent d'une autre manière dans la vie des croyants. Il comprend que les temps ont changé. Qu'une nouvelle ère s'inaugure, celle de l'alliance nouvelle, fondée sur le sang versé pour la rémission des péchés et sur la victoire de la vie sur la mort.

Pierre, resté silencieux devant le tombeau vide au matin de Pâques, ouvrira l'espérance du salut aux païens en acceptant de pénétrer dans la demeure d'un centurion de l’armée romaine pour y annoncer et témoigner du Christ ressuscité: "Quiconque croit en lui [en Jésus mort et ressuscité] reçoit par son nom le pardon de ses péchés" (Ac 10, 43). Désormais, Pierre vient de le comprendre, tout homme, juif ou païen, peut, grâce à Jésus-Christ, être, lui aussi, consacré par l’esprit saint et rempli de sa force !

Nourris des sacrements et de l'enseignement de l'Eglise, c'est nous qui sommes à présent les héritiers, c'est désormais à nous qu'il appartient de transmettre ce que nous avons reçu, ce que nous croyons. Notre vie est-elle une vie de disciple, transfigurée, renouvelée par la conversion du cœur et du regard et toute entière tournée vers l'annonce ?

Témoigner de ce que nous croyons, nous envoie jusqu'aux "périphéries" selon le mot du pape François. Pour Pierre, c'était le centurion Corneille et bien d'autres qu'il croisera tout au long d'une vie toute entière donnée au Christ, jusqu'à la mort. Pour moi qui est-ce ?

A qui vais-je annoncer, en ce matin de Pâques ma certitude que le Christ, invisible pour mes yeux, continue son action en ce monde pour lequel il a donné sa vie ? A qui vais-je dire que je crois que le Christ est vivant, qu'il est présent dans les sacrements, qu’il est présent lorsque nous sommes rassemblés en son nom, comme c’est le cas en ce matin de Pâques dans la situation de dispersion qui est la nôtre en raison du confinement ?

Au matin de Pâques, nos frères orthodoxes ne se disent pas "bonjour". Ils se disent "Christ est ressuscité !" et ils se répondent les uns aux autres "Oui, il est vraiment ressuscité !". Que cette certitude soit pour vous fin des ténèbres et entrée dans la Lumière, qu'elle fasse de vous tous des disciples missionnaires au cœur de communautés paroissiales vivantes et rayonnantes !

+ Mgr Georges Colomb

Pour que vive l’Église partout dans le monde !

Les Œuvres Pontificales Missionnaires assurent matériellement et spirituellement le rayonnement de l’Église grâce à œuvres : l’Enfance Missionnaire, Saint-Pierre-Apôtre, l’Union Pontificale Missionnaire et la Propagation de la foi. Relevant du Saint-Père, les Œuvres sont « l’esprit missionnaire universel au sein du Peuple de Dieu ». C’est ainsi que Saint Jean-Paul II définit leur raison d’être.

Vous voulez que votre lieu de culte soit Lieu De Culte la plus cotée à Lyon?

Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.

Vidéos (voir toutes)

Petits chanteurs à l'étoile
Chant Baptisés Envoyés
La quête ce dimanche c'est pour la mission !
Le denier du culte en chantant

Téléphone

Adresse


12 Rue Sala
Lyon
69002

Heures d'ouverture

Lundi 08:30 - 17:30
Mardi 08:30 - 17:30
Mercredi 08:30 - 17:30
Jeudi 08:30 - 17:30
Vendredi 08:30 - 17:30
Autres Organisations religieuses à Lyon (voir toutes)
Église Saint-André de Lyon Église Saint-André de Lyon
19 Rue De Marseille
Lyon, 69007

Église de la paroisse catholique du Bx Antoine Chevrier

Ensemble paroissial La Croix Rousse Ensemble paroissial La Croix Rousse
35, Rue Jacquard
Lyon, 69004

Ensemble paroissial de la Croix Rousse - églises saint Augustin, Saint Denis, Sainte Elisabeth..

Frères étudiants dominicains- Province de France Frères étudiants dominicains- Province de France
Couvent Du Saint-Nom-de-Jésus, 93 Rue Tête D'Or
Lyon, 69006

Bienvenue sur la page des frères étudiants dominicains de la province de France.

Cathédrale saint Jean-Baptiste de Lyon Cathédrale saint Jean-Baptiste de Lyon
Place Saint Jean
Lyon, 69005

리옹나눔한인교회 Église coréenne Nanum Lyon 3e 리옹나눔한인교회 Église coréenne Nanum Lyon 3e
248 Rue Paul Bert
Lyon, 69003

리옹나눔교회는 선교 단체 예수제자운동(JDM)과 한국 의정부 광명교회(최남수 목사 담임-장로교 합동) 파송으로 1997년부터 프랑스에서 사역하는 안지일(Anzardi Gilles), 김은경 선교사가 담임하는

Lyon180 Lyon180
99 Rue Robert
Lyon, 69006

Lyon180, c'est un groupe de jeunes chrétiens qui se réunit chaque semaine à Lyon >> Leur vie a radicalement changé... un vrai virage à 180° >> Des jeunes comme les autres... et pourtant résolument différents >>

Paroisse Bx Antoine Chevrier - Guillotière 7e Paroisse Bx Antoine Chevrier - Guillotière 7e
103, Grande Rue De La Guillotière
Lyon, 69007

Paroisse catholique du diocèse de Lyon

Sonnerat Eglise Evangélique Lyon Sonnerat Eglise Evangélique Lyon
18 Rue Pierre Sonnerat
Lyon, 69008

Nous sommes une église protestante évangélique membre Conseil National Evangélique de France et des www.caef.net Le culte chaque dimanche matin à 10h00.

Protestants-lyon : réformés et luthériens Protestants-lyon : réformés et luthériens
6B Cours De La Liberté
Lyon, 69003

Eglise Protestante Unie (luthérienne et réformée) dans le Grand Lyon

La mosquée Essalem à Lyon 3eme La mosquée Essalem à Lyon 3eme
162 Rue Baraban
Lyon, 69003

Participons ensemble au projet sur www.aciessalem.org